Saint-Michel-et-Chanveaux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Michel.

Saint-Michel-et-Chanveaux
Saint-Michel-et-Chanveaux
Église de Saint-Michel-et-Chanveaux.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Segré
Canton Segré
Commune Ombrée d'Anjou
Statut commune déléguée
Code postal 49420
Code commune 49309
Démographie
Gentilé Michelois, Micheloise
Population 406 hab. (2014)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 40′ 52″ nord, 1° 07′ 45″ ouest
Altitude 110 m
Min. 39 m
Max. 105 m
Superficie 27,67 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire

Voir sur la carte administrative de Maine-et-Loire
City locator 15.svg
Saint-Michel-et-Chanveaux

Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire

Voir sur la carte topographique de Maine-et-Loire
City locator 15.svg
Saint-Michel-et-Chanveaux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 15.svg
Saint-Michel-et-Chanveaux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 15.svg
Saint-Michel-et-Chanveaux

Saint-Michel-et-Chanveaux est une ancienne commune française, située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire.

Lieu de passage ou d'habitation de population dès l'époque préhistorique, la commune de Saint-Michel-et-Chanveaux résulte de la réunion de deux paroisses d'Ancien Régime: Saint-Michel-du-Bois et Chanveaux, en 1790. Ancienne châtellenie d'Anjou face au duché de Bretagne, haut-lieu de la chouannerie, la commune voit le combat entre chouans et républicains. Au XIXe siècle et au XXe, elle va subir un important exode rural. Ses principales activités économiques sont l'agriculture et l'élevage.

Depuis le , le territoire appartient à la commune d'Ombrée d'Anjou[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Haut-Anjou, à environ 9 km de Pouancé, le chef-lieu de canton, et environ 25 km de Segré, la sous-préfecture.

Rose des vents Armaillé Rose des vents
Juigné-des-Moutiers (Loire-Atlantique) N Noëllet
O    Saint-Michel-et-Chanveaux    E
S
La Chapelle-Glain (Loire-Atlantique) Challain-la-Potherie

Topographie, géologie, relief[modifier | modifier le code]

Saint-Michel-et-Chanveaux fait partie de l'unité paysagère du Segréen, et plus particulièrement de la sous-unité paysagère du Pouancéen, qui se caractérise par un paysage vallonné, aux ondulations orientées d'est en ouest où le maillage bocager tend à se densifier au fur et à mesure que l'on descend dans les vallons[2]. Au niveau géologique, la commune se trouve sur un terrain schisteux, de formation silurienne provenant du massif armoricain, ainsi que quelques faluns recelant un grand nombre de fossiles.

Partant de 76 mètres d'altitude vers « Pierrefrite », le terrain descend vers le sud jusqu'au ruisseau de la Nymphe, qui coule à moins de 50 mètres. Le terrain s'élèvent progressivement vers le sud, le bourg de Saint-Michel se trouvant à 58 mètres, et celui de Chanveaux à 96 mètres[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de Maine-et-Loire.

La région du Haut-Anjou est caractéristique de la «douceur angevine»[4]. Le climat du Maine-et-Loire étant un climat de transition entre le climat océanique de la côte atlantique et le climat continental de la Touraine[5], les hivers y sont doux et les étés agréables. À l'arrivée des perturbations venant de l'océan, le Haut-Anjou et Saint-Michel-et-Chanveaux sont en première ligne. Le nombre de jours avec précipitations y oscille entre 140 et 150 par an[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Du sud-ouest au nord-est, la commune est traversée par le ruisseau de la Nymphe, qui se jette dans la Verzée à Noëllet. Elle est rejointe par les ruisseaux du Pourry, de la Hachetaie et du Merdereau, qui forme la frontière nord. Le ruisseau du Pihambert, qui rejoint aussi la Nymphe, forme la frontière est. On y trouve plusieurs étangs, le plus important étant celui de Maubusson, au sud, près de Chanveaux, qui couvre 35 hectares[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La dénomination du nom de la commune vient de la réunion des deux paroisses de Saint-Michel-du-Bois et Chanveaux en 1790[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune la présence d'un menhir (menhir de Pierrefritte), vestige d'une occupation néolithique. C'est le troisième plus haut menhir de Maine-et-Loire. On y a également trouvé 7 haches en pierre, et de nombreux microlithes[6].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Saint-Michel-du-Bois formait une des plus anciennes châtellenies de l'Anjou. Un château y est construit, probablement assiégé par les Anglais en 1422 et ruinés pendant la guerre franco-bretonne[6]

Ancien Régime et Révolution[modifier | modifier le code]

À l'époque de la Révolution française (1789), le seigneur du pays était Louis Marie Eugène de Ghaisne de Bourmont, père du futur maréchal de France, Louis Auguste Victor de Ghaisne, comte de Bourmont. Ce dernier, après la prise d'Alger de 1830 et refusant de servir Louis-Philippe, part en Italie après avoir vendu à la famille de la Rochefoucauld ses possessions de Saint-Michel et de Chanveaux.

René-Aubin Lemonnier de la Foucheraie était curé de Saint-Michel-du-Bois à la Révolution, il avait été nommé à Saint-Michel en septembre 1777. Ayant refusé de prêter le serment, il fut emprisonné au séminaire. Lorsque les prêtres furent déportés en Espagne, il alla s'embarquer à Nantes. Mais avant l'embarquement en septembre 1792, il tomba malade et fut enfermé le 20 septembre aux Carmélites à Nantes. Il subit le sort des prêtres nantais et périt noyé avec les autres vieux prêtres, à Nantes, le 16 novembre 1793[6].

Le 31 août 1794, Républicains et Royalistes y livrèrent un combat : un corps de 360 soldats républicains sous les ordres de l'adjudant - général Decaen affronta 500 chouans armés de fusils et 300 paysans avec des fourches et faux renversées, commandées par Sarazin qui fut tué sur la chaussée de l'étang[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Saint-Michel-et-Chanveaux est située dans le canton de Pouancé, arrondissement de Segré, dans le département de Maine-et-Loire. La commune comptant moins de 500 habitants, son conseil municipal est constitué de 11 élus.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1794 Jacques Honoré Armaron N/A Officier d'État Civil
1794 1797 Jacques Honoré Armaron N/A Maire
1997 1797 Julien Jallot N/A Agent municipal de la commune
1797 1799 Jean Poullain N/A Agent municipal de la commune
1799 1800 Joseph Le Monnier N/A Agent municipal de la commune
1800 1801 Jean Poullain N/A Agent municipal de la commune
1801 1804 Jean Pierre-Ambroise Poupard-Dujaunal N/A Agent municipal de la commune
1804 1826 René Hardou N/A Agent municipal de la commune
1826 1855 Claude Brillet N/A Agent municipal de la commune
1855 1870 Jean Bellanger N/A Maire
1870 1872 Louis Duvacher N/A Maire
1872 1876 Joseph Bellanger N/A Maire
1876 1881 Victor Duchene N/A Maire
1881 1900 Auguste Bellanger N/A Maire
1900 1903 Victor Eustache Andorin N/A Maire
1903 1906 Alexis Robert N/A Maire
1906 1927 Victor René Andorin N/A Maire
1938 1945 Louis Esnault N/A Maire
1945 1967 Félix Feuvray N/A Maire
1967 1994 Marcel Hamard N/A Maire
1995 en cours Marie-Jo Hamard[7],[8] DVD Comptable notariale, Présidente de la CC
Conseillère générale puis départementale

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune adhère, comme les autres communes du canton de Pouancé, à un Syndicat intercommunal à vocation multiple (SIVM) créé en 1966. Celui-ci devient la Communauté de communes de la région de Pouancé-Combrée en 1995[9].

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 406 habitants, en augmentation de 14,69 % par rapport à 2009 (Maine-et-Loire : 3,2 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
802457694682666803778742791
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
826795812814863824826819816
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
757737720652645638635580591
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
595559496424421364341383406
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (21 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52,8 % contre 48,4 % au niveau national et 48,6 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 52,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,7 %, 15 à 29 ans = 18,3 %, 30 à 44 ans = 15,6 %, 45 à 59 ans = 22,8 %, plus de 60 ans = 21,7 %) ;
  • 47,2 % de femmes (0 à 14 ans = 19,9 %, 15 à 29 ans = 13 %, 30 à 44 ans = 19,9 %, 45 à 59 ans = 26,7 %, plus de 60 ans = 20,4 %).
Pyramide des âges à Saint-Michel-et-Chanveaux en 2007 en pourcentage[14]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
0,6 
6,1 
75 à 89 ans
6,8 
15,0 
60 à 74 ans
13,0 
22,8 
45 à 59 ans
26,7 
15,6 
30 à 44 ans
19,9 
18,3 
15 à 29 ans
13,0 
21,7 
0 à 14 ans
19,9 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2007 en pourcentage[15]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,2 
6,3 
75 à 89 ans
9,2 
11,8 
60 à 74 ans
13,0 
19,9 
45 à 59 ans
19,4 
20,6 
30 à 44 ans
19,5 
20,3 
15 à 29 ans
19,1 
20,6 
0 à 14 ans
18,6 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Seule une école privée (Sainte-Elisabeth) accueille les enfants de maternelle et primaire. Les collèges se trouvent à Pouancé et les lycées se situent à Châteaubriant ou Segré.

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de médecin ni d'infirmier installé à Saint-Michel-et-Chanveaux. Les plus proches sont basés à Pouancé ou Combrée, l'hôpital est à Pouancé. Les cliniques les plus proches se situent à Châteaubriant ou Segré, de même que le service maternité.

Autres équipements, commerces et tourisme[modifier | modifier le code]

La commune dispose pour unique équipement sportif d'un terrain de football, d'une bibliothèque pour équipement culturel et d'une salle de fête d'une capacité de 200 personnes. Un restaurant fait également office de dépôt de pain et de café[16].

Pour le tourisme, la commune est affiliée à l'Office de Tourisme de l'Anjou bleu[17].

Une chambre d'hôtes et un gîte rural se trouve sur la commune[18].

Économie[modifier | modifier le code]

Selon l'INSEE, la commune comptait en 2009, hors exploitations agricoles, dix entreprises dont deux dans l'industrie, deux dans la construction et six dans le commerce, le transport, la réparation automobile et les services divers. Elles employaient, avec les exploitations agricoles, 13 salariés[19].

On comptait 49 exploitations agricoles en 2000[19]. Le nombre d'exploitations a diminué entre 1988 et 2000, passant de 58 à 49, mais la superficie cultivée a, elle, augmenté dans cette période, passant de 2 030 hectares (moyenne 35 hectares par exploitation) à 2 414 hectares (49 hectares par exploitation). Quarante-deux exploitations élevaient des bovins, le nombre de tête augmentant de 3 481 à 4 179 entre 1988 et 2000, et vingt-sept des volailles, dont le nombre baisse de 8 005 à 7 071 sur la même période[19].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le menhir de Pierre-Frite est un des plus grands de Maine-et-Loire. Il mesure 5,40 mètres de haut, et 7 mètres de circonférence à mi-hauteur. Il a été christianisé, et une Vierge a été placée dans une niche creusée dans le menhir. Plus loin, à environ 800 mètres, un second menhir a été trouvé[20].

L'église Saint-Michel date du XIIe siècle, comme en témoigne l'emploi de grès roussard dans les arcades. L'église s'adosse sur l'ancienne muraille du château. Le chœur et le transept ont été reconstruits au XIXe siècle. L'édifice est encore entouré de son cimetière[21].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Recueil des actes administratifs du Maine-et-Loire du 28 octobre 2016 » (consulté le 1er novembre 2016)
  2. Atlas des paysages du Maine-et-Loire, 2003, Édition le Polygraphe, p. 164
  3. a et b « Saint-Michel-et-Chanveaux », sur geoportail.fr (consulté le 15 mars 2011)
  4. a et b Douceur angevine
  5. Comité départemental météorologique
  6. a b c d et e Dictionnaire historique, géographie et biographique du Maine-et-Loire, Célestin Port, éd. 1996
  7. Ouest-France, Marie-Jo Hamard reconduite à la tête de la mairie, article du 31 mars 2014
  8. Préfecture de Maine-et-Loire, Liste des maires élus en 2014, document du 23 avril 2014
  9. « Communauté de Communes de la région de Pouancé-Combrée », sur cc-pouance-combree.fr (consulté le 3 mars 2011)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. « Évolution et structure de la population à Saint-Michel-et-Chanveaux en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 juin 2011)
  15. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 4 juin 2011)
  16. « Saint-Michel-et-Chanveaux », sur Communauté de Commune de la région Pouancé-Combré (consulté le 15 mars 2011)
  17. anjou-tourisme.com
  18. « Hébergement », sur tourismepouanceen.wifeo.com (consulté le 3 mars 2011)
  19. a b et c « Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) », sur Insee (consulté le 4 juin 2011)
  20. Jean-Luc Flohic (dir.), Aude Guiheneuc et Rémy Toulouse, Le Patrimoine des communes de Maine-et-Loire, 2001, p.1038
  21. Flohic, op. cit. p.1039