Jaulnay

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Jaulnay
L'église.
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Canton Sainte-Maure-de-Touraine
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Richelieu
Maire
Mandat
Maurice Talland
2014-2020
Code postal 37120
Code commune 37121
Démographie
Gentilé Jaulnaysiens
Population
municipale
255 hab. (2014)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 56′ 57″ nord, 0° 24′ 54″ est
Altitude Min. 65 m
Max. 134 m
Superficie 14,76 km2
Localisation

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Jaulnay est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Jaulnay est une commune de 1 476 hectares sur les terres humides de la Veude. À proximité de Richelieu (une douzaine de kilomètres), la commune offre un beau point de départ pour la découverte de la Touraine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges du paléolithique, attestent d'une présence humaine depuis plus de 5 000 ans. La première mention écrite de Jaulnay figure sur le cartulaire de l'abbaye Saint-Michel de Noyers au Xe siècle sous le nom de « picatvensis diocesis », qui devint « Jaunaium » en 1156 et « Jausnay » en 1191. Elle passa ensuite sous le nom de Jounay-sous-Faye (à l'époque où Jaulnay était fief de Faye-la-Vineuse) et finalement sous son nom actuel de Jaulnay. Vers le XIIe siècle, la cité de Faye-la-Vineuse fit construire la forteresse de Chillou ainsi que des douves. La ville fut ensuite rattachée aux propriétés du duc de Richelieu jusqu'à la Révolution.

En 2008, 5e Etape du tour de france 2008 passe à Jaulnay.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Gilles Menanteau Inconnu  
mars 2008 en cours Maurice Talland[1] PS[2] Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 255 habitants, en augmentation de 0,39 % par rapport à 2009 (Indre-et-Loire : 2,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
325 262 282 267 327 307 334 362 375
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
398 404 414 401 369 398 408 421 433
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
474 499 484 431 454 435 445 407 439
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
415 369 301 270 290 273 254 254 255
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint Gervais et Saint Protais de Jaulnay[modifier | modifier le code]

L'église de Jaulnay construite au XVe siècle et XVIe siècle, était dédiée à saint Gervais et saint Protais. Elle est constituée d'une façade romane, une nef charpentée sur laquelle s'ouvre deux chapelles ornées de vitraux, le tout surmonté d'un imposant clocher en contrefort. L'église appartient aujourd'hui à un particulier et ne peut être visitée.

Le château de Chillou des seigneurs de Chillo, classée à l'ISMH en 1951[modifier | modifier le code]

Le Chillou était un fief, relevant à foi et hommage lige, de Faye-la-Vineuse. Le premier seigneur cité est Hardouin Maumoine vivant en 1329. Mais une charte du cartulaire de Noyers, attribuée à l'année 1088, donne le nom de Bozon du Chillo, qui donna à l'abbé Étienne le droit de prendre, dans la forêt de Luzé, autant de bois que deux ânes pourraient en enlever chaque jour, droit qui sera par la suite élevé à la charge de cinq ânes en expiation d'un meurtre. Son fils Brice de Chillo, qui fit également quelques dons à l'abbaye de Noyers, est cité comme témoin dans des chartes de 1113 et 1115.

La forteresse de Chillou[7], ancienne fortification destiné à la défense du territoire de Faye-la-Vineuse vers le XIIe siècle ou XIIIe siècle, il en reste les douves, une tourelle, une porte fortifiée et quelques mâchicoulis. Sa porte fortifiée en moyen appareil, sur plan carré, transformée en maison d'habitation en 1902, subsiste presque intégralement. Ouvrant au midi sa porte charretière et sa poterne, qui est flanquée de deux tourelles élancées, couronnées jadis de mâchicoulis, comme le montrent les nombreux corbeaux restés en place. Entre les deux rainures du pont-levis principal, ouvre une petite fenêtre en anse de panier, ornée d'une accolade et encadrée de pinacles. Au-dessus, un cartouche portait sans doute des armoiries. Une baie semblable mais plus simple a été murée sur la façade intérieure. Sous la voûte, une porte au linteau mouluré d'une accolade, donne accès à un bel escalier, logé dans une tour carrée, coiffée d'une toiture pyramidale. Ses marches usées, d'abord en pierre jusqu'au second étage, sont remplacées ensuite par des degrés de bois. Au-dessus du porche, le corps de garde a conservé les banquettes de ses deux fenêtres et sa grande cheminée, dont l'arc de décharge repose sur deux consoles, le linteau ayant disparu.

L'angle sud-est de la forteresse est protégé par une tour cylindrique massive aux murs de moellons, épais de un mètre quarante, percés de meurtrières largement ébrasées à l'intérieur. L'étage supérieur, souligné par une moulure en cavet, présente quatre créneaux alternant avec trois archères. Les douves larges d'une dizaine de mètres, à demi-comblées et servant de poulaillers, entourent les restes du mur d'enceinte sur trois côtés. Dans celui-ci se remarque la partie supérieure de baies jumelles tréflées, en partie murées. Une forte grille, dont on aperçoit les trous de scellement, devait la protéger autrefois. C'est la fenêtre d'une charmante chapelle, composée de deux travées, voûtées sur croisées d'ogives, aux nervures retombant sur des culs-de-lampe : quatre sont encore intacts, deux décorés de feuillage, un troisième d'un masque et le dernier d'un angelot. Sur une console frappée d'un blason sans armoiries, on voit une Pieta mutilée : La Vierge, décapitée, assise sur une sorte de tronc d'arbre, tient sur ses genoux le corps du Christ dont il ne reste que le torse. Une accolade, qui a perdu son fleuron, surmonte une petite piscine à burettes.

L'énorme tour de plus de sept mètres de diamètre intérieur, protégeant l'angle nord-ouest du château servait de colombier. Elle est entièrement garnie de plus de deux mille boulins, dont les rangées parallèles tapissent les murs de haut en bas :une des plus imposantes fuies de Touraine. À l'ouest, subsiste un dernier corps de logis, aux ouvertures modifiées qui a gardé une vaste cheminée au faux manteau reposant sur de simples consoles.

Les restes du Chillou avec les douves sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques par un arrêté du 14 novembre 1951.

À voir également sur la commune, la très ancienne roue du moulin de Jaulnay, ainsi que des gravures latines sur un porche de l'entrée du bourg.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cardinal-duc Armand, Jean du Pessis de Richelieu et duc de Fronsac, ecclésiastique et homme d'État, né le 9 septembre 1585 à Paris et y décédé le 4 décembre 1642Pair de France, principal ministre du roi Louis XIII ; à son arrivé à Paris, il fut titré par sa famille Marquis du Chillou, du nom de l'ancienne forteresse des seigneurs de Chillo[7]à Jaulnay, dont Richelieu et sa famille sont les lointains descendants : le nom s'éteint dès le milieu du XIVe siècle[8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Communes/Jaulnay/n/Contenus/Articles/2014/03/19/Jaulnay-demain-avec-Maurice-Talland-1835818
  2. http://www.lemonde.fr/centre-val-de-loire/indre-et-loire,37/jaulnay,37121/
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. a et b Jacques-Xavier Carré de Busserolle, (1823-1904), Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine, Impr. de Rouillé-Ladevèze, Tours, 1878-1884 
  8. Jacques-Xavier Carré de Busserolle, (1823-1904), Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine,  Impr. de Rouillé-Ladevèze, Tours, 1878-1884 

Liens externes[modifier | modifier le code]