Neroccio di Bartolomeo de' Landi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Neroccio di Landi)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Landi.
Neroccio di Bartolomeo de' Landi
Naissance
Décès
Nom de naissance
Neroccio di Bartolommeo di Benedetto di Neroccio de' Landi del Poggio
Activités
Maître
Lieu de travail
Mouvement
Œuvres principales

Neroccio di Bartolomeo de' Landi ou Neroccio di Landi (prononcé : [nəʁɔ:ʃjo di' baʁ:tɔlɔ:məo də' lɑ̃:di]) ou (prononcé : [nəʁɔ:ʃjo di' lɑ̃:di ]) (Sienne, juin 1447 - Sienne, novembre 1500) est un peintre et un sculpteur italien de l'école siennoise du Quattrocento.

La majeure partie de ses peintures est consacrée à la production de panneaux de dévotion privée représentant la Vierge à l'Enfant, souvent accompagnés de deux saints, suivant une formule inaugurée par Sano di Pietro, mais également des portraits (Portrait d'une Dame, c. 1485, NGA, Washington), des scènes historiques (La Visite de Cléopâtre à Marc-Antoine, c. 1475-1480, Fondation Samuel H. Kress, NCMA, Raleigh), ou religieuses (Scènes de la vie de saint Benoît, c. 1472-1474, musée des Offices, Florence). Sa peinture est particulièrement remarquable en ce qui concerne sa couleur délicate et le soin porté aux détails notamment aux visages empreints de noblesse et de sérieux mais aussi à l'élégance mesurée de la pose. En tant que sculpteur, il se signale par deux réalisations, toutes deux issues de commandes, Sainte Catherine de Sienne (bois polychrome, c. 1474, sanctuaire Sainte-Catherine-de-Sienne) et le Monument funéraire de Tommaso Piccolomini del Testa, évêque de Pienza (c. 1485, Cathédrale de Sienne). Également pour le Duomo, il dessine la Sybille hellespontique destinée à la marqueterie en marbre de son pavement en 1483.

L'art raffiné, cultivé et aristocratique de Neroccio — particulièrement apprécié par les critiques et les collectionneurs de la Renaissance italienne du début du XXe siècle comme Bernard Berenson — confère un charme subtil et une émotion immédiate à des images qui semblent renvoyer aux prémices gothiques de la tradition figurative siennoise. En réalité, loin d'être en retrait ou isolé dans la peinture toscane du Quattrocento, Neroccio disciple de Vecchietta réagit aux innovations à sa manière. Intégrant les dernières avancées de la production d'un Francesco di Giorgio Martini avec lequel il collabore quelques années et révélant sa sensibilité au réalisme d'un Luca Signorelli dont le séjour à Sienne influence ses dernières réalisations.

Biographie[modifier | modifier le code]

Neroccio di Bartolomeo de' Landi naît à Sienne en 1447 et reçoit le baptême le 4 juin dans le baptistère San Giovanni[vo 1],[1]. Son père, Bartolomeo di Benedetto di Neroccio, appartient à la noble famille siennoise des Landi del Poggio[a],[2]. Son nom est attesté pour la première fois en 1461 comme fattorino (« factotum ») employé à la Cathédrale de Sienne[vo 2],[3]. Comme la plupart des artistes siennois nés dans la seconde moitié du XVe siècle, Neroccio reçoit probablement ses premiers enseignements en tant que peintre et sculpteur dans l'atelier de Lorenzo di Pietro, dit il Vecchietta[4]. L'utilisation de traits stylistiques dérivés du répertoire de Vecchietta durant le début de sa carrière tend à accréditer cette hypothèse.[2] Toutefois, les influences déterminantes quant à son style de la maturité sont celles de Francesco di Giorgio Martini avec lequel ses premières œuvres sont souvent confondues ainsi que Liberale da Verona.

Dès l'année 1468, datent ses premiers travaux (perdus) attestés par les archives de Sienne, notamment un tableau dont le sujet n'est pas mentionné et surtout un polychrome de San Girolamo en terre cuite pour la Compagnia di San Girolamo[2],[5]. Ces deux documents datés d'avril et mai 1468 le mentionnent pour la première fois comme artiste à travers la qualification de peintre « dipentore » témoignant de son indépendance professionnelle récemment acquise[vo 3],[vo 4].

La « societas in arte pictorum »[modifier | modifier le code]

À peu près à la même époque, Neroccio collabore dans un atelier commun (bottega), la « societas in arte pictorum », avec Francesco di Giorgio et sans doute Liberale da Verona[4]. L'unique source relative à cette activité commune est constituée d'un acte notarié daté du 6 juillet 1475 qui mentionne sa dissolution juridique devant Vecchietta et Sano di Pietro, leurs témoins respectifs[vo 5]. Cependant, il demeure muet quant à ses modalités, les œuvres réalisées et sur sa date de fondation, située généralement à partir de 1468 ou l'année suivante, en raison du mariage de Francesco avec Agnesa d'Antonio di Benedetto di Neroccio (une cousine de Neroccio) dont la dot est perçue par la famille Martini le 26 janvier 1469[2],[6]. Toutefois, d'après des documents contemporains concernant les œuvres réalisées par Francesco di Giorgio pour l'Hôpital Santa Maria della Scala entre 1470 et 1471, ceux-ci le définissent comme compagnio des peintres Lotto di Domenico, Antonio di Capitolo et Giacomo Cozzarelli[7]. Partant de ce constat, il est possible d'affirmer, avec une certaine prudence, que Francesco et Neroccio honorent des commandes distinctes au sein du même atelier ou que celui-ci, au tout début des années 1470, n'est pas encore pleinement opérationnelle. Luciano Bellosi propose de considérer la Vierge à l'Enfant avec deux anges (en italien Madonna col Bambino e due angeli) à la Lowe Gallery de Coral Gables (Floride), comme le premier ouvrage entrepris en commun dans lequel il est possible d'identifier une répartition des taches entre les deux artistes. La conception du tableau incombant à Francesco tandis que l'exécution est celle de Neroccio suivant un paradigme interprétatif assez répandu dans les études consacrées à la production en atelier[2],[8].

Formé aussi bien à la sculpture qu'à la peinture, à l’instar de Francesco di Giorgio et de leur maître commun Vecchietta, Neroccio âgé de 27 ans se montre encore très proche d'eux dans une élégante statue de bois polychrome que le Conseil général de la Commune finit de lui payer en mai 1474 pour 31 lire : la Sainte Catherine de Sienne destinée à l'oratoire homonyme de Fontebranda dénommé aussi oratorio della Tintoria[vo 6],[w 1],[9]. Présentant des similitudes stylistiques avec la statue de la sainte, une sculpture représentant L'Archange Gabriel, en terre cuite peut également être datée de cette période[10].

Peu avant 1474, Neroccio s'inspire « De la vie et des miracles du saint abbé Benoît », Dialogues, livre second, par saint Grégoire le Grand pour peindre les trois panneaux a tempera des Storie di san Benedetto (musée des Offices) :Saint Benoît dans la grotte nourri par le moine romain, Saint Benoît répare miraculeusement le tamis brisé par la servante et Saint Benoît reçoit Totila. Identifiés longtemps comme étant l'œuvre d'Andrea del Castagno, ils sont actuellement considérés comme un travail de collaboration entre Neroccio et Martini. Comme le souligne Piero Torriti, « la collaboration entre les deux artistes semble très proche: jamais la fusion des styles de Neroccio et Martini n'a été aussi complète, ni jamais atteint comme dans ces trois panneaux une beauté éblouissante »[vo 7],[11]. Autre ouvrage digne d'intérêt, l'Annonciation qui est considérée par la plupart des historiens d'art comme le résultat de l'une de leur dernière collaboration. Parallèlement à ces réalisations, de nombreux cassoni sortent de leur atelier. Bien que la qualité et le soin des détails varient considérablement d'un coffre à l'autre laissant supposer que des assistants possèdent des modèles à partir desquels travailler[12]. Parmi ceux-ci, deux panneaux représentant des scènes historiques de l'Antiquité tels que La Visite de Cléopâtre à Marc-Antoine et La Bataille d'Actium (c. 1475-1480, NCMA, Raleigh) reflètent dans la composition des architectures les techniques de perspective de Martini.

Suivant l'acte notarié du 6 juillet 1475, Neroccio et Francesco di Giorgio décident de se séparer de cette « société » quam simul habuerunt in arte pictoris (« qu'ils avaient ensemble dans l'art pictural »)[b]. Selon Piero Torriti, la raison principale de leur séparation réside dans « les nombreux et importants engagements, notamment en tant qu'architecte et ingénieur, qui mènent Francesco di Giorgio, en dehors de Sienne, d'un bout à l'autre de l'Italie, en activité continue, voire en tant que légat officiel de la République de Sienne »[vo 8],[11]. À moins que ce ne soit également l'intolérance de Neroccio pour les innovations que son compagnon souhaite introduire dans leurs peintures[13]. Sa première œuvre datée de cette période avec certitude est un triptyque, la Vierge à l'Enfant avec l'archange saint Michel et saint Bernardin de Sienne (en italien Madonna col Bambino tra san Michele Arcangelo e san Bernardino da Siena) (1476, Pinacothèque nationale de Sienne) peint très peu de temps après la rupture[11],[14].

Après sa séparation de Francesco di Giorgio et son départ pour Urbino au service de Federico da Montefeltro, Neroccio et son frère Piero, menuisier, reprennent l'atelier de Vecchietta comme l'atteste un acte écrit du 14 novembre 1480[vo 9],[15]. Plusieurs commandes prestigieuses comme le dessin de la Sybille hellespontique pour la marqueterie en marbre du pavement du Dôme de Sienne (1483) et le Monument funéraire de Tommaso Piccolomini del Testa (1485) pour l'Hôpital Santa Maria della Scala leur sont adressées[16],[17].

Mais la majeure partie de son activité durant ces années est consacrée à la production de panneaux de dévotion privée représentant la Vierge à l'Enfant. Utilisant une formule très réussie développée par Sano di Pietro et son entourage, ces compositions assez courantes à Sienne dans le dernier quart du XVe siècle occupent une place de choix dans la production de son atelier. Travaillant à partir d'un format standard d'une hauteur moyenne de 65 cm, Neroccio « personnalise » la composition en ajoutant différents saints selon les souhaits de ses commanditaires.


Sélection d’œuvres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Encyclopédies[modifier | modifier le code]

Monographies[modifier | modifier le code]

  • (it) Gaetano Milanesi, Documenti per la storia dell’arte senese, t. 2, Sienne, Onorato Porri, , 482 p. (lire en ligne), p. 408-409. .
    Le document no 284 pages 408-409 reproduit le contrat du 4 février 1484 mentionnant Neroccio pour la réalisation du Monument funéraire de Tommaso Piccolomini del Testa.
  • (en) Gertrude Coor, Neroccio de' Landi 1447-1500, Princeton, New Jersey, Princeton University Press, , 235 p., 30 x 23 cm. 
    Seule étude monographique substantielle du peintre siennois (un peu vieillie) avec 147 illustrations en noir et blanc.
  • (en) Burton B. Fredericksen, The Cassone Paintings of Francesco di Giorgio, Los Angeles, J. Paul Getty Museum, , 72 p. 
    Sur les cassoni réalisés par l'atelier de Francesco di Giorgio Martini et Neroccio.
  • (it) Piero Torriti, Francesco di Giorgio Martini, Giunti, coll. « Art Dossier », , 48 p., p. 17-20. 
    Fascicule d'art portant le numéro 77 avec certaines données relevant du partenariat de Neroccio d'avec Francesco di Giorgio. Reproductions en couleurs des trois panneaux des Storie di san Benedetto.
  • (en) Robert Munman, Sienese Renaissance Tomb Monuments, vol. 205, Philadelphie, The American Philosophical Society, , 180 p., p. 106-108. 
    Contexte, description, commentaire du Monument funéraire de Tommaso Piccolomini del Testa (figures nos 59-60).
  • Giulietta Chelazzi Dini, Alessandro Angelini et Bernardina Sani (trad. Corinne Paul Maïer, Maïa Rosenberger), Les peintres de Sienne, Paris, Imprimerie nationale éditions, , 471 p., 29,5 x 35 cm (ISBN 2-7433-0237-2), p. 299-301. 
    Panorama de la peinture siennoise du XIIIe siècle au XVIIe siècle.
  • (en) Diana Norman, Siena and the Virgin : Art and Politics in a Late Medieval City State, New Haven et Londres, Yale University Press, , 264 p.
  • Daniel Arasse (préf. Roland Recht), Saint Bernardin de Sienne.Entre dévotion et culture : fonctions de l'image religieuse au XVe siècle, Paris, Hazan, , 304 p., 14 x 21 cm (ISBN 978-2-7541-0255-1). 

Catalogues[modifier | modifier le code]

  • (it) Paolo Torriti, La pinacoteca nazionale di Siena : I dipinti dal XII al XV secolo, vol. 1, Genève, Sagep, , 431 p., 28 x 21 cm.
  • (en) Federico Zeri et Elizabeth E. Gardner, Italian Paintings : A Catalogue of the Collection of The Metropolitan Museum of Art, Sienese and Central Italian Schools, Vicence, Neri Pozza Editore, , 112 p., p. 55-56.
  • (en) Keith Christiansen, Laurence B. Kanter et Carl Brandon Strehlke, Painting in Renaissance Siena 1420-1500, New York, The Metropolitan Museum of Art, , 385 p., 27,9 x 26,7 cm, p. 328-334. 
    Catalogue de l'exposition tenue au Metropolitan Museum of Art de New York du 20 décembre 1988 au 19 mars 1989.
  • (it) Luciano Bellosi, Francesco di Giorgio e il Rinascimento a Siena 1450-1500, Milan, Mondadori Electa, , 556 p., p. 40-47, 68, 218-219, 318-330 et 526-527.
    Catalogue de l'exposition tenue à Sienne en l'église Sant'Agostino du 25 avril au 31 juillet 1993.
  • (en) Laurence B. Kanter, Italian Paintings in the Museum of Fine Arts Boston : Volume 1: 13-15th Century, Boston, Museum of Fine Arts (Boston), , 248 p., p. 199.
    Présentation de la Maria Vergine annunciata (figure no 60).
  • (it) Miklós Boskovits et Giorgio Fossaluzza, La Collezione Cagnola : I Dipinti, vol. 1, Busto Arsizio, Nomos Edizioni, , 312 p., 29 X 23 cm, p. 95-96..
  • (en) Miklós Boskovits, David Alan Brown et al., Italian Paintings of the Fifteenth Century. The Systematic Catalogue of the National Gallery of Art, Washington, Oxford University Press, , 778 p., p. 536-539.
  • (en) Stefano G. Casu, « The Iconography of the Virgin in Italian Painting of the Thirteenth and Fourteenth Centuries: Observations on Its Relation to Byzantine Art », dans Stefano G. Casu, Christodoulos Hadjchristodoulou et Yannis Toumasis, Θεοτόκος-Madonna, Nicosie, Pierides Foundation,‎ , p. 86-92.
    Catalogue de l'exposition tenue à Nicosie du 1er au 31 juillet 2005.
  • Mario Scalini, Miroir du Temps : Les chefs-d'œuvre des musées de Florence, SilvanaEditoriale-Musée des Beaux-Arts de Rouen, , 240 p., 23 x 28 cm, p. 102.
  • (en) Stefano G. Casu, The Pittas collection : Early italian paintings (1200-1530), Florence, Mandragora, , 240 p., 20x 20 cm, p.172-175. .
  • (it) Giulia Silvia Ghia et Federica Kappler, I Papi della memoria : La storia di alcuni grandi Pontefici che hanno segnato il cammino della Chiesa e dell'Umanità, Rome, Gangemi Editore, , 352 p., p. 146. 
    Catalogue de l'exposition tenue au musée national du Château Saint-Ange, à Rome du 28 juin au 8 décembre 2012. Présentation et description par Viviana Vannucci de la Madonna col Bambino tra i santi Bernardino e Caterina de Neroccio qu'elle situe au début des années 1490.
  • (it) Alessandro Angelini, Una gemma preziosa : L’Oratorio della Santissima Trinità in Siena e la sua decorazione artistica, Poggibonsi, Carlo Cambi Editore, , 174 p., 31 x 24 cm (ISBN 88-6403-129-4).
    Reproduction et description de la Madonna col Bambino, san Giovanni Battista e san Michele Arcangelo (figure no 145).

Articles[modifier | modifier le code]

  • (en) Laurence B. Kanter, « Rethinking the Griselda Master », Gazette des Beaux-Arts, 6e série, vol. 142,‎ 2000, p. 148-150.
  • (it) Marilena Caciorgna, « Immagini di eroi ed eroine », dans Roberto Guerrini, Biografia dipinta. Plutarco e l'arte del Rinascimento 1400-1550, La Spezia, Agorà, , 526 p., p. 237-247.
    Sur la représentation des personnages historiques issus des Vies parallèles de Plutarque à la Renaissance.
  • (it) Jaynie Anderson, « Renaissance representations of the meeting of Cleopatra and Antony », dans Jaynie Anderson, Tiepolo's Cleopatra, Melbourne, Macmillan, , 223 p., 31,8 x 25,4 cm, p. 47-49. .
    Reproductions et commentaires de La Visite de Cléopâtre à Marc-Antoine (figure no 28) et de La Bataille d'Actium (figure no 29).
  • (it) Max Seidel, « La "societas in arte pictorum" di Francesco di Giorgio e Neroccio de' Landi », dans Max Seidel, Arte italiana del Medioevo e del Rinascimento, vol. 1, Venise, Marsilio, , 707 p., p. 537-558.
  • (it) Simona Di Nepi, « Neroccio di Bartolomeo de' Landi, Santa Catarina da Siena », dans Luke Syson, Siena nel Rinascimento. Arte per la città,, Cinisello Balsamo, Silvana Editore, , 372 p. (ISBN 8836609376), p. 102-105.

Revues[modifier | modifier le code]

  • (it) Paolo Torriti, « Neroccio di Bartolomeo Landi e la cartapesta a Siena nella seconda metà del Quattrocento », Quaderni storico artistici. Arte archeologia architettura storia,‎ , p. 109.
  • (en) Fabrizio Nevola, « Lots of Napkins and a Few Surprises: Francesco di Giorgio Martini´s House, Goods and Social Standing in Late-Fifteenth-Century Siena », Annali di Architettura: rivista del Centro Internazionale di Studi di Architettura "Andrea Palladio", nos 18-19,‎ 2006-2007, p. 71-82.
    Le document no 6 page 79 reproduit l'acte écrit mentionnant Neroccio propriétaire de l’atelier de Vecchietta.
  • (it) Carlo Del Bravo, « Significati d'opere di Neroccio », Artista. Critica dell'arte in Toscana,‎ .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En général, l'origine sociale des peintres siennois du XVe siècle reste relativement modeste. À l'exception des peintres issus eux-mêmes de familles d'artistes, on peut citer les exemples de Taddeo di Bartolo fils de barbier; Benvenuto di Giovanni fils de maçon et Le Sodoma, fils de cordonnier. Neroccio, membre d'une famille noble fait ici figure d'exception.
  2. Un autre exemple d'une séparation entre deux artistes est celui du partenariat artistique entre Francesco Squarcione et Andrea Mantegna rompu en 1453.

Citations originales[modifier | modifier le code]

  1. « Neroccio di Bartolomeo di Benedetto di Neroccio si battizzò a dì IIII di giugno, fu chonpare ser Lucha di Nanni Grande notaio, aber nome Neroccio di Domenicho. »
  2. « Neroccio di Bartolomeo nostro fattorino de' dare lire nove, soldi due, chome apare al libro due stelle, fol. 198 --- l. 9, s. 2. »
  3. « A Neroccio dibentore  [sic], adì d'aprile 1468, l. 1, s. 0 chontanti, per detto de' chovennatori, per resto di dibentura di uno quadro aveva fatto a frate Giovanni nostro. »
  4. « Neroccio d[*****] dipentore de' avere a dì 26 di maggio lire diciassette, soldi -, e' quagli sono per facitura d'uno Santo Girolamo di tera chotta e depentura d'esso, d'achordo cho' lui --- l. 17, s. -, d. - »
  5. « Anno Domini 1475, indictione VIIIa, die vero VI° iulii, tempore Sixti quarti summi pontificis etc. Franciscus Georgii Martini pictor de Senis, exercens artem pictoris super se, ut asseruit, ex una, et Neroccius Bartholomei Benedicti pictor de Senis ex altera, de ipsarum partium communi concordia et voluntate remiserunt et compromiserunt in magistrum Laurentium Pietri pictorem de Senis, electum pro parte dicti Francisci, et in magistrum Sanum Pietri pictorem de Senis, electum pro parte dicti Neroccii, tamquam in eorum arbitros et arbitratores, de iure et de facto, tam coniunctim quam divisim, omnes et singulas lites et questiones inter eos existentes occasione societatis quam simul habuerunt in arte pictoris cum suis dependentiis et quacumque alia de causa, ita (?) quod intelligatur eis et cuilibet (?) eorum (?) illud super quo fuerit laudatum, dantes etc., promittentes etc., sub pena florenorum centum etc., quam penam pars non observans etc. et dicta pena etc. item reficere etc. pro quibus etc. obligantes etc. renunciantes etc. Et iuravit dictus Neroccius etc. Quibus quidem etc. cum guaranticiis futuris. Rogantes etc. Actum Senis in curia mercantie, coram ser Filiuccio Iohannis notario et Antonio Laurentii Chelis testibus presentibus etc. Ego Priamus etc. »
  6. « Item l. 31, s. - a Neroccio dipentore per parte d'una Sancta Chaterina à fatto fare de lengniame per stare in su l'altare, come a sua uscita --- l. 31, s. -. »
  7. « (...) la collaborazione tra i due artisti appare qui strettissima: mai la fusione degli stili di Neroccio e del Martini è stata così completa, né ha mai raggiunto come in questi tre pannelli una tale smagliante bellezza . »
  8. « (...) i troppi e importanti impegni, specie come architetto e ingegnere, che portarono Francesco di Giorgio fuori dalla sua città, da un capo all'altro dell'Italia, in continua attività, addirittura come legato ufficiale della Reppublica di Siena . »
  9. « Neroccio di Bartolomeo di Benedetto di Neroccio dipentore debba usufruttuire tutto il tempo de la vita sua solamente una chasa posta in su la piazza de lo Spedale, la quale già tenne per sua vita maestro Lorenzo Vechietta, et di poi la venderono l'uso e l'usufrutto di detta chasa a misser Antonio Alberti, 14 novembre 1480. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Coor 1961, p. 3, 139.
  2. a b c d et e Sorce 2004.
  3. Coor 1961, p. 139.
  4. a et b Christiansen 1988, p. 328.
  5. Coor 1961, p. 3, 139-140.
  6. Coor 1961, p. 3-4.
  7. Torriti 1993, p. 48.
  8. Bellosi 1993, p. 68.
  9. Coor 1961, p. 141, 182.
  10. Seidel 2003, p. 538.
  11. a b et c Torriti 1993, p. 18.
  12. Hourihane 2012, p. 560.
  13. Torriti 1993, p. 20.
  14. Christiansen 1988, p. 330.
  15. Nevola 2006-7, p. 79.
  16. Coor 1961, p. 145-146.
  17. Milanesi 1854, p. 408-409.
  18. Scalini 2006, p. 102.

Références web[modifier | modifier le code]

  1. (it) « Santa Caterina da Siena di Neroccio di Bartolomeo de’ Landi », sur www.ecomuseosiena.org (consulté le 19 juillet 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]