Quai Aimé-Césaire

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1er arrt
Quai Aimé-Césaire
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Vue du quai Aimé-Césaire et du Louvre depuis la rive gauche.
Situation
Arrondissement 1er
Quartier Saint-Germain-l'Auxerrois
Début Quai François-Mitterrand, avenue du Général-Lemonnier
Fin Quai des Tuileries, passerelle Léopold-Sédar-Senghor
Morphologie
Longueur 400 m
Largeur 22 m
Historique
Dénomination Inauguré le 26 juin 2013
Ancien nom Partie du quai des Tuileries
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Quai Aimé-Césaire
Géolocalisation sur la carte : 1er arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 1er arrondissement de Paris)
Quai Aimé-Césaire

Le quai Aimé-Césaire est un quai situé le long de la Seine, sur sa rive droite, à Paris, dans le 1er arrondissement.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Il est intégralement compris entre le fleuve et le jardin des Tuileries.

Les véhicules y circulent en sens unique de l'ouest vers l'est. C'est sur cette voie que débute le tunnel des Tuileries.

Il est desservi par la ligne (M)(1) à la station Tuileries, par les lignes de bus RATP 2472 et les lignes N11N24 du Noctilien à l'arrêt Pont de Solférino - Quai des Tuileries.

La voie donne accès au musée d'Orsay, au musée du Louvre, au jardin des Tuileries et à la passerelle Léopold-Sédar-Senghor. En face, rive gauche, se situe la promenade Édouard-Glissant.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Il rend hommage à Aimé Césaire (1913-2008), écrivain et homme politique martiniquais.

Historique[modifier | modifier le code]

Les berges au niveau des Tuileries avant le XVIIe siècle.

Jusqu'au Premier Empire, la voie qui longe le jardin des Tuileries par le sud est un chemin de terre. Le chemin est alors aménagé, puis pavé en 1806[1].

Il a été inauguré le à l'emplacement d'une partie du quai des Tuileries[2].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • Au croisement avec l'avenue du Général-Lemonnier, au coin du jardin des Tuileries, se trouve sur un piédestal une statue de sphinge, dite « Sphinge de Sébastopol ». En marbre, elle fait 1,4 mètre de hauteur, 0,7 de largeur et 1,8 de profondeur. Commandée à Carrare (Italie) et réalisée en 1845, elle fait à l'origine partie d'un ensemble de deux sphinges qui étaient installées de chaque côté de l'escalier extérieur de la bibliothèque navale de Sébastopol, en Crimée, alors dans l'Empire russe. À la suite du siège de Sébastopol, dans le cadre de la victorieuse guerre de Crimée, elles sont saisies par le général Aimable Pélissier[3],[4],[5].
    Rapportées en France, elles sont d'abord exposées dans la salle assyrienne du musée du Louvre mais le conservateur Adrien Prévost de Longpérier, les jugeant « très modernes et du plus mauvais style », réclame leur départ. En 1856, elles sont placées devant l'Orangerie des Tuileries, avec d'autres pièces du butin puis rentrées à l'intérieur du bâtiment pour la visite du tsar Alexandre II à l'Exposition universelle de 1867. Sous le Second Empire, entre 1865 et 1867, l'architecte Hector-Martin Lefuel les déplace devant le pavillon de Flore, dans une configuration où elles se font face, encadrant une grille permettant d'accéder aux jardins réservés du palais. En 1877, afin de créer la rue des Tuileries, actuelle avenue du Général-Lemonnier, la sphinge encore exposée de nos jours est déplacée plus à l'ouest. À la Libération de Paris (1944), elle subit des tirs, dont des traces sont encore visibles[3],[4],[5].
    Lors des travaux du « Grand Louvre », en 1986, la statue côté est de la voie est retirée (demeure, sur la façade du pavillon de Flore, une trace de l'ancienne rambarde de pierre qui accueillait la sphinge). En restauration, elle doit être résinstallée sur un nouveau pilier annonce en 2020 la conservatrice en charge des sculptures des jardins du Louvre Emmanuelle Heran[6].

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Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Irène Delage et Chantal Prévot, Atlas de Paris au temps de Napoléon, Parigramme, 2014, 223 p. (ISBN 9782840967637).
  2. « Le quai Aimé-Césaire inauguré à Paris par Bertrand Delanoë », la1ere.francetvinfo.fr (consulté le 19 novembre 2018).
  3. a et b « Sphinge », collections.louvre.fr, dernière mise à jour le 9 août 2019.
  4. a et b « Sphinge (deux) », anosgrandshommes.musee-orsay.fr, consulté le 22 novembre 2021.
  5. a et b Geneviève Bresc-Bautier et Anne Pingeot, Sculptures des jardins du Louvre, du Carrousel et des Tuileries, Paris, RMN, notes et documents des Musées de France n°12, 1986, deux volumes, t. I ; t. II, n° 415 A-B, p. 470-473.
  6. « Où sont les sphinges ? », paris-bise-art.blogspot.com, 24 juin 2020.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]