Musée départemental d'archéologie Jérôme-Carcopino

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Musée départemental d'archéologie Jérôme-Carcopino
Aleria, Rhyton, tête de chien.jpg
Informations générales
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Région
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Fort de Matra
20270 Aléria
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Le musée d'archéologie Jérôme-Carcopino est situé dans le fort de Matra à Aléria en Haute-Corse. Il relève de la Collectivité de Corse (issue de la fusion de la Région Corse et des deux départements)

Le fort de Matra[modifier | modifier le code]

Fort de Matra, musée départemental d'archéologie Jérôme-Carcopino.

Le fort de Matra a été classé en 1962 monument historique. Dès 1963, il a accueilli un dépôt archéologique, à la suite de la reprise des fouilles archéologiques du site de la nécropole préromaine et de la ville antique d'Aléria, toute proche. Il est devenu "musée de France".

Historique[modifier | modifier le code]

Son histoire est liée à celle des fouilles de l'antique nécropole d'Alalia : de dépôt archéologique primitif, il va rapidement de statut car en 1969, on donne le nom du grand historien de la Rome antique, Jérôme Carcopino au musée installé de fait entre les murs du fort de Matra. On lui doit en effet d'avoir joué positivement de son influence pour que les actions engagées bénéficient de subsides. Si ce choix peut apparaître comme étant sujet à critique, en raison du rôle actif de ce personnage au sein de l'administration de Vichy, durant la seconde guerre mondiale, il faut bien considérer toutefois que la Justice n'a jamais condamné cet éminent savant et que c'est André Malraux qui aurait fait le choix de cette dédicace.

Enfin, en 1978 il devient musée départemental avant d'intégrer la Collectivité de Corse, au 1erjanvier 2018.

Collections permanentes[modifier | modifier le code]

Les collections permanentes sont réparties en quatre salles et 31 vitrines. Au premier étage, les salles d'exposition relatent quinze siècles de l'histoire d'Aléria et de la Corse, depuis la Protohistoire jusqu'à la fin de l'Empire romain.

Les objets exposés présentent un grand intérêt du point de vue archéologique, non seulement pour la compréhension de la Corse préhistorique et antique, mais aussi pour la connaissance des civilisations du bassin de la Méditerranée, notamment la civilisation étrusque.

Cour du musée[modifier | modifier le code]

Dans la cour du musée on peut voir une statue de lion. Elle a été découverte en 1975 sur la colline du site archéologique. Les statues de lion gardaient souvent l'entrée des plus belles tombes étrusques (IVe siècle av notre ère).

Lion étrusque
Plat étrusque de Genucilia

Petit plat étrusque à tige de Genucilia : C'est un plat à offrande représentant un profil féminin. entouré d'un motif de vagues. Il est daté de la seconde moitié du IVe siècle av. J.-C.. Un exemplaire conservé à la Providence aux États-Unis porte ce nom gravé (Poplia Genucilia), sans doute le nom de la propriétaire de l'officin.

Œnochoés étrusques

Œnochoés étrusques : ces œnochoés de confection étrusque représentent un personnage ailé entouré de femmes utilisent la technique de la céramique surpeinte.[1]

Cratère attique à figures rouges représentant Dionysos.

Cratère attique à colonnettes : Dionysos est représenté tenant un thyrse. La figure du dieu, majestueuse, s'impose au centre. Il est représenté dans la force de l'âge, avec une barbe et une chevelure abondantes. Il est entouré de deux ménades.

Kylix attique à figures rouges.

Kylix attique à figures rouges : Cette coupe de grand diamètre (34 cm) est présentée à l'envers. Il représente une scène palestre : des athlètes tiennent des javelots sont représentés en nudité héroïque et prenant des poses cambrées. Sous les anses se développe un riche décor de palmettes finement travaillées.

Collier carthaginois en pâte de verre (IVe siècle av. J.-C.)

Collier carthaginois en pâte de verre : Le pendentif est peut-être à rapprocher du Dieu égyptien Bès, protecteur du foyer. Sa laideur permettrait d'éloigner le mauvais œil. Il est daté du IVe siècle av. notre ère.[2]

Cratère attique à figures rouge.

Cratère attique à figures rouge : Ce cratère est daté du première moitié du Ve siècle av. J.-C.. On y voit quatre personnages : le dieu Dionysos préside les vendanges. Il est représenté debout, tenant un thyrse. Il est le seul à être habillé. Son attitude noble contraste avec les satyres, indécents et burlesques. Un des satyres porte une hotte de raisin. Il louche et parait hilare. Un autre satyre foule les raisins dans une corbeille.

Skyphos à la chouette

Skyphos à la chouette : Le skyphos est un vase à boire. Celui-ci est daté du Ve siècle av. J.-C.. Un rameau d'olivier se trouve de chaque côté de la chouette, qui est l'un des attributs de la déesse Athéna, protectrice d'Athènes.

Kylix à figures rouges

Kylix à figures rouges : Le satyre se dirige en courant vers un grand cratère. Il tient à sa main un canthare, un vase destiné à boire le vin. Il porte également une outre sur son épaule. Le satyre est l'une des figures emblématiques du cortège du dieu Dionysos.

Rhyton attique à tête de mulet : Le rhyton est un vase à boire. Celui-ci représente un mulet très expressif : il a les oreilles couchées en arrière, la bouche ouverte, les naseaux écarquillés et les yeux exorbités. Les scènes représentées sur le col du vase font allusion à un banquet dionysiaque : on y voit trois personnages en train de danser, jouer de la lyre, chanter et boire du vin.

Rhyton attique à tête de chien : Cette belle tête de chien provient du même atelier que le rhyton à tête de mulet. Les personnages représentés lors d'un banquet sur le col du vase sont d'ailleurs identiques. Le vase est l'œuvre d'un certain Brygos. C'est le nom du potier. Le nom du peintre lui ne nous est pas parvenu.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. sous la direction de Joseph Cesari, Corse antique, guides archéologiques de la France, Paris, Editions du Patrimoine, , 120 p. (ISBN 978-2-7577-0035-8)
  2. Marie-Laure Marquelet, Alalia-Aleria, musée d'Aleria, Scéren-CRDP de Corse, , 49 p. (ISBN 978-286-620-264-4)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]