Charles Huber

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Ne doit pas être confondu avec Charles M. Huber.
Ne doit pas être confondu avec Charles Huber (explorateur).
Charles Huber
Description de cette image, également commentée ci-après
Le jardin Huber en 1882, agaves et Yucca filifera en fleur[1].
Naissance
Lahr (Grand-duché de Bade)
Décès
Hyères (France)
Domicile Heidelberg, Hyères (avenue Godillot), Nice (55, rue Saint-Étienne)
Nationalité Prussien Drapeau de la Prusse Royaume de Prusse naturalisé Français en 1870 Drapeau de la France France
Domaines Botanique, Horticulture
Institutions Heidelberg
Renommé pour Acclimatation de plantes exotiques
Distinctions Médaille d'or pour la bonté et la pureté des graines[Note 1]

Signature

Signature de Charles Huber

Charles Gottlieb Huber, né à Lahr (Grand-duché de Bade) le 15 avril 1819, et mort à Hyères le [2] (à 88 ans), est un horticulteur hyérois, fils d'un relieur Charles Gottlieb Huber et d'Élisabeth Meurer. Il est le fondateur en 1856 de la société Charles Huber frères et Compagnie[3]. Il est au XIXe siècle un des principaux animateurs de l’acclimatation de palmiers (notamment le genre Phoenix) et de plantes exotiques (notamment les Eucalyptus) sur la Côte d’Azur[4]. Sa pépinière, fondée sur l'ancien jardin de Barthélémy Victor Rantonnet, acquiert une renommée internationale et demeure active jusqu'en 1925.

Charles Huber s'adjoint les services d'un jeune jardinier et paysagiste prussien, Ludovic Winter, qui, après avoir travaillé en qualité d'hybrideur et de peintre de fleur pour orner les catalogues de l'horticulteur hyérois, restructure ensuite chez Thomas et Daniel Hanbury le parc de la Mortola. Winter crée par la suite une palmeraie ainsi qu’une pépinière à vocation commerciale européenne les Jardins Winter à Bordighera sur la Riviera ligure, à l’embouchure du vallon du Sasso.

Une collaboration scientifique et commerciale ainsi qu’un réseau s’organisent entre les frères Huber à Hyères, Alphonse Denis, les frères Hanbury à la Mortola et Charles Naudin, devenu directeur de la Villa Thuret à Antibes en 1878. Huber travaille aussi avec le botaniste tchèque Benedikt Roezl. Dès la fin du XIXe siècle, les palmiers de Bordighera vont pouvoir fournir les plantations des grandes villes de la côte d’Azur[5]. Toute une économie de l’acclimatation, dont Huber et Cie est un acteur majeur, se construit autour des collectionneurs : production, vente, exportation, entretien, transplantation.

Charles Huber — aussi à l’origine de travaux sur les Cucurbitacées — définit notamment le taxon de la courge du Mexique, Cucurbita argyrosperma C.Huber en 1867. Son catalogue horticole propose enfin des variétés de tomates rares et disparues aujourd'hui ainsi que des conifères ou des fleurs, anémones et primevères.

Biographie[modifier | modifier le code]

Registre d'état civil ancien avec écriture à la plume et à l'encre.
Acte de mariage de Charles Huber, 1847.
Registre d'état civil ancien avec écriture à la plume et à l'encre.
État civil de Catherine Huber à sa mort, 1897.
Registre d'état civil ancien avec écriture à la plume et à l'encre.
État civil de Charles Huber à sa mort, 1907.

Les parents de Charles Huber sont installés à Lahr, bourgade du Grand-duché de Bade. Le père, relieur d'Art à Lahr, est né en 1798 dans cette ville et se marie le 9 avril 1817 avec Marie Élisabeth Meurer, née aussi à Lahr le 28 avril 1789 et morte le 15 décembre 1850. Le couple donne naissance à deux fils, Christian Friedrich Huber, né le 5 janvier 1818[Note 2], qui semble suivre la voie de son père dans la reliure[6] et Charles Huber, né le 15 avril 1819.

Installation à Hyères[modifier | modifier le code]

Prussien et protestant naturalisé français en 1870[modifier | modifier le code]

Charles Huber fait des études à Heidelberg et travaille ensuite pour le compte du maire d’Hyères, Alphonse Denis, qui lui demande de créer le parc botanique de son château ; il devient même chef-jardinier de l'édile hyérois[7]. Charles Huber épouse Catherine Hertenstein[Note 3] à Hyères le 15 décembre 1847, en présence d'Alphonse Denis. Charles Huber est protestant[8] et participe activement aux activités de la paroisse réformée d'Hyères[9] puisqu'il est à ce titre membre du Conseil de l'Église d'Hyères.

Le pasteur Philippe Mook désire en effet donner à l’Église réformée un aspect officiel. Pour cela, il adresse en décembre 1887 une convocation à toutes les familles se rattachant notoirement au point de vue du culte, aux principes des Églises Réformées de France.

« La réunion à laquelle assiste Charles Huber, a lieu le 18 décembre 1887. M. Mook explique qu’il a réuni en assemblée générale tous les membres de l’Église, français et étrangers, et outre les messieurs qui ont seul droit de vote dans l’Église, les dames qui, par leur influence dans la famille, exercent d’une manière indirecte mais non moins réelle leur légitime part d'action dans la marche de l’Église. Il explique que les Églises réformées de France, voulant améliorer leur organisation, se sont partagées en 14 circonscriptions avec chacune leur assemblée générale ecclésiastique, nommées Synode Officieux, car leur existence n'est pas reconnue par la loi, et leur autorité n’est pas imposée, mais acceptée par les pasteurs évangéliques. Il propose que l’Église d'Hyères soit rattachée au Synode de la 11e circonscription. Pour ce faire, il donne lecture de la Confession de Foi du Synode général de 1872, et déclare qu’un registre d’électeurs est ouvert, où seront inscrits tous les protestants âgés d'an moins 25 ans et déclarant accepter la Confession de Foi de 1872. Puis, M. Mook invite l’assemblée à élire le Conseil de l’Église. Le vote a lieu aussitôt, et le premier Conseil de l’Église d'Hyères est constitué. »

— Christian Fontan, P. Jeannet, Historique de la paroisse réformée d'Hyères[9].

Origine des établissements Huber[modifier | modifier le code]

Ancienne carte topographique d'une ville avec cachet administratif rouge et mentions à la plume.
Emplacement précis des jardins Farnous, Beauregard et de la pépinière (vers 1850).

L'établissement horticole de Charles Huber est situé sur l'emplacement de jardins fameux à Hyères dont la généalogie commence par une création royale en 1564 avec le séjour à Hyères de Catherine de Médicis et de son fils Charles IX, roi de France. Éblouie par la luxuriance de la végétation hyéroise et appréciant la douceur du climat, Catherine de Médicis obtient la construction d'une maison royale entourée de jardins pour y planter des orangers, des arbres exotiques et des cannes à sucre[10]. Quelque temps après les Guerres de Religion, la maison demeurée inachevée et le domaine sont revendus à l'évêque de Digne, Raphaël Capissuchy de Bologne, qui en fait dotation à Louis XIV. De passage à Hyères, en 1660, le jeune roi ordonne d'établir des pépinières d'orangers destinées à fournir les Tuileries et le château de Versailles. Sous la Révolution française, vendu comme bien national, le domaine riche de 18 000 orangers est morcelé[11].

Jean-Baptiste Filhe[12], ancien officier de Cavalerie de Louis XVI, agronome et maire d'Hyères durant des Cent-Jours en acquiert une grande partie, probablement 8 hectares[13], qu'il joint à la propriété Farnous[14],[15]. Le jardin Filhe, lui-même planté sur l'ancien jardin royal[16], est également mitoyen du jardin de Ferdinand de David - Beauregard :

« La maison, sans être somptueuse, est élégante et bien bâtie ; autour est un parterre brillant de mille fleurs ; la Tubéreuse, la Cassie, le Jasmin de Goa, y parfument l'air d'une odeur céleste. Les jardins que les romanciers et les poètes ont tant vanté, ceux créés par le fécond génie de l'Arioste et du Tasse, quelque brillants qu'ils paraissent à l'imagination, sont aussitôt effacés par le jardin de M. Filhe ; là, on croit avoir cessé d'appartenir à la terre, pour habiter les riants bosquets où les âmes vertueuses doivent trouver un bonheur éternel et inaltérable. Les arbres sont si serrés les uns contre les autres, qu'il serait impossible de passer à travers le massif sans les sentiers qui servent à y circuler. Dix-huit mille Orangers tous chargés de fleurs et de fruits offrent l'abri de leur feuillage à un nombre infini de rossignols[17]. »

Les Hyérois l'appellent alors « le jardin de Flore ». Filhe engage un chef de cultures d'origine lyonnaise, Barthélémy Victor Rantonnet[18], cultivateur botaniste hyérois d'adoption et pionnier de l'acclimatation sur la Côte d'Azur, qui après avoir travaillé quelques années sous les ordres de Jean-Baptiste Filhe, prend sa suite à la direction de ce jardin historique[19]. Rantonnet, qui se qualifie lui-même de « marchand de graines », nomme sa pépinière « Le Grand Jardin »[20]. À sa mort en 1871[21], le jardin est racheté par Charles Huber[22] ; ce dernier conserve au centre de la pépinière qui se développe, le jardin relique planté par Rantonnet[23].

Premières acclimatations de plantes exotiques[modifier | modifier le code]

Description de la pépinière Huber[modifier | modifier le code]

Le comte Léonce de Lambertye, dans des notes recueillies lors d'un voyage dans le Midi de la France en juin- juillet 1874, décrit minutieusement le jardin de Charles Huber, d'une superficie de plusieurs hectares :

« (...) Ce jardin est connu de l'Europe entière. Il renferme un autre jardin conservé religieusement pour perpétuer la mémoire de Rantonnet, ce grand horticulteur, qui pendant trente ans a travaillé ce terrain. Tout l'enclos est arrosé par un canal, dérivation de la petite rivière du Gapeau. Il y a 300 ans qu'Hyères jouit de cet avantage qu'elle doit à Jean Natte (...)[24] »

Léonce de Lambertye, accompagné du chef d'établissement de Huber, Gustave Knoderer (qui est par ailleurs délégué laïque du consistoire d'Hyères), remarque notamment lors de sa visite de la pépinière, Erythrina crista-galli ayant 2 mètres de circonférence et Sequoia gigantea, âgé de 15 années environ.

Adolphe Smith nous apprend qu'un partenaire de la société de Charles Huber n'est autre qu'Hippolyte Dellor, le pépiniériste hyérois voisin de l'hybridateur Jean-Baptiste A. Deleuil (1825 1906)[25],[26], et qui a créé le jardin voisin de La Blocarde[27]. Dellor est dans un premier temps attaché à la maison Huber en qualité de chef de cultures puis il crée sa propre affaire[28]. François-Marius Nardy, un autre grand nom de la profession à Hyères, prend la suite de Charles Huber[29] au tournant du XXe siècle, après avoir été son chef de cultures pendant de nombreuses années[30]. François-Marius Nardy est nommé chevalier dans l'Ordre du Mérite agricole en 1899 pour ses 25 années de pratique horticole[31]. Nardy, auteur d'un Guide pratique du jardinier méridional en 1906[32] a dirigé vers 1878 les cultures exotiques du domaine de San Salvadour. Il semble enfin avoir été directeur des cultures de l'Union Agricole Portugaise à Poceirao (Alentejo) et délégué à l'Exposition Universelle de Philadelphie[33].

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Acclimatation dans les propriétés hyéroises[modifier | modifier le code]

Charles Huber devient un acclimateur de palmiers et de plantes exotiques reconnu dans la région hyéroise[34] et contribue à développer, entre autres, les collections de plantes exotiques du Plantier de Costebelle que l'acclimateur lorrain, Nicolas Husson, baron de Prailly, lui commande. Ainsi en 1860, Charles Huber[35] fait un semis avec les graines des Yucca filifera de la maison Vilmorin-Andrieux[24] et vend un lot de dix pieds de cette plante mexicaine, en 1866 et 1867 au baron de Prailly[36]. Il en est de même pour les Cocotiers du Chili que Charles Huber propose à plusieurs acclimateurs hyérois[37]. Hyères est à cette époque un centre important pour l'acclimatation des palmiers et plusieurs propriétaires créent des jardins exotiques : le docteur Ernest Germain de Saint-Pierre (château Saint-Pierre des Horts) qui acclimate Ephedra altissima (en) grâce aux semences des frères Huber[38], Alphonse Denis (château Denis)[39], Gustave Bonnet (villa Marguerite) ou Gustave Charles Ferdinand de Bonstetten (villa Mathilde).

Comme le maire hyérois Alphonse Denis, Charles Huber fait visiter son jardin en 1882. Il participe à des études sur l'hybridation des palmiers avec Charles Naudin et Alphonse Denis[40], ainsi que le rapportent les procès-verbaux de la Société Impériale d'Acclimatation en 1867[41].

Cultures phares chez Charles Huber et Compagnie et catalogue[modifier | modifier le code]

Une facture ancienne manuscrite datant de 1868.
Facture des établissements Huber, 1868.
Une facture ancienne avec tapons et mentions commerciales.
Facture des établissements Huber dans les années 1930.

Eucalyptus, Phoenix dactylifera, Phoenix canariensis et conifères[modifier | modifier le code]

Maison ancienne avec briques rouges en façade, sur trois niveaux, mur de clôture, portail et haie.
Le 11, rue Jules Massel, ancienne pépinnière Huber [42].

En 1860, le jardin des frères Huber, avenue Victoria et rue Jules Massel, à Hyères[43], possède les premiers pieds d'Eucalyptus importés en Provence[44],[conflit 1] :

« (...) L’introduction de l’eucalyptus dans la Provence orientale remonte à peu près à 1858. Le jardin des frères Huber à Hyères en possède depuis 1860 le premier pied caractérisé, c’est-à-dire monté en arbre et dressant au sommet d’un gros tronc une cime pyramidale. À la même époque, M. Gustave Thuret d’Antibes en avait un seul exemplaire planté sans abri sur une pelouse, et déjà victorieux de deux hivers, ce qui en fait remonter la plantation à 1858 (...) »

— Jules Émile Planchon, L’Eucalyptus globulus au point de vue botanique, économique et médical, .

L'introduction de cette espèce australienne dans la pépinière Huber fait des émules et certains acclimateurs tentent alors de l'introduire en forêt pour prévenir de façon plus efficace les feux de forêts qui détruisent déjà au XIXe siècle les espaces boisés provençaux du massif des Maures[45].

La pépinière des frères Huber acquiert rapidement une renommée nationale[46] aux côtés de John Taylor, du docteur hygiéniste James Henry Bennett, d'Alphonse Karr ou encore d'Augustin Gastaud. Charles Huber est le seul professionnel en France, à proposer Phoenix dactylifera et Chamaerops humilis, vers 1864 - 1865[24].

Dès 1863 - 1864, Charles Huber est en contact avec Hermann Wildpret (de), botaniste responsable du jardin d'acclimatation de La Orotava qui lui envoie des graines du palmier de Tenerife, semences qui sont la base de l'introduction de ce palmier en Europe[47]. En 1870, Huber commence la culture du palmier des Canaries (Phoenix canariensis). Les premières plantations ont eu lieu en 1873 dans le jardin d’acclimatation d'Hyères (actuel parc Olbius-Riquier)[48].

Le botaniste français Élie-Abel Carrière s'aide des observations qu'il fait dans la pépinière hyéroise de Charles Huber pour rédiger en 1855 (et complété en 1867) son Traité général des conifères ou description de toutes les espèces et variétés de ce genre aujourd'hui connues, avec leur synonymie, l'indication des procédés de culture et de multiplication qu'il convient de leur appliquer. Carrière remarque ainsi chez Huber un conifère planté par Barthélémy Victor Rantonnet, Widdringtonia cupressoides[49] ou Actinostrobus pyramidalis, conifère ayant la forme d'un buisson très compact[50]. Biota orientalis est aussi signalé chez Huber et Cie[51] dans ce Traité des conifères qui décrit pour la première fois de très nombreuses espèces ainsi que des nouveaux genres. C'est souvent la taille des spécimens qui incite Carrière à citer les vieux sujets présents à Hyères, comme pour Cupressus macnabiana par exemple : « Le plus fort exemplaire que j'aie vu de cette espèce, planté à Hyères, dans le jardin de MM. Huber et Cie, était haut d'environ 5 mètres sur 20 centimètres de diamètre. Jusqu'à présent cette espèce n'a pas encore fructifié, et c'est seulement cette année que, dans différents endroits, j'ai pu remarquer des chatons femelles. Quant aux mâles, elle n'en a pas encore donné, à ma connaissance du moins[52]. »

Catalogue (cultures spéciales, graines, végétaux)[modifier | modifier le code]

Un homme en costume sombre et chapeau pose devant des arbres dans l'allée d'un parc.
Charles Huber dans le jardin d'Alphonse Denis en 1888.

Charles Huber cultive tout particulièrement des plantes qui ne supportent pas des températures hivernales basses. D'après ses Catalogues des plantes, proposés par sa pépinière chaque saison, on compte 57 espèces d'acacia, le genre Eucalyptus n'en compte pas moins de 38 ; des conifères Abies pinsapo de 12 mètres de hauteur ; Taxodium sempervirens haut de 26 mètres ; Cupressus torulosa elegans haut de 23 mètres ; Cupressus horizontalis qui porte beaucoup de cônes ; Pinus canariensis , jeunes pieds de graines ; Cupressus Lawsoniana[24]. Puis ce sont les palmiers : dattiers, chamaerops, lataniers, corypha, Cocos australis[53]. Le majestueux Dahlia imperialis est également présent dans le catalogue Huber en janvier 1870[54] ainsi qu'une espèce rivale, Dahlia arborea, réintroduite et mise au commerce par Huber à la même époque[55]. Mais les cultures des frères Huber sont plus encore affectées à la production des graines d'arbres et d'arbustes de la Nouvelle-Hollande particulièrement ; d'espèces herbacées et vivaces (Ophiopogon japonicus, l'herbe aux Turquoises d'Alphonse Karr), nouvelles et anciennes, aquatiques (Pontederia cordata par exemple vers 1874[24], plus connue sous son nom vernaculaire, la pontédérie à feuilles en cœur) ou grimpantes. Parmi ces dernières se trouve une belle série d'Ipomées du Japon à feuilles panachées[56]. Les graminées ornementales comprennent environ 240 espèces et 140 Canna[24]. Les meilleures variétés du genre Canna (Nardy, Souvenir d'Hyères et J.Chrétien) sont souvent issues de la pépinière Huber et Cie comme le note François Nardy, dans une étude publiée en 1873 sur les balisiers[57]. Les statices, plantes vivaces à floraison prolongée, figurent pour le chiffre 33[53]. Gymnothrix japonica est également proposée par le catalogue Huber en 1872[58] ainsi qu'une variété rare de primevères de Chine[59].

Il est difficile de dater exactement la période de première introduction horticole dans les environs d'Hyères d'Ephedra altissima (en), mais on peut estimer qu'elle est nettement antérieure à 1868, date à laquelle sa présence est attestée par trois planches dans l'Herbier de Paris, provenant toutes trois de l'herbier d'Ernest Cosson et récoltées à la villa Sylvabelle près d'Hyères ainsi qu'au jardin Charles Huber dans sa pépinière hyéroise. « On peut être certain que les grands pépiniéristes que sont les frères Huber, correspondants de Charles Naudin, ont très largement contribué à l'installation de l'Ephedra altissima dans la région d'Hyères. En effet, ils en distribuent les graines dès avant 1864 (18e année de leur Catalogue pour le printemps, et distribuent toujours la plante en 1874)[60]. »

« MM. Huber nous annoncent en même temps l'introduction, dans leurs cultures de quelques autres plantes exotiques, plus que la précédente à la portée du commun des amateurs. L'une d'elles est le Lotus australis (en), de la Nouvelle-Hollande. C'est un sous-arbuste à fleurs lilas pourpre, touffu, très-florifère, hautement ornemental sous le ciel lumineux du Midi, et également propre à la culture en pleine terre et en pots. Sa petite taille, qui permet de l'abriter sous un châssis, le fera certainement adopter par les amateurs du Nord. Il en sera de même du Cuphea Galeottiana, autre sous-arbuste du Mexique à corolle d'un pourpre si foncé qu'elle en parait noire. »

— Charles Naudin, Journal d'horticulture pratique, édition de la Librairie Agricole de la Maison Rustique, Paris, 1862, p. 272-273 .

Charles Huber propose encore dans son catalogue de 1868 Ebenus cretica (en)[61]. La pépinière hyéroise est enfin réputée pour son catalogue d'anémones ou de capucines[62]. Vers 1875, Charles Huber vend à l'horticulteur et rosiériste lyonnais Jean Sisley (Monplaisir) des Pelargonium peltatum pseudo-zonales[63].

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Travaux sur les Cucurbitacées et les Solanacées[modifier | modifier le code]

Courge du Mexique en gros plan en forme de gourde, verte avec herbes et feuilles.
Cucurbita argyrosperma C.Huber.

Cucurbitacées[modifier | modifier le code]

Charles Huber travaille en collaboration avec le botaniste Charles Naudin sur les Cucurbitacées notamment[64]. Les hybridations qu'ils entreprennent sur les Cucurbitacées conduisent les frères Huber à étudier plus particulièrement l'espèce Cucurbita argyrosperma C.Huber, originaire du Mexique, dans leur Catalogue des graines de 1867[65]. Charles Huber décrit de nombreux taxons concernant la courge mexicaine, plante herbacée annuelle rampante. Cultivée en Amérique comme plante alimentaire, à la fois pour ses fleurs, ses jeunes pousses et ses fruits, mais surtout pour ses graines, qui servent, moulues ou grillées, à la préparation de nombreuses sauces, cette plante s'est répandue aux États-Unis sous le nom de Cushaw. Des sous-espèces sont également identifiées à partir du taxon de l'horticulteur hyérois : Cucurbita argyrosperma C. Huber subsp. argyrosperma[66], Cucurbita argyrosperma C. Huber subsp. argyrosperma var. argyrosperma[67], Cucurbita argyrosperma C. Huber subsp. argyrosperma var. callicarpa L. Merrick & D. M. Bates[68], Cucurbita argyrosperma C. Huber subsp. argyrosperma var. palmeri (L. H. Bailey) L. Merrick & D. M. Bates[69], Cucurbita argyrosperma C. Huber subsp. argyrosperma var. stenosperma (Pangalo) L. Merrick & D. M. Bates[70], Cucurbita argyrosperma C. Huber subsp. sororia (L. H. Bailey) L. Merrick & D. M. Bates[71].

Il est possible de se procurer vers 1866 dans les établissements Huber une Cucurbitacée grimpante, Momordica balsamina (en), appelée à l'époque « Pomme de merveille à fleurs blanches de Cafrerie »[72]. La Cyclanthère comestible est également disponible au catalogue en 1898[73].

Solanacées[modifier | modifier le code]

Gravure ancienne d'une plante, planche en couleur.
Solanum Wallisi.

Charles Huber cultive aussi certaines tomates rares et présente dans son catalogue des plantes de 1892 des Solanacées de la variété Grenier à tiges raides OP[Note 4]. Il propose aussi en 1875 dans son catalogue des variétés de tomates aujourd'hui disparues comme la Belle de Leuville, ancienne variété autrefois cultivée à Leuville-sur-Orge en Essonne, région qui compte alors de nombreux maraîchers. L'établissement niçois de Charles Huber est le premier à cultiver Solanum melonocarpum (Solanum Wallisi), plante originaire du Pérou et dont les fruits sont comestibles. Charles Huber donne ainsi son impression de ce fruit péruvien arrivé à maturité dans ses serres hyéroises :

« (...) Je viens de manger un autre fruit du Solanum Wallisi, et je suis extrêmement satisfait de son bon goût ; la chair, très fondante, d'une couleur jaune comme celle d'un prune de Reine-Claude, est très douce. Pour que les fruits aient acquis cette qualité, il faut attendre qu'ils soient d'une consistance tendre, les laisser en repos en évitant de les presser avec la main, ainsi qu'en le fait souvent, ce qui alors nuit au bon goût. Les plantes que j'ai laissées en pleine terre n'ont pas souffert des petits froids du mois de décembre, et elles poussent aussi bien que si elles étaient en serre. Pour les pays du Nord, je crois qu'une serre froide suffira pour les hiverner. J'en ai aussi fait préparer cuits, et j'ai constaté qu'ils forment un mets délicieux (...) »

— Charles Huber, lettre du 13 janvier 1876 à Élie-Abel Carrière[74].

Les établissements hyérois et niçois des frères Huber proposent aussi dans leurs catalogues Solanum Rantonnetii (japonica) aussi appelé arbre à gentiane[24].

Rayonnement international[modifier | modifier le code]

Rayonnement international de la production[modifier | modifier le code]

Réclame commerciale ancienne en anglais.
Encart commercial à l'attention de la clientèle étrangère, 1876.

En 1878, l'établissement horticole acquiert aussi une renommée internationale[75] ; son établissement principal, situé à Hyères, est un des principaux fournisseurs pour l'Exposition à Paris[76] et il exporte aussi pour Covent Garden[77] :

« (...) Larger quantities for Paris and for Covent Garden are dispached every day by express together with innumerable trees packed in a wonderfull manner, and that travel safely thousands of miles[trad 1] (...) »

— (en) Adolphe Smith, The Garden of Hyères, J.Evans and company, .

La pépinière, qui a acquis une réputation dans toute l'Europe dans la production et le commerce des graines, exporte ces produits régulièrement[78] et ouvre une succursale à Nice, la société Charles Huber et Cie (Alpes-Maritimes) dont le directeur semble être Gustave-Alphonse Knoderer[79].

Homme debout dans un bureau avec portraits au mur.
Thomas Hanbury en 1890 (portrait de son frère Daniel Hanbury sur le mur).

Cette société propose à sa clientèle un Catalogue des plantes annuelles, plantes annuelles grimpantes, graminées ornementales, industrielles et potagères, plantes vivaces, plantes aquatiques et cucurbitacées. Des envois de graines sont même fréquentes en 1877 en Australie[80]. Les établissements Huber sont enfin connus pour fournir l'Amérique du Nord en plantes vivaces, conifères et cultures spéciales, comme le rapporte Édouard André dans ses chroniques horticoles en 1875 :

« De vastes champs consacrés à la culture des plantes annuelles et vivaces qui ne mûrissent leurs graines que sous ce chaud soleil, approvisionnent l'Europe et l'Amérique de milliers d'espèces qui ne se trouvent que là. On y remarque surtout : la plus belle collection de Graminées ornementales que nous ayons vue ; les Balisiers (Canna) comprenant toutes les espèces et variétés cultivées. Les Cucurbitacées y sont nombreuses et leur détermination, quand arrive une nouvelle espèce, est confiée au savant M. Naudin. Une remarquable race de Primevères de Chine, a feuilles de Fougère et à grandes fleurs frangées, y est maintenue très pure et très recherchée, et nombre d'autres spécialités ont fourni à la maison Huber une renommée étendue[81]. »

Collaboration avec les botanistes étrangers[modifier | modifier le code]

Un architecte paysagiste américain rend visite à Charles Huber pour examiner les plantes présentées dans le catalogue de la pépinière ; il s'agit de Charles Eliot (en)[82]. La société des frères Huber semble avoir travaillé avec Arthur Veitch (en), frère du célèbre horticulteur londonien John Gould Veitch (en) qui importe depuis les îles Philippines l'Amaranthus salicifolius. Cette amarante à feuille de saule, cultivée d'abord exclusivement par Charles Huber, donne de beaux résultats dès 1871 dans la pépinière hyéroise[83]. Le botaniste tchèque Benedikt Roezl trouve au Mexique Cuphea Roezlii et collabore aussi avec Charles Huber qui fait les premiers semis en France de cet arbuste vigoureux[84]. Des échanges de graines de Cirsium Schaffneri ont lieu entre Charles Huber et le directeur du jardin botanique de Zurich, Eduard Ortgies avant 1880[85]. Les premières graines de Phoenix canariensis sont envoyées à Huber par Hermann Wildpret (de) depuis La Orotava. Mais les principaux clients historiques des établissements Huber demeurent les frères Thomas et Daniel Hanbury, à La Mortola.

Portrait d'un homme âgé avec lunettes et grande barbe blanche ; tête légèrement inclinée.
Ludwig Winter.
Vue du palais de Hanbury avec sa tour, au milieu d'un parc botanique luxuriant. Aquarelle ancienne.
Le jardin botanique Hanbury en 1867 fait appel à Charles Huber.

Un apprenti jardinier hybrideur célèbre travaille chez Charles Huber et Compagnie durant quelques années, Ludwig Winter[86]. Winter semble avoir été engagé chez les frères Huber comme dessinateur de fleurs, notamment d'anémones, pour les catalogues horticoles de l'établissement hyérois[87]. Ce prussien d'origine devient ensuite jardinier chargé du développement architectonique du parc botanique chez Sir Thomas Hanbury, à la Mortola durant six années, à partir de 1868[88], avant de créer sa propre pépinière à Bordighera[89]. C'est depuis cette station d'acclimatation italienne, les Jardins Winter, que Winter lance la mode des palmiers en pots[90]. Les premiers végétaux exotiques plantés dans le parc Hanbury, sont d'ailleurs achetés par Thomas Hanbury auprès du grand pépiniériste hyérois[91],[92]. D'après Mauro Giorgio Mariotti[Note 5], Huber organise et demande une rencontre entre Winter et Thomas Hanbury avant 1869[93].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le terme de bonté dans ce sens vieilli de la langue française, signifie le caractère de ce qui est apte à remplir un rôle déterminé, de ce qui produit l'effet attendu. On évoque ainsi la bonté d'un vin, d'un sol, d'une graine pour pointer leur excellence.
  2. Christian Friedrich Huber se marie le 8 janvier 1852 avec Wilhelmine Hockenjos à Lahr.
  3. Originaire d'Heiligenzell, l'épouse de Charles Huber, née le 15 août 1822, est la fille de Friedrich Hertenstein, agriculteur, et de Catharina Schoenherr. Catherine Huber meurt le 30 juin 1897 à Hyères, avenue des Îles d'Or.
  4. L'abréviation « OP » signifie Open Pollinated en anglais, c'est-à-dire Pollinisation Ouverte. Cette terminologie s'oppose à la notion d'hybride.
  5. Mauro Giorgio Mariotti est responsable du pôle botanique des jardins Hanbury, détaché par l'Université de Gênes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Page de couverture de l'ouvrage de (en) Adolphe Smith, The Garden of Hyères, Londres et Hyères, J.Evans and company, (notice BnF no FRBNF31377323).
    Cette gravure est une des très rares représentations de la maison Charles Huber frères et compagnie, horticulteurs hyérois à l'origine de la commercialisation des premiers pieds de yuccas en France.
  2. « Archives départementales du Var en ligne, décès année 1907, acte no 306 du 21/8/1907, vue 397 », sur www.archives.var.fr (consulté le 17 janvier 2013).
  3. Norbert Parguel, « Jardins d'acclimatation sur la Riviera », Nice-Historique, Nice, Acadèmia Nissarda, no 1,‎ , p. 4 (présentation en ligne).
  4. Un ouvrage d'Émile Sauvaigo mentionne les diverses plantes acclimatées par Charles Huber : Émile Sauvaigo (Éditeur scientifique), Énumération des plantes cultivées dans les jardins de la Provence et de la Ligurie : avec un tableau des collections botaniques les plus importantes de Marseille à Gênes, Nice, J.Ventre et Compagnie, coll. « Flora mediterranea exotica », (notice BnF no FRBNF31304436, lire en ligne), p. XIV.
  5. Catherine Ducatillion, « AFPP – Colloque Méditerranéen sur les ravageurs des palmiers », sur www.afpp.net, Association Française de Protection des Plantes, (consulté le 23 juillet 2013)
  6. (de) Françoise et Christian Vieser, « Christian Friedrich Huber », sur www.vieser.de, Françoise et Christian Vieser, (consulté le 27 novembre 2014).
  7. Charles Naudin, « Charles Huber, chef-jardinier au Château Denis », sur www.archive.org, Revue Horticole (consulté le 17 janvier 2013).
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  9. a et b Christian Fontan, P. Jeannet, « Historique de la paroisse réformée d'Hyères » [PDF], sur www.oustaou.org, s.n. (consulté le 4 janvier 2013) : « M. Huber, horticulteur tenant un commerce de grains (prussien naturalisé français en 1870) », p. 13.
  10. J. Vuillet, « Les Jardins royaux de Provence et le Jardin botanique et d'acclimatation de la Marine de Toulon », Revue de botanique appliquée et d'agriculture coloniale, nos 230-231,‎ , p. 695 (lire en ligne).
  11. M. Toulouzan, Journal d'agriculture, de sciences, lettres et arts, Bourg, Pottier, (lire en ligne), p. 274.
  12. Axel Robertson – Proschowsky, G. Roster et Justin-Baptistin Chabaud, La résistance au froid des palmiers, Champflour, (ISBN 2-87655-039-3, notice BnF no FRBNF36709655), p. 241.
  13. Ant. Aug. Renouard, Bibliothèque universelle de Genève, Paris, Anselin, (lire en ligne), p. 120.
  14. Charles Amic, « Vie et mort des grands hôtels de luxe à Hyères, station d'hivernants, des années 1850 aux années 1950 », Recherches régionales, Conseil général 06, no 203,‎ , p. 4, note 7 (ISSN 2105-2891, lire en ligne [PDF]).
  15. Farnous semble être le successeur d'une partie du jardin Filhe : Alphonse Denis, Promenades pittoresques à Hyères, ou Notice historique et statistique sur cette ville, ses environs et les îles, Toulon, Bellue, (notice BnF no FRBNF36390850, lire en ligne), p. 377.
  16. Jean Vuillet, « Les Jardins royaux de Provence et le Jardin botanique et d'acclimatation de la Marine de Toulon », Revue de botanique appliquée et d'agriculture coloniale, nos 230-231,‎ , p. 707 (lire en ligne).
  17. Aubin-Louis Millin, Voyage dans le Midi de la France, t. 2, Paris, Tourneisen fils, (lire en ligne), p. 442.
  18. Société nationale d'horticulture de France, Journal de la Société nationale d'horticulture de France, t. 5, Paris, madame Huzard, (lire en ligne), p. 62.
  19. P.N. Fellon, Hyères Guide des Voyageurs, Marseille, Peissat Aîné et Demonchy, (notice BnF no FRBNF30425910, lire en ligne), p. 21.
  20. Annales de la société d'horticulture de Paris, t. 4, Paris, Huzard, (lire en ligne), p. 426.
  21. Édouard André, « Nécrologie », L'Illustration horticole, Gand, J.Linden,‎ , p. 2 (lire en ligne).
  22. Pierre Bellue, L'Ermite Toulonnais : faisant suite à L'Ermite en province de M. de Jouy, Toulon et Paris, Bellue et Roret, (notice BnF no FRBNF36398399, lire en ligne), p. 189, note 1.
  23. F. Sahut, « Les Eucalyptus », Société languedocienne de géographie (bulletin), Montpellier, s.n.,‎ 1886 (9e année, tome 9), p. 302 (lire en ligne).
  24. a b c d e f et g Léonce de Lambertye, « Établissement d'horticulture de MM. Charles Huber et Cie à Hyères (Var) », La Belgique horticole, Liège, s.n.,‎ , p. 25 à 28 (lire en ligne).
    Cette référence est essentielle pour la description des établissements Huber, l'histoire de leur création, leur situation dans Hyères et pour le détail de leur catalogue.
  25. « Jean-Baptiste A. Deleuil », sur www.crassulaceae.net, International Crassulaceae Network, (consulté le 4 janvier 2013) : « Jean-Baptiste A. Deleuil (1825-1906), Hyères ».
  26. « Hyères et les activités d'acclimatation », sur www.crassulaceae.net, International Crassulaceae Network (consulté le 4 janvier 2013) : « Le contexte de Hyères pour l'horticulture et les expériences d'acclimatation ».
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  28. Ch. Flahault, « L'Horticulture à Hyères, Rapports sur les visites faites par la société aux principaux jardins particuliers et établissements horticoles d'Hyères », Bulletin de la Société Botanique de France,‎ , CLXXXII (lire en ligne [PDF]).
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  30. Édouard André, « Le jardin potager et fruitier », L'Illustration horticole, Gand, J.Linden,‎ , p. 274 (lire en ligne).
  31. « Ministère de l'agriculture », Journal officiel, s.n., no 62,‎ , p. 1492 (lire en ligne).
  32. Albert Truffaut, Journal de la Société nationale d'horticulture de France, Paris, s.n., (lire en ligne), p. 236.
  33. Voir le catalogue collectif du Système universitaire de documentation : SUDOC.
  34. Axel Robertson – Proschowsky, G. Roster et Justin-Baptistin Chabaud, La résistance au froid des palmiers, Marly-le-Roi, Champflour, (ISBN 2-87655-039-3, notice BnF no FRBNF36709655), p. 249.
    Ce livre reprend des textes importants du début du XXe siècle sur les principaux jardins d'acclimatation de l'époque. Photographies et gravures d'époque.
  35. (en) D. J. Mabberley, « Die neuen pflanzen von Ch. Huber frères and Co in Hyères », Taxon, Vienne (Autriche) et Bratislava, International Association for Plant Taxonomy, vol. 34, no 3,‎ , p. 448 (DOI 10.2307/1221212, présentation en ligne) (inscription nécessaire).
  36. (es) Daniel Guillot Ortiz et Piet Van Der Meer, El Género Yucca L. en España, Valencia, Monografias de la revista Bouteloua, (lire en ligne), p. 56.
  37. Justin-Baptistin Chabaud, Les palmiers de la Côte d'Azur, Marseille, Laffitte Reprints, (1re éd. 1915, Paris) (ISBN 2-86276-292-X, notice BnF no FRBNF35829853), p. 102.
  38. Henri de Leiris et Gérard-Guy Aymonin, « Un curieux cas de survivance et de naturalisation locale : l'Ephedra altissima Desf. à Hyères, Var (France) », Bulletin de la Société Botanique de France. Lettres Botaniques, Paris, Société botanique de France, no 137,‎ , p. 256 (ISSN 0181-1797, lire en ligne).
  39. François Nardy, « Le jardin de M. Denis à Hyères », Revue horticole, Paris, Librairie Agricole de la Maison Rustique,‎ , p. 178 (lire en ligne).
  40. Charles Naudin, « Végétaux naturalisés à Hyères », Revue Horticole, Librairie agricole de la Maison rustique,‎ , p. 352 et 353 (lire en ligne) :

    « Nous recevons de MM. Huber, horticulteurs à Hyères, les échantillons de quatre plantes (...), Daubeniona magnifica (...), Ephedra altissima (...), Calitris quadrivalvis (...), Chamaecyparis (...) »

    .
  41. Édouard Drouyn de Lhuys, Bulletin de la Société Impériale Zoologique d'Acclimatation, t. IV, 2e série, Paris, Au siège de la Société Impériale Zoologique d'Acclimatation, 19 rue de Lille, Hôtel Lauraguais, (notice BnF no FRBNF32724940, lire en ligne), p. 458 et 459.
  42. Henri de Leiris et Gérard G. Aymonin, « Un curieux cas de survivance et de naturalisation locale : l'Ephedra altissima Desf. à Hyères, Var (France) », Bulletin de la Société Botanique de France. Lettres Botaniques, Paris, Société botanique de France, no 137,‎ , p. 258, annexe 1 (ISSN 0181-1797, lire en ligne).
  43. Sur la localisation exacte de la pépinière des frères Huber dans la ville d'Hyères au 11, rue Jules Massel, voir : Henri de Leiris et Gérard G. Aymonin, « Un curieux cas de survivance et de naturalisation locale : l'Ephedra altissima Desf. à Hyères, Var (France) », Bulletin de la Société Botanique de France. Lettres Botaniques, Paris, Société botanique de France, no 137,‎ , p. 258 et 259 (annexes) (ISSN 0181-1797, lire en ligne).
  44. Jules Émile Planchon, « L’Eucalyptus globulus au point de vue botanique, économique et médical », Revue des deux Mondes, Paris, Au Bureau de la Revue des deux Mondes,‎ 1875, tome 7, p. 165 (ISSN 0035-1962, lire en ligne).
  45. Charles de Ribbe (préf. Docteur E. Vidal), Des incendies de forêts dans la région des Maures et de l'Estérel, Paris, Librairie agricole, 1869, deuxième édition (notice BnF no FRBNF34117711, lire en ligne), p. 4, note 1.
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  51. Élie-Abel Carrière, Traité général des conifères, Paris, édité chez l'auteur, (notice BnF no FRBNF30200344, lire en ligne), p. 100.
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  53. a et b François Hérincq (éditeur scientifique), L'Horticulteur français de mil huit cent cinquante et un : journal des amateurs et des intérêts horticoles, Paris, E. Donnaud, (notice BnF no FRBNF30596371, lire en ligne), p. 33 et 34.
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  60. Henri de Leiris et Gérard-Guy Aymonin, « Un curieux cas de survivance et de naturalisation locale : l'Ephedra altissima Desf. à Hyères, Var (France) », Bulletin de la Société Botanique de France. Lettres Botaniques, Paris, Société botanique de France, no 137,‎ , p. 255 (ISSN 0181-1797, lire en ligne).
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  74. Élie-Abel Carrière, La Belgique horticole : annales de botanique et d'horticulture, Liège, s.n., (lire en ligne), « Notes sur le Solanum Wallisi et ses fruits comestibles », p. 218 à 220.
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  78. Alphonse Denis et Raoul Chassinat (Éditeur scientifique), Hyères ancien et moderne : promenades pittoresques, scientifiques et littéraires sur son territoire, ses environs et ses îles, Marseille, Laffitte Reprints, (1re éd. 1910) (notice BnF no FRBNF34557441, lire en ligne), p. 407, sur les exportations européennes de la société Huber.
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  88. (it) « Ludwig Winter, jardinier chez Charles Huber puis chez Sir Thomas Hanbury », sur jardimformoso.blogspot.com, (consulté le 17 janvier 2013).
  89. Robert Castellana, Les Palmes de la passion : d'un rêve d'Orient à l'invention de la Côte d'Azur, Nice, Rom édition, (ISBN 2-910410-08-0, notice BnF no FRBNF36164226), p. 32.
    À la croisée de l'histoire et de l'ethnologie, cet ouvrage permet de découvrir les usages religieux des palmes, en Provence, en Corse et autour du site exceptionnel de Bordighera.
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Conflits[modifier | modifier le code]

  1. Selon le docteur Gimbert, établi à Cannes, Eucalyptus globulus est importé en France, en 1860, par le botaniste Ramel, dans les jardins de la ville de Paris puis par Gustave Thuret à Antibes. Cependant, Gimbert note qu'un sujet énorme, cultivé dans le jardin des frères Huber, aurait été planté en 1857 : Docteur Gimbert, L'Eucalyptus globulus, Paris, Adrien Delahaye, (notice BnF no FRBNF30507979, lire en ligne), partie 1, chap. 2 (« De l'acclimatation de l'Eucalyptus globulus »), p. 12 à 16. La date de 1857 est aussi mentionnée dans : Louis Figuier, « Eucalyptus », L'Année scientifique et industrielle, Paris, Librairie Hachette et Cie,‎ , p. 339 (lire en ligne).

Traductions[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « De grandes quantités [de plantes] à destination de Paris et de Covent Garden sont expédiées chaque jour par express avec un nombre infini d'arbres conditionnés avec soin pour le transport ; ces végétaux peuvent ainsi voyager en toute sécurité durant des milliers de kilomètres. »

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Il n'existe pas d'ouvrage biographique consacré à Charles Huber. Il convient donc de recenser les principales revues horticoles qui font référence à ce botaniste ou à son établissement horticole.

C.Huber est l’abréviation botanique standard de Charles Huber.

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