Gustave Bonnet

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Gustave Bonnet
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Urbanisme (en), botaniqueVoir et modifier les données sur Wikidata

Joseph Gustave Bonnet, né à Marseille en 1810, mort à Hyères (Var) le [1], est un ingénieur général des Ponts et chaussées. Ancien élève du lycée Thiers et de l'École polytechnique[2], admis à l'école des Ponts et chaussées en 1830, il démissionne en 1832 pour se consacrer à la doctrine de Saint Simon puis réintègre l'établissement pour y terminer ses études[3].

L'ingénieur urbaniste[modifier | modifier le code]

Plan de Lyon 1863.

Il est nommé Directeur de la voirie à Lyon en 1845 ; c'est lui qui mène les travaux de la rue de la République, de la rue Impératrice[4] et qui lutte contre l'inondation de 1856[5]. Il permet à la ville de Lyon l'acquisition d'une cartographie de la ville réalisée par Dignoscyo et gravée par Rembielinsky. En 1860, un avant projet de triangulation relatif aux plans de la ville est confié par Gustave Joseph Bonnet, à Faucheux, ancien officier du Génie, ingénieur adjoint[6]. Les prérogatives de Bonnet sont très larges puisque le service de la voirie qu’il est amené à diriger se trouve doté d’un budget qui approche les 600 000 francs en 1857. Il est nommé Inspecteur général par l'Empereur en 1869[7]. Gustave Bonnet est ainsi devenu le maître d'œuvre de l'urbanisme lyonnais durant les 16 années de sa présence à Lyon, sous les ordres du Préfet Claude-Marius Vaïsse[5]. Gustave Bonnet participe notamment à la construction du Palais de la Bourse et du Commerce aux côtés de Tony Desjardins (1814 † 1882)[8].

Le naturaliste[modifier | modifier le code]

Gustave Bonnet est également peintre, dessinateur, sculpteur, Ingénieur en chef du Service municipal et responsable des espaces verts de la ville et à ce titre, directeur du jardin botanique de Lyon, entre 1859 et 1870. Il aménage le Parc de la Tête d'Or et en devient le directeur. En 1865, il dirige la construction des grandes serres et de la serre des agaves. Il devient un « naturaliste acharné »[9] et devient membre de la Société Impériale Zoologique d'Acclimatation[10].

La villa Marguerite à Hyères[modifier | modifier le code]

Gustave Bonnet est aussi propriétaire à Hyères, dans le quartier de Costebelle, de la Villa Marguerite[11], propriété voisine du Plantier de Costebelle et l'ingénieur lyonnais plante dans le parc d'acclimatation de sa maison de villégiature de nombreux palmiers rares, notamment des Jubaea chilensis[12], qui sont parmi les plus beaux spécimens des environs[13]. Il est également le voisin d'un botaniste parisien, Jacques Nicolas Ernest Germain de Saint-Pierre[14].

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives du Var en ligne, acte n°28 du 10/02/1875, vue 206/409
  2. Jacques Delmas, Livre d'or. Histoire du lycée de Marseille, Marseille, Imprimerie marseillaise, 1898, p. 112.
  3. Gustave Bonnet dirige l'urbanisme de Lyon durant 16 ans, consulté le 28/11/2010.
  4. La rue Impératrice., consulté le 25 juin 2012.
  5. a et b Dominique Bertin, « Lyon 1853-1859 : l’ouverture de la rue impériale », Revue de l’Art, vol. 106, no 106,‎ , p. 50-58..
  6. Gustave Bonnet et les plans de Lyon, consulté le 6 avril 2011.
  7. Biographie en ligne de Gustave Bonnet., consulté le 28/11/2010.
  8. Gustave Bonnet, architecte lyonnais, consulté le 6 avril 2011.
  9. C.Proesamle-Bauer, Le jardin botanique de Lyon, 1856-1914, Mémoire de Master, Lyon 3, 2002, p. 75.
  10. Bulletin de la Société Impériale Zoologique d'Acclimatation mentionnant Gustave Bonnet parmi ses membres, consulté le 25 juin 2011.
  11. A. Robertson – Proschowsky, G. Roster et B. Chabaud, La résistance au froid des palmiers, Champflour, (ISBN 2-87655-039-3), p. 242.
  12. A. Robertson – Proschowsky, G. Roster et B. Chabaud, La résistance au froid des palmiers, Champflour, (ISBN 2-87655-039-3), p. 180 et 181.
  13. Bulletin de la Société Impériale Zoologique d'Acclimatation, t. IV, 2e série, Paris, au siège de la Société Impériale d'Acclimatation, 19 rue de Lille, Hôtel Lauraguais, , p. 458.
  14. Adolphe Joanne, Itinéraire général de la France, deuxième partie, Paris, Hachette, 1865, p. 364 et 365, description du quartier de Costebelle, consulté le 14 mars 2011.