Histoire économique

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Page d'aide sur l'homonymie Pour le déroulement historique des faits économiques, voir Histoire de l'économie. Pour l'histoire de l'économie comme discipline, voir Histoire de la pensée économique.

L’histoire économique est une discipline de la recherche historique ayant pour objet l’étude des économies ou des phénomènes économiques du passé et leur évolution dans le temps[1]. Il ne faut pas la confondre avec l’histoire des concepts, doctrines et théories économiques, car elle est à prendre dans le sens de l’histoire économique des êtres humains[2]. L’histoire économique combine à la fois des méthodes de recherche propres à l’historien et d’autres purement économiques, comme les statistiques[3].

Les origines de l'histoire économique[modifier | modifier le code]

Il existe une sorte de protohistoire économique au XVIIe siècle. Mais c’est seulement à partir de la fin du XIXe et au début du XXe siècle qu’elle émerge comme une discipline académique[4]. C’est d’abord en Allemagne qu’elle apparaît, notamment grâce à F. List, B. Hildebrand, K. Knies, W. Roscher, C. Manger, etc.

La Grande-Bretagne parle, quant à elle, plutôt d’économie politique. Cette discipline se répand par la suite aux États-Unis après 1880[5] . Son nom change ensuite pour vraiment adopter le terme « histoire économique » et être considérée comme une science sociale[6] .

La première chaire d’histoire économique est créée à Harvard en 1892 par W. J. Ashley[7] . Certains historiens expliquent que la branche de l’histoire économique proclame la relativité de toute théorie économique, la prépondérance de l’étude historique pour les problèmes économiques ainsi que l’utilisation de lois économiques. En effet, il ne faut pas oublier que les premiers historiens de l’économie ont d’abord travaillé dans le secteur économique, ou ont été professeurs d’économie[8] . Ce n’est que dans un second temps que les historiens et économistes séparent leur chemin[9] .

 Dès 1892, l’histoire économique met en place une méthodologie originale basée sur la quantification. L’année d’après, des revues économiques sont fondées en Allemagne, comme la Vierteljahrschrift für Sozial- und Wirtschaftsgeschichte. En France, on fonde la Revue d’histoire économique et sociale en 1913, ou encore les Annales d’Histoire économique et sociale en 1929. On peut encore citer l’Economic Journal en 1926 pour la Grande-Bretagne, le Journal of Economic and Business History en 1928 aux États-Unis[10] .

C’est entre les années 1930 et 1950, aux États-Unis, que se développe la cliométrie, dont le but premier est de contribuer aux progrès des théories économiques en lien avec les statistiques et mathématiques[11] . Ce que l’on appelle aussi la « nouvelle » histoire économique connait un bon développement grâce aux ordinateurs qui rendent les calculs beaucoup moins fastidieux[12] . Cette cliométrie est rejetée pendant très longtemps par les historiens français[13] .

Développement en fonction des zones géographiques et conflits méthodologiques[modifier | modifier le code]

Premières oppositions en Allemagne[modifier | modifier le code]

 C’est en Allemagne que surgit l’un des premiers conflits méthodologiques : Gustav Schmoller, en 1883, estime qu’une théorie économique n’est valide que si elle se base sur une analyse historique de la société, il rejette donc les théories économiques pures. Cela s’oppose aux idées de Carl Manger, qui pense pouvoir connaitre le “comportement économique” des individus[14] .

Évolution en Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

En Grande-Bretagne, où on utilise dans un premier temps le terme économie politique plutôt qu’histoire économique, on observe une séparation, à la fin des années 1930, entre la microéconomie et la macroéconomie[15] .  Dès la fin de la deuxième guerre mondiale, l’économie politique abandonne l’aspect humain de son étude pour se concentrer sur l’économie en tant que telle[16] . Un peu plus tard, dans les années 1950, les étudiants anglais cherchent à lire les ouvrages dans d’autres langues afin d’élargir leurs connaissances[15] .

Auparavant, dans les années 1920, suite aux grands problèmes de l’époque (crise de 1929), la discipline de l’histoire économique est bouleversée. En effet, il y a un abandon progressif des théories basées sur des évidences empiriques pour se tourner vers une histoire “à part entière”, s’éloignant alors de l’économie en elle-même[17] .

La "nouvelle" histoire économique ou cliométrie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cliométrie.

C’est après cette grande crise que se développe, aux États-Unis, la nouvelle histoire économique, ou cliométrie, dont le but (inavoué) est de créer une narration du passé qui soit en accord avec l’économie néolibérale. Elle se définit elle-même comme une science qui étudie des faits économiques du passé grâce à des modèles explicites testés de façon rigoureuse[18] .

L’Europe est restée très longtemps frileuse par rapport à la cliométrie[19] . Cette branche ne peut être comprise qu’en prenant en compte le contexte intellectuel et culturel des États-Unis de l’époque. La cliométrie utilise de préférence la déduction économique plutôt que l’induction historique; elle recourt aussi à beaucoup de statistiques et mathématiques, qu’elle combine à quelques indices historiques pour défendre des théories économiques[20]. Cette idée vient de l’histoire contrefactuelle, qui construit des modèles imaginaires pour expliquer certains faits, comme dans l’œuvre de R. Fogel Railroads and american economic Growth, de 1964[21].

La nouvelle histoire économique se distingue donc de l’histoire “normale” par une utilisation de méthodes issues l’histoire quantitative pour organiser les preuves, et par un recours systématique à des théories lui permettant de généraliser des modèles[18] . Il faut bien comprendre ce qu’est un modèle : c’est “un ensemble de relations logiques formalisées et explicites entre les variables”[22] .

Une des erreurs de “l’ancienne” histoire économique, selon la cliométrie, est qu’elle explique simplement par une description : c’est une histoire descriptive qui n’utilise pas assez de statistiques et mathématiques[23] . De plus, les historiens semblent répéter toujours les mêmes techniques pour résoudre des problèmes parfois très différents[24] . Enfin, les historiens recourent à des termes ayant plusieurs significations, alors que la science tend à réduire ces significations et à les standardiser[25] .

Aujourd’hui, certains spécialistes se détournent de cette nouvelle histoire économique, car ils ne la jugent pas assez performante[21] .

Du côté français[modifier | modifier le code]

En France, les plus grands représentants de l’histoire économique sont Ernest Labrousse (1895-1988) et Fernand Braudel (1902-1985). Depuis la retraite de E. Labrousse en 1967, certains historiens, comme J. Bouvier, estiment que l’histoire économique connait une certaine baisse de régime[26] . En effet, d’autres branches de l’Histoire la concurrencent, comme l’histoire sociale, qui est liée à la base à l’histoire économique avant de s’en émanciper dans les années 1960[26] . Mais cette perte d’hégémonie est à nuancer : déjà à l’époque des deux grands historiens, seule la revue des Annales se consacre en grande partie à l’histoire économique[27] . De plus, Labrousse n’a pas fait de l’histoire économique pure, mais bien une économie sociale, c’est-à-dire une histoire sociale des faits économiques[28] . Il essaye aussi de comprendre la transition entre ce qu’il appelle l’économie d’ancien type et l’économie contemporaine[29] . À noter qu’il travaille essentiellement sur la période moderne et un peu sur la période contemporaine ; il n’a donc pas influencé toutes les périodes de l’histoire[30] .

En outre, l’histoire économique française doit faire face à l’expansion de la cliométrie dans le monde anglo-saxon[31] . Les Français tournent le dos à cette démarche car ils reprochent le manque de critique historique et l’utilisation d’analyses contrefactuelles. Selon J.-C. Dumas, ce détournement est probablement aussi dû à l’insuffisance de formation économique et mathématique chez les historiens français[13] .

L'histoire économique aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Entre les années 1980 et 1990, avec la disparition de certains modèles marxistes et structuralistes, les branches de l’Histoire vont se multiplier (histoire politique, biographie, etc.) et interagir avec les sciences sociales ; ce qui transforme le cadre de l’histoire économique qui se diversifie quelque peu[32] . On peut citer en exemples l’économie néo-institutionnelle, l’économie des conventions ou encore la nouvelle sociologie économique[33] . Cette multiplication des sous-disciplines de l’histoire économique est caractéristique de l’éclatement actuel des différents courants historiques.

Actuellement cette discipline semble plus que jamais divisée : la cliométrie reste la référence dans les pays anglo-saxons tandis que sur le continent européen, les départements universitaires consacrés à l’histoire économique ferment les uns après les autres depuis les années 1990[34] . Cette branche semble avoir perdu son attrait dans les institutions scientifiques du continent, principalement  face à la dominance  de l’histoire sociale et de ses sous-courants[19] .

C’est particulièrement le cas de la France qui, après le succès de l’école des Annales et du leadership de E. Labrousse dans les années 1960-1970, se replie sur elle-même et ses vieux travers[35] . Ceux-ci pourraient être résumés par : un éloignement progressif des contacts et échanges avec les économistes « purs », un centrisme purement français, une fixation sur des phénomènes micro-économiques et enfin, un manque flagrant de publications en anglais[36] .

Néanmoins, depuis la crise financière de 2008 on note un regain d’intérêt pour l’histoire économique, principalement pour l’histoire des systèmes financiers[34] . De plus, le dialogue, longtemps rompu entre historiens et économistes, semble à nouveau reprendre face à l’émergence de courants favorisant l’interdisciplinarité tels que l’histoire de longue durée ou de long terme ou encore l’histoire connectée et globalisée[34] . En fait, si les deux sujets maîtres, économie et histoire restent uniques - réunis, ils forment la structure de la discipline. Dans les faits, on voit de plus en plus des historiens de l'économie de premier plan comme Nicholas Crafts (LSE), Bob Fogel ou Douglass North (deux récents prix Nobel d'économie) devenir les conseillers d'institutions économiques comme le FMI, l'OCDE ou l'OIT. , prouvant ainsi la reconnaissance de cette discipline dans les plus hautes sphères des institutions internationales.

Les méthodes de l’histoire économique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Méthodologie historique.

Les méthodes de base de l'historien[modifier | modifier le code]

Comme toute branche de l'histoire, l'histoire économique recourt à toutes les méthodes traditionnelles de l'historien, à savoir la recherche de sources et leurs critiques (démarche heuristique).

Les méthodes issues de la discipline économique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Méthodologie économique.

L’utilisation des méthodes et lois propres à la discipline économique comme les mathématiques, l’économétrie ou les statistiques s’appliquent ici à la critique historique. Toutefois, il faut savoir qu’il n’existe pas de lois ou de règles en économie qui soit valable pour toutes les périodes de l’histoire[37].

Les sources de l’histoire économique[modifier | modifier le code]

Les sources de l'histoire économique sont multiples et proches de celles de l'histoire en général :

  • les sources de la démographie historique, comme les registres paroissiaux, documents d'État-civil, registres notariats, hospitaliers... pour la connaissance des populations
  • les séries compilées de prix, données de douanes, mouvements de navires, production des sites de fabrication... pour constituer des séries statistiques de tous ordres
  • les documents publics ou privés, comme les chartes, traités, lois, règlements, accords, contrats...
  • les sources de l'activité bancaire et financière...

Quelques noms de spécialistes de l'histoire économique[modifier | modifier le code]

Les disciplines apparentées[modifier | modifier le code]

Les deux branches principales de l'histoire économique sont :

  • L'histoire des faits économiques
  • L'histoire des idées (ou de la pensée) économiques

Mais, on recense aussi de nombreuses disciplines apparentées :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Cipolla Carlo M., Between History and Economics. An Introduction to Economic History, Oxford, , p. 3
  2. Janssens P., « Histoire économique ou Économie Rétrospective ? », History and Theory,‎ , p. 35
  3. Dumas J-C., L’Histoire économique en mouvement. Entre héritages et renouvellements, Villeneuve d’Ascq, , p. 44
  4. (en) Hartwell R. M., « Good Old Economic History », The Journal of Economic History,‎ , p. 28
  5. (en) Parker W. N., Economic History and the Modern Economist, Oxford, , p. 1
  6. (en) Parker W. N., Economic History and the Modern Economist, Oxford, , p. 6
  7. (en) Hartwell R. M., « Good Old Economic History », The Journal of Economic History,‎ , p. 30
  8. (en) Hartwell, R. M., « Good Old Economic History », The Journal of Economic History,‎ , p. 31
  9. (en) Hartwell, R. M., « Good Old Economic History », The Journal of Economic History,‎ , p. 33
  10. Heffer J., Andreano R. et Roger G., La nouvelle histoire économique : exposés de méthodologie, Paris, , p. 15-16
  11. Heffer J., Andreano R. et Roger G., La nouvelle histoire économique : exposés de méthodologie, Paris, , p. 16
  12. Heffer J., Andreano R. et Roger G., La nouvelle histoire économique : exposés de méthodologie, Paris, , p. 22
  13. a et b Dumas J-C., L’Histoire économique en mouvement. Entre héritages et renouvellements, Villeneuve d’Ascq, , p. 32
  14. (en) Boldizzoni F., The Poverty Of Clio. Resurrecting Economic History, Oxford, , p. 3
  15. a et b (en) Parker W. N., Economic History and the Modern Economist, Oxford, , p. 5
  16. (en) Parker W. N., Economic History and the Modern Economist, Oxford, , p. 6-7
  17. (en) Boldizzoni F., The Poverty Of Clio. Resurrecting Economic History, Oxford, , p. 4
  18. a et b Heffer J., Andreano R. et Roger G., La nouvelle histoire économique : exposés de méthodologie, Paris, , p. 9
  19. a et b (en) Boldizzoni F., The Poverty Of Clio. Resurrecting Economic History, Oxford, , p. 4-5
  20. (en) Boldizzoni F., The Poverty Of Clio. Resurrecting Economic History, Oxford, , p. 12
  21. a et b (en) Boldizzoni F., The Poverty Of Clio. Resurrecting Economic History, Oxford, , p. 13
  22. Heffer J., Andreano R. et Roger G., La nouvelle histoire économique : exposés de méthodologie, Paris, , p. 36
  23. (en) Murphy G. G. S., The New History, dans Andreano R. L., éd., The New Economic History : Recent Papers on methodology, New York, , p. 3
  24. (en) Murphy G. G. S., The New History, dans Andreano R. L., éd., The New Economic History : Recent Papers on methodology, New York, , p. 6
  25. (en) Murphy G. G. S., The New History, dans Andreano R. L., éd., The New Economic History : Recent Papers on methodology, New York, , p. 8-9
  26. a et b Dumas J-C., L’Histoire économique en mouvement. Entre héritages et renouvellements, Villeneuve d’Ascq, , p. 21
  27. Dumas J-C., L’Histoire économique en mouvement. Entre héritages et renouvellements, Villeneuve d’Ascq, , p. 23-24
  28. Dumas J-C., L’Histoire économique en mouvement. Entre héritages et renouvellements, Villeneuve d’Ascq, , p. 26
  29. Caron F., « Ernest Labrousse et l’Histoire économique, », Histoire, économie et société,‎ , p. 424
  30. Dumas J-C., L’Histoire économique en mouvement. Entre héritages et renouvellements, Villeneuve d’Ascq, , p. 27
  31. Dumas J-C., L’Histoire économique en mouvement. Entre héritages et renouvellements, Villeneuve d’Ascq, , p. 31
  32. Dumas J-C., L’Histoire économique en mouvement. Entre héritages et renouvellements, Villeneuve d’Ascq, , p. 34 et 37
  33. Dumas J-C., L’Histoire économique en mouvement. Entre héritages et renouvellements, Villeneuve d’Ascq, , p. 38-39
  34. a b et c « Le retour de l’histoire économique ? », sur Histoire des idées.fr, (consulté le 8 décembre 2017)
  35. Dumas J-C., L’Histoire économique en mouvement. Entre héritages et renouvellements, Villeneuve d’Ascq, , p. 41
  36. Dumas J-C., L’Histoire économique en mouvement. Entre héritages et renouvellements, Villeneuve d’Ascq, , p. 50 et 54
  37. Bairoch P., Mythes et paradoxes de l’histoire économique, Paris, , p. 244

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie utilisée pour la rédaction de cette notice[modifier | modifier le code]

  • Andreano, R. L., The New Economic History : Recent Papers on Methodology, New-York, 1970.
  • Bairoch, P., Mythes et paradoxes de l’histoire économique, trad. Saint-Giron, A., Paris, 1999.
  • Boldizzoni, F., The Poverty Of Clio. Resurrecting Economic History, Oxford, 2011.
  •  Calafat, G. et Monnet, E., Le retour de l’histoire économique ?, dans Histoire des idées.fr, 2016. (http://www.laviedesidees.fr/Le-retour-de-l-histoire-economique.html).
  • Caron, F., Ernest Labrousse et l’Histoire économique, dans Histoire, économie et société, t. 9, 1990, p. 423-440.
  • Cipolla, C. M., Between History and Economics. An Introduction to Economic History, trad. De Woodall, C., Oxford, 1991.
  • Dumas, J.-C., L’Histoire économique en mouvement. Entre héritages et renouvellements, Villeneuve d’Ascq, 2012.
  • Hartwell, R. M., Good Old Economic History, dans The Journal of Economic History, t. 33, 1973, p. 28-40.
  • Heffer, J., Andreano, R. et Roger, G., La nouvelle histoire économique : exposés de méthodologie, Paris, 1977.
  • Janssens, P., Histoire économique ou Économie Rétrospective ?, dans History and Theory, t. 13, 1974, p. 21-38.
  • Parker, W. N., éd., Economic History and the Modern Economist, Oxford, 1986.

Bibliographie sur l'histoire économique et l'histoire de l'économie[modifier | modifier le code]

 Deux grandes séries d'histoire économique ont été publiées en français depuis 50 ans :

Voir aussi :

Histoire des faits économiques[modifier | modifier le code]

Capitalisme, finance et mondialisation[modifier | modifier le code]

  • Fernand Braudel, La dynamique du capitalisme, Flammarion, "Champs Histoire", 120 pages, 2008. (ISBN 978-2081212961)
  • Fernand Braudel, Civilisation matérielle, économie et capitalisme, XVe-XVIIIe siècle (trois tomes), Le Livre de Poche, "Références", 2513 pages au total, 1993. (ISBN 978-2253064565), (ISBN 978-2253064572) et (ISBN 978-2253064558)
  • Christian Grataloup, Géohistoire de la mondialisation: Le temps long du monde, Armand Colin, "U Géographie", 288 pages, 2010. (ISBN 978-2200244507)
  • Michel Beaud, Histoire du capitalisme : 1500-2010, Seuil, "Points Économie", 457 pages, 2010. (ISBN 978-2757817865)
  • Michel Freitag, L'impasse de la globalisation : Une histoire sociologique et philosophique du capitalisme, Les Éditions Ecosociété, "Théorie", 2008. (ISBN 978-2923165417)
  • Cécile Bastidon Gilles, Jacques Brasseul et Philippe Gilles, Histoire de la globalisation financière, Armand Colin, "U Histoire", 320 pages, 2010. (ISBN 978-2200355388)
  • Carmen M. Reinhart et Kenneth Rogoff, Cette fois, c'est différent : Huit siècles de folie financière, Pearson Education, "Les Temps Changent", 470 pages, 2010. (ISBN 978-2744064517)
  • Philippe Beaujard, Laurent Berger et Philippe Norel, Histoire globale, mondialisations et capitalisme, Éditions La Découverte, "Recherches", 502 pages, 2009. (ISBN 978-2707157928)
  • Philippe Norel, L'histoire économique globale, Seuil, "Économie humaine", 260 pages, 2009. (ISBN 978-2020975988)
  • Philippe Norel, L'invention du marché : Une histoire économique de la mondialisation, Seuil, "Économie humaine", 592 pages, 2004. (ISBN 978-2020410915)
  • Charles-P Kindleberger, Histoire mondiale de la spéculation financière, Valor, 349 pages, 2005. (ISBN 978-2909356228)
  • Loïc Belze et Philippe Spieser, Histoire de la finance : Le temps, le calcul et les promesses, Vuibert, 553 pages, 2007. (ISBN 978-2711769438)
  • Agnès d'Artigues et Hélène Rey-Valette, Histoire économique du capitalisme industriel, Vuibert, "Dyna'sup", 300 pages, 2003. (ISBN 978-2711774159)
  • Jean-Marie Albertini, Capitalismes et socialismes. L'histoire abrégée du combat du siècle, De l'Atelier, "Initiation économique", 294 pages, 1990. (ISBN 978-2708228504)

Analyse économique et historique des sociétés contemporaines[modifier | modifier le code]

  • Joseph Alois Schumpeter, Histoire de l’analyse économique (trois tomes), Gallimard, 1983, "Tel", 1739 pages au total, réédition 2004. (ISBN 978-2070313419), (ISBN 978-2070313426) et (ISBN 978-2070313433)
  • Serge Bosc, Alain Combes, Claude-Danièle Echaudemaison, Bruno Marcel, Lucien Orio, Anne-Marie Gronier, Robert Soin et Jacques Silvano, L'économie aux concours des grandes écoles - Analyse économique et historique des sociétés contemporaines - 1re et 2e années, NATHAN SCOLAIRE, "PREPAS COMMERC", 672 pages, 2011. (ISBN 978-2091617916)
  • Marc Montoussé, Analyse économique et historique des sociétés contemporaines, Bréal, 640 pages, 2010. (ISBN 978-2749509396)
  • Alain Beitone, Analyse économique et historique des sociétés contemporaines, Armand Colin, "U Économie", 638 pages, 2010. (ISBN 978-2200350185)
  • Henri Bourachot, Analyse économique et historique des sociétés contemporaines, Ellipses, "Optimum", 560 pages, 2011. (ISBN 978-2729864149)
  • Philippe Deubel, Analyse économique et historique des sociétés contemporaines, Pearson Education, "Cap Prépa", 517 pages, 2011. (ISBN 978-2744075575)
  • Philippe Deubel, Dictionnaire d'analyse économique et historique des sociétés contemporaines, Pearson Education, "Cap Prépa", 512 pages, 2009. (ISBN 978-2744073465)
  • Pierre-André Corpron, Serge d'Agostino et Marc Montoussé, L'indispensable en analyse économique et historique des sociétés contemporaines 1e et 2e année, Bréal, "L'indispensable", 192 pages, 2009. (ISBN 978-2749508726)
  • Pascal Glémain, Analyse économique et historique des sociétés contemporaines, Ellipses, "Optimum", 176 pages, 2002. (ISBN 978-2729812041)

Crises[modifier | modifier le code]

  • Christian Chavagneux, Une brève histoire des crises financières : Des tulipes aux subprimes, Éditions La Découverte, "Cahiers libres", 236 pages, 2011. (ISBN 978-2707169693)
  • Bruno Marcel et Jacques Taïeb, Les grandes crises: 1873-1929-1973-2008 ?, Armand Colin, "Cursus", 256 pages, 2010. (ISBN 978-2200249984)
  • Philippe Gilles, Histoire des crises et des cycles économiques : Des crises industrielles du 19e siècle aux crises financières actuelles, Armand Colin, "U Histoire", 333 pages, 2009. (ISBN 978-2200244552)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • (en) EHE Site pour étudiants d'histoire économique.