Aller au contenu

Famille d'Espinay (Bretagne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Maison d'Espinay)

d'Espinay
Image illustrative de l’article Famille d'Espinay (Bretagne)
Armes de la famille.

Blasonnement D'argent, au lion rampant coupé de gueule et de sinople, armé, couronné, et lampassé d'or.
Devise Repellam Umbras
Branches marquis d'Espinay, de Vaucouleurs, de Broons
Période XIe siècle-1764
Origine Duché de Bretagne
Allégeance Duché de Bretagne, Royaume de France
Fiefs tenus Espinay en Acigné, La Rivière en Champeaux et Saudecourt en Louvigné-de-Bais
Demeures Château de la Rivière en Champeaux
Charges Grand maître d'Hôtel de Bretagne,

Grands chambellans de Bretagne,
Ambassadeur du duc de Bretagne auprès du roi de France,
Chambellans du roi de France,
Échanson de la reine,
Grand Maître de l'Hôtel de la reine,

Fonctions militaires Gouverneur de Dinan et de Hédé,

Sénéchal de Vitré

Fonctions ecclésiastiques Évêques de Saint-Malo, Rennes, Mirepoix, Nantes, Valence, Dol, Redon.

Cardinal Archevêque d'Arles, de Bordeaux, de Lyon,
Primat des Gaules,

Récompenses militaires Chevaliers de l'ordre de Saint-Michel
Preuves de noblesse
Réformation de la noblesse 1669

La famille d'Espinay est une ancienne famille de la noblesse bretonne, d'extraction chevaleresque, éteinte en 1764[1],[2],[3]. Elle ne doit pas être confondue la famille normande d'Espinay Saint-Luc.

Elle a donné plusieurs grands maîtres et grands chambellans des ducs de Bretagne, ainsi qu'un cardinal archevêque de Bordeaux, six évêques, trois abbesses et un prévôt d'abbaye.

Localisation : Acigné (XIe siècle), puis Champeaux (XVe siècle)

[modifier | modifier le code]

Cette famille tire son nom de la terre d'Espinay située à Acigné près de Rennes où dès le XIe siècle elle possède un château, ruiné au XIVe siècle par les guerres[réf. nécessaire].

Après la destruction de ce château, Simon d'Espinay (mort vers 1438) vient s'établir au château de la Rivière dans la paroisse de Champeaux près de Vitré. À partir de cette époque, la seigneurie de la Rivière en Champeaux porte le nom de « seigneurie de la Rivière d'Espinay » puis simplement « seigneurie d'Espinay »[4].

Les quatre compagnons de Guillaume le Conquérant (1066)

[modifier | modifier le code]

Augustin du Paz, dans son Histoire généalogique de plusieurs maisons illustres de Bretagne (1609), mentionne quatre frères de cette famille partis avec les barons bretons rejoindre Guillaume le Conquérant pour la conquête de l'Angleterre, présents à la bataille d'Hastings (1066) où deux d'entre eux sont tués.

Le troisième s'établit dans le comté de Flandre, alors fief du royaume de France. Selon du Paz, il serait à l'origine de la lignée des comtes et princes d'Épinoy;

Le quatrième rentre en Bretagne, gratifié de nouvelles terres et seigneuries. C'est de lui que serait issue la famille d'Espinay[5] de Bretagne.

Péan d'Espinay (fin du XIIe siècle) et ses descendants

[modifier | modifier le code]

La filiation suivie de cette famille remonte à Péan d'Espinay, chevalier, vivant à la fin du XIIe siècle, père d’Alain d'Espinay, chevalier croisé en 1239 et 1248, grand-père de Galerand d'Espinay, allié en 1308 à Alix de Champagne[6],[2].

La famille d'Espinay au XVe siècle

[modifier | modifier le code]

Robert II d'Espinay (vers 1390-1450) épouse Marguerite de la Courbe, d'où naissent deux fils :

Richard d'Espinay épouse :

  • puis Marie de Goyon de Matignon, sans postérité.

Neuf enfants sont issus de son premier mariage[7] :

Guy Ier d'Espinay de la Rivière (mort en 1501), fils de Richard, épouse Isabeau de Goyon de Matignon, fille de Jean de Goyon et Marguerite de Mauny de Torigni, sœur de la seconde épouse de Richard ; ils ont un seul fils :

Henri d'Espinay, seigneur de la Rivière et de la Marche (en Trédias ?) (mort en 1506), chambellan du roi de France Louis XII, est Modèle:Refnbec de l'union du duché de Bretagne à la couronne de France en 1532[8]. Il épouse Catherine d'Estouteville, sœur de Jacques et grand-tante de la duchesse Adrienne, fille de Michel d'Estouteville et Marie de La Roche-Guyon d'Acquigny ; avec postérité, dont Guy II, père de Guy III (ci-dessous).

Branches (à partir du XVIe siècle)

[modifier | modifier le code]

Guy III d'Espinay, chevalier, échanson de la reine Anne (mort en 1551), épousa Louise de Goulaine et en eut plusieurs fils dont trois — Jean, Louis et Antoine — furent les auteurs des trois branches qui suivent[6].

Branche aînée : comtes de Durtal, barons de Mathéfelon et marquis d'Espinay

[modifier | modifier le code]

Cette branche a pour auteur Jean II d'Espinay († en 1591), chambellan du roi Henri Il, chevalier de l'Ordre du roi. Il devint comte de Durtal et baron de Mathéfelon par son mariage avec sa cousine éloignée Marguerite de Scépeaux de Vieilleville (fille du maréchal François ; lui-même fils de Marguerite de La Jaille-St-Michel, dame de Durtal et Matheflon, et de René de Scépeaux ; ce dernier était fils de François de Scépeaux et de Marguerite d'Estouteville, la sœur aînée de Catherine ci-dessus). Il obtint, par lettres patentes d'octobre 1575, l'érection en marquisat de sa seigneurie d'Espinay. Sa descendance s'éteignit avec ses petits-enfants : - Charles, marquis d'Espinay († dès 1607), marié en 1605 à Marguerite de Rohan-Guéménée ; et - Françoise d'Espinay, mariée en 1598 au maréchal Henri de Schomberg, comte de Nanteuil. La famille des ducs de La Rochefoucauld (cf. François VII) recueillit par héritage le marquisat d'Espinay et le comté de Durtal-Matheflon[6].

Branche de Vaucouleurs

[modifier | modifier le code]

Cette branche a pour auteur Louis d’Espinay (1533-1600), seigneur de Vaucouleurs que lui apporta sa femme Anne de Rosnyvinen de Guitté, dame de Vaucouleurs et d’Yvignac, lors de leur mariage le . Cette branche s'éteignit en 1764 avec Charles d'Espinay, marquis de Vaucouleurs, décédé à l'âge de 80 ans[6].

Branche de Broons

[modifier | modifier le code]

Cette branche a pour auteur Antoine d’Espinay (+1591), seigneur de Broons, de Beaumont, baron du Molay et gouverneur de la ville de Dol, père de François d'Epinay (1568-1598 ; marié en 1594 à Sylvie de Rohan-Guéméné, avec Postérité). Elle s’est éteinte en 1708 en ligne masculine avec Louis marquis d'Espinay de Broons, et dans la Maison de Lorraine-Elbeuf-Harcourt par sa fille Madeleine, mariée en 1689 à Henri II de Lorraine, comte de Brionne[6].

Rattachement revendiqué

[modifier | modifier le code]

Sans qu'une filiation soit pourtant établie, la famille d'Épinay d'ancienne bourgeoisie parisienne, fixée au XVIIe siècle en Inde française puis à l'Ile Maurice, revendique une origine commune avec la famille éteinte d'Espinay[9],[10].

Personnalités

[modifier | modifier le code]

Évêques et archevêques

[modifier | modifier le code]

La famille d'Espinay a donné trois abbesses à l'abbaye Saint-Georges de Rennes :

  • Françoise Ire d'Espinay, 1486-1520
  • Perrette d'Espinay, 1521-1522
  • Philippine II d'Espinay, 1572-1583

Prévôt d'abbaye

[modifier | modifier le code]

Elle a aussi donné un prévôt de l'abbaye Saint-Martin de Vertou

  • Geoffroy d'Espinay, à partir de 1369.

D'argent au lion coupé de gueules et de sinople, armé, lampassé et couronné d'or.[11] Collégiale Sainte-Madeleine, Vitrail de Sainte-Barbe.

Jean d'Espinay (mort en 1591), auteur de la branche ainée obtint, par lettres patentes d'octobre 1575, l'érection en marquisat de sa seigneurie d'Espinay. Ce titre s'éteignit avec son petit-fils, Charles, marquis d'Espinay († dès 1607)[6]. Les branches cadettes de Vaucouleurs et de Broons portèrent des titres de courtoisie de marquis.

Les principales alliances de la famille sont[6] les familles de Champagne, de Goulaine, de Scépeaux, de Lorraine, de Schomberg, de Rohan, de La Rochefoucauld, de Goyon-Matignon, de Rieux, de Châteaubriant, d'Estouteville.

Notes et références

[modifier | modifier le code]

Bibliographie

[modifier | modifier le code]

Articles connexes

[modifier | modifier le code]