Juan Román Riquelme

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Riquelme
Juan Riquelme beim Audi Cup.jpg
Riquelme lors de l'Audi Cup 2009 avec Boca Juniors.
Biographie
Nom Juan Román Riquelme
Nationalité Drapeau : Argentine Argentin
Naissance (37 ans)
Lieu San Fernando (Buenos Aires)
Taille 1,82 m (6 0)
Période pro. 1995 - 2014
Poste Meneur de jeu
Pied fort Droit
Parcours junior
Saisons Club
- Drapeau : Argentine Argentinos Juniors
Parcours professionnel 1
Saisons Club 0M.0(B.)
1995-1996 Drapeau : Argentine Argentinos Juniors 023 0(10)
1996-2002 Drapeau : Argentine Boca Juniors 194 0(44)
2002-2003 Drapeau : Espagne FC Barcelone 041 00(5)
2003-2005 Drapeau : Espagne Villarreal CF 094 0(25)
2005-2007 Drapeau : Espagne Villarreal CF 051 0(15)
2007 Drapeau : Argentine Boca Juniors 026 0(10)
2007-2014 Drapeau : Argentine Boca Juniors 161 0(31)
2014 Drapeau : Argentine Argentinos Juniors 018 00(5)
Total 592 (148)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe 0M.0(B.)
1997-1998 Drapeau : Argentine Argentine -20 ans
1997-2008 Drapeau : Argentine Argentine 68 (17)
2008 Drapeau : Argentine Argentine olympique 06 0(1)
2011 Drapeau : Argentine Argentine A' 01 0(0)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.
Dernière mise à jour : 25 juin 2015

Juan Román Riquelme, né le à San Fernando (Buenos Aires), est un ancien footballeur international argentin.

Riquelme commence aux Argentinos Juniors et se révèle à Boca Juniors, où il remporte trois Copa Libertadores, cinq championnats argentins et une Coupe intercontinentale. Meneur de jeu, il ne réussi pas à s'imposer au FC Barcelone, où il est transféré en 2002. Son expérience à Villarreal est plus fructueuse (2003-2007), mais c'est bien à Boca qu'il passe ses meilleures années après un retour de 2007 à 2014. Il prend sa retraite après une dernière année dans le club de ses débuts[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Juan Román Riquelme naît le 24 juin 1978 dans le modeste quartier San Fernando du Grand Buenos Aires[2].

Dès sa petite enfance, Riquelme est attiré par le football. À l'école primaire, il commence à toucher le ballon dans les clubs de quartier et lors de tournoi clandestin organisé par son père qui parie sur lui[3]. Ses premiers pas sont remarqués, jouant pour La Carpita. Il surprend non seulement les gens de son quartier mais aussi les chasseurs de talent, qui après quelques négociations, réussissent à le faire rentrer à l'Asociación Atlética Argentinos Juniors. Tout de suite milieu de terrain axial, Riquelme s'impose dans l'équipe réserve du club[2],[4].

Révélation à Boca Juniors (1996-2002)[modifier | modifier le code]

En 1996, Riquelme est repéré par Carlos Bilardo, entraîneur de Boca Juniors, qui convainc Mauricio Macri, le président, d'acheter cet espoir argentin[4].

Il effectue ses débuts en première division argentine la même année, le 11 novembre 1996, lors d'un Boca Juniors-Unión de Santa Fe. Il devient rapidement titulaire et inscrit son premier but deux semaines plus tard contre Rosario Central[4].

En 1997, avec Héctor Veira comme entraîneur, Riquelme joue les quatorze matchs du Tournoi de clôture du championnat d'Argentine, où il démontre clairement son niveau de jeu. Le 25 octobre 1997, à la mi-temps d'un Superclásico contre River Plate au Monumental, un putsch de ses coéquipiers destitue Diego Maradona (n°10, 37 ans). Le jeune Riquelme (n°20, 19 ans) remplace Diego. Avec Riquelme, Boca l'emporte finalement 2-1 face aux Millonarios[5]. Il remporte avec Boca le Tournoi d'ouverture 1998[4].

En 2000, Riquelme remporte la Copa Libertadores. Au mois de décembre, il remporte la Coupe intercontinentale contre le Real Madrid. C'est lors de ce match qu'il se révèle au monde. Avec un rythme latino de faux lent, l'imprévisible rendu fou Makelele et Geremi en jouant sur deux registres : axial, il joue direct, dribble et oriente pour les autres ; et sur les côtés, il temporise et provoque les fautes[5]. Il est couronné du titre de Meilleur joueur sud-américain de l'année en 2001 après avoir remporté une nouvelle Copa Libertadores[4].

En 2002, en froid avec la direction du club et suite à des problèmes familiaux, Riquelme s'engage avec le FC Barcelone. Un transfert non voulu de sa part, décidé par les dirigeants pour renflouer les caisses[5]. Avec Boca Juniors, remporté trois fois le championnat argentin (2 tournois d’ouverture en 1999 et 2001 et un de clôture en 1999), la Copa Libertadores à deux occasions (2000, 2001) et la Coupe intercontinentale en 2000[2].

Idole à Villareal après l'échec à Barcelone (2002-2007)[modifier | modifier le code]

Riquelme à l'entraînement avec Villareal en 2005.

A Barcelone, où Louis van Gaal le fait évoluer en piston sur le côté gauche, sa saison est un échec[6]. Riquelme joue 30 parties, marquant trois buts. En 2003, avec l'arrivée de l'entraîneur Frank Rijkaard, l'incorporation au club de Ronaldinho et l'excès de joueurs étrangers dans le club, le FC Barcelone décide de prêter Juan Román Riquelme au Villarreal CF pour deux saisons[2].

Il y retrouve le niveau de jeu qu'était le sien à Boca Juniors. Dans son sillage, s’élèvent au rang de star Diego Forlán ou Marcos Senna. Sous la tunique jaune, il déloge Zinédine Zidane du statut de meilleur joueur de la Liga. En 2004-2005, Villareal termine troisième de Liga, se qualifie pour la première fois de son histoire en Ligue des champions et décide d'acheter définitivement Riquelme[2].

Lors de la Ligue des Champions 2005-2006, Riquelme permet à son équipe d'atteindre les demi-finales de la compétition. Lors du match retour, alors qu'il peut envoyer son équipe aux prolongations face à Arsenal, il rate son pénalty face au gardien Londonien[2]. En mai 2006, Sir Alex Ferguson lui demande de le rejoindre à Manchester United. Devant les réticences du club espagnol, il refuse pour un des seuls regrets de sa carrière[3].

Contre toute attente, il retourne à Boca Juniors sous forme de prêt en février 2007.

Retour à Boca Juniors (2007-2014)[modifier | modifier le code]

Riquelme (extrême droite) frappe lors d'un match contre Arsenal en 2010.

À la fin de ce prêt, Riquelme retourne à Villareal malgré l'insistance de Boca Juniors, mais il ne joue plus. Riquelme est de nouveau prêté à Boca Juniors où il remporte la Copa Libertadores contre Gremio sur le score de 5-0 (3-0, 0-2) et inscrit trois des cinq buts de son équipe. Faute d'accord financier entre les deux clubs pour la saison 2007-2008, il revient à Villareal mais ne joue toujours pas.

En novembre 2007, Villareal et Boca Juniors trouvent un accord pour le transfert du meneur de jeu argentin. Riquelme devient le joueur le plus cher de l'histoire du championnat argentin avec quinze millions de dollars[7]. En février 2008, le meneur de jeu est désigné idole n°1 de Boca Juniors, devant l'ancienne gloire argentine Diego Maradona, selon un sondage réalisé par le club via son site internet. À 29 ans, Riquelme rallie 33,37% des votes, contre 26,42% pour Maradona. Plus de 65 000 supporteurs du club le plus populaire d'Argentine participent à ce sondage[8].

En 2010, Riquelme prolonge son contrat pour quatre nouvelles saisons, après de longues et laborieuses négociations[9].

Riquelme et son coéquipier Araujo à Boca Juniors, célébrant un but en 2012.

Le 5 juillet 2012, il annonce son départ de Boca Juniors par suite de la défaite en finale de la Copa Libertadores[9]. Pendant des semaines, les Riquelmistas se mobilisent en masse en investissant la Bombonera pourtant fermée, en communiquant sur les réseaux sociaux, sur leurs T-shirts et sur leurs immenses banderoles afin de faire revenir l'idole sur sa décision. Le 8 février 2013, il resigne pour Boca Juniors[5].

Boucle bouclée aux Argentinos (2014)[modifier | modifier le code]

Sans offre de prolongation de la part de Boca Juniors, Riquelme quitte le club. Alors qu'aucun club argentin n'est censé pouvoir payer « l'Argentin le plus cher de tous », Argentinos Juniors, à peine descendus en deuxième division, entre dans la cour. Riquelme revient chez le club de son enfance pour 18 mois, là où il a grandi jusqu'à son départ à Boca à 18 ans, avant même de disputer le moindre match avec les professionnels. Il est présenté devant 3 000 personnes en délire[7].

En janvier 2015, Juan Román Riquelme décide d'arrêter sa carrière sportive, à l'âge de 36 ans. « C’est un jour important car j’ai pris la décision, après analyse de la situation et la montée avec Argentinos, de ne plus jouer au football. Après avoir vécu tous mes rêves avec Argentinos et Boca Juniors, il me semble que c'est le meilleur moment », annonce-t-il lors d'un entretien sur la chaîne ESPN[1].

En sélection (1997-2011)[modifier | modifier le code]

En 1997, Juan Román Riquelme remporte la Coupe du monde des moins de 20 ans avec l'Argentine aux côtés de joueurs comme Aimar, Cambiasso et Samuel emmenés par José Pekerman. Le 16 novembre de la même année, Daniel Passarella permet à Riquelme de connaître sa première sélection en équipe d'Argentine en remplaçant Diego Maradona[4]. Il rentre lors de la réception de la Colombie pour un match nul (1-1)[2], en dernière journée des éliminatoires pour la Coupe du monde 1998. Par la suite, il ne constitue pas pour Passarella, le premier choix au poste de meneur de jeu et est souvent remplaçant.

En 1998, Riquelme participe au Tournoi de Toulon. Les Argentins l'emporte et le meneur de jeu est élu meilleur joueur de la compétition. L'année suivante, il est convoqué par Marcelo Bielsa pour participer à la Copa América 1999[4].

En 2002, il n'est pas retenu pour la Coupe du monde 2002 en Corée du Sud et au Japon.

En 2005, José Pekerman à la tête de la sélection argentine convaincue de posséder en Riquelme un excellent joueur, en fait son chef d'orchestre. Le sélectionneur lui offre la titularisation. Grand admirateur de son talent, l’entraîneur albiceleste ne tarde pas à en faire, comme à l’époque des sélections de jeunes, son maître à jouer, malgré les nombreux concurrents au poste de meneur de jeu (Gallardo, Aimar et Veron).

Riquelme transforme un penalty lors des demi-finales des JO 2008 contre le Brésil.

Riquelme fait très forte impression durant la Coupe du monde 2006 en Allemagne, que ce soit lors du (6-0) remporté face à la Serbie-Monténégro, ou en dépit du résultat modeste face aux Pays-Bas (0-0). Il ne participe ensuite pas à la fin du quart de finale opposant l'Argentine à l'Allemagne, où la Mannschaft revient au score sur l'équipe albiceleste (1-1) puis l'évince aux tirs-aux-buts. À la suite de ce mondial allemand, Riquelme décide de raccrocher en équipe nationale, sa mère étant très affectée par les déclarations de certains journalistes à l'égard de son fils, considéré comme un échec dans ce mondial[2],[3].

Il réalise une Copa América 2007 de toute beauté avec 5 buts et 5 passes décisives et emmène son équipe nationale jusqu'à la finale[4]. Il est appelé pour la confrontation entre l'Argentine et le Chili le 13 octobre 2007 pour la première journée des éliminatoires de la zone sud-américaine en vue de la Coupe du monde 2010.

Le meneur argentin connait son meilleur moment avec l'Albicelste en 2008, en remportant la médaille d'or aux Jeux Olympiques de Pékin[10].

En mars 2009, après des critiques du sélectionneur, Riquelme annonce la fin de sa carrière internationale « aussi longtemps que Maradona sera le sélectionneur ». In ne rejouera jamais plus pour l'Albiceleste[5].

Le 19 août 2011, il est rappelé en sélection par le nouveau sélectionneur Alejandro Sabella pour affronter le Brésil, au cœur d'une sélection A' composée uniquement de joueurs évoluant en Argentine.

Style de jeu : meneur de jeu « à l'ancienne »[modifier | modifier le code]

Riquelme s’apprêtant à tirer un coup franc lors de la Coupe du monde 2006 en Allemagne.

Juan Román Riquelme est un numéro 10 « à l'ancienne », positionné assez bas, remontant les ballons par étapes grâce à une bonne vision du jeu et une qualité de passe au dessus de la moyenne, notamment dans le jeu long. Sa couverture du balle est un cauchemar pour les défenseurs, ses coups francs un calvaire pour les gardiens, et son instinct du dribble un régal pour les supporters. La vitesse n'est pas son point fort[1]. C'est dans la transmission qu'il imprime son rythme au jeu, et c'est en cela qu'il se démarque des meneurs de jeu modernes au milieu du début du XXIe siècle[10].

Avec un rythme latino de faux lent, Riquelme joue sur deux registres : axial, il joue direct, dribble et oriente pour les autres ; et sur les côtés, il temporise et provoque les fautes. Même arrêté, grâce à sa couverture de balle, il peut attirer et tenir en respect quatre adversaires et les éliminer d'une passe courte. Riquelme est aussi connu pour la qualité de ses coups de pied arrêtés qui font sa gloire[5]. Avant de tirer chaque penalty ou coup-franc, Riquelme prodigue un baiser au ballon[3].

En Europe, Riquelme récolte beaucoup de critiques sur sa lenteur, sa nonchalance, son absence de palmarès quand il y jouait (Barcelone, Villarreal) et sa tendance à disparaître des grands affiches. En Amérique du Sud, le constat est différent. Il est considéré comme l’un des plus grands meneurs de jeu de la riche histoire du continent. On loue son inventivité, dans le dribble ou la passe, sa vision laser, sa précision sur coup franc et sa fidélité aux deux clubs de sa vie, Argentinos Juniors et Boca Juniors[11].

Statistiques[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

Statistiques de Juan Román Riquelme au 27 avril 2015[12]
Saison Club Championnat Coupe(s) nationale(s) Compétition(s)
continentale(s)
Total
Division M B Pd M B Pd C M B Pd M B Pd
1996-1997 Drapeau de l’Argentine Boca Juniors D1 22 4 6 - - - - - - - 22 4 6
1997-1998 Drapeau de l’Argentine Boca Juniors D1 19 0 4 - - - SS 2 0 1 21 0 5
1998-1999 Drapeau de l’Argentine Boca Juniors D1 37 10 12 - - - CM 5 0 2 42 10 14
1999-2000 Drapeau de l’Argentine Boca Juniors D1 24 4 15 - - - CL 16 3 5 40 7 20
2000-2001 Drapeau de l’Argentine Boca Juniors D1 27 10 10 - - - CL 14 3 4 41 13 14
2001-2002 Drapeau de l’Argentine Boca Juniors D1 22 10 18 - - - CL 6 0 4 28 10 22
Sous-total 151 38 65 - - - - 43 6 16 194 44 81
2002-2003 Drapeau de l'Espagne FC Barcelone Liga 30 3 8 1 1 0 C1 11 2 2 42 6 10
Sous-total 30 3 8 1 1 0 - 11 2 2 42 6 10
2003-2004 Drapeau de l'Espagne Villarreal CF (prêt) Liga 33 8 10 3 1 1 CI+C3 12 4 4 48 13 15
2004-2005 Drapeau de l'Espagne Villarreal CF (prêt) Liga 35 15 17 - - - CI+C3 9 2 5 44 17 22
2005-2006 Drapeau de l'Espagne Villarreal CF Liga 25 12 10 1 0 0 C1 12 2 6 38 14 16
2006-2007 Drapeau de l'Espagne Villarreal CF Liga 13 1 6 - - - CI - - - 13 1 6
2007 Drapeau de l’Argentine Boca Juniors (prêt) D1 15 2 8 - - - CL 11 8 3 26 10 11
2007-2008 Drapeau de l'Espagne Villarreal CF Liga 0 0 0 - - - C3 - - - 0 0 0
Sous-total 106 36 43 4 1 1 - 33 8 15 143 45 59
2007-2008 Drapeau de l’Argentine Boca Juniors (prêt) D1 10 1 5 - - - CL+CS 10 4 6 20 5 11
2008-2009 Drapeau de l’Argentine Boca Juniors D1 28 5 12 - - - CL+CS 7 4 4 35 9 16
2009-2010 Drapeau de l’Argentine Boca Juniors D1 24 3 12 - - - - 2 0 0 26 3 12
2010-2011 Drapeau de l’Argentine Boca Juniors D1 13 4 2 - - - - - - - 13 4 2
2011-2012 Drapeau de l’Argentine Boca Juniors D1 23 3 8 2 1 2 CL 13 3 6 38 7 16
2012-2013 Drapeau de l’Argentine Boca Juniors D1 5 0 1 1 0 0 CS 7 2 0 13 2 1
2013-2014 Drapeau de l’Argentine Boca Juniors D1 23 7 5 - - - - - - - 23 7 5
Sous-total 126 24 45 3 1 2 - 39 13 16 168 38 63
2014 Drapeau de l’Argentine Argentinos Juniors D2 15 3 3 3 2 0 - - - - 18 5 3
Total sur la carrière 443 106 172 11 5 3 - 138 37 52 592 148 227

Buts en sélection[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

Riquelme (à droite) et d'autres athlètes reçus par la présidente argentine Cristina Fernández pour leur médaille d'or aux JO 2008.
Drapeau : Argentine CA Boca Juniors
Drapeau : Espagne Villarreal CF
Drapeau : Argentine En sélection

Distinctions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Élu Revelación Clarín en Fútbol de Primera División en 1997
  • Élu meilleur joueur du Festival International Espoirs de Toulon en 1998
  • Élu Meilleur Joueur du Torneo Clausura Argentin en 1999
  • Élu Meilleur Joueur du Torneo Apertura Argentin en 2000
  • Élu Membre de l'America's Ideal Team of the Year en 1999, 2000 et 2001 (El País)
  • Reçoit l'Olimpia de Plata du Meilleur Joueur Argentin en 2000 et 2001
  • Élu Meilleur joueur sud-américain de l'année : 2001 et 2008
  • Élu MVP de la Finale de la Copa Libertadores en 2001 et 2007
  • Élu Meilleur Joueur Étranger du Championnat Espagnol (Prix Don Balón) 2004/05
  • Meilleur Passeur de la Coupe du Monde FIFA 2006
  • Élu joueur le plus populaire de l'histoire de Boca Juniors (2008)

Vie privée[modifier | modifier le code]

Le père de Riquelme, mafieux de la banlieue de Buenos Aires, est exigent à l’égard de son fils. Enfant, chaque dimanche, son paternel organise des tournois et mise sur son fils pour remporter des paris clandestins. Durant son adolescence, l'aîné d'une fratrie de onze enfants[5], arpente ainsi les terrains les plus glauques de Buenos Aires, lors de rencontres généralement clôturées par quelques accrochages musclés[3].

Entre 1998 et 2001, Riquelme évolue à Boca Juniors sous les ordres de Carlos Bianchi. Un coach qu’il retrouve en 2013, lors de son retour dans la Bombonera. Pour l’Argentin, il s’agit du meilleur coach qu’il ait jamais rencontré, son père spirituel[3].

A l’issue de la Coupe du monde 2006, Riquelme annonce une première fois sa retraite internationale pour préserver sa maman. Durant l’année, celle-ci, écœurée par les critiques à l’égard de son fils, est hospitalisée à deux reprises[3].

En 2002, son frère Cristian est kidnappé après une séance d’entrainement de Platense (D2 argentine). Avant de rejoindre le FC Barcelone, Juan Román verse 160 000 dollars aux ravisseurs pour la libération de son cadet, alors âgé de seize ans[3],[5].

Symbole de sa passion pour le poste de meneur de jeu, Riquelme fait de Zinédine Zidane son chouchou. « Sa manière de contrôler le ballon a toujours attiré mon attention. Des joueurs qui contrôlent la balle comme le faisait Zidane, je ne suis pas sûr qu’on va en revoir. Quand il jouait, il donnait une leçon » déclare-t-il en 2013[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a, b et c « Juan Roman Riquelme, l'idole de Boca Juniors, annonce sa retraite », sur 20minutes.fr,‎ (consulté le 25 juin 2015)
  2. a, b, c, d, e, f, g et h (en) « Biography », sur riquelme-web.com,‎ 2006 (consulté le 25 juin 2015)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Les dix petites histoires qui ont fait la légende de Riquelme », sur rmcsport.bfmtv.com,‎ (consulté le 25 juin 2015)
  4. a, b, c, d, e, f, g et h (es) « Biografía », sur sanromanriquelme.blogspot.fr,‎ 2007 (consulté le 25 juin 2015)
  5. a, b, c, d, e, f, g et h « Hasta siempre, Riquelme ! », sur sofoot.com,‎ (consulté le 25 juin 2015)
  6. « Riquelme, le dernier des numéros 10 », sur sport24.lefigaro.fr,‎ (consulté le 25 juin 2015)
  7. a et b « Juan Roman Riquelme, entre dollars et espoir », sur sofoot.com,‎ (consulté le 25 juin 2015)
  8. « Riquelme dépasserait Maradona dans le coeur des fans de Boca Juniors », sur ladepeche.fr,‎ (consulté le 25 juin 2015)
  9. a et b Léo Ruiz, « Riquelme laisse Boca orphelin », So Foot,‎ (lire en ligne)
  10. a et b « Juan Roman Riquelme, le magicien a fait son dernier tour », sur eurosport.fr,‎ (consulté le 25 juin 2015)
  11. « Riquelme, le grand Roman inachevé », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 6 juillet 2015)
  12. Statistiques de Juan Román Riquelme sur footballdatabase.eu