Nelly Marez-Darley

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Nelly Marez-Darley
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signature de Nelly Marez-Darley

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Nelly Marez-Darley (Valenciennes, - Paris, 2001) est une peintre française de la nouvelle École de Paris dont l'œuvre, non figurative dans les années 1950 et 1960, réintroduit par la suite des éléments de figuration.

Biographie[modifier | modifier le code]

Très jeune, la peinture est pour Nelly Marez-Darley une vocation, « la grande aventure de sa vie ». Après avoir fréquenté l'École des Beaux-Arts de sa ville natale, à partir de 1924, elle entre à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris en 1928. Elle épouse Georges Darley en 1932. De 1932 à 1935 elle séjourne au Liban où naît son fils Bernard en 1935. Durant ce séjour, elle peint et ouvre une académie de peinture, exposant à Beyrouth en 1934 et, lors de voyages en Syrie et en Palestine, à Jérusalem en 1935. De retour à Paris elle y expose en 1938.

À partir de 1940 Nelly Marez-Darley s'installe à Alger, où elle côtoie le milieu intellectuel dominé par Albert Camus et Max-Pol Fouchet ainsi que le sculpteur Jean Peyrissac. En 1944, elle expose à Oran, à la galerie « Colline » de Robert Martin et à Alger, préfacée par Jean Alazard, conservateur du musée. Seule femme peintre aux armées, elle est envoyée à Baden-Baden pour « documentation artistique » après la capitulation allemande.

De retour à Paris en 1945, installée rue Campagne-Première, Nelly Marez-Darley se lie avec Alix Ghillain, traductrice en français du « Capital » de Karl Marx, le philosophe Bernard Groethuysen, Clara Malraux, les écrivains Francis Ponge et Jean Tardieu, les sculpteurs Simone Boisecq et Karl-Jean Longuet. Elle expose en 1946 à Paris. La galerie Breteau présente ses œuvres, désormais non figuratives, en 1949, préfacées par Clara Malraux. De 1950 à 1953 elle travaille au Maroc et expose à Casablanca .

Nelly Marez-Darley rentre définitivement à Paris en 1954. Elle fait la connaissance de Léon Zack et du sculpteur Étienne Hajdu, participe au Salon des Réalités Nouvelles et expose une nouvelle fois galerie Breteau en 1954. À la fin des années 1960 elle aborde les collages, puis dans la décennie suivante, les tentures-assemblages. Autour de 1970 la figure réapparaît dans ses peintures, régulièrement exposées dans les galeries parisiennes. La galerie Callu Merite présente par la suite ses œuvres en 1986, 1988 et 1998, tandis qu'un hommage lui est rendu au Centre Culturel de Valenciennes ainsi qu'au Centre Culturel Algérien en 1990.

Signature de Nelly Marez-Darley

Une exposition rétrospective de l'œuvre de Nelly Marez-Darley a lieu en 1999 au château de Gréoux-les-Bains. Elle exposera encore à Grenoble, Sausset-les-Pins, Toulouse, et devient un peintre permanent de la galerie Mischkind de Lille et de la galerie des Wantiers de Valenciennes. En 2002, une rétrospective de son œuvre a lieu à la Fondation Taylor à Paris. En 2007, exposition est présentée à Valenciennes sous le titre « La bataille des formes, le langage des matières ».

Œuvre[modifier | modifier le code]

L'enfant au bicorne, 1947
Noir d'ancre, 1958

Son œuvre s'ouvre sous le signe du réel. Portraits, scènes intimistes, objets, paysages, il s'agit au départ d'épuiser les thèmes venus d'un monde familier. C'est avec cet univers qu'elle rompt dans l'immédiat après-guerre, d'abord avec des toiles « cubisantes » puis avec des œuvres qui s'affranchissent de la figuration pour « aller plus loin dans l'intériorité de son univers ». Son œuvre se développe alors sous le signe de l'abstraction lyrique, enrichie d'une matière épaisse, granuleuse, où résonnent les substances d'une palette chargée d'ocres et de terres, de gris et de bleus, à travers des peintures que Marez-Darley qualifie d'« illimitations-matières ».

Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]

Monographies[modifier | modifier le code]

Catalogues et ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

  • Nelly Marez-Darley, textes de Michel Mathieu et Michel-Georges Bernard, Centre Culturel Algérien, Paris, 1990.
  • Gérald Schurr, Le guidardus de la peinture, Les éditions de l'amateur, 1993.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999, tome 9 p. 207 et 208 (article d'Alain Pizerra).
  • Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001, p. 805 et 806.
  • Lydia Harambourg, L'École de Paris, 1945-1965, Dictionnaire des peintres, Ides et Calendes, Neuchâtel, 1993 (ISBN 2-8258-0048-1); nouvelle édition, 2010, p. 327 (ISBN 978-2-8258-0241-0)

Lien externe[modifier | modifier le code]

[1] Texte d'Emmanuel Darley, 8 images.