MUDO - Musée de l'Oise

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Musée de l'Oise
Beauv bisk palac brana DSCN4403.JPG

Vue de l'entrée du musée.

Informations générale
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22 220 (2008)[1]
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Archéologie, peinture,
céramique
Bâtiment
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Localisation
Pays
Commune
Adresse
1 rue du musée
60000 Beauvais
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Le MUDO - Musée de l'Oise est un musée situé au cœur de Beauvais (Oise), au pied de la cathédrale, dans l'ancien palais épiscopal, classé monument historique.

Histoire du bâtiment[modifier | modifier le code]

Le musée est installé dans des bâtiments construits au XIIe siècle sur les remparts gallo-romains de la ville. En 1305, une émeute retentit dans la cité. Lorsque l’ordre est rétabli, le roi de France condamne les bourgeois de Beauvais à indemniser Simon de Nesle, seigneur épiscopal. Avec cet argent, ce dernier fait construire une porte d’entrée fortifiée flanquée de deux tours.

À l’intérieur, une porterie du XIVe siècle représente des sirènes musiciennes (au rez-de-chaussée) et des fragments de pavage (au premier étage).

Des graffitis recouvrent les murs de la tour nord, rappelant que le bâtiment était autrefois une prison. La tour sud contient une salle basse, autrefois utilisée comme réserve. Au début du XVIe siècle, l’évêque Louis Villiers de l’Isle-Adam fait reconstruire le bâtiment principal dans l’esprit de la Renaissance, tout en conservant les ornements caractéristiques gothiques. Il y ajoute une tourelle d’escalier à vis augmentée d’une poivrière et d’un campanile.

Sous l’Empire, en 1811, la préfecture s’y installe avant que le bâtiment ne soit restitué à l’évêque sous la Restauration (1822). En 1848, le bâtiment devient palais de justice. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le musée départemental, installé depuis 1912 dans cette grande bâtisse, s’effondre sous les bombardements. Le bilan est lourd : destruction presque complète des collections d’archéologie, de géologie et du fonds régional d’autres objets d’art.

Les œuvres sauvées, ainsi que celles acquises par la suite, sont provisoirement installées dans les combles de l’ancien palais épiscopal. En 1973, profitant du déménagement des services de la Justice vers un tribunal flambant neuf, le département récupère l’ensemble des bâtiments et engage un vaste programme de restauration et d’aménagement. Ces travaux se terminent en juin 1981, avec l’ouverture d’un nouveau centre muséographique. Néanmoins, des problèmes de charpente obligent le conseil général à fermer les salles au public en 1997.

Collections[modifier | modifier le code]

Le musée présente actuellement une partie de ses collections dans un parcours XIXe.

Le parcours XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Différents courants de la peinture du XIXe siècle sont illustrés, avec notamment L'Enrôlement des volontaires de Thomas Couture et des toiles de peintres tels que Jean Auguste Dominique Ingres, Théodore Chassériau, Hippolyte Flandrin, Gustave Doré, Camille Corot, Alfred Sisley (Moret − le Chantier naval à Matrat, 1882) , Ker-Xavier Roussel, Henri-Eugène Le Sidaner, Edouard Vuillard, Victor Dupont.

Art ancien[modifier | modifier le code]

Monument funéraire de Charles de Fresnoy, XVIIe siècle.

Pour la peinture ancienne, on trouve des œuvres des écoles italienne et française des XVIIe siècle et XVIIIe siècle (Baciccio, Giuseppe Bazzani, Il Morazzone, Leonardo Coccorante, Gaspare Diziani, Nicola Maria Rossi, Quentin Varin, Claude Vignon, Charles Le Brun, Sébastien Bourdon, Jean Barbault) siècles ainsi que de la Renaissance française (Antoine Caron).

On remarque également une collection de céramique du XVIe au XXe siècle. En sculpture, outre des ensembles d'œuvres médiévales, on remarque le monument funéraire en marbre de Charles de Fresnoy, du XVIIe siècle.

Art du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Félix Vallotton, Soldats sénégalais au camp de Mailly, 1917.

L'art moderne est illustré par Raoul Dufy, Henri Le Fauconnier, Félix Vallotton, Francis Picabia, Jean Dupas, Robert Lotiron, Zoum Walter et par un décor d'escalier peint par Maurice Denis. On trouve également un cabinet d'arts graphiques.

La salle à manger est décorée en Art nouveau par l'artiste liégeois Gustave Serrurier-Bovy, avec des céramiques d'Auguste Delaherche.

Donations[modifier | modifier le code]

Le Musée a reçu de la fille de l'artiste le fonds Boudot-Lamotte. Maurice Boudot-Lamotte (1878-1958) était peintre mais aussi collectionneur de tableaux. Il était ami avec le peintre fauve Victor Dupont. Le fonds se rapporte tant à l'œuvre qu'à la collection qui ont fait l'objet d'une exposition "Hommage à Maurice Boudot-Lamotte" du 23 novembre 1979 au 29 février 1980 (catalogue par Marie-Madeleine Aubrun).

En 1997 le Musée départemental de l'Oise a reçu des filles de l'artiste une importante donation d’œuvres de Jean Lambert-Rucki.

Expositions temporaires[modifier | modifier le code]

Depuis plusieurs années le musée organise régulièrement des expositions temporaires.

Historique des expositions temporaires[modifier | modifier le code]

  • Fabuleux bestiaire des années 20-40 - Du 10 avril 2013 au 29 septembre 2013
  • Karen Knorr, un bestiaire contemporain - Du 15 mai 2013 au 25 août 2013
  • L’Idéal Art nouveau - Du 12 octobre 2013 au 12 janvier 2013
  • Ange Leccia, regards croisés sur les collections du musée - Du 17 octobre 2013 au 03 février 2014
  • Mario Avati, le noir en lumière - Du 17 avril 2014 au 28 septembre 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-José Salmon, « Le nouveau musée départemental de l'Oise », Revue archéologique de l'Oise, 1981, no 25, p. 15-16 [lire en ligne]
  • Faton, L'Objet d'art hors-série 860, Le MUDO - musée de l'Oise, 2015.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]