Île Maurice

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Île Maurice
Mauritius 
Plage de l'île Maurice.
Plage de l'île Maurice.
Géographie
Pays Drapeau de Maurice Maurice
Archipel Mascareignes
Localisation Océan Indien
Coordonnées 20° 18′ 00″ S, 57° 35′ 00″ E
Superficie 1 865 km2
Point culminant Piton de la Petite Rivière Noire (828 m)
Géologie Île volcanique
Administration
Démographie
Population 1 222 340 hab. (2019)
Densité 655,41 hab./km2
Gentilé Mauricien
Plus grande ville Port-Louis (Capitale)
Autres informations
Fuseau horaire UTC+04:00
Géolocalisation sur la carte : Maurice
(Voir situation sur carte : Maurice)
Île Maurice
Île Maurice
Géolocalisation sur la carte : océan Indien
(Voir situation sur carte : océan Indien)
Île Maurice
Île Maurice
Île à Maurice

L'île Maurice (Moris en créole mauricien), autrefois appelée l'isle de France (1717-1814), Mauritius en anglais, est l'île principale de la république de Maurice. Elle est rattachée géographiquement à l'Afrique et est située dans l'Ouest de l'océan Indien, au cœur de l'archipel des Mascareignes, entre La Réunion à l'ouest et l'île Rodrigues à l'est.

Géographie[modifier | modifier le code]

La formation de l'île se situe entre 7 et 15 Ma. C'est une île volcanique et encore de nos jours, on peut observer les traces de la grande caldeira à l'origine de sa formation. L'île ne compte plus de volcan en activité. On y trouve cependant des restes de cratères endormis, dont le Trou-aux-Cerfs qui est devenu au fil des ans une attraction touristique. Celui-ci se situe dans le centre de l'île, à Curepipe. L'île Maurice couvre une superficie de 1 865 km2 et mesure dans ses plus grandes dimensions 65 km de long et 45 km de large. Son point culminant est le piton de la Petite Rivière Noire, qui s'élève à 828 m dans le parc national des gorges de Rivière Noire. Ses plaines côtières et son plateau central ont permis pendant longtemps la culture extensive de la canne à sucre et du thé. L'île Maurice est surtout connue pour ses magnifiques paysages. Le récif corallien qui l'entoure protège les lagons et les plages bordées de cocotiers et de filaos.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les navigateurs portugais furent les premiers Européens à découvrir et visiter l'île, à une date comprise entre 1500 et 1513. Ils l'appelèrent Cirné, du nom du navire du capitaine de l'expédition Diogo Fernandes Pereira[1].

Cependant, l'île demeura longtemps inhabitée jusqu'à l'arrivée des premiers colons hollandais en 1598. Elle fut ensuite colonisée par des Français de 1715 à 1810. Vinrent ensuite des Britanniques qui l'occupèrent par la force, avant que cette possession ne leur soit confirmée par le traité de Paris de 1814. L'occupation britannique dura jusqu'à l'indépendance de l'île, le .

Population[modifier | modifier le code]

La population de l'île s'élève en 2019 à 1 222 340 habitants [2], soit 96,5 % de la population de Maurice. Ses habitants sont appelés les Mauriciens comme tous les habitants du pays[3].

Économie[modifier | modifier le code]

Depuis son indépendance du Royaume-Uni en 1968, Maurice est passée d'une économie agricole à faible revenu à une économie diversifiée à revenu élevé, basée sur le tourisme, le textile, le sucre et les services financiers. L'histoire économique de l'île Maurice depuis son indépendance a été qualifiée de "miracle mauricien" et de "succès de l'Afrique" (Romer, 1992 ; Frankel, 2010 ; Stiglitz, 2011).[4]

Ces dernières années, les technologies de l'information et de la communication, les produits de la mer, l'hôtellerie et le développement immobilier, les soins de santé, les énergies renouvelables, l'éducation et la formation sont devenus des secteurs importants, attirant des investissements considérables de la part d'investisseurs locaux et étrangers.

Maurice n'a pas de réserves de combustibles fossiles exploitables et dépend donc des produits pétroliers pour répondre à la plupart de ses besoins énergétiques. Les sources d'énergie locales et renouvelables sont la biomasse, l'énergie hydraulique, solaire et éolienne.[5]

Maurice est bien classée en termes de compétitivité économique, de climat d'investissement favorable, de bonne gouvernance et d'économie libre.[6] Le produit intérieur brut (PIB) était estimé à 14 milliards de dollars américains en 2019 et le PIB (PPA) par habitant était supérieur à 10 600 dollars américains, le deuxième plus élevé d'Afrique.[7],[8]. En 2022, le pays est classé en 45e position pour l'indice mondial de l'innovation[9].

L'indice de facilité de faire des affaires 2020 de la Banque mondiale classe Maurice au 13e rang mondial sur 190 économies en termes de facilité de faire des affaires.[10] Selon le Ministère mauricien des affaires étrangères, les défis du pays sont la forte dépendance à l'égard de quelques secteurs industriels, l'importante fuite des cerveaux, la rareté de la main-d'œuvre qualifiée, le vieillissement de la population et l'inefficacité des entreprises publiques et des organismes parapublics.

Maurice a bâti son succès sur une économie de marché libre. Selon le rapport 2019 sur la liberté économique dans le monde, Maurice est classée comme ayant la 9e économie la plus libre au monde.[11]

Environnement[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la fin du XVIIe siècle, l'île abritait le dodo, une espèce endémique qui s'est éteinte moins d'un siècle après sa découverte, principalement victime de l'homme[12].

Depuis le début du XXe siècle, 32 espèces de plantes ont disparu de l'île Maurice, principalement victimes de la déforestation[13].

En , l'île est touchée par une marée noire à cause du vraquier japonais MV Wakashio qui heurte le 25 juillet un récif à Pointe d'Esny et s'échoue sur la barrière de corail face au village. L'île est en état d'urgence, le bateau pouvant se briser à tout moment et laisser s'échapper ses 4 000 tonnes de pétrole[14]. Le , ce dernier se scinde en deux, laissant s'échapper 1 000 tonnes de carburant dans les eaux mauriciennes. Néanmoins, les traces de la catastrophe ont pratiquement disparu au bout d'une année, grâce à la mobilisation des habitants dans la lutte contre cette pollution.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Denis Piat, Sur la route des épices, l'île Maurice, 1598-1810, Paris, Pacifique, , 208 p. (ISBN 2-87868-082-0).
  2. http://statsmauritius.govmu.org/English/Publications/Documents/2019/EI1471/Pop_Vital_Jan-Jun19.pdf
  3. « Mauricien », dans le Dictionnaire de l'Académie française, sur Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  4. (en) Katsiaryna Svirydzenka et Martin Petri, « Mauritius: The Drivers of Growth—Can the Past be Extended? », IMF Working Paper,‎ (lire en ligne Accès libre [PDF])
  5. (en) JOSEPH E. STIGLITZ, « The Mauritius Miracle » Accès libre, sur Project Syndicate, (consulté le )
  6. (en) « 2012 Investment Climate Statement - Mauritius » Accès libre, sur U.S Department of State, (consulté le )
  7. (en) « GDP (current US$) - Mauritius » Accès libre, sur The World Bank (consulté le )
  8. (en) « GDP per capita (constant 2015 US$) - Mauritius », sur The World Bank (consulté le )
  9. WIPO, « Indice mondial de l'innovation 2022 », sur Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (consulté le )
  10. (en) « Ease of Doing Business rankings », sur The World Bank (consulté le )
  11. (en) James Gwartney, Robert Lawson, Joshua Hall et Ryan Murphy, « Economic Freedom of the World », Fraser Institute Annual Report,‎ (lire en ligne Accès libre)
  12. « Le dodo, un célèbre oiseau tristement disparu », sur RTBF.be, (consulté en )
  13. Futura, « Biodiversité : le taux d'extinction des plantes est alarmant », sur Futura (consulté le ).
  14. « Le bateau échoué à l’île Maurice menace de se briser », sur www.20minutes.fr (consulté le ).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]