Religion au Burkina Faso

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

On pratique plusieurs religions au Burkina Faso. Le quatrième recensement général de la population et de l’habitation du Burkina Faso a été réalisé sur le terrain au mois de décembre 2006[1]. Il a recensé 60,5 % de musulmans, 23,2 % de chrétiens (19 % de catholiques et 4,2 % de protestants), 15,3 % d'animistes, 0,6 % d'autres religions et 0,4 % de sans religion[1].

Islam[modifier | modifier le code]

Mosquée de Bobo-Dioulasso
Cathédrale de Ouagadougou
Office du dimanche dans une église de Bobo-Dioulasso
Article détaillé : Islam au Burkina Faso.

Christianisme[modifier | modifier le code]

Le 4 juillet 2013, une étude portant sur la «cartographie des églises et missions évangéliques au Burkina Faso» - initiée par l'ONG Compassion Internationale et commanditée par la Fédération des Eglises et Missions Evangéliques (FEME) -, a révélé que le pays recense à ce jour 6094 églises et 6166 pasteurs.

De manière plus précise, il ressort de cette étude que «79,8% des églises sont implantées en milieu rural. Et, la région de l’Est regroupe le plus grand nombre d’églises, soit 1 073 sur les 6094 tandis que la région du Sahel compte 112 églises. L’étude a également révélé que trois dénominations sont utilisées pour désigner les églises évangéliques au Burkina Faso : Église des Assemblées de Dieu, Centre international d’évangélisation et Église biblique de la vie profonde.  En ce qui concerne les regroupements évangéliques, contrairement aux autres fédérations, l’étude a indiqué que les Églises membres de la FEME sont représentées dans toutes les régions et totalisent 5753 églises». 

La croissance s’est révélée être explosive au fil des dernières décennies. Ainsi «entre 1931-1940, l’Union des églises évangéliques baptistes et l'Église protestante évangélique qui disposaient déjà chacune d’une église, se retrouvent actuellement avec 128 et 99 églises respectives sur toute l’étendue du territoire national. Le Centre international d’évangélisation qui a inauguré sa première église entre 1971 et 1980 a connu une «explosion» et compte à ce jour 280 églises réparties dans toutes les treize régions du Burkina».

Seule ombre au tableau, le niveau d’instruction des pasteurs et le place des femmes dans le ministère : «le document a dévoilé que l'Église évangélique du Burkina de façon générale compte au total 39 femmes pasteurs dont 7 sont des pasteurs principaux de leurs églises respectives. Les statistiques ont prouvé aussi que 54,3% des pasteurs n’ont pas franchi le niveau primaire, moins de 36,6% ont atteint le secondaire et moins de 13,2% le supérieur»[2].

Mais la plus grande dénomination pentecôtiste demeure l'Église des Assemblées de Dieu. Elle est aussi la premiere à s'implanter au Burkina .

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Unbalanced scales.svg
Cette section ne respecte pas la neutralité de point de vue. (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).
Considérez son contenu avec précaution et/ou discutez-en. Il est possible de souligner les passages non neutres en utilisant {{passage non neutre}}.
N.B. Ce modèle est à réserver à des cas simples d'articles pouvant être neutralisés par un contributeur seul sans qu'un débat soit nécessaire. Lorsque le problème de neutralité est plus profond, préférez le bandeau {{Désaccord de neutralité}} et suivez la procédure décrite.

C’est en 1914 que Dieu a mis un fardeau dans le cœur du missionnaire Harry Wright se trouvant en Sierra Leone concernant la ‘’grande tribu’’ des Moose qui n’avaient pas encore entendu La Bonne Nouvelle de Jésus CHRIST. La prophétie de Dieu commença  à s’accomplir quand Wright, accompagné de Wilbur Taylor entreprirent un long et pénible voyage de Sierra Leone à Ouagadougou. En dépit de nombreuses épreuves, les deux hommes obtiennent l’autorisation d’ouvrir une station missionnaire parmi les Moose.

Avec un cœur  rempli de joie, des missionnaires se préparent à aller dans ce grand pays pour répandre l’Evangile de Jésus Christ. De Freetown, en Sierra Leone, à Ouagadougou, ils ont d’abord longé la cote à bord d’un courrier anglais jusqu'à Conakry en Guinée. Ensuite, ils ont emprunté la voie ferrée jusqu’à Kankan. De là, Harry et Grace Wright, Elbert et Mary Leeper, Margaret People et Jennie Farnworth tanguèrent sur le fleuve Niger pendant 12 jours jusqu’à Bamako au Mali. De Bamako, ils empruntèrent un bateau à vapeur jusqu’à Mopti. À partir de Mopti, le voyage se poursuivit sur la terre ferme. Pendant 28 jours, la caravane continuera son voyage à travers des terrains accidentés ; les femmes plus âgées étaient transportées dans des hamacs tandis que les plus jeunes missionnaires  se déplaçaient à cheval ou à bicyclette.

Plusieurs aides africains portaient les hamacs ou les bagages, conduisaient les ânes qui transportaient les provisions. Tout ce monde a bien enduré un travail harassant afin que la volonté de Dieu s’accomplisse. Le premier jour de l’an 1921, ils arrivèrent à Ouagadougou. Ils ont été reçus par le Moogho Naaba Koom qui leur donna un terrain. C’est là qu’ils bâtirent la première résidence missionnaire. Harry Wright était le chef de mission et supervisait les travaux de construction. Il confia à Margaret Poples la lourde tâche de maitriser la langue Mooré. Jennie Farnworth, quant à elle, devait mettre en place le dispensaire. Les ouvriers qui travaillaient à la construction se convertirent les premiers.

L’apprentissage du Moore fut très dur car la langue n’était pas encore écrite. Pendant les deux premières semaines, M. Peoples n’a cessé de pleurer parce que qu’elle ne savait pas comment s’y prendre. Pour y arriver elle se mit à écrire phonétiquement tout ce qu’elle entendait puis essaya de mettre en place un alphabet. Elle traduisit alors l’Evangile de Marc et put ainsi enseigner la Bible. Les missionnaires travaillaient le jour à construire les bâtiments, la nuit, ils traduisaient le Nouveau Testament[3].

Animisme[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Katrin Langewiesche, Mobilité religieuse : changements religieux au Burkina Faso, LIT Verlag, Münster, 2003, 438 p. (ISBN 9783825856793)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Comité national du recensement, « Recensement général de la population et de l'habitation de 2006 », Conseil national de la statistique,‎ (consulté le 22 janvier 2011).
  2. Compassion Internationale Burkina Faso, Etude commanditée par la FEME
  3. « Historique de la Mission Américaine », sur http://www.adburkina.org,‎ (consulté le 7 juillet 2015)