Marcellaz

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Ne doit pas être confondu avec Marcellaz-Albanais.

Marcellaz
Marcellaz
Blason de Marcellaz
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Canton Bonneville
Intercommunalité CC des Quatre Rivières
Maire
Mandat
Bernard Chapuis
2014-2020
Code postal 74250
Code commune 74162
Démographie
Gentilé Marcellanais
Population
municipale
967 hab. (2015 en augmentation de 24,77 % par rapport à 2010)
Densité 232 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 08′ 43″ nord, 6° 21′ 19″ est
Altitude Min. 540 m
Max. 706 m
Superficie 4,17 km2
Localisation

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Marcellaz, parfois sous la forme Marcellaz-en-Faucigny[Note 1], se prononce Marcella[Note 2], est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'agglomération du Grand Genève.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située en Haute-Savoie, dans le canton de Bonneville, la commune de Marcellaz est à 648 m d'altitude.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Fillinges Viuz-en-Sallaz Rose des vents
N
O    Marcellaz    E
S
Contamine-sur-Arve Peillonnex

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune est officiellement désignée par Marcellaz[Note 1], mais localement on trouve également la forme Marcellaz-en-Faucigny, puisque située dans la province historique du Faucigny, et afin de ne pas la confondre avec Marcellaz-Albanais[M 1],[2].

Le toponyme Marcellaz dérive très probablement d'une ancienne villa gallo-romaine *villa Marsolatis, avec le suffixe d'appartenance -atis, provenant d'un anthroponyme Marsolas[6].

On trouve la mention dans des documents de Marsolatis ou MARSO ATIS vers 1012-1019[6], notamment dans une donation au prieuré de Peillonnex par le comte Robert de Genève[M 1]. La graphie évolue au cours des XIIIe siècle et XIVe siècles en Marsolaz (1275, 1344), Marsallaz (1300), Marcela (1339) et Marcelaz[6],[M 1]. On trouve également la forme Marsella au XVe siècle[M 1].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Marslâ (graphie de Conflans) ou Marcèlâz (ORB)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

La mention du village est faite en 1012 dans une donation par le comte de Genève au prieuré voisin de Peillonnex[M 1].

Un Guillaume de Marsellaz est mentionné comme témoin dans un acte de 1300 (Régeste genevois, n°1, 469)[M 1].

Entre 1780 et 1837, Marcellz fait partie de la province de Carouge, division administrative des États de Savoie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Bernard Chapuis ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Maires précédents : François Montfort de 1947 à 1977 Jean Riblet à partir de 1977

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont les Marcellanais[2].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9].

En 2015, la commune comptait 967 habitants[Note 3], en augmentation de 24,77 % par rapport à 2010 (Haute-Savoie : +7,57 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
211279283377467460438432418
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
398407407404409385390375370
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
319339333279268275269251304
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013 2015 -
434518695745752759909967-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2014, la capacité d'accueil de la commune, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 135 lits touristiques répartis dans 27 établissements[Note 4], avec un meublé de tourisme[12].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Maurice.

Personnages liés à la commune[modifier | modifier le code]

  • Révérend Laurent Montfort (1656-1718), docteur en théologie, de la branche des Montfort Clerc.

Il fut ordonné prêtre le 16 décembre 1682 par l'évêque de Genève-Annecy puis, après avoir été un temps vicaire à Ponchy (aujourd'hui rattaché à Bonneville), il quitta le Faucigny, dans les États de Savoie, en octobre 1688 pour être incardiné à l'archevêché de Lyon en France voisine, et ne reparaître à Marcellaz que très brièvement en octobre 1699 (pour régler une affaire de succession et instituer une messe perpétuelle « aux cinq fêtes de la Sainte Vierge Marie » pour le repos de son âme après sa mort). D'abord vicaire auprès du curé de Saint-Didier en Dombes (aujourd'hui, dép. de l'Ain), il devint le premier curé de la paroisse de Garnerans (dans l'Ain) toute nouvellement créée. Il éprouva souvent le besoin d'ajouter à sa signature qu'il était « originaire de la province de Savoie » et « natif de Marcellaz en Faucigny ». On lui connaît un enfant naturel, une petite Gasparda (se prononce Gasparde) conçue à Ponchy, née à Peillonnex, morte en nourrice en bas âge à Seyssel. Il entraîna dans son sillage l'un de ses neveux qui fit souche dans la Dombes.[réf. nécessaire]

  • La paroisse de Marcellaz a donné 10 prêtres à l'Église catholique romaine :

1616, Claude Fontanna ; 1651, J. Montfort ; 1654, Guillaume Canne ; 1669, Jacques Montfort ; 1682, Laurent Montfort ; 1742, Jean-Baptiste Carrier ; 1751, Joseph Reynaud ; 1846, Georges Gravillet ; 1858, Germain Deluermoz ; 1866, Joseph Gravillet.

  • Marcel Montfort (1892-1971), officier général de l'armée suisse, qui a reçu divers honneurs[13].

Né à Genève, son père, originaire du village était parti travailler en Suisse, si bien que lui-même s'est toujours dit être « originaire de Marcellaz ». Il comprit avant 1939 le futur rôle des chars et de l'aviation dans l'armée moderne. En 1940, alors colonel dans le Bureau du renseignement militaire de l'armée suisse, il fut envoyé en mission secrète en France en vue de négociations avec les Alliés, mission durant laquelle il a suivi de très près les combats et la débâcle. Des documents du contre-espionnage français concernant cette affaire étrange (il était repéré et pisté) ont été retrouvés avant la signature de l'armistice, par les Allemands, dans un train militaire abandonné par les Français en pleine campagne au nord de la Loire.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Marcellaz

Les armes de Marcellaz se blasonnent ainsi :

Palé d'or et de gueules, à la croix tréflée de sinople brochant sur le tout, au chef du même[14].

Les armes sont une création de Paul Guichonnet, en 1986[14]. Elles associent le palé de la province du Faucigny « à la croix tréflée qui est de saint Maurice d'Agaune, le patron de la paroisse ainsi que celui de la Savoie »[14].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Marcellaz est le nom officiel sur Code officiel géographique français[1]. Toutefois, afin de ne pas la confondre avec la commune savoyarde de Marcellaz-Albanais, elle était désignée par Marcellaz-en-Faucigny, puisque située dans la province historique du Faucigny[M 1],[2].
  2. Le -az final ne se prononce pas, mais indique que l'accentuation du mot va sur la première syllabe[3],[4],[5].
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  4. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[12].

Références[modifier | modifier le code]

Sites de la mairie[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g « Histoire de Marcellaz » (consulté le 16 septembre 2015).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Code officiel géographique de Marcellaz sur le site de l'Insee, consulté le 16 septembre 2014.
  2. a, b et c « Marcellaz-en-Faucigny », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 16 septembre 2015), Ressources - Les communes.
  3. Henri Dénarié, « Berlioz ne rime pas avec myxomatose », La Voix des Allobroges,‎ (lire en ligne) (Article publié dans le numéro 13 de La Voix des Allobroges, été 2007)
  4. Jean-Baptiste Serron avec Marc Bron, « Comment bien prononcer les noms de nos communes? », L'Essor savoyard,‎ (lire en ligne).
  5. « Toponymie arpitane : les noms en -oz, -az, -ex, -ix », sur Arpitan.com - Fédération internationale de l'arpitan (consulté le 20 juillet 2016).
  6. a, b et c D'après Henry Suter, « Marcellaz », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter, 2000-2009 (consulté le 16 septembre 2015).
  7. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 14
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com, (consulté en janvier 2015) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
  13. [PDF] « Hommage au Colonel-divisionnaire Marcel Montfort », Revue militaire suisse, 116e année n° 7, juillet 1971, sur le site retro.seals.ch.
  14. a, b et c Exposition « D'or, de gueules et d'argent, les armoiries communales en Haute-Savoie », présentation sur le portail des Archives départementales de la Haute-Savoie - archives.hautesavoie.fr, diapo n°10, 2016.