Religion au Soudan

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Tombeau de al-Hasan al-Mirghani à Kassala

Depuis la sécession en 2011 du Soudan du Sud, majoritairement chrétien, le Soudan actuel est un pays majoritairement musulman à 97 pour cent, mais la Constitution prévoit en théorie la liberté de religion. Il y a 1,5 pour cent d'animistes et 1,5 pour cent de chrétiens (coptes, orthodoxes et catholiques et quelques protestants). Cependant, la Constitution a imposé la charia comme source de la législation dans les États, alors qu'elle reconnaît le « consensus populaire » et « les valeurs et les coutumes du peuple soudanais, y compris ses traditions et ses croyances religieuses »[1].

Les différentes associations de Chrétiens Coptes indiquent 8 % de Chrétiens Coptes dans le pays, ce qui ne correspond pas aux 1,5 % évoqués officiellement. Il y aurait aussi environ 500 Protestants. Les Juifs Soudanais sont tous partis en Israël entre 1956 et 1965.

Les Animistes sont certainement plus nombreux que les 1,5% annoncés : la région sud, frontalière avec la république du Soudan du sud, dont la province d'Abyei concentre de fortes proportions d'animistes et de chrétiens autres que les Coptes (dont des Catholiques, et des Protestants). Au Darfour, grande province de l'Ouest du Nord Soudan, il y aurait une forte minorité d'animistes, mais le pourcentage est inconnu.

Si les Musulmans sont très majoritairement Sunnites, il y aurait entre 3 et 5 % de Musulmans Chiites.

À cause de ses violations particulièrement graves de la liberté de religion, le Soudan se trouve depuis 1999 sur la liste des pays jugés particulièrement préoccupants du département d'État des États-Unis[2].

Le cas de Meriem Ishag, en mai 2014, élevée par une mère soudanaise de religion grecque-orthodoxe, alors que son père musulman était absent, a provoqué l'indignation de quelques chancelleries. La jeune femme [3], mariée à un Sud-Soudanais chrétien et enceinte, a été condamnée à mort par un tribunal de Khartoum en application de la charia (depuis 1983) pour avoir épousé un non-musulman. Elle a été également condamnée à cent coups de fouet pour « adultère » (c'est-à-dire le fait d'avoir épousé un chrétien), avant l'exécution de la sentence. Devant les protestations du département d'État américain et d'Amnesty International, la jeune femme est finalement libérée au bout de longues semaines de prison[4],[5],[6] et se réfugie à l'ambassade des États-Unis. D'autres cas similaires se produisent.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF]Présentation de la constitution nationale transitoire de 2005
  2. (en) Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor (en), « Sudan », Département d'État des États-Unis,‎ (consulté le 1er septembre 2010)
  3. Qui s'est fait baptiser en 2011 selon l'archidiocèse de Khartoum
  4. L'Express, article du 16 mai 2014
  5. Libération, article du 9 juin 2014
  6. RTS, article du 17 juin 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Simon Kassas, Quel islam au Soudan ?, L'Harmattan, 2013, 94 p. (ISBN 9782336331553)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]