Massif de Leyre

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Massif de Leyre
Localisation sur la carte de Navarre
Géographie
Altitude 1 353 m, Arangoiti
Massif Pyrénées
Longueur 30 km
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Navarre
Province Navarre

Le massif de Leyre, ou massif d'Errando, ou sierra de Leire en espagnol, est une chaîne de montagnes qui se situe en Navarre (Espagne). C'est la première montagne pré-pyrénéenne ; elle se trouve dans le nord-ouest de la province.

Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

Le massif de Leyre s'élève dans la vallée de la rivière Aragon, au-dessus du canal de Berdún qui collecte les eaux du barrage de Yesa. Ses sommets les plus importants sont : l'Escalar (1 302 m) et l'Arangoiti (1 353 m). Un autre accident géographique remarquable est celui du canyon de Lumbier, profonde gorge et étroite par laquelle passent les eaux de la rivière Irati après s'être unie au rio Salazar. Elle est orientée est-ouest sur une longueur de 30 km[1].

Le massif est orienté est-ouest et est composé de deux alignements parallèles dans la dépression centrale de laquelle se trouvent les Bigüezal et Castillonuevo. Dans ses contreforts nord il forme les montagnes d'Illón, avec sa hauteur maximale dans le Borreguil (1 420 m), et Idocorry. Trois rivières, l'Esca, le Salazar et l'Irati traversent les chaînes montagneuses formant des vallées très abruptes, qui sont connues sous le nom de foz, et qui, du point de vue paysager et naturel, ont une grande importance. Les canyons qui se forment sont ceux de Burgui, Arbayún, Aspurz et Lumbier.

Sommets[modifier | modifier le code]

  1. Las Leras (1 362 m[2]) 42° 38′ 46″ nord, 1° 05′ 53″ ouest
  2. Cerro de las Cabañas (1 359 m[3]) 42° 38′ 44″ nord, 1° 06′ 30″ ouest
  3. Arangoiti (1 356 m[4]) 42° 38′ 40″ nord, 1° 11′ 44″ ouest
  4. Paso del Oso (1 334 m[5]) 42° 38′ 53″ nord, 1° 08′ 38″ ouest
  5. Pasopetón (1 300 m[6]) 42° 38′ 38″ nord, 1° 04′ 44″ ouest
  6. La Cerrada (1 284 m[7]) 42° 38′ 53″ nord, 1° 09′ 05″ ouest
  7. El Rallar (1 282 m[8]) 42° 38′ 42″ nord, 1° 10′ 26″ ouest
  8. Kastellar (1 281 m[9]) 42° 38′ 47″ nord, 1° 09′ 50″ ouest
  9. Grúmalo (1 174 m[10]) 42° 39′ 57″ nord, 1° 07′ 48″ ouest
  10. Peña del Monumento (1 125 m[11]) 42° 38′ 34″ nord, 1° 13′ 44″ ouest
  11. Ibarra (988 m[12]) 42° 38′ 10″ nord, 1° 15′ 01″ ouest
  12. Romastaca (933 m[13]) 42° 38′ 17″ nord, 1° 15′ 59″ ouest
  13. Los Pasetes (894 m[14]) 42° 39′ 44″ nord, 1° 10′ 53″ ouest
  14. Trinitad (847 m[15]) 42° 38′ 18″ nord, 1° 17′ 11″ ouest
  15. Biezcas (580 m[16]) 42° 37′ 48″ nord, 1° 18′ 17″ ouest

Canyons[modifier | modifier le code]

Canyon d'Arbayún[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Canyon d'Arbayun.

Cette coupe spectaculaire que la rivière Salazar effectue dans la roche dans le massif de Leyre a une longueur de 6 km et une profondeur maximale de 385 m. En 1975 l'ICONA l'incorpore dans l'Inventaire national de Paysages excellents. Ses parois sont verticales, avec beaucoup de végétation et une grande variété et richesse florale. C'est une importante zone ornithologique où se sont installés la plus importante colonie de vautours communs pyrénéens. Parmi cette faune, on peut souligner, outre le vautour, l'aigle royal, le percnoptère, faucon pèlerin, l'aigle de Bonelli, le pigeon colombin, le chocard à bec jaune, le hibou grand-duc, l'hirondelle de rochers, le martinet à ventre blanc, etc. et entre les mammifères comme le sanglier, le renard, le blaireau européen, la fouine, le lynx d'Espagne, la genette commune et la belette, et plus faibles mais présents, les loutres et chevreuils.

Canyon de Lumbier[modifier | modifier le code]

Canyon (Foz) de Lumbier.
Article détaillé : Canyon de Lumbier.

Avec un peu plus d'un kilomètre de longueur et un dénivelé de 120 mètres depuis la rivière Irati ce passage abrupt aux parois verticales rassemble en ces dernières un des plus importants secteurs de nidification de Navarre et protégé sous la figure de Réserve naturelle. Abondent des vautours, crave à bec rouge, percnoptères, martinet à ventre blanc, choucas des tours, monticole bleu, hirondelle de rochers et pigeon biset. La végétation est composée de chêne vert, genévrier, fusain d'Europe et lierres qui apparaissent sur diverses parois.

Le chemin de fer de Pampelune à Sangüesa traversait cet endroit via deux tunnels. Ce train a disparu et la voie a été transformée en piste.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le bassin étendu compris entre la dépression de l'Èbre et du Pyrénéen est composé de réservoirs, d'origine marine, des périodes secondaires et tertiaires a dans les montagnes qui forment le massif de Leyre un accident géographique et structurel important et significatif[pas clair].

Les terrains sont formés par des calcaires et des dolomies, celles-ci très sablonneuses, qui appartiennent au Crétacé supérieur avec des dolomies et des calcaires du Paléocène, et calcarenitas avec Alveolinas et Nummulites de l'Éocène. On trouve des structures de flysch pliés en direction sud qui, parfois, arrivent à être prononcées. Les calcaires, étant sablonneux, ne sont pas prêtées au développement karstique.

Cette zone est touchée par la tectonique pyrénéenne avec des structures de peu d'épaisseur et de plasticité. Les calcaires sont ceux qui forment le noyau de la structure et résistent à l'érosion. L'anticlinal principal se situe au sud. À l'est se forme une série d'anticlinaux plus compliqués qui peuvent être prononcés cabalgantes.

Les canyons d'Arbayún et Farallón sont morphologiquement très significatifs, ouverts sur le canal de Berdún ainsi que la fin abrupte de la montagne par la partie sud[pas clair]. Cette face de la montagne a deux parties distinctes, l'inférieur, avec un dénivelé de 600 m qui descend jusqu'à la « voie » de l'Aragon et est composé de grandes[Quoi ?], et le supérieur, composé de calcaires sablonneux, qui a un dénivelé de 300 m[17].

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Faune[modifier | modifier le code]

Dans le massif de Leyre, on trouve des caractéristiques qui favorisent la richesse avicole et celle-ci est importante. Les parois abruptes permettent que dans leurs parois nichent beaucoup de rapaces. Dans le canyon d'Arbayun on trouve la plus grande colonie de vautour fauve de tout le territoire navarrais et la deuxième de la péninsule Ibérique en tenant compte du nombre de paires qui nichent ici. Avec les vautours on a recensé également des percnoptères, gypaètes (Gypaetus barbatus) en danger d'extinction, aigles (circaète Jean-le-Blanc) et aigles (Spizaetus ornatus). Dans d'autres fosses, comme celle de Lumbier, il y a l'existence certaine du hibou royal (hibou grand-duc), de chova piquirrola et faucon pèlerin. On peut aussi voir des aigles royaux. Dans la rivière on voit sans difficulté des loutres[17].

Flore[modifier | modifier le code]

La proximité de la montagne Pyrénéenne et sa propriété au bassin méditerranéen fait qu'elle se transforme en limite entre les deux systèmes. Dans leurs forêts abondent des espèces comme le Hêtre européen et le Pin sylvestre ainsi que le sapin pyrénéen, le schéma de cette espèce étant situé dans le canyon de Basari à Burgui est le plus méridional de la Péninsule Ibérique.

Dans les canyons on trouve une forêt de rivage très riche et variée. Ici abondent les tilleuls, frênes, érables, sorbiers, noisetiers et ormes. Dans les étagès qui se forment dans les parois des fosses habitent quelques espèces significatives par leur caractère endémique ou par leur position biogéographique extrême, algues dont la Saxifraga longifolia, la Sarcocapnos enneaphylla, la Saponaria glutinosa et la Petrocoptis hispanica. Dans les versants du sud abondent les chênes vert, chênes, garrigues et rouvraies, tandis que ceux du nord sont couverts de pin blanc et quelques restes de hêtres lesquels ont remplacé avec la rouvraie. Cette expansion a été un stimulant pour la rentabilité que le pin a produit aux habitants des villages de la zone[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans les flancs de l'Arangoiti se trouve le monastère de Leyre un des monastères romans navarrais les plus significatifs, datant du VIIIe siècle et dans l'extrémité occidentale l'ermitage de la Trinité[18].

La montagne forme un couloir entre la Navarre et l'Aragon, passage historique utilisé par tous ceux qui ont eu besoin de passer d'un royaume à l'autre. Par elle passe également le chemin de Saint-Jacques qui, suivant la variante Tolosane, croisaient les pyrénéens venant de Jaca. Les vallées qui donnent accès au sommet pyrénéens, vallées dans lesquelles le pin a été exploité depuis des temps éloignés, se formaient autour des rivières qui servaient de voie de communication et d'extraction de ce bois qui représentait la richesse de la Communauté installée ici. Ces rivières étaient parcourues par les radeleurs (ou almadieros) qui transportaient les grands troncs jusqu'à des endroits permettant leur transport par terre. La construction des marais, comme celui de Yesa, a mis fin à ce type de transport[19].

À ses pieds passe la Cañada Real de los Roncaleses (le vallon royal des Roncalais) qui était la route utilisée par les bergers de la vallée de Roncal et vallée de Salazar, utilisant les Bardenas Reales pour diriger leurs troupeaux à l'hivernage dans ces dernières. Ce chemin part du col de Laza, entre les vallées de Roncal et de Salazar et arrive à l'ermitage de la Vierge du Joug, à Arguedas, en plein Bardena et coïncide avec la route de grande randonnée, le GR-13.

Activités[modifier | modifier le code]

Tourisme culturel[modifier | modifier le code]

Dans la montagne elle-même et dans ses alentours se trouvent des monuments religieux, civils et militaires singuliers[pourquoi ?] et importants. Parmi ceux-ci, le monastère de Leyre est de type roman navarrais et de panthéon royal des rois du royaume de Pampelune Najera[pas clair], près de Saragosse. Ainsi que le monastère de San Juan de la peña aussi roman et de panthéon royal des rois d'Aragon[pas clair]. Entre ses parois on a longtemps gardé le Santo Grial, comme le dit la légende. Le château de Javier berce dans 1500 du Francisco Javier[pas clair], cofondateur, avec Ignace de Loyola, de la Compagnie de Jésus. Sangüesa, capitale de cette comarque, garde un important patrimoine monumental et à quelques kilomètres le village natal de Ferdinand le Catholique, Sos del Rey Católico[20], roi d'Aragon et coauteur, avec sa femme Isabelle la Catholique, de l'unité entre les royaumes de Castille et d'Aragón [1].

La richesse naturelle est décrite avec la montagne, on peut y effectuer plusieurs parcours significatifs comme la montée au Castellar depuis le monastère de Leyre. Le barrage de Yesa, connu comme la mer Pyrénéenne permet la pratique de différents sports nautiques et la pêche.

Randonnée[modifier | modifier le code]

Un des parcours les plus typiques de ce massif est la montée sur le mont Castellar à 1 286 m d'altitude en partant depuis le monastère de Leyre et en suivant le vallon royal des Roncalais (GR-13). Peu après avoir commencé la route, il y a un virage à gauche qui mène à la source de San Virila. Nous laissons cette alternative pour suivre en avant jusqu'aux ruines d'une hutte ou abri. Il faut monter par la forêt et on croise la piste qui communique avec les carrières qui ont été ouvertes pour la construction du barrage de Yesa. En suivant le vallon, en forte pente, nous arrivons jusqu'à la brèche de La Cerrada, aussi appelée collado de Leyre. Sur ce collado, à gauche, s'élèvent les peñas du Castillar, nous nous dirigeons vers la gauche pour en faire le tour et monter par un sentier bien indiqué jusqu'au sommet[1].

Protection environnementale[modifier | modifier le code]

Dans le massif de Leyre il y a une surface totale protégée de 1 359 ha. Elle est divisée en trois zones différentes qui correspondent à trois fosses (gorges). Cette protection est effectuée dans les principales gorges fluviales où on trouve les plus importants secteurs de nidification. Celles-ci sont les suivantes :

  • gorge de Lumbier avec 40 ha protégés ;
  • gorge d'Arbayún avec 1 164 ha protégés ;
  • gorge de Burgui avec 155 ha protégés.

Il n'y a aucune norme[Quoi ?] qui protège l'ensemble du massif bien qu'un projet de parc naturel d'une extension de plus de 40 000 ha soit à l'étude[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Enea Itxina, Mikel Tellagorri, Parajes Naturales de Euskal Herria, Euskal Herriko Natur Parajeak, Éditions Bilbao, Biscaye (Espagne), 1992 (ISBN 84-87187-63-3)
  2. Le mont las Leras sur le site Mendikat.net
  3. Le mont Cerro de las Cabañas sur le site Mendikat.net
  4. Le mont Arangoiti sur le site Mendikat.net
  5. Le mont Paso del Oso sur le site Mendikat.net
  6. Le mont Pasopetón sur le site Mendikat.net
  7. Le mont La Cerrada sur le site Mendikat.net
  8. Le mont El Rallar sur le site Mendikat.net
  9. Le mont Kastellar sur le site Mendikat.net
  10. Le mont Grúmalo sur le site Mendikat.net
  11. Le mont Peña del Monumento sur le site Mendikat.net
  12. Le mont Ibarra sur le site Mendikat.net
  13. Le mont Romastaca sur le site Mendikat.net
  14. Le mont Pasetes, Los sur le site Mendikat.net
  15. Le mont Trinidad sur le site Mendikat.net
  16. Le mont Biezcas sur le site Mendikat.net
  17. a b c et d Pablo Bergera Mezquiriz Haritz Arana Saralegui Sierra de Leyre, biodiversidad, 2007, Édition Pampelune, Navarre, Espagne : Escuela Superior de Ingenieros - TECNUN. Université de Navarre, [1]
  18. Haritz Arana Saralegui, Pablo Bergera Mezquiriz (2007), Sierra de Leyre, Saint-Sébastien, Guipuscoa. Espagne : Escuela Superior de Ingenieros - TECNUN. Université de Navarre
  19. Carlos Pascual, « Sierra de Leyre, la tierra de San Francisco », revue Viajar, Madrid, 2006.
  20. Sos del Rey Católico (Sos d'o Rei Catolico en Aragonais) est la commune la plus au nord de la comarque de Cinco Villas, située au nord-ouest de la province de Saragosse, Communauté Autonome d'Aragon, (Espagne). La commune est composée de cinq règlements de population qui sont Sos le Roi Catholique, Barués, Campo Real, Mamillas et Sofuentes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]