Jean-Michel Atlan

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Jean-Michel Atlan
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Naissance
Décès
(à 47 ans)
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Jean-Michel Atlan, né le à Constantine (Algérie), et mort le à Paris, est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Atlan, d'origine judéo-berbère[1],[2], quitte l'Algérie pour Paris en 1930, où il étudie la philosophie à la Sorbonne. Il est professeur de philosophie au lycée de Laval en 1938 1939, puis, à la rentrée 1939, au lycée Condorcet à Paris. Dès la mi , il est déchu de la fonction publique par le nouveau recteur de l'Académie de Paris, Jérôme Carcopino, appliquant avec zèle le « statut des Juifs »[3], bien que celui ci n'ait pas de décret d'application.

En 1941, il commence à peindre, puis il est arrêté en 1942, à la fois pour son engagement dans la résistance et parce qu'il est juif. Mis en prison, il échappe aux camps d'extermination en simulant la folie. Interné, à l'instar de Léon Schwarz-Abrys, à l'hôpital Sainte-Anne, il en sort à la Libération. Il est ami avec Jean Duvignaud (époux de Clara Malraux), Alain Robbe-Grillet et René de Obaldia. Il se consacre désormais à la peinture et expose en 1944 au Salon des surindépendants dans un style expressionniste. Quelques mois plus tard, en , il publie un recueil de poèmes, Le Sang profond, qu'il illustre, et présente en une exposition à la galerie l'Arc-en-Ciel à Paris.

En 1946, Atlan rencontre Asger Jorn, puis rejoint le mouvement CoBrA[4] et se rapproche de l'abstraction. Cette même année 1946, Maeght publie l'ouvrage Description d'un Combat de Franz Kafka et dont les lithographies en noir ont été réalisées par Atlan. En 1955, il expose à la galerie Charpentier à Paris. Il est victime d'une hémorragie en 1959 pendant une exposition à Londres et meurt le , peu de temps avant de présenter ses toiles à New York.

Il avait épousé Denise Veron, morte le [5].

Style[modifier | modifier le code]

Il commence à peindre en 1944 sans ordre ou structure formelle préconçus, tout fasciné qu'il est par la matière rendue en empattements de couleurs, frottages et autres ratures comme dans Peinture (1947). Il ne se forge un style pensé qu'à partir de 1950, où l'informel cède la place à une organisation plastique[6].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Le Kahena
  • Composition
  • Le Roi David
  • Hérodiade
  • Carnaval
  • Los Incas
  • Le Roi Guerrier
  • Les Gémeaux
  • Le Scarabée
  • Maldoror
  • Nedroma
  • Rythmes africains
  • Sagittaire
  • Sumatra
  • Zodiaque

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Yvonne Deslandres, Pierre Waleffe, La Vie des grands peintres modernes, Éditions du Sud, 1964, p. 433
  2. Conseil des musées nationaux, Revue du Louvre: la revue des musées de France, Volume 58, 2008, p. 116
  3. P. Albertini, « Les juifs du lycée Condorcet dans la tourmente », in Vingtième Siècle. Revue d'histoire., no 92, p. 85, Presses de Sciences Po, Paris, octobre 2006 (ISSN 0294-1759), DOI:10.3917/ving.092.0081.
  4. Acronyme de Copenhague, Bruxelles et Amsterdam (1948-1951).
  5. « Carnet du jour », in Le Figaro, 6 juillet 2004.
  6. Dora Vallier, L'art abstrait, Hachette-Pluriel, 1980, p. 250, (ISBN 2-01-010051-4)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Verdet, Atlan, Le Musée de Poche, Paris, 1957
  • Bernard Dorival, essai de biographie artistique, Paris, Pierre Tisné, 1962
  • Michel Ragon, Atlan mon ami, 1948-1960, Paris, Éditions Galilée, 1989.
  • Jacques Polieri, Catalogue raisonné de l'œuvre complet d'Atlan, essai de biographie de Kenneth White, préface d'Alain Bondfand, Paris, Gallimard, 1996.
  • Marc Alyn, Atlan : Description d'un combat, Approches de l'art moderne, Bartillat, 2007.
  • Jean-Luc Nancy, Atlan : Les Détrempes, Paris, Hazan, 2010.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]