Hattenville

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Hattenville
Croix de chemin, classée MH.
Croix de chemin, classée MH.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement du Havre
Canton Saint-Valery-en-Caux
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Caux
Maire
Mandat
Jean-François Mayer
2014-2020
Code postal 76640
Code commune 76342
Démographie
Population
municipale
690 hab. (2012)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 39′ 07″ N 0° 32′ 10″ E / 49.652, 0.536249° 39′ 07″ Nord 0° 32′ 10″ Est / 49.652, 0.5362  
Altitude Min. 113 m – Max. 139 m
Superficie 9,32 km2
Localisation

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Hattenville est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hattenville est situé dans le pays de Caux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Hattenville signifie le domaine (ville) de Hasteinn ou de Hasting, nom de personne norrois, sans doute le même personnage que l'on trouve dans le hameau d'Hattentot, composé avec l'appellatif norrois topt (scandinave toft), emplacement

Homonymie avec Hatainville (Manche)

Histoire[modifier | modifier le code]

Parmi les seigneurs d'Hattenville, on peut citer Johannes de Hastinvilla en 1170, Odoard de Hattenvilla en 1371, Adrien de Buffe en 1576, François de Venois, son gendre. Les Venois vendirent le demi-fief de haubert à François Boutren, Trésorier de France à Rouen, en 1711. Hattenville faisait partie de l'Exemption de Fécamp et, à ce titre, c'est l'abbé de la Sainte-Trinité qui présentait les curés, nommés par l'archevêque de Rouen. Le pape Clément IV avait confirmé les droits de l'abbaye, à la suite de contestations. Equimbosc (qu'on prononçait Equimbôt) a été rattaché à Hattenville, en 1823 et son église fut démolie, en conservant la cloche. Parmi les derniers seigneurs d'Equimbosc, il y a la famille de Rély et Marie-Catherine de La Chesnaye, "dame d'Equimbosc". Contrairement à ce qu'écrit l'abbé Cochet, le pittoresque Antoine de Banastre, qui prit part à une controverse au sujet des Jésuites, au début du XVIIe siècle, n'était ps curé d'Hattenville, mais d'Harcanville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2014 en cours
(au avril 2014)
Jean-François Mayer DVG Professeur de sport,
chargé de mission Jeunesse et Sport,
vice-président du conseil général

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 690 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
725 736 772 808 965 942 985 897 875
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
893 932 979 908 902 848 854 783 747
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
712 707 630 535 562 574 561 480 464
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
459 409 325 419 468 552 640 652 690
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre : son chœur est Renaissance en pierre blanche de la fin du XVe siècle. Nef du XVIe siècle avec des vestiges du XIe siècle, remaniée au XVIIIe siècle(belle voûte en bois, "en carène", de la Renaissance). Clocher-porche du XVIe siècle, avec une haute tour carrée dont la flèche culmine à 40 mètres. Deux vitraux du chœur donnés par les Sieurin, vielle famille d'Hattenville qui donna un trésorier à la paroisse en 1650 et un maire à la commune, à la fin de la Révolution. En 1991, la foudre détruit la nef, l'installation électrique et une partie du clocher. La réparation a coûté plus de 5 millions de francs, à la charge de la commune, avec l'aide de l'État, du département, de l'évêché et des habitants. On a découvert, à cette occasion, une poutre sous-faîtière sculptée, datant de la Renaissance, qui a été étudiée par l'architecte des Bâtiments de France.

Le château a été construit au XVIIe siècle. Défiguré au XIXe siècle), il a été récemment restauré.

La croix de pierre, datée du XIVe siècle, a été renversée à la Révolution, cachée chez un fermier et reposée (elle a perdu son fût). Classée à l'inventaire des monuments historiques, elle est sculptée sur les deux faces (voir sa description par l'abbé Cochet et par L. de Glanville).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Victor Chocquet (avec "c" avant le "q"), (1821-1895) était un fonctionnaire des douanes, exactement "rédacteur à la direction générale des douanes". COLLECTIONNEUR, amoureux de Delacroix (dont nous savons l'attachement pour la région, Valmont).

Vivant chichement, il se passionna pour les œuvres d'art, notamment pour Watteau et pour les grands ébénistes du XVIIIe siècle, alors méprisés par le public. Il acquit des dizaines d'œuvres pour quelques centaines de francs chacune. Il habitait, rue de Rivoli, en face du jardin des Tuileries. Son appartement était devenu un bric-à-brac musée, tant il furetait à sa guise chez les antiquaires et les marchands d'estampes. Il ne se souciait, ni de la mode, ni de la valeur marchande des œuvres, et moins encore des possibles spéculations à tenter sur elles. Pour acheter, il rognait sur sa nourriture, son habillement, ne disposait même pas l'hiver d'un manteau. Il achetait ce qu'il aimait et ce que lui recommandaient les réactions de sa sensibilité.

En 1874, les impressionnistes firent leur première exposition de groupe. Elle souleva, colère et rires du public. L'année suivante, 73 toiles vendues à Drouot des peintes bafoués, Renoir, Monet, Sisley, Berthe Morisot, furent adjugées à des prix ridiculement bas. Dans la salle, tenant tête à la foule hurlante, Victor Chocquet, homme d'un certain âge, visage maigre et osseux, de grande taille, la barbiche en bataille, prenait le parti des peintres. Renoir l'apprenait dès le lendemain. Une immédiate sympathie naquit entre Renoir et Chocquet. 1875- Renoir présente Chocquet à Cézanne, Chocquet achète à Cézanne les Baigneuses 1876- Renoir peint Mme Chocquet + un portrait de V. Chocquet 1876- Cézanne fait son premier portrait de Chocquet (Columbus, Gallery of Arts) exposé en 1877.

En 1881, Mme Chocquet hérite de sa mère une belle somme. Le couple achète une ferme à Hattenville. Les années suivantes, Renoir et Cézanne séjourneront à Hattenville, chez Chocquet.

Sont répertoriées : 4 toiles peintes par Cézanne en Normandie : Ferme normande, été à Hattenville 1882, Le Verger 1882 ?, Le clos normand 1886 ? Portrait de Chocquet devant sa maison ? Toutes dans des collections privées. (Henrietta Hine-Courtauld Institut of Art, Sommerset House, Strand, Londres)

Après la mort de Chocquet et celle de sa femme, on dispersera aux enchères leur collection le 1er 3, et 4 juillet 1899 à la Galerie Georges Petit, rue de Sèze à Paris. Soit : 32 Cézanne, 11 Monet, 11 Renoir, 5 Manet, nombreux dessins et aquarelles, Delacroix, Corot, Courbet...

  • Paul-Noël Le Compte, curé constitutionnel d'Hattenville, à la Révolution, était très aimé par les habitants qu'il soignait gratuitement (il avait fait des études de médecine). Disposant d'une certaine fortune, il ne demandait rien à la commune pour son logement. Malgré la pétition signée par les habitants et leur maire, il fut remplacé en 1802, lors du Concordat.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Hattenville

Les armes de la commune de Hattenville se blasonnent ainsi :
de gueules à la truelle d’argent posée en bande, mantelé du même chargé d’une balance de sable, au chef d’azur chargé d’un lion d’or accosté de deux molettes du même.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Photo-Club Rouennais (préf. Gaston Le Breton, ill. N. Oberlender), Normannia. Documents sur la Normandie, J. Lecerf,‎ , 75 p. (OCLC 81680380, notice BnF no FRBNF34102943), « Le calvaire du hameau de la Croix-de-Pierre, à Hattenville (Seine-Inférieure) »
  • Notice illustrée sur "L'église d'Hattenville et l'ancienne paroisse" par J.J. Thiercelin, consultable à la Bibliothèque Villon, de Rouen.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.