Quai de l'Horloge

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1er arrt
Quai de l’Horloge
Image illustrative de l’article Quai de l'Horloge
Le quai de l'Horloge et les bâtiments de la Conciergerie vus, au-delà du grand bras de la Seine, depuis le quai de la Mégisserie sur la rive droite.
Situation
Arrondissement 1er
Quartier Saint-Germain-l'Auxerrois
Début 2, boulevard du Palais et pont au Change
Fin 13, place du Pont-Neuf et pont Neuf
Morphologie
Longueur 352 m
Largeur 8,50 m
Historique
Ancien nom Quai des Grand-Cours-d'Eau
Quai des Morfondus
Quai du Nord
Géocodification
Ville de Paris 4571
DGI 4655

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Quai de l’Horloge
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Le quai de l'Horloge est une voie située sur l’île de la Cité, dans le 1er arrondissement de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Il longe le grand bras de la Seine, séparant cette île de la rive droite de la capitale.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Il doit son nom au voisinage de l'horloge ornant la tour de l'Horloge du palais de la Cité, qui fait partie du palais de justice de Paris (son cadran n'est cependant pas installé sur la face de la tour bordant le quai, mais à quelques mètres, sur celle bordant le boulevard du Palais).

Historique[modifier | modifier le code]

Ce quai fut bâti de 1580 à 1611. Il porta les noms de » Grand-Cours-d'Eau », « des Morfondus », puis « du Nord » sous la Révolution de 1789[1].

Bâtiment sur le quai de l'Horloge, près du Palais de Justice et de la place Dauphine.
Bâtiments de la Conciergerie.

En 1702, le quai, qui fait partie du quartier de la Cité, possède 46 maisons et 14 lanternes[2]. Le peintre François Marot s'y installa avec son épouse à l'enseigne du Mouton, après son mariage en 1704[3].

Durant les Trois Glorieuses, la voie fut le théâtre d'affrontement entre les insurgés et la troupe.

Bâtiments remarquables, et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • Le quai est bordé en son début, c'est-à-dire la section la plus au sud-est débutant à la tour de l'Horloge au coin du boulevard du Palais, par les plus anciens bâtiments du palais de la Cité, baptisé « Conciergerie », qui renferme notamment des salles gothiques, à savoir la salle des gens d’armes, la rue de Paris, la salle des gardes et les cuisines.
  • No 5 : la Cour de cassation. Autre élément du vaste ensemble constituant le Palais de Justice, son bâtiment s'élève dans le prolongement de la Conciergerie, là où se trouvent avant le Second Empire des petites maisons privées et des échoppes. Sa longue construction est entreprise en 1861 par l'architecte Louis Lenormand, facilitée par un nouveau tracé du quai de l'Horloge. À sa mort, son successeur Joseph-Louis Duc la poursuit dès 1862, respectant le projet initial tout en y apportant de multiples modifications, et il personnalise encore plus son œuvre après l'incendie causé par la Commune en 1871, quand certaines parties doivent alors être reconstruites. Les travaux se poursuivent encore après 1879 avec son successeur Ernest-Georges Coquart et sont enfin achevés par Paul Blondel. L'inauguration a lieu le .
  • No 19 (au coin de la rue de Harlay), nos 21 et 23 : immeubles rénovés, réaménagés et réunis dans les années 1990, formant un ensemble baptisé « Hôtel de Harlay » et accueillant la Maison du barreau de Paris.
  • No 31 : Louis-Vincent Chevalier (1743-1800), ingénieur-opticien, fonda ici sa maison et son fils, Vincent Chevalier (1770-1841), lui succède et possède un autre établissement au numéro 69 du même quai.
  • No 39 : immeuble, qui appartenait à la famille de Polignac quand, en 1775, s’y installe juste après son mariage Abraham-Louis Breguet, qui y fonde la maison d’horlogerie Breguet.
  • No 69 : ici se trouvait l'ancien atelier de Jean Lerebourg auquel succéda Vincent Chevalier, ingénieur-opticien, qui travaille à cet endroit sur la conception de lentilles achromatiques pour microscopes et commercialise chambre obscure et chambre claire entre 1821 et 1831 avec son fils, Charles Chevalier[4].
Hôtel de Harlay accueillant la Maison du barreau de Paris.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Les Éditions de Minuit, 1972, 1985, 1991, 1997 , etc. (1re éd. 1960), 1 476 p., 2 vol.  [détail des éditions] (ISBN 2-7073-1054-9, OCLC 466966117, présentation en ligne), p. 640.
  2. Description de la ville de Paris par Jean de la Caille.
  3. Dominique Brême, « Fiche 315 A », L’Objet d’Art, no 315,‎ , p. 83.
  4. Collectif, Bazar parisien ou Annuaire raisonné des premiers artistes et fabricans de Paris, à Paris, 1821, au bureau du Bazar parisien, rue des Quatre-Fils, no 16, p. 96.

Lien externe[modifier | modifier le code]