Montaut (Gers)

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Montaut
Image illustrative de l'article Montaut (Gers)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nom de région ou de collectivité mal rédigé ou absent pour en savoir plus cliquez-ici ou pour l'outre-mer cliquez-ici. Par défaut, la carte de géolocalisation est celle de la France métropolitaine.
Département Gers
Arrondissement Mirande
Canton Mirande-Astarac
Intercommunalité Communauté de communes Astarac Arros en Gascogne
Maire
Mandat
Christian Daujan
2014-2020
Code postal 32300
Code commune 32278
Démographie
Gentilé Montois
Population
municipale
111 hab. (2013)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 23′ 42″ Nord 0° 25′ 13″ Est / 43.395, 0.4203
Altitude Min. 180 m – Max. 262 m
Superficie 8,48 km2
Localisation

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Montaut

Montaut (Montaut en gascon), également nommée localement Montaut-d'Astarac, est une commune française située dans le département du Gers en Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Montaut est située en Astarac près de Mirande.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire s'étend sur trois vallées, entre la Baïse et la Baïsole. Ces vallées sont typiques de l'Astarac. Le village est situé sur une crête dominant la vallée du Haget, à proximité de la motte castrale de l'ancien château.

Le paysage de la commune a été profondément modifié à la suite du remembrement effectué dans les années 1960.

Vue aérienne de Montaut en 1963, avant le remembrement Vue aérienne de Montaut en 1968, après le remembrement Vue aérienne de Montaut aujourd'hui
Montaut 1963.jpg
(cliquer sur l'image pour agrandir)
On distingue encore les anciennes parcelles
Montaut 1968.jpg
(cliquer sur l'image pour agrandir)
Montaut 2011.png
(cliquer sur l'image pour agrandir)

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Digue sur la Baïse à Montaut - Quartier du Marguils

Le versant le plus long de Montaut est irrigué par la Baïsole. La Baïse traverse l'ouest du territoire de la commune (quartier du Marguils). Le ruisseau du Haget s'écoule entre ces deux vallées, avant de rejoindre la Baïse au nord de la commune.

Deux ouvrages hydrauliques ponctuent respectivement la Baïse et la Baïsole. Leur énergie servait à l'origine à moudre les céréales dans les deux moulins à eau du village, ainsi qu'à faire tourner des scieries.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route départementale RD569 (de Saint Michel à Sainte-Aurence-Cazaux) au niveau du village, et par la RD211 (de Saint-Michel à Barcugnan) dans la vallée du Haget.

La commune dispose d'un central téléphonique équipé pour l'internet ADSL2+ (central 32278MTA).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Montaut provient de "Monte Alto" ou "Mont Altus", soit littéralement "mont élevé", en référence au site de la motte castrale du château primitif.

L'endonyme Montaut-d'Astarac permet de ne pas confondre la commune avec Montaut-les-Créneaux, également dans le Gers. Cet endonyme est utilisé par la préfecture[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ancien château de Montaut[modifier | modifier le code]

Les premières traces écrites mentionnant des fortifications seigneuriales à Montaut remontent à 1210 (cartulaire de Berdoues, acte 628). Le château a été bâti sur une motte castrale circulaire, comme on peut en trouver dans de nombreux villages alentours (Sainte-Aurence-Cazaux, Barcugnan...).

Le site a probablement été remanié plusieurs fois jusqu'à nos jours. Il subsiste encore la plateforme sommitale. Elle est surmontée aujourd'hui d'un corps de ferme récent (XVIIe/XVIIIe), dont un angle de façade en galets et briques de terre cuite daterait du XIVe. On retrouve la même technique de construction sur les remparts de Trie-sur-Baïse élevés à la suite d'un acte de paréage conclu en 1323 (Fortifications seigneuriales et résidences aristocratiques gasconnes dans l'ancien comté d'Astarac entre le Xème et le XVIème siècle, Nicolas Guinaudeau, 2012).

La chapelle, aujourd'hui église Saint-André, était rattachée à ce château. Les traces d'une autre église et d'un cimetière ont été identifiés au nord du village. Les ossements provenant de cet ancien cimetière ont été déplacés dans l'actuel.

L'ancien moulin à vent[modifier | modifier le code]

Sur une motte élevée située au nord du village, le cadastre Napoléonien montre l’existence, jusqu'à au moins 1890, d'un moulin à vent, dont il ne reste aujourd'hui que des meules en pierre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1792 1793 André Coulon    
1793 1796 Simon Poudensan    
1796 1798 Augustin Larthet    
1798 1799 Simon Poudensan    
1799 1800 Jean Lasmezas    
1800 1805 Jean Carrau    
1805 1808 Jean-Marie Debarry    
1808 1815 Augustin Larthet    
1815 1820 Jean-Marie Debarry    
1820 1824 Augustin Larthet   décédé le 5 octobre 1824
1825 1837 Jean Larthet    
1837 1848 Mathieu, Oppotuné Debarry    
1848 1850 Jean Larthet    
1850 1852 Jean-Marie Paris    
1852 1855 Paul Peres    
1855 1860 Jean-Marie Paris    
1860 1862 Sylvain Bataille    
1862 1870 François Danton    
1870 1878 Jacques, François Larthet    
1878 1881 François Peres    
1881 1882 François Daujan   décédé le 29 octobre 1882
1882 1884 Jacques, François Larthet   par intérim
1884 1888 Laurent Ader    
1888 1892 Jacques Larthet    
1892 1907 Laurent Ader    
1907 1908 Mesmin Larthet    
1908 1919 Hyppolyte Gourgues    
1919 1929 Noël Poudensan    
1929 1945 Roger Danton DVG éleveur cultivateur
1945 1983 René Poudensan DVD charcutier
1983 2001 André Daujan   éleveur cultivateur
2001 en cours Christian Daujan   éleveur cultivateur

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Montois[3].

En 2013, la commune comptait 111 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
292 223 291 245 394 371 420 348 357
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
380 370 361 341 337 309 299 272 271
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
261 262 246 242 239 234 232 233 216
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 2013
201 179 154 134 117 119 118 112 111
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-André est un édifice roman.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture du Gers, section Les communes.
  2. Source : Mairie de Montaut, consultée le 8 août 2014
  3. Nom des habitants des communes françaises sur le site Habitants.fr, consulté le 11 octobre 2013.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.