Bécancour

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Bécancour
Bécancour
Quartier Sainte-Angèle-de-Laval dans Bécancour
Quartier Sainte-Angèle-de-Laval dans Bécancour
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Centre-du-Québec
Subdivision régionale Bécancour
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Jean-Guy Dubois
2013 -
Constitution
Démographie
Gentilé Bécancourois, oise
Population 13 031 hab.[1] (2016)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 20′ 00″ nord, 72° 26′ 00″ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 88 m
Superficie 44 100 ha = 441 km2
Divers
Fuseau horaire UTC−05:00
Indicatif +1-819
Code géographique 24 38010
Localisation

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Bécancour

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Bécancour

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Bécancour

Bécancour est une ville du Québec (Canada) située dans la municipalité régionale de comté de Bécancour et la région administrative du Centre-du-Québec[2]. Bécancour fait aussi partie de la région métropolitaine de Trois-Rivières.

La ville est particulièrement connue pour son parc industriel et portuaire, axé sur la sidérurgie et l'industrie lourde, ainsi que pour la seule centrale nucléaire du Québec, la centrale de Gentilly.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Bécancour vient du premier seigneur de Bécancour, Pierre Robineau, 2e baron de Portneuf, seigneur de Bécancour (1654-1724). Ce nom viendrait du surnom de son père, qui s’orthographiait aussi Becancourt ou Beccancourt au début. Il pourrait s’agir d’une déformation de Becquincourt, un village de Picardie[3]. Au XIXe siècle, on relève aussi la graphie Bécancœur[4].

En mars 1681, le roi Louis XIV érigea en baronnie le fief de Porneuf. Il accordait ainsi à René Robineau de Bécancour (1626-1699) « le plus grand honneur qui avait encore été donné à un habitant du Canada »[5].

Géographie[modifier | modifier le code]

Bécancour est située sur la rive sud du Saint-Laurent en face de Trois-Rivières. La ville de 441 km2 est située dans région du Centre-du-Québec et la MRC de Bécancour. La ville partage ses limites avec les villes de Nicolet et Trois-Rivières, les municipalités de Champlain, Batiscan, Saint-Pierre-les-Becquets, Sainte-Marie-de-Blandford, Saint-Sylvère, Saint-Wenceslas, Saint-Célestin et Grand-Saint-Esprit, les municipalités des paroisses de Sainte-Cécile-de-Lévrard, Sainte-Sophie-de-Lévrard et finalement la municipalité du village de Saint-Célestin. La ville enclave la territoire abénaquis de Wôlinak.

Bécancour est située dans les Basses-terres du Saint-Laurent. Le sous-sol est composé de shales, de grès et de calcaire datant de l'Ordovicien supérieur[6]. Le relief de la ville est une plaine qui va en descendant vers le fleuve Saint-Laurent. Cette plaine est entrecoupée par les vallées des rivières Gentilly et Bécancour. L'altitude va du niveau de la mer à 88 m au sud de Gentilly.

En plus du fleuve, Bécancour est traversé par 11 rivières, dont les plus importantes sont les rivières Bécancour, Gentilly, Godefroy et du Moulin. Le lac Saint-Paul est le seul lac d'importance de la ville.

Parce qu'il résulte de la fusion de plusieurs municipalités en bonne partie rurales, Bécancour est composé de plusieurs noyaux urbains discontinus appelés officiellement « secteurs », soit Saint-Grégoire, Sainte-Angèle, Précieux-Sang, Bécancour, Sainte-Gertrude et Gentilly.

Protection du territoire[modifier | modifier le code]

Il y a trois aires protégées à Bécancour, la première étant la réserve écologique Léon-Provancher, qui protège un élément représentatif des milieux humides du lac Saint-Pierre. La ville administre aussi deux parcs, soit le parc écologique Godefroy et le parc de la Rivière-Gentilly.

Histoire[modifier | modifier le code]

Acadiens[modifier | modifier le code]

Article connexe : Déportation des Acadiens.

De nombreux Acadiens déportés de Beaubassin en 1755 s'établirent dans la région de Bécancour à partir de 1758. Ils fondèrent le village de Sainte-Marguerite, aujourd'hui Saint-Grégoire[7]. Vu l'importance de la communauté, la paroisse fut érigée canoniquement en 1802 et l'église fut construite de 1803 à 1806.

Fusion et période contemporaine[modifier | modifier le code]

La ville de Bécancour a été créée le par la fusion du village du même nom et des villages de Gentilly, de Larochelle, de Laval et de Villers et des paroisses de Bécancourt, de Sainte-Angèle-de-Laval, de Saint-Édouard-de-Gentilly, de Sainte-Gertrude, de Saint-Grégoire-le-Grand et de Très-Précieux-Sang-de-Notre-Seigneur[8]. La fusion de ces municipalités avait pour but la création du Parc industriel et portuaire de Bécancour, un important complexe portuaire et sidérurgique[3]. En 1970 la centrale nucléaire de Gentilly-1 fut inaugurée, mais ne fonctionna que 183 jours en raison de nombreux problèmes techniques. Elle fut mise en conservation en 1980 en vue de son éventuel démantèlement. Une seconde centrale, Gentilly-2, fut inaugurée en 1983. Hydro-Québec ouvrit en 2002 une 3e centrale, Bécancour, qui fonctionne au gaz naturel et est utilisée en période de pointe ou d'urgence[9].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Bécancour
Vivre et grandir

L'écu de la ville de Bécancour se blasonne ainsi :

De sinople à une jumelle ondée d'argent soutenant une demi-roue d'engrenage du même mouvant du bord supérieur de l'écu.

Les ornements extérieurs, représentés ici sans la devise, se décrivent ainsi:

L'écu est sommé d'une demi-roue d'engrenage de sinople complémentant celle de l'écu, et est soutenu de la devise « Vivre et grandir »[10]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1991 1996 2001 2006 2011 2016
10 911 11 489 11 051 11 134 12 438 13 031
(Sources : Recensement du Canada)

La population de Bécancour était de 11 134 habitants en 2006 et de 11 051 habitants en 2001, soit une augmentation de 0,8 % en cinq ans[11]. 99 % des habitants ont le français pour langue maternelle. Le reste comprend des locuteurs de l'anglais, de l'allemand, et du lao[12].

Quelque 28,1 % de la population de Bécancour est urbaine[13]. Elle est répartie en 2 agglomérations, Gentilly et Saint-Grégoire. Gentilly a une population de 2 027 habitants répartie sur 4,54 km2 pour une densité de 446 hab./km2[14]. Quant à Saint-Grégoire, elle a une population de 1 098 habitants répartie sur 0,52 km2 pour une densité de 2 111 hab./km2[15].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1976 1985 Maurice Richard    
1985 1995 Jean-Guy Dubois    
1995 2012 Maurice Richard    
2012 2013 Gaétane Désilets    
2013 en cours Jean-Guy Dubois    
Les données manquantes sont à compléter.

la Commission scolaire de la Riveraine.

Culture[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • L'abbé Léon Provancher était originaire de Bécancour.
  • Jean Chatillon, compositeur et écrivain, est un citoyen de Bécancour.
  • Pierre Chatillon, poète et compositeur, est un citoyen de Bécancour.
  • Denis Villeneuve, réalisateur, est né à Gentilly, ancien village qui fait maintenant partie de Bécancour.

Architecture[modifier | modifier le code]

Bécancour compte plusieurs maisons acadiennes construites au XVIIIe siècle ainsi que plusieurs maisons québécoises datant du début du XIXe siècle. L'église Saint-Grégoire-le-Grand, inaugurée en 1806, et le moulin Michel de Gentilly, construit en 1774, sont des monuments historiques classés.

Éducation[modifier | modifier le code]

Commission scolaire de la Riveraine

Tourisme[modifier | modifier le code]

Bécancour est située face à la ville de Trois-Rivières, à la tête du pont Laviolette. Les principaux attraits sont la fromagerie l'Ancêtre, la Savonnerie Carpe Diem et le Vieux Moulin à vent de Saint-Grégoire. La ville est située sur le circuit touristique de la route des Navigateurs[16] qui relie Montréal et Québec.

L'Auberge Godefroy, située à proximité de l'autoroute 55 et de la route 132 (boulevard Bécancour) est un hôtel de 71 chambres[17] qui fait partie du regroupement Hôtellerie Champêtre depuis son ouverture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Recensement du Canada, 2016
  2. Gouvernement du Québec, « Répertoire des municipalités - Bécancour », sur Ministère des Affaires municipales, Régions et Occupation du territoire (consulté le 31 janvier 2011)
  3. a et b Gouvernement du Québec, « Fiche toponymique:Bécancour », sur Commission de toponymie (consulté le 5 septembre 2009)
  4. Dictionnaire géographique universel, tome premier, A. J. Kilian, Libraire, Paris, 1823
  5. Guy Frégault, « Bécancour, René Robineau de (1626-1699) », Encyclopédie Grolier, Montréal, la Société Grolier, 1952, p. 126
  6. Carte géologique du Québec : Édition 2002, Ministère des Ressources naturelles, (ISBN 2-551-21646-X, lire en ligne)
  7. (fr) Lieux historiques du Canada - Église de Saint-Grégoire-le-Grand
  8. Gouvernement du Québec, « Modification aux municipalités du Québec », Historique des modifications aux municipalités du Québec: Période 1961-1990,‎ , p. 139 (ISSN 1715-6408, lire en ligne)
  9. Gouvernement du Québec, « Fiche toponymique: Centrale de Bécancour », sur Commission de toponymie (consulté le 13 septembre 2009)
  10. Carole Fournier Gauthier, « Symbole graphique de la Ville de Bécancour », sur Becancour.net, (consulté le 12 juin 2009)
  11. Statistique Canada, « Profils des communautés de 2006: Bécancour », sur Statistique Canada (consulté le 13 septembre 2009)
  12. Statistique Canada, « Langue parlée le plus souvent à la maison détaillée (186), autre langue parlée régulièrement à la maison (9), langue maternelle (8) et sexe (3) pour la population, pour le Canada, les provinces, les territoires, les divisions de recensement et les subdivisions de recensement, Recensement de 2006 - Données-échantillon (20 %) », sur Statistique Canada, (consulté le 13 septembre 2009)
  13. Statistique Canada, « Chiffres de population, Canada, provinces et territoires, divisions de recensement et subdivisions de recensement (municipalités), selon les régions urbaines et rurales, Recensement de 2006 - Données intégrales », sur Statistique Canada (consulté le 13 septembre 2009)
  14. Statistique Canada, « Chiffres de population et des logements, Canada, provinces et territoires, et régions urbaines, recensements de 2006 et 2001 - Données intégrales », sur Statistique Canada (consulté le 13 septembre 2009), p. 3
  15. Statistique Canada, « Chiffres de population et des logements, Canada, provinces et territoires, et régions urbaines, recensements de 2006 et 2001 - Données intégrales », sur Statistique Canada (consulté le 13 septembre 2009), p. 8
  16. Bécancour Tourisme
  17. Bonjour Québec

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Trois-Rivières, Champlain,
Fleuve Saint-Laurent
Batiscan,
Saint-Pierre-les-Becquets,
Sainte-Cécile-de-Lévrard
Rose des vents
Nicolet N Sainte-Sophie-de-Lévrard, Sainte-Marie-de-Blandford
O    Bécancour    E
S
Grand-Saint-Esprit, Saint-Célestin, Saint-Célestin (village) Saint-Wenceslas Saint-Sylvère
Enclave : Wôlinak