Nicolet

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Nicolet
Nicolet vu de l'autre côté de la rivière Nicolet
Nicolet vu de l'autre côté de la rivière Nicolet
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Centre-du-Québec
Subdivision régionale Nicolet-Yamaska
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Geneviève Dubois
depuis 2016
Constitution
Démographie
Gentilé Nicolétain, Nicolétaine
Population 8 169 hab.[1] (2016)
Densité 85 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 13′ 00″ nord, 72° 37′ 00″ ouest
Altitude Min. 3 m – Max. 52 m
Superficie 9 593 ha = 95,93 km2
Divers
Langue(s) Français
Fuseau horaire -5
Indicatif 819
Code géographique 24 50072
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de Nicolet

Nicolet est une ville du Québec (Canada) située dans la municipalité régionale de comté de Nicolet-Yamaska dont elle est le chef-lieu, et la région administrative du Centre-du-Québec[2]. La ville est aussi un évêché et abrite l'École nationale de police du Québec. Elle est partiellement incluse dans la réserve de la biosphère du Lac-Saint-Pierre.

Le recensement de 2006 y dénombre 7827 habitants[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Nicolet commémore Jean Nicolet (vers 1598-1642), explorateur et commis d'épicerie de la compagnie des Cent-Associés. Il explora la région des Grands Lacs jusqu'au Mexique. Bien que celui-ci n'ait jamais habité cet endroit, il a exploré l'endroit durant les sept années qu'il résidait à Trois-Rivières. L'endroit est aussi connu en abénaqui sous le nom de pinguin ou Pithiganek, qui signifie « l'entrée »[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géographie du Québec.

Nicolet est située à 140 km au nord-est de Montréal et à 20 km au sud-ouest de Trois-Rivières. Le territoire de 96,11 km2 est situé dans la région administrative du Centre-du-Québec et la MRC de Nicolet-Yamaska. Elle partage ses limites avec les villes de Trois-Rivières et Bécancour, les municipalités de Grand-Saint-Esprit, Sainte-Monique, La Visitation-de-Yamaska et Baie-du-Febvre.

La ville est située dans les Basses-terres du Saint-Laurent. Le relief de Nicolet est généralement plat, avec une légère pente allant du nord vers le sud. Il est entrecoupé par les vallées de la rivière Nicolet et la rivière Nicolet Sud-Ouest sur un axe nord-ouest / sud-est. L'altitude va de 3 m au niveau du lac Saint-Pierre et du fleuve Saint-Laurent à 52 m près de La Visitation-de-Yamaska. La ville est située à la limite est du lac Saint-Pierre. Le sous-sol est composé de schiste, de grès et de calcaire datant de l'Ordovicien supérieur[5].

Nicolet est située sur la route 132, qui traverse la ville selon un axe est-ouest et qui la relie à Bécancour et Sorel-Tracy. Elle est aussi située à l'extrémité nord de la route 259. Nicolet n'est pas reliée à un service de transport en commun.

Protection du territoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Lac Saint-Pierre.

La partie à l'est de la rivière Nicolet et au nord de la route 132 fait partie de la réserve de la biosphère du lac Saint-Pierre. Cette réserve, créée en 2000 vise la protection du lac Saint-Pierre, dont 12 % du territoire est demeuré sauvage, tout en permettant aux humains vivant à l'intérieur de vivre en harmonie. Le lac est aussi une halte migratoire importante pour les oiseaux et est reconnu comme site Ramsar. Le refuge d'oiseaux de Nicolet, qui est en partie dans la ville, est considéré comme aire centrale de la réserve[6].

En plus de la réserve, on retrouve dans la ville le parc écologique de l'Anse du Port situé sur la rive du Saint-Laurent. À l'aide d'un sentier de 823 m de long, ce parc permet de traverser les marais et d'atteindre le fleuve[7].

Dans le secteur urbain, on y retrouve deux réserves naturelles en milieu privé, soient les réserves naturelles du Boisé-des-Sœurs-de-l’Assomption et du Boisé-du-Séminaire. La ville loue les deux terrains dans le but d'y aménager un parc urbain[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire du Québec.

En 1668, Pierre Mouet sieur de Moras [9] s'établit sur l'île qui porte son nom et construit son manoir seigneurial. Jean Talon concéda la seigneurie de Nicolet à Arnoult de Bois de Loubias en 1672. La seigneurie fut acquise en 1673 par Michel Cressé puis en 1696 par Jean-Baptiste Poulin de Courval. La mission Saint-Jean-Baptiste fut fondée en 1701. Une chapelle fut construite en 1710 sur le terrain de Jacques Daniau et un presbytère fut ajouté en 1722. Nicolet obtint un curé résident en 1729. La seconde église fut construite entre 1734 et 1740. Les premiers colons Acadiens arrivèrent à Nicolet en 1756, à la suite de la déportation des Acadiens. La troisième église fut construite entre 1781 et 1784. La première école élémentaire ouvrit ses portes en 1801.

l'École nationale de police

Le Séminaire de Nicolet, troisième collège classique du Bas-Canada, ouvrit ses portes en 1803. La paroisse Saint-Jean-Baptiste de Nicolet fut érigée canoniquement en 1831. La quatrième église fut construite en 1873. Le clocher s'effondra peu après mais ne put être reconstruit à cause de la faiblesse de la structure. Le siège épiscopal de Nicolet fut établi en 1885.

En 1887, les Frères des Écoles chrétiennes fondèrent l'Académie commerciale. La construction de la deuxième cathédrale commença en 1897 mais une partie de l'édifice s'effondra en 1899. Le , un incendie détruisit un quartier de la ville comprenant les deux cathédrales et la Maison-mère des Sœurs de l'Assomption. Le nouveau siège-social des Sœurs de L'Assomption et l'École normale pour jeunes filles furent inaugurées en 1908. L'École d'agriculture fut fondée en 1938 au Séminaire de Nicolet.

Dans un contexte de Guerre froide depuis 1947, de la guerre de Corée depuis 1950 et d'une participation active au sein de l'OTAN[10], un centre d'essais des Forces canadiennes fut établi en mai 1952[11]. En effet, sur l'île Moras, à Nicolet sud, le CEEM fait l'essai d'armes et de munitions de tous types pour le compte de la Défense nationale, de l'armée américaine, de l'OTAN et de fabricants d'armes canadiens, dont les Technologies industrielles SNC[12].

Le , un incendie détruisit 35 immeubles[13] et jeta 75 familles à la rue. Une place porte maintenant l'odonyme « Place du 21-Mars » en mémoire de cette tragédie.

Le , un glissement de terrain des berges de la rivière Nicolet détruisit l'Académie commerciale et une partie de l'évêché. La cathédrale dut être démolie. Une rue porte maintenant le nom de « rue du 12-Novembre » en mémoire de cet effondrement. La rue en question longe la rivière Nicolet, là où a eu lieu l'éboulement. La cathédrale actuelle fut inaugurée en 1963.

L'atelier et maison Rodolphe-Duguay ont été construits respectivement en 1854 et 1927[14]. L'ancienne bâtisse du Séminaire de Nicolet abrite l'école nationale de police du Québec depuis 1968.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Démographie du Québec.
Évolution démographique
2001 2006 2011 2016
7 928 7 827 7 828 8 169

Administration[modifier | modifier le code]

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

La ville de Nicolet est représentée par un maire et six conseillers. Comme pour la majorité des municipalités du Québec, ceux-ci sont indépendants et sont élus en bloc[2]. La dernière élection a eu lieu le . Le conseiller Denis Jutras a été réélu avec 64,2 % des votes. Tous les autres candidats ont été élus sans opposition.

Mandat Fonction Nom
2005 - 2009 Maire Alain Drouin
Conseillers Yannick Morin, Michel Paradis, Jean Rousseau, Stéphane Biron, Sylvie Côté et Denis Jutras
2009 - 2013 Maire Alain Drouin
Conseillers Yannick Morin, Michel Paradis, Jean Rousseau, Stéphane Biron, Sylvie Côté et Denis Jutras

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Représentation et tendances politiques[modifier | modifier le code]

Chronologie municipale[modifier | modifier le code]

  • 1845 : Constitution de la municipalité Saint-Jean-Baptiste-de-Nicolet.
  • 1er juillet 1855 : La municipalité de paroisse de Saint-Jean-Baptiste-de-Nicolet est constituée lors du premier découpage municipal du Québec.
  •  : La ville de Nicolet se détache de Saint-Jean-Baptiste-de-Nicolet. Arrivée des sœurs de l'Assomption de la Sainte Vierge qui déménagent leur siège social de Saint-Grégoire Le Grand.
  •  : La municipalité de Nicolet-Sud se détache de Saint-Jean-Baptiste-de-Nicolet.
  •  : Nicolet, Nicolet-Sud et Saint-Jean-Baptiste-de-Nicolet fusionnent sous le nom de ville de Nicolet.

Économie[modifier | modifier le code]

Vivre à Nicolet[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

L'école primaire Curé-Brassard, située sur le boulevard Louis-Fréchette, accueille les élèves de la maternelle à la sixième année. L'école secondaire Jean-Nicolet, située sur la rue Monseigneur-Brunault, accueille les élèves du secondaire 1 à 5. Le Collège Notre-Dame-de-l'Assomption (CNDA) , situé sur la rue Saint-Jean-Baptiste, est une école secondaire privée mixte.

Au niveau de l'éducation supérieure, Nicolet possède l'École nationale de police du Québec et l'École d'agriculture de Nicolet. Trois-Rivières, située à une vingtaine de kilomètres de Nicolet, possède d'autres collèges et une université.

Religion[modifier | modifier le code]

La ville possède la Cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Nicolet et le diocèse de Nicolet.

Culture[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Architecture et monuments[modifier | modifier le code]

Article connexe : Architecture québécoise.

Musées[modifier | modifier le code]

Le Musée des religions du monde, unique en Amérique, existe depuis septembre 1982. La mission du musée est de porter un regard humain et ethnologique sur les cinq grandes traditions religieuses du monde, c'est-à-dire le christianisme, le judaïsme, l'hindouisme, le bouddhisme et l'islam. Le musée met en valeur des objets témoins de la dimension spirituelle de l'être humain. La collection du musée comprend environ 130 000 objets, dont 100 000 images pieuses. Le musée offre aussi des expositions temporaires variées et accessibles à tous. Annexé au musée, se trouve le parc littéraire L'arbre des mots, créé par Pierre Chatillon, comprend des sculptures de métal illustrant les textes d'auteurs de la région.

La maison Rodolphe-Duguay est une maison du début du XIXe siècle ayant appartenu au peintre-graveur Rodolphe Duguay. Le musée, consacré à M. Duguay et à son épouse, l'écrivaine Jeanne L'Archevêque, comprend une réplique de l'atelier qu'occupa l'artiste à Paris durant les années 1920, ainsi qu'un jardin. Le musée organise entre autres des expositions d'artistes locaux, des ateliers, des récitals et des activités en plein air.

Le Musée historique des sœurs de l'Assomption est consacré à l'histoire de cette communauté religieuse vouée à l'éducation des filles. La collection comprend des objets souvenirs, des sculptures, de l'artisanat, des objets liturgiques, des costumes religieux, des instruments de musique ainsi que des objets provenant des missions ailleurs au Canada et dans le monde.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Trois-Rivières,
Lac Saint-Pierre
Bécancour Rose des vents
Lac Saint-Pierre N Grand-Saint-Esprit
O    Nicolet    E
S
Baie-du-Febvre La Visitation-de-Yamaska Sainte-Monique

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Recensement du Canada, 2016
  2. a et b Gouvernement du Québec, « Répertoire des municipalités : Nicolet », sur Ministère des Affaires municipales, Régions et Occupation du territoire (consulté le 16 janvier 2011)
  3. Statistique Canada, « Profils des communautés de 2006: Nicolet », sur Statistique Canada (consulté le 5 septembre 2009)
  4. Gouvernement du Québec, « Fiche toponymique: Nicolet », sur Commission de Toponymie (consulté le 2 septembre 2009)
  5. Carte géologique du Québec : Édition 2002, Ministère des Ressources naturelles, (ISBN 2-551-21646-X, lire en ligne)
  6. « Biosphère du Lac-Saint-Pierre », sur Biosphère du Lac-Saint-Pierre (consulté le 5 septembre 2009)
  7. « Parc écologique de l'Anse du Port », sur Ville de Nicolet (consulté le 5 septembre 2009)
  8. « Boisé du Séminaire », sur Ville de Nicolet (consulté le 5 septembre 2009)
  9. Abbé Joseph Elzéar Bellemarre, Histoire de Nicolet 1669-1924 Première partie page 35, Arthabaska, Imprimerie d'Arthabaska incorporée, , 410 p.
  10. Notes de cours sur la Guerre froide, 1947-1962. Paul Lachance, professeur d'histoire du XXe siècle, École secondaire Jean-Nicolet, 2012.
  11. L'hebdomadaire Le Nicolétain, 30 mai 1952, pages 1 & 4
  12. « Comité permanent de l’environnement et du développement durable », sur http://www.parl.gc.ca/, (consulté le 25 décembre 2016)
  13. (en) « 35 Buildings Lost As Blaze Sweeps Heart of Nicolet », The Windsor Daily Star,‎ (lire en ligne)
  14. « Atelier et maison Rodolphe-Duguay », sur Lieux patrimoniaux du Canada (consulté le 15 octobre 2012)

Source[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]