Molagnies

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Molagnies
Molagnies
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Gournay-en-Bray
Intercommunalité Communauté de communes des Quatre Rivières
Maire
Mandat
Christian Ducrocq
2014-2020
Code postal 76220
Code commune 76440
Démographie
Gentilé Menneviens
Population
municipale
171 hab. (2015 en diminution de 2,84 % par rapport à 2010)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 16″ nord, 1° 43′ 24″ est
Altitude Min. 97 m
Max. 183 m
Superficie 4,65 km2
Localisation

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Molagnies est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie (anc. Haute-Normandie).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur un point élevée entre deux rivières et sur des marécages.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (novembre 2018)

Le nom du lieu est attesté sous la forme Moullangnies en 1240[1].

L'historien local Nicolas René Potin de la Mairie (1786 - 1863), indique que le nom de Molagnies, d'origine celtique, vient de la nature de son terrain sablonneux et aquatique en même temps. Il est formé de mol « sable », et de ag et ez, ou aix « eau, marais » [2].

Les dictionnaires de Georges Dottin (1863 - 1923), un des fondateurs des études celtiques en France, et de Xavier Delamarre ne mentionnent aucun mot gaulois d'origine celtique continental *mol, *ag, *ez, *aix[3],[4]. Pour Xavier Delamarre, il existe bien un thème ago- mais il a le sens de « combat, lutte »[5], quant à aix fréquent en toponymie (mais absent de la toponymie normande), il procède du latin aqua « eau » à l'ablatif locatif pluriel, c'est-à-dire aquis « les eaux (d'ici) » (cf. Aix-en-Provence, Aquis in Provincia en 1250). En outre, le *Molagez ou *Molagaix de Potin de la Mairie n'explique pas le groupe gn de Molagnies, puisqu'il cite une forme Moulanguies (sans date, Coutume de Normandie)[2] et ne tient pas compte du nom moderne en -agnies [aɲi] dans son hypothèse. Le Dictionnaire topographique du département de la Seine-Maritime rectifie cette forme en Moulleugnies et donne la date de 1240, issue selon lui de l'ouvrage de Potin[6]. La forme a été lue Moullangnies par François de Beaurepaire[7].

Il s'agit d'une formation toponymique gallo-romane ou du haut Moyen Âge en -iacas, forme à l'accusatif pluriel du plus fréquent -(i)acum, suffixe d'origine celtique (gauloise) localisant à l'origine, puis marqueur de la propriété, rallongé en -iniacas, suffixe qui a acquis peu à peu son autonomie. -iniacas a régulièrement évolué en -(i)/-(a)nies, formes caractéristiques du nord de la France et de la Belgique[8],[9].

Le premier élément Mola- représente un anthroponyme, ce qui est toujours le cas pour ce genre de formation. François de Beaurepaire propose Motilo /-one, nom de personne de type germanique[10], hypothèse reprise par René Lepelley[11].

Remarque : l'identification du suffixe -iacas repose sur les formes anciennes des autres toponymes du nord de la France et de Belgique présentant cette terminaison -ies (qui a pu évoluer ultérieurement en -ier, -(i)ez, voire -ois), par exemple Landrecies (Nord, Landrecias 1142, nom de personne germanique Landerik), Romeries (Nord, Romerias 1046, nom de personne germanique Hrotmar), Guiseniers (Eure, Gisimacas lire *Gisiniacas, Gisiniacus 1025, Guisegnies 1235, Gysegnies 1237, nom de personne germanique Giso), etc.[12],[13], tous basés sur un nom de personne germanique.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Molagnies est formée de la fusion des anciennes communes de Humermont et Saint-Mennevieux qui s'est appelé ensuite « Saint-Mennevieux » puis « Saint-Menevieux-Molagny ».

Les chanoines de Gerberoy y avait droit de haute, moyenne et basse justice.

Au XVe siècle le seigneur du lieu est Jean Aubert († 8 mai 1504), écuyer, seigneur d'Eury, de Fresnoy, d'Hincourt, de Grocourt, de Boutavant et de Molagnies[2]. Fils d'Erard Aubert et de Colette Clabaut, il épousa Guillemette de Passeliers.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Pierre Louis Hénin    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 30 avril 2014)
Christian Ducrocq   Président de la CC du Bray-Normand (2011 → )
Réélu pour lemandat 2014-2020[14]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2015, la commune comptait 171 habitants[Note 1], en diminution de 2,84 % par rapport à 2010 (Seine-Maritime : +0,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
300189214213165194185198163
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
167166151152170196169145160
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
15313411610111311611512687
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
74847583119149148176171
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Manvieu du XIIe siècle remaniée au XVIIIe et XIXe siècles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Molagnies

Les armes de la commune de Molagnies se blasonnent ainsi :
De gueules au lion à la queue léopardée d’or, à la bande d’azur brochant sur le tout, au chef aussi de gueules chargé de trois coquilles d’argent, soutenu d’une fasce haussée aussi d’azur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 111
  2. a b et c Nicolas René Potin de la Mairie, Recherches historiques sur la ville de Gournay-en-Bray (suppléments), p. 477 (lire en ligne)
  3. Georges Dottin, La Langue Gauloise : Grammaire, Textes et Glossaire, préface de François Falc'hun, C. Klincksieck, Paris, 1920 ; rééd. Genève, 1985 [1]
  4. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, Errance, coll. « Hespérides », 2003, 2e éd., 440 p. (ISBN 2-87772-237-6), p. 35.
  5. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, Errance, coll. « Hespérides », 2003, 2e éd., 440 p. (ISBN 2-87772-237-6), p. 35.
  6. Beaurepaire (Charles de), Laporte (dom Jean), Dictionnaire topographique du département de la Seine-Maritime, Paris, 1982-1984, p. 656 [2]
  7. François de Beaurepaire, op. cit.
  8. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154)
  9. François de Beaurepaire, Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, p. 111.
  10. François de Beaurepaire, op. cit.
  11. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Presses Universitaires de Caen, 1996 (ISBN 2-905461-80-2), p. 177b.
  12. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 338a - 384a - 574a
  13. François de Beaurepaire, Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, p. 25.
  14. « Liste des maires élus en 2014 » [PDF], Liste des élus, Préfecture de Seine-Maritime, (consulté le 2 décembre 2015).
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.