Monterfil

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Monterfil
L'église Saint-Étienne.
L'église Saint-Étienne.
Blason de Monterfil
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Montfort-sur-Meu
Intercommunalité Communauté de communes de Brocéliande
Maire
Mandat
Michel Duault
2014-2020
Code postal 35160
Code commune 35187
Démographie
Population
municipale
1 322 hab. (2012)
Densité 78 hab./km2
Population
aire urbaine
28 707 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 00″ N 1° 58′ 39″ O / 48.0666666667, -1.977548° 04′ 00″ Nord 1° 58′ 39″ Ouest / 48.0666666667, -1.9775  
Altitude 90 m (min. : 32 m) (max. : 132 m)
Superficie 16,94 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.monterfil.fr

Monterfil est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne. Son nom gallo est Monsterfil ou Montefi. Son nom en breton est Mousterfil.

Géographie[modifier | modifier le code]

À 24 km à l'ouest de Rennes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Aussi loin que nous pouvons remonter dans le temps, Monterfil était recouvert par la forêt de Brocéliande (Brécilien). La vie s'organisait dans les clairières, là où la végétation, du fait des affleurements rocheux, était moins dense. Les premières traces de Monterfil apparaissent au VIIe siècle avec l'arrivée des évangélisateurs bretons, irlandais et gallois. Sur les traces de saint Malo, d'autres évangélisateurs vont aller convertir l'intérieur du Pays. Saint MAELMON alors évêque d'ALETH (Saint-Seravn), ancien évêché de Saint-Malo, fonde un hôpital et une chapelle sur le territoire de Monterfil, et ceci avec les largesses du roi JUDICAEL, roi de Bretagne et de Domnonée (château de Boutavent). Cette chapelle était dédiée à saint Étienne.

Monterfil sera rattaché au diocèse de Saint-Malo jusqu'en 1800, alors que Rennes n'est qu'à 25 km, preuve que l'évangélisation du pays a eu lieu à partir de Saint-Malo. Au XIIe siècle, les chanoines réguliers de l'abbaye de MONTFORT fondent un prieuré à Monterfil.

Avant 1789[modifier | modifier le code]

Une famille seigneuriale qui porte son nom : les sires de Monterfil jouèrent un certain rôle en Bretagne aux XIVe et XVe siècles (voir dom Morice, Preuves de l'histoire de Bretagne). Le château de cette famille était sensiblement à l'emplacement du château du Logis actuellement. Ce château avait droit de haute justice. Vers 1560, l'histoire nous apprend que sous le règne de François II et de Charles IX, la fureur des calvinistes éclata en rébellion ouverte. Les hérétiques s'étaient répandus dans toute la France et allumèrent partout une guerre civile. Dans leurs incursions, ils dévastaient et brûlaient les églises dont la première église de Monterfil (Saint-Étienne). Les registres paroissiaux de Monterfil et des communes environnantes ayant été portés au château de Comper pour y être brûlés, il est certain qu'on ne trouve aucun registre antérieur à 1588 dans toutes ces paroisses. Non seulement les églises, mais les prêtres, les religieux, les religieuses, rien n'échappait à la fureur de ces « impies ». Nous avons dans cette paroisse de Monterfil des preuves de la cruauté des calvinistes qu'on y appelait comme ailleurs « huguenots. » Près du village de LA CLOPINAIS et devant celui de Saint-Ahan est un endroit nommé « la fosse aux Dames » où ces impies massacrèrent et enterrèrent deux religieuses de Saint-Georges (palais Saint-Georges à Rennes) qui faisaient demeure au presbytère près de la chapelle de ce village.

En 1570, un descendant des sires de Monterfil, JEHAN DE LA VILLEHUÉ s'en va guerroyer dans le Midi de la France contre les huguenots. Or il arriva que se trouvant dans les environs de CAHORS, capitale du QUERCY, le vaillant et pieux gentilhomme tomba dans une embuscade où il devait périr avec tous les siens. Le guerrier dans la vivacité de sa loi bretonne, implora la protection de saint Genulphe (saint Genou) ancien évêque de Cahors au IIIe siècle « qui était en grande vénération dans ces contrées ». Il fit vœu de lui bâtir une église s'il obtient la vie sauve pour lui et pour ses hommes (vitrail sud de l'église actuelle, au dessus de l'orgue). Sorti vainqueur du combat et de retour sur ses terres, le seigneur de Monterfil se mit en mesure d'accomplir son vœu, une église. Il voulut que saint Genou fût le premier patron de cette église qui se trouve achevée en 1576, à l'emplacement de la chapelle primitive (près de la fontaine et chapelle Saint-Genou actuelles).

JEHAN DE LA VILLEHUÉ fit également creuser un fossé appelé « fosse Saint-Genou. » Au XVIe siècle, ce fossé délimitait l'ancien fief seigneurial de Monterfil. Des tronçons étaient encore visibles entre le BURON et la LOIE avant le remembrement (limite MONTERFIL-IFFENDIC).

Révolution[modifier | modifier le code]

En 1789, les combats entre « Chouans » et républicains se répandent dans notre région. Monterfil n'est pas épargné, comme en témoignent les recensements de la population au début et à la fin de la Révolution. C'est à cette époque de la Révolution française que remonte le surnom de « Chouans » donné aux habitants de Monterfil et encore tenace à la fin du XXe siècle.

Toujours d'après la tradition orale (père Paul Bougeard de la Bétangeais) un cimetière aurait été ouvert à ces moments afin de recevoir les nombreuses victimes des combats locaux, le cimetière paroissial situé à l'emplacement du Sacré-Cœur actuel s'avérant trop petit. Ce cimetière « CHOUAN » se situerait à gauche de la route de la Bétangeais en direction du Chêne à environ 300 m de la Bétangeais. Avant le remembrement (1964) un carré de 20 m de côté était taluté sur trois de ses côtés et figurait sur les cadastres de la commune. Il reste actuellement quelques châtaigniers à cet emplacement.

L'abbé Delorme, curé de Monterfil, prêtre réfractaire à la révolution doit fuir la paroisse. Il se réfugie à Jersey, il emmène avec lui les archives paroissiales en date depuis 1588, il va les déchiffrer et les traduire en français moderne. Toutes les naissances seront classées par ordre alphabétique. Ce document est conservé aux archives départementales d'Ille-et-Vilaine. Jusqu'à cette époque, Monterfil ne possédait aucune voie de communication. Seuls le chemins creux, souvent impraticables six mois de l'année, servaient de desserte aux habitants. Dans ces conditions, les habitants de la commune vivaient en autarcie et les échanges se limitaient aux communes voisines de TREFFENDEL, SAINT-PERAN et à la côtière d'IFFENDIC.

Monterfil en 1822[modifier | modifier le code]

857 habitants cette année-là, non compris les habitants du château du Logis, famille De la Bintinaye 54 villages ou hameaux, 270 constructions. Trois moulins à eau : Ménilou-Bonnais, Le Lieu D'Abas et La Vallée de l'Arche. Surface de la commune 1694 ha, répartie comme suit : labour 897 ha , prairies 160 ha , bois 32 ha, vergers et jardins 25 ha, landes et incultes 480 ha, étang 3 ha, délaissées 91 ha.

En 1868 un recensement établit une liste de 95 infirmes et indigents dont 5 mendiants et 90 « pauvres honteux. » Terme employé pour designer les personnes bénéficiant de l'assistance d'un médecin gratuitement.

Histoire de la modernité de Monterfil[modifier | modifier le code]

Il ne s'agit pas ici de retracer dans le détail les transformations qui ont marqué l'évolution de notre commune. Elles ont amélioré la vie des habitants de Monterfil très progressivement. Rappelons simplement les dates importantes qui ont jalonné le XIXe et le XXe siècle.

Se reportant aux années 1830, Monterfil est vierge de toute modernité : pas de voie de communication, en clair aucune route, pas d'école, pas d'électricité encore moins de téléphone; pas d'eau au robinet; et ne parlons pas des salles et terrains de sports ou salle multifonction car ceci est un luxe pour gens fortunés c'est à dire la noblesse et les bourgeois. La seule chose que l'on peut remarquer est un changement de mentalité. Elle voit le jour avec les années qui suivent la Révolution. D'abord la naissance des communes (1789) sur les limites des paroisses. L'instauration des conseils municipaux prend peu à peu ses marques par rapport au « Conseil de Fabrique. » Ce dernier est composé de trois ordres : la noblesse, le clergé et les représentants des paroissiens qui eux, sont souvent soumis aux deux premiers. Cette entité disparaît en 1905 avec les lois de séparation de l'Église et de l'État. Les documents d'époque l'attestent. L'apparition de nouvelles élites s'affirme au fil des années, tout en gardant le positif de la révolution, c'est à dire améliorer les conditions de vie du peuple. Parallèlement la noblesse perd de son influence et quelques fois se ruine mais de nouveaux riches apparaissent. L'industrialisation et le commerce deviennent florissants. Monterfil en est un exemple avec la famille Oberthür, elle fait fortune dans l'imprimerie et la fabrique de brosses. Elle est très influente sur la commune pendant plus d'un siècle.

Retrouvez la suite de Monterfil sur son site www.monterfil.fr


Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Monterfil Blason D'argent à trois fasce de gueules à l'épée renversée d'argent garnie d'or planté dans une montagne de sable, l'épée senestré d'un moucheture d'hermine de sable[1].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1779 1813 Julien Duault   Laboureur(désigné par le sous-préfet)
1813 1833 Pierre Morand   Marchand (désigné par le sous-préfet)
1833 1855 Mathurin Chollet   Laboureur
1855 1871 Julien Duault   Laboureur (assassiné le 13/10/1871
1871 1904 Charles Oberthür   Imprimeur
1904 1906 Emmanuel Soufflet   Commerçant
1906 1945 Louis-Gabriel Oberthür   Propriétaire terrien
1945 1965 Pierre Leborgne   Jardinier horticulteur
1965 1977 Pierre Lefeuvre   Agriculteur
1977 1983 Pierre Rubin   Agriculteur
1983 1995 Pierre Paviot   Professeur
1995 2007 Georges Duvivier    
2007 2014 Ghislaine Perrault[2]   Mère au foyer
2014 en cours Michel Duault   Cadre commercial
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 322 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
850 786 868 880 881 825 802 853 870
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
887 800 866 852 875 917 927 944 916
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
919 901 860 788 787 768 750 733 704
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
639 594 720 868 915 978 1 104 1 122 1 273
2012 - - - - - - - -
1 322 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Transports[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune ne compte aucun monument historique. On peut cependant noter :

  • L’église Saint-Genou-et-Saint-Étienne (vers 1860). Cette église remplace une église ancienne qui datait du XVIe siècle. Cette dernière ayant elle-même, au dire d'une légende, remplacé une église construite par Jehan de la Villehué seigneur de Monterfil et incendiée par les huguenots. Les armes des seigneurs de Monterfil et de leurs alliances étaient jadis visibles sur plusieurs chapiteaux de l'église dont l'un daté de 1576 (saint Genou est le premier évêque de Cahors au milieu du IIIe siècle).
  • La chapelle Saint-Genou, monument-aux-morts et fontaine, est une charmante petite chapelle, élevée en l'honneur des morts de la guerre de 1914-1918, au-dessus de la fontaine Saint-Genou. Elle a été construite par l'architecte Hyacinthe Perrin, à la demande du maire Louis Oberthür et bénite en 1926 par le cardinal Charost, archevêque de Rennes.
  • La croix, aux armes des seigneurs de Monterfil, se dresse dans le cimetière.
  • Le château du Logis [5](XIXe siècle) avec son parc dessiné par les frères Denis et Eugène Bühler
  • Les moulins à eau de Bonnais, d'Abas et de l'Arche.

La Gallésie en fête[modifier | modifier le code]

  • La Gallésie en fête festival organisé depuis plus de trente ans autour de la culture gallèse : musique, danse, contes, jeux traditionnels, gastronomie[6]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.monterfil.fr/
  2. « Ils ont été élus maires », Dimanche Ouest-France (éd. Ille-et-Vilaine), no 535,‎ , p. 10-13 (ISSN 1285-7688)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  5. « Château du Logis », sur Glad (consulté le 8 avril 2014)
  6. Site du festival


Liens externes[modifier | modifier le code]

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