Georges Didi-Huberman

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Huberman.
Georges Didi-Huberman
Description de cette image, également commentée ci-après

Georges Didi-Huberman au MACBA, à Barcelone.

Naissance (63 ans)
Saint-Étienne
Nationalité français
Profession

Georges Didi-Huberman, né le à Saint-Étienne, est un philosophe et un historien de l'art français. Maître de conférences à l’École des hautes études en sciences sociales, il est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages et le récipiendaire de prix prestigieux.

Carrière[modifier | modifier le code]

Après des études à l'Université de Lyon en philosophie et histoire de l'art, et un doctorat en sociologie et sémiologie des arts et des littératures obtenu en 1981 à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) sous la direction de Louis Marin, Georges Didi-Huberman enseigne l'Université de Paris-VII (1988-1989) avant d'être élu à l'EHESS maître de conférences en 1990[1].

Il a été "professeur invité" dans de nombreuses universités étrangères: Université Johns-Hopkins, Baltimore (1991, 1994); Université de Fribourg (1993); Université Northwestern, Evanston [Chicago] (1995, 1997–1999, 2005–2006); Université de California, Berkeley; Université de Toronto, Princeton; Christian Gauss Seminars in Criticism (1999); Institut Courtauld de Londres (1999); Staatliche Hochschule für Gestaltung, Karlsruhe (2000–2001); Kanazawa College of Art (2001); Université de Jérusalem (2003); Université libre de Berlin (2003); Université de Venise (2004); Université de Bâle, Université-Eikones NFS Bildkritik (2008, 2011); Centre allemand d'histoire de l'art de Paris (2010–2011); Université de Bruxelles, Facultés Universitaires Saint-Louis (2011), etc.

Georges Didi-Huberman a été également chercheur invité à l'École française de Rome en 1982 et 1984, pensionnaire à l'Académie de France à Rome (Villa Médicis, 1986–1987), chercheur invité à la Fondation Berenson de la Villa I Tatti à Florence (Institut universitaire européen, 1986–1987), en résidence à Paris (Centre national du livre, 1989–1990), à la School of Advanced Study de Londres (Warburg Institute, 1998–1999), au Getty Research Institute de Los Angeles (2000, 2002 et 2005), au Zentrum für Literaturforschung de Berlin (2004) et à l'Internationales Kolleg für Kulturtechnikforschung und Medienphilosophie de Weimar (2008–2009).

Didi-Huberman a été également commissaire d'exposition: L'Empreinte pour le Centre Georges-Pompidou (Paris, 1997, en collaboration avec Didier Semin); Fables du lieu, pour le Fresnoy - Studio national des arts contemporains (Tourcoing, 2001); Atlas au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía (Madrid, 2010).

Enfin, Georges Didi-Huberman est membre du Conseil artistique du Centre Georges-Pompidou, du Conseil scientifique de la Mission de préfiguration du Musée de l'Homme, des arts et des civilisations (Paris), Fellow of the Courtauld Institute of Art (Londres), membre honoraire du Center for Literature and Cultural Studies de Berlin et membre de différents comités éditoriaux (L'InactuelÉtudes photographiquesLes Cahiers du musée national d'art moderneJournal of Visual Culture, etc.)

Distinctions[modifier | modifier le code]

Georges Didi-Huberman est récipiendaire de nombreux prix: Prix Richtenberger (Institut de France, 1990)[réf. nécessaire]; Prix Hans-Reimer (Aby-Warburg-Stiftung de Hambourg, 1996)[réf. nécessaire]; Prix Houllevigue (Institut de France, 2000)[réf. nécessaire]; Alexander-von-Humboldt Research Award (2007)[réf. nécessaire]; Premio Internacional de Ensayo, Círculo de Bellas Artes (Madrid, 2008)[2]; Prix Napoli (2008, 2011)[réf. nécessaire]; Distinguished Lifetime Achievement Award for Writing on Art, College Art Association (2009)[3]; Internationaler Forschungsförderpreis of the Max-Weber-Stiftung at the Historisches Kolleg (Munich, 2014)[4]; Prix Gay-Lussac Humboldt (Berlin, 2006)[5]; prix Theodor-W.-Adorno (2015)[6].

Il a été également élu Professeur honoris causa de l'Universidad Nacional de Tres de Ferrero (Buenos Aires, 2014)[réf. nécessaire] et Docteur honoris causa de l'Université du Québec à Montréal (2014)[7].

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Invention de l’hystérie. Charcot et l’iconographie photographique de la Salpêtrière, Macula, 1982
  • Mémorandum de la peste. Le fléau d’imaginer, Christian Bourgois, 1983
  • La Peinture incarnée suivi du Chef-d'œuvre inconnu de Balzac, Minuit, 1985
  • Fra Angelico. Dissemblance et figuration, Flammarion, 1990
  • Devant l’image. Questions posées aux fins d'une histoire de l'art, Minuit, 1990
  • Ce que nous voyons, ce qui nous regarde, Minuit, 1992
  • Le Cube et le visage. Autour d’une sculpture d’Alberto Giacometti Macula, 1992
  • L'Empreinte du ciel, présentation des Caprices de la foudre, Éditions Antigone, 1994
  • La Ressemblance informe, ou Le gai savoir visuel selon Georges Bataille, Macula, 1995
  • Phasmes. Essais sur l'apparition, Minuit 1998
  • L’Étoilement, sur Simon Hantaï, Minuit, 1998
  • La Demeure, la souche, sur Pascal Convert, Minuit, 1999
  • Ouvrir Vénus. Nudité, rêve, cruauté, Gallimard, 1999
  • Devant le temps, Minuit, 2000
  • Être crâne, sur Giuseppe Penone, Minuit, 2000
  • L’Homme qui marchait dans la couleur, sur James Turrell, Minuit, 2001
  • Génie du non-lieu, sur Claudio Parmiggiani, Minuit, 2001
  • L’Image survivante, Minuit, 2002
  • Ninfa moderna. Essai sur le drapé tombé, Gallimard, 2002
  • Images malgré tout, Minuit, 2004
  • Gestes d’air et de pierre, Minuit, 2005
  • Le Danseur des solitudes, sur Israel Galván, Minuit, 2006
  • L'Image ouverte. Motifs de l'incarnation dans les arts visuels, Gallimard, 2007
  • La Ressemblance par contact, Minuit, 2008
  • Survivance des lucioles, Minuit, 2009
  • L'Œil de l'histoire
    • Tome 1 : Quand les images prennent position, Minuit, 2009
    • Tome 2 : Remontages du temps subi, Minuit, 2010 (ISBN 9782707321367)
    • Tome 3 : Atlas ou le gai savoir inquiet, Minuit, 2011
    • Tome 4 : Peuples exposés, peuples figurants, Minuit, 2012
    • Tome 5 : Passés cités par JLG, Minuit, 2015 (ISBN 9782707328489)
    • Tome 6 : Peuples en larmes, peuples en armes, Minuit, 2016 (ISBN 9782707329622)
  • Écorces, Minuit, 2011
  • L'Album de l'art à l'époque du « Musée imaginaire », Éditions Hazan, 2013
  • Sur le fil, Minuit, 2013 (ISBN 9782707322821)
  • Blancs soucis, Minuit, 2013 (ISBN 9782707322838)
  • Phalènes. Essais sur l'apparition, volume 2, Minuit, 2013
  • Sentir le Grisou, Minuit, 2014
  • Essayer voir, Minuit, 2014
  • Ninfa fluida. Essai sur le drapé-désir, Gallimard, coll. Art et artistes, 2015

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Revue Nunc, no 26, février 2012 - Cahier G. Didi-Huberman dirigé par Jérôme de Gramont - Éditions de Corlevour (sommaire du n° 26)
  • Penser par les images. Autour des travaux de Georges Didi-Hubermann, dir. Laurent Zimmermann, Cécile Defaut, 2006.
  • Devant les images. Penser l’art et l’histoire avec Georges Didi-Huberman, sous la direction de Thierry Davila et Pierre Sauvanet, Dijon, Les Presses du Réel, coll. « Perceptions », 2011.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]