Marc-Vivien Foé

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Marc-Vivien Foé
FoeFlowers.jpg
Biographie
Nationalité Drapeau : Cameroun Camerounais
Drapeau : France Français
Nat. sportive Drapeau : Cameroun Camerounais
Naissance
Lieu Yaoundé (Cameroun)
Décès (à 28 ans)
Lieu Lyon (France)
Taille 1,88 m (6 2)
Période pro. 1994-2003
Poste Milieu défensif
Parcours junior
Saisons Club
1991-1992 Drapeau : Cameroun Union de Garoua
1992-1994 Drapeau : Cameroun Fogape
1994 Drapeau : Cameroun Canon Yaoundé
Parcours professionnel 1
Saisons Club 0M.0(B.)
1994-1999 Drapeau : France RC Lens 086 (11)
1999-2000 Drapeau : Angleterre West Ham 045 0(2)
2000-2003 Drapeau : France Olympique lyonnais 065 0(4)
2002-2003 Drapeau : Angleterre Manchester City 038 0(9)
Total 234 (24)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe 0M.0(B.)
- Drapeau : Cameroun Cameroun cadets
- Drapeau : Cameroun Cameroun juniors
1994-2003 Drapeau : Cameroun Cameroun 064 0(8)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Marc-Vivien Foé, né dans le quartier Nkolo ll de Yaoundé le et mort à Lyon le , est un footballeur international camerounais. Foé obtient la naturalisation française en décembre 1998[1].

Ce milieu de terrain défensif sélectionné à 64 reprises en équipe du Cameroun est mort à l'âge de 28 ans d'un accident cardiaque au cours d'un match de son équipe nationale face à la Colombie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation au Cameroun[modifier | modifier le code]

Marc-Vivien Foé débute sa carrière au nord du Cameroun, sous les couleurs de l'Union Garoua, avant d'être remarqué grâce au Canon Yaoundé[2].

Lens (1994-1999)[modifier | modifier le code]

Après la Coupe du monde 1994, Foé s'envole pour l'Europe. On l'attend à Auxerre[3], mais c'est le RC Lens qui lui fait signer son premier contrat professionnel. Il débute le 13 août 1994 en première division française par une victoire 2-1 à Montpellier et fait rapidement l'unanimité du côté su stade Bollaert[2].

Lors de la saison 1997-1998, Foé joue son premier match à l'occasion de la douzième journée et la réception de l'AS Monaco qui se solde par une victoire lensoise un but à zéro[4]. Avec un nouvel entraîneur, Daniel Leclercq, qui succède à Roger Lemerre à l'intersaison[5], le RC Lens est cinquième du classement au moment de la trêve hivernale, à cinq points du premier, le FC Metz[6]. La deuxième partie de saison voit Lens continuer son ascension et prendre la tête du championnat à l'issue de la trentième journée et une victoire à Metz, leader avant la rencontre[7]. Après trois victoires consécutives, le RC Lens obtient un match nul lors de la dernière journée à Auxerre et devient champion de France au bénéfice d'une meilleure différence de buts comparativement au FC Metz[7]. Foé joue dix-huit rencontres de championnat dont le dernier match à Auxerre[8]. En parallèle du championnat, Foé et le RC Lens sont dominés par le Paris Saint-Germain en demi-finale de la Coupe de la Ligue[9] puis en finale de la Coupe de France, ce dernier match se disputant une semaine avant le dernier match du championnat[10].

Après cette saison 1997-1998, Foé qui est devenu la star des Lions indomptables du Cameroun, est notamment pisté par Manchester United, prêt à offrir 3[11] ou 5 millions de livres[12], et est très attendu pour la Coupe du monde de 1998 en France. Cependant, pendant un stage de préparation avec sa sélection, il est atteint d'une fracture du péroné gauche durant un entraînement, ce qui l'empêche de participer à cette Coupe du monde et lui fait perdre le contact avec Manchester United[12],[13].

West Ham, Lyon et prêt à Manchester City (1999-2002)[modifier | modifier le code]

Foé rejoint West Ham en cours de saison 1998-1999, le transfert s'élevant à 4,2 millions de livres[11]. Il quitte donc la France pour jouer en Angleterre, un rêve pour lui selon la BBC[14]. Avec le club londonien, Foé retrouve son meilleur niveau[2].

Foé revient en France sous les couleurs de l'Olympique lyonnais, avec lequel il remporte la Coupe de la Ligue en 2001 puis le Championnat de France en 2002. Le transfert vers le club rhôdanien, de 6 millions de livres[11], s'effectue après l'échec d'un transfert à Liverpool[14].

Après ce deuxième titre de champion de France, Foé retourne en Angleterre par le biais d'un prêt d'un an à Manchester City, pour 550 000 livres[11], avec une option d'achat de 10,6 millions d'euros[15]. À Manchester, il est régulièrement présent dans le onze de départ de Kevin Keegan et marque neuf buts en trente-huit matchs sur les 41 joués par le club anglais[11]. Son deuxième but lors d'une victoire 3-0 face à Sunderland le 21 avril 2003 correspond au dernier but du club dans le stade de Maine Road[11],[14].

En équipe nationale (1994-2003)[modifier | modifier le code]

International cadets et juniors, Foé dispute la Coupe du monde 1994[2].

Très attendu pour la Coupe du monde 1998 en France, Foé se fracture le péroné gauche durant un entraînement pendant un stage de préparation avec sa sélection, ce qui l'empêche de participer à la compétition[2],[13].

En 2002, il est sélectionné pour jouer la Coupe du monde avec le Cameroun. Comme en 1994, il participe à tous les matchs de son équipe nationale. Malgré de bonne performances, les "Lions Indomptables" sont à nouveau éliminés. Durant la phase de groupe, ils battent l'Arabie saoudite, font match nul contre l'Irlande et perdent face à Allemagne[16].

Double vainqueur de la CAN (2000 et 2002), Foé forme avec son ami Rigobert Song le renouveau camerounais. Après l'échec à la Coupe du monde 2002, il veut rapporter la Coupe des confédérations 2003 sur son continent[2].

Mort subite[modifier | modifier le code]

Le à 19h36, Marc-Vivien Foé s'écroule à la 72e minute de la demi-finale Cameroun-Colombie de la Coupe des confédérations 2003 sur le terrain du stade de Gerland de Lyon. Il est alors loin de l'action, dans le rond central alors qu'il se replaçait, après une longue chevauchée côté gauche. Victime d'un malaise, inanimé, les yeux révulsés, les premiers à son chevet sont les Colombiens Yepes et Patiño après de longues secondes. Foé est ensuite évacué maladroitement vers l'antenne médicale du stade, d'où le médecin de la FIFA annonce l’effroyable nouvelle après 45 minutes de tentatives pour le réanimer[2]. Guy Roux, en direct, déplore que le match ne se soit pas arrêté pour qu'on puisse s'occuper du joueur dont l'état semblait être grave, ainsi que la négligence des soigneurs qui le font tomber en le transportant hors du terrain. Une autopsie détermine que la mort a pour origine une crise cardiaque consécutive à une malformation congénitale (hypertrophie cardiaque).

Hommages[modifier | modifier le code]

Hommage à Marc-Vivien Foé à l'entrée de la tribune gauche de Maine Road

Cette mort subite provoque beaucoup d'émotion chez les Camerounais mais également chez leurs adversaires en finale, la France, dont de nombreux joueurs connaissent et apprécient « Marco ». D'ailleurs, lors de la seconde demi-finale opposant la Turquie à la France, Thierry Henry, très vite imité par ses coéquipiers a levé les doigts vers le ciel après son but, dédicace au Lion mort.

Lors de la finale perdue contre la France (1-0) , ses coéquipiers se sont échauffés avec le numéro 17, qui était celui du joueur, et à la fin du match, ont fait un tour d'honneur avec une photo géante de Foé.

Le 11 novembre 2003, Basile Boli a organisé un match opposant les Lions indomptables à certains coéquipiers des anciens clubs de Marc-Vivien Foé (Lens, Manchester City et Lyon) au stade de Gerland de Lyon.

Plaque devant le City of Manchester Stadium

Plusieurs hommages ont été rendus à Foé. Le club anglais Manchester City a retiré son numéro 23[17], l'Olympique lyonnais ainsi que le RC Lens ont retiré quant à eux le numéro 17 de leurs effectifs respectifs (le 16 juin 2008, l'Olympique Lyonnais a remis le numéro 17 au bénéfice de Jean II Makoun, lui-même camerounais). D'autres hommages incluent le baptême d'une partie du stade City of Manchester Stadium à son nom.

Allée Marc-Vivien Foé, entre le Louvre-Lens et le Stade Bollaert (Lens)

La ville de Lyon a inauguré un Stade Marc-Vivien Foé dans le 3e arrondissement qui est utilisé par l'AS Monchat. Au stade Félix-Bollaert, une avenue porte son nom, et un mur peint le représente lui et l'Afrique (lion, arbre...). Il y est inscrit « Un lion ne meurt jamais, il dort. »[18].

Sous l'impulsion du président de l'OL Jean-Michel Aulas, une réunion des plus grandes instances du football mondial est organisée avant la fin de la Coupe des confédérations 2009 afin de renommer l'épreuve la Coupe Marc-Vivien Foé. Un hommage lui est rendu le , lors de la finale de la Coupe des confédérations opposant le Brésil aux États-Unis. À Johannesburg, lieu de la rencontre, le fils aîné de Marc-Vivien Foé lit un texte en hommage à son père, quelques secondes avant le coup d'envoi.

Le , pour le 10e anniversaire de sa mort, en demi-finale de la Coupe des confédérations 2013 au stade Mineirão, à Belo Horizonte, au Brésil, un hommage a été rendu à Marc-Vivien Foé un peu avant le début du match Brésil-Uruguay. Une minute de silence lui a été accordée en son hommage.

Style de joueur[modifier | modifier le code]

Milieu athlétique, derrière le colosse se cache un homme généreux et attachant mais aussi discret et curieux de tout[2]. Foé est reconnu pour sa gentillesse et sa simplicité[3]. Les supporters lensois considèrent Foé comme un joueur important pendant sa période au club. Ainsi, en 2004, selon un sondage du magazine du club Sang et Or, Foé arrive en cinquième position pour la période 1980-2004 derrière Éric Sikora, Daniel Moreira, Roger Boli et Jean-Guy Wallemme[19].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

En équipe nationale[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Potet, « L'affaire des faux passeports dans le football n'en finit pas de s'étendre », Le Monde,‎ .
  2. a, b, c, d, e, f, g et h « Demi-finale : un lion est mort », Onze Mondial, no 174,‎ , p. 40-41 (ISSN 0995-6921)
  3. a et b Camus 2005, p. 38.
  4. « Feuille de match RC Lens - AS Monaco Saison 1997/1998 - 12e journée », sur lfp.fr, LFP (consulté le 17 novembre 2014).
  5. Dupont et Paquet 2006, p. 103.
  6. « LFP.fr - Ligue de Football Professionnel - Ligue 1 - Classement officiel de la 21ème journée (saison 1997-1998) », sur lfp.fr, LFP (consulté le 17 novembre 2014).
  7. a et b Camus 2005, p. 39-40.
  8. « Marc-Vivien Foé - Temps de jeu 1997/1998 », sur lfp.fr, LFP (consulté le 17 novembre 2014).
  9. « Feuille de match Paris-Saint-Germain - RC Lens Saison 1997/1998 - 1/2 finale Coupe de la Ligue », sur lfp.fr, LFP (consulté le 17 novembre 2014).
  10. Dupont et Paquet 2006, p. 98.
  11. a, b, c, d, e et f Matthews 2013.
  12. a et b (en) Rupert Metcalf, « Football: Foe's World Cup dream ends with broken leg », The Independent,‎ (lire en ligne).
  13. a et b « Foé déclare forfait », sur humanite.fr, L'Humanité,‎ (consulté le 17 novembre 2014).
  14. a, b et c (en) « Foe: Career on two continents », sur bbc.co.uk, BBC,‎ .
  15. Laurent Maltret et Benoît Daniel, « Le journal des transferts », Onze Mondial, no 162,‎ , p. 122-124.
  16. (en) Marc-Vivien Foé, The Guardian, 28 juin 2003
  17. (en) « Man City retire number 23 shirt », sur bbc.co.uk, BBC,‎ .
  18. L'avenue et la peinture se trouvent vers la tribune Trannin du stade de Lens.
  19. Camus 2005, p. 32-33.
  20. Statistiques de Marc-Vivien Foé sur footballdatabase.eu

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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