Marguerite de Savoie (1420-1479)

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Marguerite de Savoie
Les trois épouses d'Ulrich V de Wurtemberg : Marguerite de Clèves, Élisabeth de Bavière et Marguerite de Savoie (à l'extrême-droite).
Les trois épouses d'Ulrich V de Wurtemberg : Marguerite de Clèves, Élisabeth de Bavière et Marguerite de Savoie (à l'extrême-droite).
Titre
Duchesse d'Anjou et
comtesse du Maine et de Provence

(2 ans, 2 mois et 12 jours)
Prédécesseur Yolande d'Aragon
Successeur Isabelle Ire de Lorraine
Reine consort de Naples (titulaire)

(2 ans, 2 mois et 12 jours)
Prédécesseur Jacques II de Bourbon
Successeur Isabelle Ire de Lorraine
Reine de Jérusalem (titulaire)
Électrice palatine
Prédécesseur Mathilde de Savoie
Successeur Marguerite de Bavière
Comtesse de Wurtemberg

(25 ans, 10 mois et 19 jours)
Prédécesseur Élisabeth de Bavière
Successeur élevé en duché
Biographie
Dynastie Maison de Savoie
Date de naissance ou 1421
Lieu de naissance Morges (Savoie)
Date de décès (à 59 ans)
Lieu de décès Stuttgart (Wurtemberg)
Père Amédée VIII de Savoie
Mère Marie de Bourgogne
Conjoint 1: Louis III d'Anjou
2: Louis IV du Palatinat
3: Ulrich V de Wurtemberg
Enfants Philippe
3 filles avec Ulrich V de Wurtemberg

Marguerite de Savoie, née le ou 1421 à Morges et morte le , Stuttgart), fut duchesse d'Anjou, comtesse du Maine et de Provence, reine consort de Naples et de Jérusalem titulaire puis électrice palatine et enfin comtesse de Wurtemberg. Elle était fille du duc Amédée VIII de Savoie et de Marie de Bourgogne. Par la suite son père devint antipape sous le nom de Félix V entre 1439 et 1449.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marguerite naît le [1],[2] ou 1421, selon les historiens, au château de Morges (Pays de Vaud)[3],[4]. Elle est la fille du duc Amédée VIII de Savoie et de Marie de Bourgogne, fille de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne[3],[5]. D'après les recherches de la reine Marie-José de Belgique, auteur d'un ouvrage sur la maison de Savoie, elle aurait été décrite comme « peut être la plus joli et la plus brillante [voire] la préférée » des filles du duc[3]. Selon Samuel Guichenon[6], elle porterait le surnom de « la Jeune », pour la distinguer d'une sœur aînée décédée quelques années auparavant (1418)[4].

Elle est mariée, à Thonon, au duc Louis III d'Anjou (†1434). Les années du mariage varient, les historiens donnent ainsi le 31 août 1431[1], voire l'année 1434[3]. L'archiviste paléographe, Max Bruchet, reprenant la tradition donnée par Guichenon[6], indique qu'il s'agit d'un mariage par « contrat daté de Thonon du 22 juillet 1431 »[7]. Guichenon précise que le contrat est finalisé l'année suivante au mois d'août[6]. Par ce mariage, elle devient comtesse de Provence et reine titulaire de Naples. Ils n'eurent pas d'enfants[7], car son mari contracta la malaria peu après son mariage et en meurt le 12 novembre 1434 à Cosenza en Calabre[2].

Veuve, elle épousa le 18 octobre 1445[1] (Bruchet donne l'année 1455[7]) à l'église du Saint-Esprit à Heidelberg Louis IV, prince-électeur du Palatinat († le 13 août 1449), un fils de Mathilde de Savoie[2]. De cette union naquit Philippe Ier du Palatinat, comte palatin du Rhin.

De nouveau veuve, elle épousa en 1453 le comte Ulrich V de Wurtemberg dit « le bien-aimé », à Heidelberg[2], dont elle eut trois filles. Elle est morte le 30 novembre 1479 et a été enterrée dans l'église collégiale de Stuttgart.

Marguerite avait un grand intérêt pour la littérature. On lui a offert des manuscrits, elle en a acheté et commandé. Ainsi l'atelier de Ludwig Henfflin, probablement situé à Stuttgart, a travaillé pour elle de 1470 à 1479. Neuf de ces manuscrits écrits en allemand et conçus selon ses désirs sont conservés actuellement à l'université d'Heidelberg et sont accessibles en ligne. Ils arrivèrent dans cette ville comme héritage de son fils, Philippe Ier du palatinat. Ces livres illustrés sont Sigenot, Lohengrin, Frédéric de Souabe, Die Heidin (la païenne), Pontus und Sidonia (Ponthus et la belle Sidoyne), Herpin (la chanson de Lion de Bourges) de Elisabeth von Nassau-Saarbrücken, Der Ackermann von Böhmen (Le paysan de Bohême) de Johannes von Tepl et une bible en trois volumes.

Enfants[modifier | modifier le code]

Avec Louis IV du Palatinat

Avec Ulrich V de Württemberg

Ascendance[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jörg Rogge (Hrsg.): Fürstin und Fürst. Familienbeziehungen und Handlungsmöglichkeiten von hochadeligen Frauen im Mittelalter (= Mittelalter-Forschungen 15). Ostfildern 2004
  • Henrike Lähnemann: Margarethe von Savoyen in ihren literarischen Beziehungen, in: ›Encomia-Deutsch‹, Berlin 2002, p. 158-173.
  • Ernest Cornaz (1870-1956), Le mariage Palatin de Marguerite de Savoie : 1445 - 1449, Lausanne, Payot & Cie, coll. « Mémoires et documents publiés par la Société d'histoire de la Suisse romande », , 336 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Marguerite de Savoie sur le site Foundation for Medieval Genealogy, ces dates diffèrent selon les sources.
  2. a, b, c et d Daniel Chaubet, « Une enquête historique en Savoie au XVe siècle », Journal des savants, no 1-2,‎ , p. 112, note 45 (lire en ligne).
  3. a, b, c et d Marie-José de Belgique, La maison de Savoie : Amédée VIII, le duc qui devint pape, vol. 2, Paris, A. Michel, (ASIN B00CJ720YG), p. 69
  4. a et b Cornaz 1932, p. 22.
  5. APG, p. Amédée VIII.
  6. a, b et c Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoie ou Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoie justifiée par titres, fondations de monastères, manuscrits, anciens monumens, histoires, et autres preuves authentiques, chez Jean-Michel Briolo, 1660, Tome I, p. 75 (lire en ligne).
  7. a, b et c Max Bruchet, Le château de Ripaille, Paris, C. Delagrave, , 648 p. (lire en ligne), p. 86.