Blausasc

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Blausasc
L'église de Blausasc.
L'église de Blausasc.
Blason de Blausasc
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Contes
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Paillons
Maire
Mandat
Michel Lottier
2014-2020
Code postal 06440
Code commune 06019
Démographie
Gentilé Blausascois
Population
municipale
1 469 hab. (2014)
Densité 144 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 48′ 19″ nord, 7° 21′ 57″ est
Altitude Min. 108 m – Max. 661 m
Superficie 10,21 km2
Localisation

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Blausasc est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Blausascois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Blausasc est à 18 km au nord-est de Nice, à trente minutes des plages de la Côte d'Azur, au cœur du pays des Paillons au pied des Alpes et du parc national du Mercantour.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Blausasc
Berre-les-Alpes,
Contes
L'Escarène Peille
Contes Blausasc Peille
Cantaron,
Drap
Peillon Peillon

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Naissance de la commune[modifier | modifier le code]

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C'est le 13 janvier 1926 que le Conseil d'État approuve le décret prononçant la création d'une nouvelle commune. La décision est effective en février, elle est issue d'un travail et surtout d'une situation qui justifiait la séparation entre Blausasc et Peille.

Géographiquement, Blausasc était éloignée de son chef-lieu, Peille : la distance, et le fait que les deux bourgs n'appartenaient pas à la même vallée. Petit à petit, et dès la fin du XIXe siècle, ce hameau de Peille met en place les bases de son indépendance : il possède sa propre paroisse, son école et même une salle d’état civil.

Le 29 juin 1919, pressé par les habitants de Blausasc, le conseil municipal de Peille émet sa demande auprès de la préfecture pour l'érection de la commune. Une pétition signée par la majorité de la population vient renforcer cette action. En novembre, une enquête de commodo et incommodo auprès des personnes concernées est lancé, comme l'exige la loi. Les suffrages en faveur de la séparation sont largement majoritaires : seul un groupe de démobilisés s'y oppose.

En 1921, une commission syndicale, composée de notables locaux et notamment du comte Saïssi de Châteauneuf, est élue. En 1922, le Conseil général publie ses conclusions : « La future commune possède tous les édifices publics nécessaires, la situation financière est suffisamment assurée et les conseils municipaux, d’arrondissement et général ont émis un avis favorable à la séparation..., entente des habitants..., sur les limites de la nouvelle commune... La population de Blausasc s'élève d'après le recensement de 1921, à 348 habitants... »

Cinq années plus tard, la commune fait ses premiers pas dans l'autonomie et désigne son premier maire, Alfred Deleuse. La préfecture avait envisagé le partage des biens entre les deux communes dès 1924. Les biens mobiliers et immobiliers sont séparés au prorata des populations vivant dans chaque village. Les édifices, eux, restent propriété de la commune sur laquelle ils sont érigés.

Les fonctionnaires de la commune sont nommés : le cantonnier municipal, le secrétaire de mairie, le postier et plus tard, les suppléants à la cabine téléphonique. Le règlement de chasse est assez vite adopté afin de régir les terres communales. Une mairie annexe est créée en 1936 à la Pointe.

Mais les préoccupations premières de la commune dans ces années furent surtout la recherche d'eau potable et l'amélioration des voies de circulation et de communication pour les marchandises comme pour les hommes. Dans ce but, l'ensemble de la commune connaît une modernisation sensible : les chemins entre les différents quartiers sont aménagés, la déviation de la route Nice-Turin est votée selon l'ancien tracé du tramway et les rues de Blausasc sont pavées dès 1933. L'année suivante, en 1934, les lavoirs à Vienna et la Pallaréa sont créés. Enfin, en 1940, la commune dépourvue de moulin à huile décide d'en acquérir un, afin de baisser le coût de production.

En 1923, la cimenterie Vicat s'implante à Blausasc. Une part importante de la population y trouve un emploi et donc un revenu supplémentaire. C'est grâce à cette activité que le village conserve un dynamisme alors même qu'une majorité de communes rurales se désertifient.

De 1964 à 1980, c'est le réseau d'eau potable qui couvre peu à peu tout le territoire. De 1965, à 1975, c'est au tour des réseaux d'assainissement, puis de l’éclairage public. Tirant atout de sa proximité de Nice et de sa campagne agréable, le conseil municipal décidait la construction d'un lotissement en 1973.

Le tri sélectif est mis en place avec succès en 2002, une déchèterie communale ouverte chaque samedi et deux stations d'épuration écologiques à lits à macrophytes complètent les équipements publics.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La commune se distingue en étant l'une des villes de France ayant voté le plus massivement pour le Front National aux élections régionales de 2015 (64.4 % au deuxième tour)[1].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 décembre 2001 Nicole Lottier    
décembre 2001 mars 2008 Laurence Abassit    
mars 2008 en cours Michel Lottier[2] UMP-LR[3] Retraité

Une élection municipale partielle a eu lieu en 2001 à la suite du décès de Nicole Lottier, amenant à l'élection de Laurence Abassit.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1926. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 469 habitants, en augmentation de 1,94 % par rapport à 2009 (Alpes-Maritimes : 0,39 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
534 486 516 410 431 474 509 510 725
1990 1999 2008 2013 2014 - - - -
1 057 1 254 1 408 1 466 1 469 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Véritable espace de loisirs et de liberté, le col Pelletier, rassemble une "Base Nature" avec ses équipements sportifs, une déchèterie communale et une vaste esplanade pouvant accueillir de multiples activités sportives ou culturelles.

Au centre du village, le Palais des comtes avec ses façades restaurées avec fresques en trompe-l'œil, fut la demeure de Louis-Alexandre Saïssi de Chateauneuf, premier consul de Nice en 1823.

Sur la place Nicole Lottier, l'église Saint-Pierre édifiée au XIXe siècle dans un style italien classique et l'ancienne mairie-école aux fresques récemment restaurées.

Le palais privé et son parc, au quartier de la Pallaréa — ancienne propriété du président fondateur des ciments Lafarge, le comte de Vaubert — où fut tourné le film L'homme pressé, avec Alain Delon et Mireille Darc en 1977.

De nombreux édifices communaux comme la fontaine du village datant du XIXe siècle taillée dans le calcaire, le moulin génois situé le restaurant du "Moulin de l'Oliveraie" ou religieux comme l'oratoire de la Pallaréa, les chapelles Saint-Roch et La Madone (patronne de la commune fêtée chaque 8 septembre) sont également à découvrir au fil de la promenade.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Claude Morini (1939-1982), artiste peintre niçois, a créé une Association des artistes libres de la faculté de Blausasc.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Blausasc Blason Tranché de gueules et d’argent, le 1) chargé d’une rose, le 2) d’une molette de l’un en l’autre.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]