Théâtre de l'Étoile

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Théâtre de l'Étoile
Lieu Paris
Coordonnées 48° 52′ 37″ nord, 2° 17′ 49″ est
Inauguration 1923
Fermeture 1964
Anciens noms Théâtre des Folies-Wagram

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Théâtre de l'Étoile

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Théâtre de l'Étoile

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Théâtre de l'Étoile

La dénomination théâtre de l'Étoile correspond à deux salles de spectacles parisiennes situées successivement au 136, avenue des Champs-Élysées (de 1923 à 1925) et au 35, avenue de Wagram, dans le 17e arrondissement (de 1928 à 1964).

Historique[modifier | modifier le code]

Le théâtre de l’Étoile des Champs-Élysées[modifier | modifier le code]

En 1923, un premier théâtre de l'Étoile est édifié au 136, avenue des Champs-Élysées (8e arrondissement) par Alphonse Franck, directeur du théâtre Edouard VII. Repris en 1924 par les directeurs du Grand-Guignol, Camille Choisy et Jacques Jouvin, il est transformé en dancing l'année suivante, avant d'être démoli pour faire place à un immeuble de bureaux[1].

Le théâtre de l’Étoile de l'avenue Wagram[modifier | modifier le code]

Le théâtre située au 35, avenue de Wagram est construit à l'initiative de Paul Fournier et de la société Lutetia-Empire, qui possède déjà de nombreux cinémas à Paris, ainsi que deux grandes salles de musique, le théâtre de l'Empire, avenue Wagram et Bobino, rue de la Gaîté. L'architecte du nouveau théâtre est Paul Farge qui a également conçu la rénovation de l'Empire. L'intérieur du théâtre a une couleur rose et argentée et peut accueillir 1500 personnes. Un foyer et un bar américain sont situés au premier étage.

Inaugurée le sous le nom de Folies-Wagram, dirigé par Victor de Cottens, la nouvelle salle accueille des spectacles de music-hall et des concerts de jazz. La Revue Wagram avec Marie Dubas, Henry Garat, la danseuse afro-américaine Ruth Virginia Bayton inaugure la salle[2]. Plus tard cette année-là, le théâtre présente la première française de l'opérette Teresina d'Oscar Straus.

En 1929, on y donne Tip-Toes, une comédie musicale de George et Ira Gershwin[3].

Avant la Seconde Guerre mondiale, les Folies-Wagram mettent en scène principalement des opérettes et des revues. La rare exception est la première mondiale, le 6 mai 1935, de la pièce Les Cenci d'Antonin Artaud, une histoire violente d'inceste, de meurtre et de trahison. Après sa fermeture estivale en 1935, le théâtre rouvre à l’automne comme au Théâtre de l’Etoile et poursuit son répertoire d’opérettes et de revues[4].

Après d’importants travaux de restauration, la salle rouvre le sous le nom de théâtre de l'Étoile. Durant la guerre, s'y produisent Fréhel, Johnny Hess, Georgius, et les orchestre de Raymond Legrand, Richard Blareau, Fred Adison, Aimé Barelli.

Le jazz est encore à l'honneur à la Libération avec Rex Stewart, Claude Bolling et Boris Vian. Charles Trenet y chante (en 1947, 1952, 1961), Line Renaud (en 1949), Yves Montand (en 1951, 1954 et 1958), Dalida (en 1959), ainsi que Lilian Harvey, Édith Piaf ou encore Henri Salvador. On y donne plusieurs opérettes (Les Nuits de Saint-Germain-des-Prés de Guillaume Hanoteau et Georges Van Parys en 1950, Nouvelle-Orléans de Jean Suberville, Pascal Bastia et Sidney Bechet en 1958) et ballets modernes, mais aussi une revue sur glace, Hight Parade avec Jack Hylton (1948). Marlène Dietrich y donne un concert en novembre 1959, habillée par le costumier de cinéma Jean Louis.

Le 26 juillet 1955, Maurice Béjart y crée le premier ballet de musique concrète sur la Symphonie pour un homme seul composée en 1949 par Pierre Schaeffer et Pierre Henry et qui y sera donné tout l'été.

De graves difficultés financières conduisent à la fermeture définitive le . Depuis lors, c'est un immeuble de commerces et de bureaux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Chauveau, Les Théâtres parisiens disparus (1402-1986), éd. de l'Amandier, Paris, 1999 (ISBN 2-907649-30-2)
  2. « L'inauguration imminente des Folies-Wagram », Comoedia,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  3. Théâtre des Folies-Wagram, Programmme de Tip-Toes, 1929, p. 1. consulté le 29 juin 2018 (fr).
  4. Kirby, Victoria Nes; Nes, Nancy E.; Robbins, Aileen, "Antonin Artaud in Les Cenci". The Drama Review, Vol. 16, No. 2, juin 1972, pp. 90-145. MIT Press. consulté le 28 juin 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]