Michel Ferdinand d'Albert d'Ailly

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Michel Ferdinand d'Albert d'Ailly
Blason Louis Auguste d'Albert de Luynes puis d'Albert d'Ailly (1676-1744).svg
Titre de noblesse
Duc de Chaulnes
-
Prédécesseur
Charles François d'Albert d'Ailly (d)
Successeur
Biographie
Naissance
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Lieu inconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 54 ans)
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Enfant
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Michel Ferdinand d'Albert d'Ailly, 6e duc de Chaulnes (1744), est un astronome et physicien français, né à Versailles, paroisse Notre-Dame, le et mort à Paris, paroisse Saint Jacques du Haut Pas, le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Marc Nattier, Portrait d'Anne-Josèphe Bonnier de La Mosson, duchesse de Chaulnes en Hébé, 1744, Paris, musée du Louvre

Fils de Louis Auguste d'Albert d'Ailly (1676-1744), 4e duc de Chaulnes, Michel Ferdinand d'Albert d'Ailly commande les chevau-légers de la Maison du Roi. Il est lieutenant général des Armées du Roi Louis XV, Pair de France, chevalier des Ordres du Roi, Gouverneur et lieutenant général pour le Roi en la Province de Picardie, Gouverneur des ville et citadelle d'Amiens et de Corbie, capitaine lieutenant des chevau-légers. Il épouse en 1734 Anne-Josèphe Bonnier de La Mosson (1718-1782), dame du palais de Marie Leszczynska, reine de France. Le duc et la duchesse fianceront leur fils à Alexandrine Le Normant d'Étiolles, fille de Madame de Pompadour, mais il épousera sa cousine.

En 1750, il est commissaire du roi aux États de Bretagne et parvient à faire accepter un nouvel impôt, le vingtième, par cette assemblée. Astronome et physicien, il s'intéresse particulièrement aux instruments scientifiques. Il emploie la plus grande partie de son revenu à faire construire des instruments et à former des collections. Son cabinet renferme une prodigieuse quantité d'objets rares et curieux recueillis en Égypte, Grèce ou Chine, des vases étrusques de toutes les formes, des bronzes antiques et des échantillons d'histoire naturelle. Il possède aussi une importante bibliothèque, partie dans son hôtel particulier parisien, partie dans son château de Chaulnes. Cette bibliothèque est dispersée aux enchères après sa mort et donne alors lieu à l'impression d'un catalogue.

Lorsque les physiciens abandonnent les machines électrostatiques à globe de verre, de soufre ou de résine, pour adopter les plateaux de verre, le duc de Chaulnes fait construire la plus grande machine qu'on ait encore vue. Il l'utilise à reproduire, pour la première fois en France, tous les effets de la foudre.

Il est reçu en 1743 membre honoraire de l'Académie des sciences. Deux ans après, il publie un mémoire contenant des expériences relatives à un article, qui fait le commencement du 4e livre de l'Optique d'Isaac Newton, et qui lui font découvrir les particularités de la diffraction des rayons lumineux réfléchis par un miroir concave et interceptés par un carton percé au milieu. Il présente en 1765 un demi-cercle astronomique muni de deux lunettes achromatiques. Il invente également un nouveau modèle de microscope qu'il fait construire en Angleterre et dont il donne la description, illustrée de plusieurs planches. Il a le premier l'idée de la fabrication des eaux minérales factices.

Il est parmi les actionnaires de la compagnie des mines de Montrelais, l'une des premières de France pour l'extraction du charbon et la deuxième à utiliser, dès 1752, les machines à feu de Thomas Newcomen.

Son portrait et celui de son épouse ont l'un et l'autre été peints par Nattier et figurent au Musée du Louvre. Le duc est représenté en Hercule, la duchesse en Hébé.

Son éloge est dans le volume de 1769 du recueil de l'Académie des sciences.

Publications[modifier | modifier le code]

On a aussi de lui :

  • quelques pièces dans le Journal de Physique ;
  • six mémoires dans le recueil de l'Académie des sciences ;
  • un mémoire, qui est son dernier ouvrage, sur une nouvelle machine parallactique, plus solide et plus commode que celles dont on s'était servi jusqu'alors.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Christophe Levantal, Ducs et Pairs et Duchés-Pairies laïques à l'époque moderne, 1996, Paris, Maisonneuve & Larose, p. 511-519 et 841-842. ISBN 2-7068-1219-2

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Source partielle[modifier | modifier le code]