Jean Decazes

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Jean Decazes, né le à Paris 8e[1] et mort le à Chantilly, est un gentilhomme français qui fut un homme du monde et un sportif de la Belle Époque. Il était à titre honorifique chambellan du roi de Danemark. C'était un habitué du salon de Madame Arman de Caillavet, l'égérie d'Anatole France.

Famille[modifier | modifier le code]

Né à Paris, Jean Élie Octave Louis Sévère Amanieu Decazes de Glücksberg, troisième duc Decazes, duc de Glücksberg est le fils unique du duc Louis Decazes et de sa femme, née Séverine Rosalie de Löwenthal.

Il meurt à Chantilly en 1912.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Il épouse la richissime Isabelle Singer, une des filles d'Isaac Merritt Singer, fondateur de la célèbre entreprise de machines à coudre, Singer et de sa seconde épouse, née Isabelle Boyer.

Ils ont eu trois enfants :

Le duc Decazes possédait une villa à Costebelle[2] dans le midi de la France, la villa Sylvabelle[3], qui eut l'honneur d'être visitée par la reine Victoria, pendant son séjour à la Villa des Palmiers et dans les environs de Hyères, en mars-avril 1892[4].

Sa femme s'est suicidée en 1896 et leurs enfants ont été élevés en grande partie par leur tante Winnaretta Singer, princesse Edmond de Polignac.

Carrière sportive[modifier | modifier le code]

Jean Decazes a remporté une médaille d'argent en voile aux Jeux olympiques de 1900. L'année suivante, il remporte aussi la coupe de France avec son voilier le Quand-Même II.

Dans la course Alger-Toulon de mai 1905, appelée par les anglais "The 500 miles Marathon" et à laquelle participe Camille du Gast, le Duc et Paul Chauchard -Président du Club Nautique de Nice- manquèrent perdre la vie, n'ayant été retrouvés avec Baudouin le concepteur de leur navire que près de quinze jours après leur avarie sur le Quand-Même II, déshydratés au large de la Sicile, les secours les ayant cru un temps déjà morts en abandonnant durant plusieurs jours les recherches[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de l’état civil de Paris en ligne, mairie du 8e arrondissement, année 1864, acte de naissance n° 568
  2. Notice historique et photo de la Villa Sylvabelle à Hyères. Consulté le 22 mars 2011.
  3. Adolphe Joanne, Itinéraire général de la France, deuxième partie, Paris, Hachette, 1865, p. 364 et 365, description du quartier de Costebelle, consulté le 14 mars 2011.
  4. Selon Marc Boyer, L’invention de la Côte d’Azur, Éditions de L’Aube,‎ (ISBN 2-87678-643-5), p. 82, Marc Boyer, L'hiver dans le midi, L'Harmattan,‎ (ISBN 978-2-296-10682-6), p. 99 et Martine Sagaert, Balade dans le Var, sur les pas des écrivains, Éditions Alexandrines,‎ (ISBN 978-2-912319-44-9), p. 128.
  5. Ouvrage de souvenirs de l'architecte naval André Mauric Mémoires Marines - 100 ans d'architecture navale, éd. Agep, 2000 (ISBN 978-2902634422), et journal Les Sports n°167 du 16 mai 1905, article Les canots étaient bien assurés.