Saint-Péran

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Saint-Péran
Saint-Péran
L'église
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Intercommunalité Communauté de communes de Brocéliande
Maire
Mandat
Isabelle Goven
2020-2026
Code postal 35380
Code commune 35305
Démographie
Gentilé Saint-Péranais, Saint-Péranaise
Population
municipale
414 hab. (2018 en augmentation de 8,38 % par rapport à 2013)
Densité 44 hab./km2
Population
agglomération
15 104 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 03′ 19″ nord, 2° 03′ 18″ ouest
Altitude 130 m
Min. 84 m
Max. 160 m
Superficie 9,37 km2
Élections
Départementales Canton de Montfort-sur-Meu
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site de la commune

Saint-Péran est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située au cœur de la Forêt de Brocéliande à 30 Km à l'ouest de Rennes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Sainct-Peran en 1467. Son nom vient de saint Péran, dit aussi saint Piran.

Histoire[modifier | modifier le code]

Aujourd’hui sur la lisière de la forêt de Paimpont, mais jadis perdu dans les grands bois de BROCELIANDE, Saint-Péran était au moyen-âge un petit prieuré membre de l’Abbaye de Montfort-sur-Meu, situé dans la paroisse de Paimpont.

Il semble probable que le prieuré de Saint-Péran fût fondé par les seigneurs de Lohéac, qui possédaient alors la partie de la paroisse de Paimpont où se trouvait ce petit monastère. Il devait même être établi en 1257, lorsque Guillaume de Lohéac donna aux chanoines réguliers de Montfort-sur-Meu le droit d’usage de la forêt de Brocéliande. En 1467, la Charte de Brécilien mentionne ce privilège des prieurs de Saint-Péran et voici comment elle s’exprime :

“L’Abbé de Montfort-sur-Meu, comme prieur du prieuré de Saint-Péran, situé en la forêt de Brécilien, a usage au quartier de ladite forest qu’on appelle Lohéac, scavoir, pasnage, pesson et herbage à toutes bestes qu’il tiendra et aura en ladite mestairie et qui lui appartiennent, lesquelles il pourra faire conduire et mener en ladite forest, par son valet, non par mestaier ayant part esdictes bestes, sans les ecrires ny rien en noier…. Aussi peut ledit Abbé prendre pour son chauffage du bois tant chaist que abattu par pied, s’il n’entrouve de chaist ; et pour les édifices et réparations de son dit prieuré et des clostures d’icely peut prendre et faire abattre bois convenable pour ce faire et en user audit prieuré seulement…. même, ledit valet, demeurant audit prieuré, peut, si bon lui semble, prendre et abattre bois pour faire charrette, charretis et roue, et en user au labourrage audit prieuré seulement.”

Ce texte, dont nous avons conservé l’originalité permettant ainsi de s’apercevoir de l’évolution de la langue française, a son importance, il nous confirme que le prieuré de Saint-Péran fut fondé par les seigneurs de Lohéac ; il nous apprend en outre, qu’au XV° siècle ce prieuré n’était plus habité par des moines, mais uni à la mense abbatiale, puisque l’Abbé de Montfort-sur-Meu en était lui-même le prieur; c’était seulement alors une métairie avec chapelle.

Aussi les chanoines de Montfort-sur-Meu ne firent-ils pas difficultés d’aliéner le prieuré de Saint-Péran, probablement durant le XVI° siècle, qui vit s’effectuer tant de ventes en ce genre.

Les habitants de Saint-Péran sollicitèrent de l’évêque de St-Malo l’érection d’une trêve en leur faveur. Monseigneur du Bec y consentit et érigea le la chapelle de Saint-Péran en “église succursale de Paimpont, ayant fonts baptismaux et droit de sépultures”, à la condition toutefois que les habitants entretiendraient cette église et doteraient convenablement leur curé, nommé par le recteur de Paimpont. Il ajouta que le curé de Saint-Péran devrait venir chaque année avec ses tréviens faire ses pâques à l’église de Paimpont. (N.B : à cette époque le chef de paroisse s’appelait RECTEUR, et les vicaires, s’appelaient CURES.)

On donna immédiatement au nouveau curé de Saint-Péran deux pièces de terre valant en 1661 environ 200 livres de rentes ; plus tard on lui assura une autre rente de 120 livres et un logement convenable ; il eut aussi la jouissance de l’utilité de l’église de Saint-Péran dite fillette de Paimpont. Ce n’est qu’en 1677 que les chanoines réguliers de Paimpont achetèrent l’ancien prieuré de Saint-Péran qui avait d’abord été vendu à des séculiers.

Le “Pouillé”, manuscrit de Saint-Malo (1739-1767), nous dit qu’à cette époque, Saint-Péran, trêve de Paimpont, contenait deux cents communiants et avait pour décimateur l’Abbé de Paimpont. “Cette trêve est desservie par un prêtre séculier amovible; on y administre tous les sacrements et l’on y fait toutes les fonctions curiales, mais le curé vient avec les tréviens faire ses pasques à Paimpont.”

Cet état de choses dura jusqu’à la Révolution, et en 1803 Saint-Péran fut érigée en paroisse.

L’église actuelle remonte pour l’essentiel au début du 18ème siècle (1709-1730). Elle est en forme de croix, avec choeur à pans coupés, et renferme une vieille tombe armoriée de trois huchets et une statuette légendaire de la Sainte Vierge placée dans la muraille et accompagnée d’une inscription en latin.

La tradition locale conte que deux évêques vinrent à Saint-Péran et transférèrent solennellement eux-mêmes cette statuette en 1661 de la forêt de Paimpont en l’église de Saint-Péran.

La confrérie du Rosaire fut érigée en cette église le ; il s’y trouvait, en outre, trois ou quatre fondations au siècle dernier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1855 mai 1888 Charles Rallé    
mai 1888 mai 1932 Edmond Rawle    
mai 1932 1945 Armand Rénimel   Boucher
1945 mars 1965 Félix Ferron    
mars 1965 mars 1989 Bernard Méhault   Artisan, maire honoraire
mars 1989 janvier 2000
(démission)
Vincent Régnault   Ancien secrétaire de mairie
janvier 2000 mars 2008 Ronan Guéblez   Ingénieur agronome à l'ITP du Rheu
mars 2008 mars 2014 Loïc Richard   Artisan en travaux publics, maire honoraire
mars 2014 25 mai 2020 Maurice Renault[1] SE Cadre comptable retraité
25 mai 2020 En cours Isabelle Goven[2]   Directrice de SSIAD
Les données manquantes sont à compléter.

Equipe Municipale Actuelle

Isabelle GOVEN, Maire

Eric THOMAS, Premier adjoint, est chargé de l’urbanisme, de la voirie et du bâtiment

Estelle GUILMAIN, Deuxième adjointe à l’environnement, le patrimoine et la culture

Arnaud Duval, Conseiller

Anthoine Berhault, Conseiller

Christopher LEGIGAN, Conseiller

Franck Lesage, Conseiller

Gildas Merel, Conseiller

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].

En 2018, la commune comptait 414 habitants[Note 1], en augmentation de 8,38 % par rapport à 2013 (Ille-et-Vilaine : +4,83 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
311301513346299287291318361
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
351370387381360402377352329
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
344341344283291309278272239
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
210209168160169196282336395
2018 - - - - - - - -
414--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Transports[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La qualité architecturale du bourg réside dans la polychromie des matériaux de construction, dont les maçonneries traditionnelles à gros moellons sont dominées par le rose du grès de Corrouët.

  • Église de Saint-Péran, bâtie au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, en schiste rouge à l'image des églises du pays de Montfort, elle possède un porche d'entrée appuyé sur deux gros piliers cylindriques.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « L'annuaire des élus 2014 d'Ille-et-Vilaine », Dimanche Ouest-France, 20 avril 2014
  2. « Saint-Péran. La nouvelle équipe municipale a été installée », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.


Liens externes[modifier | modifier le code]