Langues en Guinée

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Langues en Guinée
Langues officielles Français
Langues nationales Peul, malinké, soussou, , kissi, guerzé (ou kpelle) et toma

La langue officielle de la République de Guinée est le français. Il s'agit de la langue de l'État et des institutions officielles. Les langues nationales sont le peul (ou poular), le malinké (ou maninka), le soussou, le kissi, le guerzé (ou kpelle) et le toma. Il existe en plus une vingtaine d'autres langues.

Le français est parlé par 15 à 25 % de la population. À la fin du régime de Ahmed Sékou Touré, le français est redevenu la langue unique d'enseignement à l'école.

La langue française est une langue en forte expansion en Guinée d'après les derniers rapports. En 2002, le nombre de locuteurs de langue maternelle française était estimé à 2 % de la population totale[1]. D'après les autorités guinéennes, une nouvelle estimation de 2007 revoit ce chiffre fortement à la hausse par rapport à celle de 2002 : le nombre de francophones atteindrait 21,1 % et le nombre de francophones partiels 42,1 %. L'ensemble cumulé représente 6 millions de personnes, soit 63,2 % de la population totale ayant une maîtrise partielle ou complète de cette langue[2]. La raison de ce décalage réside dans le fait que ce sont des estimations.

Le peul est majoritairement parlé en Moyenne-Guinée dont la ville principale est Labé. Le malinké est majoritairement parlé en Haute-Guinée dont Kankan est la ville principale. Le soussou est majoritairement parlé en Guinée maritime dont la capitale est Conakry. Le guerzé (3,8 %), le kissi (3,5 %) et le toma (1,8 %) sont parlés en Guinée forestière. Plus précisément, le guerzé est parlé à Nzérékoré et à Yomou. Le koniake est parlé aussi à Nzérékoré, mais la ville principal des Koniake est Beyla ; le kissi est parlé à Guéckédou et à Kissidougou. Enfin le kono est une langue utilisée dans le sud de la Guinée, notamment à Lola.

Selon une enquête d'Alpha Mamadou Diallo[3], la langue première des habitants de la ville de Conakry est par ordre décroissant: le soso (soussou) 42 %, le pular (peul) 30 %, le maninka 13 %, le kissi 4 %, le guerzé 4 %, le français 2 % et le toma 2 %.

Écritures[modifier | modifier le code]

Les langues nationales sont écrites à l’aide de plusieurs alphabets : latin, arabe, et n’ko[4],[5].

L’alphabet national guinéen, utilisant l’alphabet latin, a été standardisé avec l’alphabet africain de référence à la suite du changement de régime politique en 1984 et adopté comme alphabet national par décret (no 19/PRG du 10 mars 1989). Il est utilisé dans l’enseignement en langue nationale.

L’alphabet arabe (adjami) a été harmonisé et normalisé sous l’égide de l’ISESCO (Organisation islamique pour l’éducation, la science et la culture) et de l’UNESCO. Il est principalement utilisé pour le pulaar.

L’alphabet n’ko est principalement utilisé pour le malinka. En Beyla on utilise l'alphabet konia pour le koniake.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Francophonie dans le monde 2002-2003, Haut Conseil de la Francophonie, Larousse, Paris, 2003
  2. La Francophonie dans le Monde 2006-2007 Organisation Internationale de la Francophonie, Nathan, Paris, 2007, p. 17 accessible sur http://www.francophonie.org/Rapport-du-Secretaire-general-de.html
  3. Usages et images des langues en guinée, page 17, Alpha Mamadou Diallo, Université de Conakry.
  4. Diallo, Alpha Mamadou, Usages et images des langues en guinée, Université de Conakry. USAGES ET IMAGES DES LANGUES EN GUINÉE
  5. Diallo, Amadou; Étude sur le rôle de l'éducation non formelle dans la stratégie de réduction de la pauvreté (SRP) en Guinée, Ministère du Plan de la République de Guinée/ GTZ, Conakry 3/2006. Etude sur le rôle de l’éducation non formelle dans la Stratégie de Réduction de la Pauvreté (SRP) en Guinée

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jeannot Sâa Tinguiano, Aménagement linguistique et développement en Guinée, Université Montpellier 3, 1997, 329 p. (thèse de Sociolinguistique)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]