Château de Morges

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Château de Morges
Image illustrative de l'article Château de Morges
Vue extérieure du château
Période ou style médiéval
Type Château fort
Début construction XIIIe siècle
Destination actuelle Musée
Protection Classé monument historique en 1900[1]

Bien culturel d'importance nationale

Coordonnées 46° 30′ 24″ N 6° 29′ 48″ E / 46.506692, 6.49670446° 30′ 24″ Nord 6° 29′ 48″ Est / 46.506692, 6.496704  
Pays Suisse
Canton Vaud
Commune Morges

Géolocalisation sur la carte : canton de Vaud

(Voir situation sur carte : canton de Vaud)
Château de Morges

Géolocalisation sur la carte : Suisse

(Voir situation sur carte : Suisse)
Château de Morges

Le château de Morges est un château de Suisse, situé sur le territoire de la commune vaudoise de Morges.

Histoire[modifier | modifier le code]

Afin de protéger la ville neuve fondée en 1286 par Louis de Savoie à l'embouchure de la Morges, le château fort a été élevé de 1286 à 1296 environ, sans doute sous la direction du maître maçon Huet de Morges. Il est établi sur un plan carré, avec quatre tours d’angle reliées par des ailes. L'ensemble est disposé autour d’une cour surélevée, dotée d’exceptionnelles casemates renvoyant à des modèles de Terre sainte, notamment au Krak des Chevaliers et à l’architecture d’Île-de-France, que Louis de Savoie pouvait connaître. Cette forteresse correspond au type du « carré savoyard » et se réfère tout particulièrement au modèle du château d'Yverdon. À la différence d’Yverdon, toutefois, le donjon (qu’il faut en fait appeler « grosse tour »), est en position offensive, du côté de la ville et au voisinage de l’entrée du château. Cette dernière était accessible par un pont-levis, auquel on arrivait par un escalier extérieur. Un mur d’enceinte, lui-même cantonné de tours, chemisait l’ensemble. Le château a subi de graves incendies, accidentel en 1391, volontaire en 1475. Défendu par un condottiere Italien à la solde du duc de Savoie en 1536, lors de la conquête du Pays de Vaud par les Bernois, le château est abandonné par ses défenseurs et a donc été pris sans coup férir[2].

Siège de châtellenie au Moyen Âge, la forteresse devient siège de bailliage à l’époque bernoise. Les nouvelles autorités trouvent le château dans un état très délabré et décident de le moderniser en l’adaptant aux progrès de l’artillerie. De grands travaux ont donc lieu entre 1540 et 1550, d’après un projet général du maître d’œuvre Valentin Hirsinger, les ouvrages proprement dits étant effectués par des bâtisseurs de la Valsesia. Ceux-ci abaissent notablement l’ensemble de la forteresse. Ils en reconstruisent pratiquement toute sa moitié supérieure en la dotant de parapets à plongée arrondie, aptes à faire ricocher les projectiles ennemis[2].

Dès 1803, après l’indépendance du canton de Vaud, le château devient arsenal cantonal. D’importantes transformations ont lieu en 1836-1839 sous la direction de l’architecte Henri Perregaux et impliquent la démolition de l’enceinte extérieure du château ainsi que la construction, sur le côté occidental, d’un grand dépôt pourvu de deux ailes en retour d’équerre. Ce dernier explose en 1871, accident qui fait 26 morts, essentiellement des internés français de l’armée Bourbaki occupés au désamorçage de vieilles cartouches[2],[3],[4].

Le château devient Musée militaire vaudois en1925. Il abrite actuellement quatre musées, le musée militaire vaudois, le musée de l'artillerie, le musée suisse de la figurine historique et, depuis juin 2006, le musée de la gendarmerie[5]. Le château, classé monument historique, de même que le musée militaire, est inscrit comme bien culturel suisse d'importance nationale[1],[6].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Paul Bissegger, Les Monuments d’art et d’histoire du canton de Vaud V. La ville de Morges. (Les monuments d'art et d'histoire de la Suisse 91), Berne 1998 [ISBN=3-909164-66-8], 480 p.

Document utilisé pour la rédaction de l’article

  • Ric Berger, Le château de Morges,‎
  • Paul Bissegger et Raymond Rapin, Le Château de Morges, Société d'histoire de l'art en Suisse, coll. « Guides des monuments suisses »,‎

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Fiche de recensement 217A », sur recensementarchitectural.vd.ch
  2. a, b et c Paul Bissegger, Monuments d’art et d’histoire du canton de Vaud V, La ville de Morges, Société d'histoire de l'art en Suisse, coll. « Monuments d’art et d’histoire de la Suisse 91 »,‎ (ISBN 3-909164-66-8), p. 70-104
  3. Paul Bissegger, « Morges (commune) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 26 janvier 2010.
  4. Ric Berger et Jean-Gabriel Linder, Autour du Léman: excursions et découvertes, Éditions Cabédita,‎ (ISBN 9782882950758), p. 93
  5. Château de Morges : Musée de la gendarmerie vaudoise
  6. [PDF] L'inventaire édité par la confédération suisse, canton de Vaud

Sur les autres projets Wikimedia :