Le Landin

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Le Landin
Le Landin
Le château du Landin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Intercommunalité Communauté de communes Roumois Seine
Maire
Mandat
Michel Dezellus
2020-2026
Code postal 27350
Code commune 27363
Démographie
Gentilé Landinois
Population
municipale
215 hab. (2018 en augmentation de 13,16 % par rapport à 2013)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 11″ nord, 0° 47′ 58″ est
Altitude Min. 1 m
Max. 144 m
Superficie 3,15 km2
Unité urbaine Routot
(banlieue)
Aire d'attraction Rouen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bourg-Achard
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Le Landin est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune du Landin est située sur la rive gauche de la Seine à la naissance du méandre de Brotonne, dans un vallon, dont le sommet est appelé le Câtelier, qui permet d'accéder au fleuve. Elle est bordée par la forêt de Brotonne qui est située dans le département de la Seine-Maritime. Elle fait partie du parc naturel régional des Boucles de la Seine normande.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est riveraine de la Seine.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Le Landin est une commune urbaine[Note 1]. Elle appartient en effet à l'unité urbaine de Routot, une agglomération intra-départementale regroupant 3 communes[2] et 3 088 habitants en 2017, dont elle est la banlieue[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 317 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes [La Haie-du-]Lendin en 1135; Lendinum en 1175; [Haia de] Lendinc en 1208; Lendinc, Lendincum, Lendencum au XIIIe siècle[7],[8].

La forme de 1135, si elle est juste, montre que l'on articulait plus le -c final au début du XIIe siècle. Cette forme semble cependant avoir été refaite à l'époque moderne, et est donc suspecte, c'est sans doute la raison pour laquelle François de Beaurepaire n'en tient pas compte[8]. En revanche les formes latinisées, trouvées dans des textes rédigés en latin médiéval, ont conservé le c.

Il s'agit vraisemblablement du vieil anglais landing ou plutôt de son correspondant vieux norrois lending qui signifient tous deux « lieu d'abordage, lieu d'accostage, lieu de débarquement, débarcadère »[8], cf. islandais lenda « aborder, accoster, débarquer », lending « abordage, accostage, débarquement » (Le durcissement [g] > [c] est régulier dans cette position et s'observe souvent dans d'autres contextes phonétiques en Normandie orientale). En revanche, il n'existe pas de rapport direct avec le français lande comme le laisserait penser la graphie moderne (-an- au lieu de -en-). Le mot lande est d'ailleurs peu utilisé dans la toponymie ancienne en Normandie orientale.

D'un point de vue topographique, l'appellation lendinc est justifiée : le Landin possède en effet un large accès à la Seine par la rue de la Foulerie et une aire de débarquement devait se trouver en contrebas, au point de départ de la voie. C'est, sur cette rive de la Seine, l'accès le plus direct au plateau à partir du fleuve entre Yville-sur-Seine et Heurteauville.

Remarque : le microtoponyme québécois le Landing est de structure similaire et de même signification. Il est aujourd'hui intégré à la municipalité des Coteaux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire dépendait des seigneurs de Pont-Audemer.

Vers 1757, il est établi que Nicolas Thyrel de Boismont, abbé commendataire de Grestain, achète à la duchesse de Chaulnes la seigneurie du Landin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Michel Dezellus UMP puis LR Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2018, la commune comptait 215 habitants[Note 3], en augmentation de 13,16 % par rapport à 2013 (Eure : +0,83 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
260254261227246254245493270
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
334271284240238210190192176
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1671391441221259096115121
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
11610896103160151160180193
2018 - - - - - - - -
215--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Croix[13], reconstruite en 1862 à l'initiative de la comtesse de Quitry, selon les plans de l'architecte Edmond de Joly[14] (1834-1892, fils de Jules de Joly, lui-même architecte).
  • Le château du Landin est Logo monument historique Inscrit MH (2002)[15],[16]. L'abbé de Boismont a fait planter un parc et bâtir un château qui constitue l'origine du château actuel. Son apparence contemporaine remonte au XVIIIe siècle. En dernier lieu, c'est au conseiller général de Routot Odon de Chaumont-Quitry que sont dus l'avant-corps arrondi couvert d'un dôme et l'ensemble des décors intérieurs. Il a fait remanier le parc et construire la plupart des dépendances.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Site Natura 2000[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du réseau Natura 2000 au titre des Boucles de la Seine aval[17].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  2. « Unité urbaine 2020 de Routot », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 3 décembre 2020)
  3. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  7. Ernest Poret de Blosseville, Dictionnaire topographique du département de l’Eure, Paris, 1877, p. 122[1]
  8. a b et c François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 134
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. « Église Sainte-Croix », notice no IA00018640, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Cote LH/1371/51 ».
  15. « Château du Landin », notice no PA27000044, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. Site internet Château du Landin.
  17. FR2300123 Boucles de la Seine aval.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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