École Saint-Érembert

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École Saint-Érembert
Devise Trois flammes
Généralités
Pays France
Académie académie de Versailles
Coordonnées 48° 53′ 45″ nord, 2° 05′ 59″ est
Adresse Rue Salomon-Reinach
78 Saint-Germain-en-Laye
Site internet http://www.saint-erembert.com/
Cadre éducatif
Population scolaire 1 950 (en 2014)[réf. souhaitée]
Enseignants 59 (en 2010)
Localisation

Fondée en octobre 1935 à Saint-Germain-en-Laye à l'initiative de pères de l'École Saint-Martin-de-France (Pontoise), l’école Saint-Érembert est un établissement d'enseignement catholique, placé sous la tutelle de la Congrégation de l'Oratoire de France et sous contrat d'association avec l'État.

À la fois école primaire, collège et lycée (enseignement général, technique et professionnel), l'établissement accueille à ce jour environ 1850 élèves encadrés par 120 professeurs dans 61 classes. L'établissement compte de plus, une soixantaine de salariés[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

L’École porte le nom de saint Érembert, un moine qui vécut au VIIe siècle, fut évêque de Toulouse et serait né dans vallon de Feuillancourt (actuelle commune de Saint-Germain-en-Laye).

Elle a été fondée par le Révérend Père Assemaine, vicaire de la paroisse, premier supérieur, et par l'École Saint-Martin-de-France à Pontoise en s’inspirant de l’esprit, des méthodes et de l’organisation des Pères de l'Oratoire.

La première année en 1935, l'école compte 115 élèves qui occupent l'ancien noviciat des Soeurs auxiliatrices composé d'une maison et d'un pavillon belvédère construits en 1834 au bout de la Terrasse de Saint-Gemain par l'architecte Lecointe pour le receveur général des finances Gonzalve de Nervo, et d'une chapelle construite en 1885 par l'architecte Joigny[2]. La maison de Nervo est nommée « pavillon Flavigny » en souvenir du fondateur.

En 1936, la société Saint-Martin achète un deuxième bâtiment, la maison Proignard ayant appartenu au maréchal Ney, aujourd’hui partie centrale de « Saint Philippe Néri » (du nom du fondateur de l'Oratoire en Italie), puis en 1945 la propriété de la famille Reinach[3], connue sous le nom de Pavillon Gratry qui est devenue le logement du directeur.

En 1960, l'Oratoire confie la direction de l'école à un directeur laïc.

En 1962-1963, sous la direction de M. Delécolle, la société fait construire un nouveau bâtiment longeant la rue Sully, le « bâtiment Bérulle » (du nom du fondateur de l'Oratoire en France).

En 1979, l'École Saint-Érembert est ouverte aux filles et devient mixte.

En 1981-1982, le bâtiment Bérulle est élargi sur toute sa longueur. Un grand gymnase est construit sous la cour du primaire. En 1982, l'école comptait déjà 1135 élèves, 40 salariés ainsi que 75 enseignants[4].

En 2007, un professeur de sport de l'École fut condamné à huit ans de prison ferme pour viol et agressions sexuelles sur quatre élèves âgés de 11 à 17 ans[5],[6] et un an supplémentaire d'emprisonnement pour avoir détourné 150 000 €[7]. La découverte de ce crime avait provoqué dès 2004 le licenciement du directeur[8] et l'ouverture d'une information par le ministère public[9].

En 2008, le lycée Saint-Erembert a décidé d'ouvrir une classe supplémentaire en 1re dans la filière scientifique, puis en 2009-2010 d'ouvrir une classe de terminale S[1].

L’établissement compte en 2017 environ 1 850 élèves sur 61 classes, 120 professeurs et une soixantaine de salariés.

Communauté éducative[modifier | modifier le code]

Saint-Érembert est administrée par un Ogec (organisme de gestion de l’enseignement catholique). Une association de parents d’élèves réunit la communauté parentale (APEL). Elle dispose d'un bureau d’information (BDI), d'un journal et de correspondants. Les anciens élèves sont réunis au sein de l’Association des anciens élèves de l’École Saint-Érembert.

Classement du lycée[modifier | modifier le code]

En 2015, le lycée se classe 4e sur 52 au niveau départemental en termes de qualité d'enseignement, et 109e au niveau national[10]. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet)[11].

Anciens élèves notables[modifier | modifier le code]

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Patrick Baillet, Jean Delécolle, Christian Durozoy, Du Boulingrin à l'École Saint-Erembert: Saint-Germain-en-Laye, M. Rey, 1993 (ISBN 2950742106 et 9782950742100).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Histoire — Ecole Collège Lycée Saint Erembert - Saint Germain en Laye (78) », sur www.saint-erembert.com (consulté le 19 novembre 2017)
  2. Mérimée, Inventaire du patrimoine - Noviciat des soeurs de Marie-Auxilliatrice dit École Saint-Érembert
  3. Mérimée, Inventaire du patrimoine - Maison Reinach dite Pavillon Gratry
  4. « Histoire — Ecole Collège Lycée Saint Erembert - Saint Germain en Laye (78) », sur www.saint-erembert.com (consulté le 19 novembre 2017)
  5. www.liberation.fr
  6. www.leparisien.fr
  7. [1]
  8. www.leparisien.fr
  9. [2]
  10. « Classement département et national du lycée », sur L'Express, (consulté le 31 mai 2015)
  11. « Méthodologie du classement 2015 des lycées français », sur L'Express, (consulté le 31 mai 2015)
  12. (it) Ruggiero Francavilla, Jacques Fesch: l'avventura della fede di un condannato a morte, Paoline, 2006, p. 21, 24, 25, 28... [lire en ligne].
  13. François Boulet, Leçon d'histoire de France: Saint-Germain-en-Laye..., Les Presses franciliennes, 2006, p. 450 [lire en ligne].
  14. Marcel Cordier, Dans le secret des 10, L'Harmattan, 1997, p. 95 [lire en ligne]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Établissements scolaires dirigés par les Oratoriens 
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