Renée Lebas

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Renée Lebas, née le à Paris 11e morte le à Paris 16e[1], est une chanteuse et une productrice de musique française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfant, Renée Lebas (née Lieben) habite le quartier de la Bastille, avec ses parents, juifs roumains immigrés en France, et sa sœur cadette. À la fin des années 1930, elle se lie d'amitié avec Nathan Korb, futur Francis Lemarque.

Renée Lebas exerce plusieurs métiers, dactylo, danseuse, journaliste, avant de remporter en 1937 un radio-crochet organisé par Radio-Cité. Elle commence comme interprète au cabaret La Conga, rue de la Fontaine. Elle y rencontre Raymond Asso. Elle enregistre son premier disque en 1939 et signe un contrat avec Pathé en mai 1940.

Juin 1940 : les nazis sont à Paris. Interdite par l'occupant, elle se rend en zone libre. Elle se produit à Cannes en 1941, accompagnée sur scène par le pianiste Michel Emer. Il lui compose et écrit D'l'autre côté de la rue. Paul Misraki lui propose de créer Insensiblement.

En juillet 1942, c'est le drame, sa sœur cadette et son père sont emportés dans la rafle du Vel' d'hiv'. Sur les conseils de Francis Carco, elle décide de se réfugier en Suisse à Lausanne.

Elle enregistre en 1942 Insensiblement et D'l'autre côté de la rue qu'elle interprète sur les ondes de la radio suisse romande en pensant à la situation en France. En 1943, elle enregistre : 14 juillet du célèbre antinazi Gilles (Jean Villard) et la chanson Exil écrite par François Reichenbach qui est lui aussi exilé en Suisse.

À la Libération, elle revient en force en France. Elle est la première à enregistrer un disque dans des studios parisiens. Elle décide de se produire sur scène : à l'ABC et au Théâtre de l'Étoile en 1946. Ensuite on la retrouvera à l'Européen, à l'Alhambra et à Bobino.

Elle s'entoure d'auteurs et de musiciens d'exception. Notamment Norbert Glanzberg et Wal-Berg. Emil Stern lui composera en 1946 Où es-tu mon amour ? (paroles d'Eddy Marnay). Ces mêmes auteur et compositeur feront pour elle la chanson La Fontaine de Varsovie ayant pour thème la Shoah.

Elle crée La Mer de Charles Trenet[2],[3]. De Léo Ferré, encore inconnu en 1948, elle enregistre Elle tourne… la Terre. Elle chante Charles Aznavour, Jacques Brel, Francis Carco, Francis Lemarque, Boris Vian. Elle enregistre Trois fois merci sans succès, Jacqueline François rattrape le coup, l'enregistre et en fait un tube ! Elle donne son dernier concert en 1963 et décide de se consacrer à la production de chanteurs, notamment Régine, Serge Lama et Tereza Kesovija.

Elle décède le 18 décembre 2009, à l'hôpital Michel-Ange à Paris XVIe[4], et est inhumée le 21 décembre au cimetière du Montparnasse[5].

Discographie[modifier | modifier le code]

Chansons emblématiques[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Acte de naissance 11/964/1917 née Renée Lieben à 6 h du matin au 4 rue de Montreuil, fille de Sarh Houchouben & Rahen Liében - décédée à Paris 16e le 18 décembre 2009
  2. Hommage de la Sacem - Renée Lebas: Charles Trenet lui donne le titre de « La mère de la mer ». Seule une archive de la radio suisse garde une trace de cette interprétation jamais gravée en 78 tours.
  3. Renée Lebas, 30 avril 2006, France Musique
  4. Décès de Renée Lebas, interprète de « Tire, tire l'aiguille » et « Paris Canaille », AFP sur Lematin.ch, 18 décembre 2009
  5. Décès de Renée Lebas, desinfos.com, 18 décembre 2009