Simone Demangel

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Simone Demangel
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René Doumic (grand-père)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Distinctions

Simone Demangel, née Simone Hélène Claire Marie Louise Gillet le à Paris (6e arrondissement), et morte le à Castelnau-le-Lez (Hérault)[1], est une figure de la Résistance française[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Simone Demangel est la fille de l'académicien Louis Gillet (1876-1943), son frère est l'architecte Guillaume Gillet (1912-1987). Elle a été mariée à l'archéologue Robert Demangel (1891-1952). Son grand-père maternel est René Doumic, académicien et ancien directeur de la Revue des Deux Mondes.

Surnommée la "châtelaine d'Assas" ou la "chevalière d'Assas", elle est propriétaire du château d'Assas avec son mari à partir de 1949[3]. Leur château appartient aujourd'hui à leurs héritiers.

La Résistance[modifier | modifier le code]

Simone Demangel, alias Pauline[4], est l'une des grandes figures de la Résistance héraultaise. Le projet de citation de son dossier de proposition pour la Médaille de la Résistance résume son parcours[5] :

« Magnifique exemple de patriotisme, de courage et d'esprit d'initiative. Entrée dans la Résistance dès la signature de l'armistice, a déployé toute son activité, au cours des années suivantes, pour l'hébergement des parachutistes, la garde de dépôts d'explosifs, l'aide aux Israélites et aux familles de Déportés et Fusillés. Elle a organisé le Service Social de la Résistance (zone sud). Arrêtée à différentes reprises par la Gestapo et la police de Vichy, recherchée activement, a poursuivi sa tâche malgré toutes les embûches. Elle a contribué également à la Libération de Montpellier et n'a pas cessé, depuis lors, de se dévouer en toutes circonstances ».

Simone Demangel assure les liaisons entre Montpellier et Lyon. Elle a été cheffe du service social FFI pour la région R3, puis lieutenant ayant commandé l'ex 28e unité de l'AFAT (Auxiliaires féminines de l'Armée de terre) de la XVIe région[6].

Recherchée par la Gestapo, elle gagne le Maquis Léon cantonné dans la région de Clermont-l'Hérault.

Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, elle reçoit la Légion d'honneur directement des mains du Général de Lattre de Tassigny[7]

Distinctions honorifiques et reconnaissances[modifier | modifier le code]

Décorations militaires[modifier | modifier le code]

Autres formes de reconnaissances et hommages[modifier | modifier le code]

Une maison de retraite est baptisée en son nom à Montpellier : l'EHPAD Simone Demangel[9].

Sa biographie est mentionnée dans le dossier pédagogique réalisé par les Archives départementales de l'Hérault pour l'année scolaire 2017/2018[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Paris, acte de naissance no 1977 dressé le 02/07/1903 avec mention du mariage et du décès, vue 13 / 31
  2. « Simone Demangel », sur Anonymes, Justes et Persécutés durant la période Nazie dans les communes de France. AJPN.org, (consulté le )
  3. Victor Tribot Laspière, « Au Château d’Assas, sur les traces de Scott Ross et de Scarlatti », sur francemusique.fr, (consulté le )
  4. « A Montpellier, retour sur l’histoire hors du commun de la résistante Simone Demangel », sur France 3 Occitanie (consulté le )
  5. Fonds du cabinet du préfet : rapport justificatif mentionnant les titres de l'intéressée, projet de citation et attestation d'Henri Glaser, alias capitaine Léon Bolivar (1945) [papier]. Cote : FR-AD34 30 W 3. Montpellier : Archives départementales de l'Hérault (présentation en ligne).
  6. Véro Battut, « Histoire de l'Abri languedocien », sur Blog Généalogie, d'histoire locale et des familles. (consulté le )
  7. Marie-Claire Demangel, Notre mère, Simone-Thérèse Demangel, "Pauline" dans la Résistance montpelliéraine, et le Capitaine Léon, chef du Corps Franc Léon, Paris, l'Harmattan, 350 p. (ISBN 978-2-296-11093-9, lire en ligne)
  8. « - Mémoire des hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )
  9. Lien vers une page présentant l'établissement
  10. Dossier pédagogique Concours de la Résistance et de la Déportation 2017-2018 "S'engager pour libérer la France"

Liens externes[modifier | modifier le code]