Hattenville

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Hattenville
Croix de chemin, classée MH.
Croix de chemin, classée MH.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Le Havre
Canton Saint-Valery-en-Caux
Intercommunalité Cœur de Caux
Maire
Mandat
Jean-François Mayer
2014-2020
Code postal 76640
Code commune 76342
Démographie
Population
municipale
698 hab. (2014)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 39′ 07″ nord, 0° 32′ 10″ est
Altitude Min. 113 m – Max. 139 m
Superficie 9,32 km2
Localisation

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Hattenville est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie (anc. Haute-Normandie).

Géographie[modifier | modifier le code]

Hattenville est situé dans le pays de Caux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Hattenville signifie le domaine (ville) de Hasteinn ou de Hasting, nom de personne norrois, sans doute le même personnage que l'on trouve dans le hameau d'Hattentot, composé avec l'appellatif norrois topt (scandinave toft), emplacement.

Homonymie avec Hatainville (Manche).

Histoire[modifier | modifier le code]

Parmi les seigneurs d'Hattenville, on peut citer Johannes de Hastinvilla en 1170, Odoard de Hattenvilla en 1371, Adrien de Buffe en 1576, François de Venois, son gendre. Les Venois vendirent le demi-fief de haubert à François Boutren, Trésorier de France à Rouen, en 1711. Hattenville faisait partie de l'Exemption de Fécamp et, à ce titre, c'est l'abbé de la Sainte-Trinité qui présentait les curés, nommés par l'archevêque de Rouen. Le pape Clément IV avait confirmé les droits de l'abbaye, à la suite de contestations. Equimbosc (qu'on prononçait Equimbôt) a été rattaché à Hattenville, en 1823 et son église fut démolie, en conservant la cloche. Parmi les derniers seigneurs d'Equimbosc, il y a la famille de Rély et Marie-Catherine de La Chesnaye, « dame d'Equimbosc ». Contrairement à ce qu'écrit l'abbé Cochet, le pittoresque Antoine de Banastre, qui prit part à une controverse au sujet des Jésuites, au début du XVIIe siècle, n'était pas curé d'Hattenville, mais d'Harcanville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 en cours
(au août 2015)
Jean-François Mayer DVG Professeur de sport
Conseiller général de Fauville-en-Caux (1992 → 2015)
Vice-président du Conseil général de 2004 à 2015[Quand ?]
Vice-président de la CC Cœur de Caux (2008 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[1]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 698 habitants, en augmentation de 5,76 % par rapport à 2009 (Seine-Maritime : 0,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
725 736 772 808 965 942 985 897 875
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
893 932 979 908 902 848 854 783 747
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
712 707 630 535 562 574 561 480 464
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
459 409 325 419 468 552 652 680 698
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre : son chœur est Renaissance en pierre blanche de la fin du XVe siècle. Nef du XVIe siècle avec des vestiges du XIe siècle, remaniée au XVIIIe siècle (belle voûte en bois, « en carène », restaurée en 1996 à la suite de la destruction du clocher par la foudre. Seule la sous-faîtière est de la Renaissance). Clocher-porche du XVIe siècle, avec une haute tour carrée dont la flèche culmine à 40 mètres. Deux vitraux du chœur donnés par les Sieurin, vielle famille d'Hattenville qui donna un trésorier à la paroisse en 1650 et un maire à la commune, à la fin de la Révolution. En 1991, la foudre détruit la nef, l'installation électrique et une partie du clocher. La réparation a coûté plus de 5 millions de francs, à la charge de la commune, avec l'aide de l'État, du département, de l'évêché et des habitants. On a découvert, à cette occasion, une poutre sous-faîtière sculptée, datant de la Renaissance, qui a été étudiée par l'architecte des Bâtiments de France.

Le château a été construit au XVIIe siècle. Défiguré au XIXe siècle, il a été récemment restauré.

La croix de pierre, datée du XIVe siècle, a été renversée à la Révolution, cachée chez un fermier et reposée (elle a perdu son fût). Classée à l'inventaire des monuments historiques, elle est sculptée sur les deux faces (voir sa description par l'abbé Cochet et par L. de Glanville).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Victor Chocquet , (1821-1895) était un fonctionnaire des douanes, exactement « rédacteur à la direction générale des douanes ». Collectionneur, amoureux de Delacroix (dont nous savons l'attachement pour la région, Valmont).

Il se passionna pour les œuvres d'art, notamment pour Watteau et pour les grands ébénistes du XVIIIe siècle, alors méprisés par le public. Il acquit des dizaines d'œuvres pour quelques centaines de francs chacune. Il habitait, rue de Rivoli, en face du jardin des Tuileries. Son appartement était devenu un bric-à-brac musée, tant il furetait à sa guise chez les antiquaires et les marchands d'estampes. Il ne se souciait, ni de la mode, ni de la valeur marchande des œuvres, et moins encore des possibles spéculations à tenter sur elles. Pour acheter, il rognait sur sa nourriture, son habillement, ne disposait même pas l'hiver d'un manteau. Il achetait ce qu'il aimait et ce que lui recommandaient les réactions de sa sensibilité.

En 1874, les impressionnistes firent leur première exposition de groupe. Elle souleva, colère et rires du public. L'année suivante, 73 toiles vendues à Drouot des peintes bafoués, Renoir, Monet, Sisley, Berthe Morisot, furent adjugées à des prix ridiculement bas. Dans la salle, tenant tête à la foule hurlante, Victor Chocquet, homme d'un certain âge, visage maigre et osseux, de grande taille, la barbiche en bataille, prenait le parti des peintres. Renoir l'apprenait dès le lendemain. Une immédiate sympathie naquit entre Renoir et Chocquet.

1875 : Renoir présente Chocquet à Cézanne, Chocquet achète à Cézanne les Baigneuses.

1876 : Renoir peint Mme Chocquet + un portrait de V. Chocquet.

1876 : Cézanne fait son premier portrait de Chocquet (Columbus, Gallery of Arts) exposé en 1877.

En 1881, Mme Chocquet hérite de sa mère une belle somme. Le couple achète une ferme à Hattenville. Les années suivantes, Renoir et Cézanne séjourneront à Hattenville, chez Chocquet.

Sont répertoriées : 4 toiles peintes par Cézanne en Normandie : Ferme normande, été à Hattenville 1882, Le Verger 1882 ?, Le Clos normand 1886 ? Portrait de Chocquet devant sa maison ? Toutes dans des collections privées. (Henrietta Hine-Courtauld Institut of Art, Sommerset House, Strand, Londres)

Après la mort de Chocquet et celle de sa femme, on dispersera aux enchères leur collection le 1er 3, et 4 juillet 1899 à la Galerie Georges Petit, rue de Sèze à Paris. Soit : 32 Cézanne, 11 Monet, 11 Renoir, 5 Manet, nombreux dessins et aquarelles, Delacroix, Corot, Courbet…

  • Paul-Noël Le Compte, curé constitutionnel d'Hattenville, à la Révolution, était très aimé par les habitants qu'il soignait gratuitement (il avait fait des études de médecine). Disposant d'une certaine fortune, il ne demandait rien à la commune pour son logement. Malgré la pétition signée par les habitants et leur maire, il fut remplacé en 1802, lors du Concordat.
  • Augustin Buisson (1812-1876), homme politique. Né le 21 novembre 1812 à Hattenville (76). Décédé le 19 novembre 1876 à Yvetot (76). Fils de Jean, Augustin Buisson, cultivateur cauchois aisé, et de Julienne Pécuchet, Augustin Buisson pu faire des études jusqu’au niveau de la licence, obtenue en 1836, à la Faculté de droit de Paris. Installé comme avocat à Yvetot - le tribunal de première instance du lieu en comptait une dizaine - et exerçant en outre, à partir de 1845, les fonctions de juge suppléant, il est élu conseiller municipal et choisi comme maire d’Yvetot. Il entre peu après, en 1852, au Conseil général, et y siège jusqu’à son décès. Resté célibataire, ce notable d’arrondissement, dont le revenu est évalué à 15 000 F en 1870, et qui figure comme membre bienfaiteur de la société locale de secours mutuel, montre bientôt des velléités d’opposition. En 1859, lors d’une élection législative partielle dans la cinquième circonscription, il se présente comme « indépendant ».

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Hattenville

Les armes de la commune de Hattenville se blasonnent ainsi :
de gueules à la truelle d’argent posée en bande, mantelé du même chargé d’une balance de sable, au chef d’azur chargé d’un lion d’or accosté de deux molettes du même.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Photo-Club Rouennais (préf. Gaston Le Breton, ill. N. Oberlender), Normannia. Documents sur la Normandie, J. Lecerf, , 75 p. (OCLC 81680380, notice BnF no FRBNF34102943), « Le calvaire du hameau de la Croix-de-Pierre, à Hattenville (Seine-Inférieure) »
  • J.J. Thiercelin, L'église d'Hattenville et l'ancienne paroisse, notice illustrée consultable à la Bibliothèque Villon à Rouen.
  • Archives départementales de l'Eure, 3 M 176 et 180, élection complémentaire de 1882 et élections législatives de 1889. (A. Buisson) ; 4 M 204 – 208 : archives de la Loge maçonnique de Pacy sur Eure.
    A. Buisson est évoqué dans La Normandie et le Québec vus du presbytère, documents présentés et annotés par Nadine-Josette Chaline, René Hardy et Jean Roy, Publications de l’Université de Rouen, 1987.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Liste des maires élus en 2014 » [PDF], Liste des élus, Préfecture de Seine-Maritime, (consulté le 12 novembre 2015).
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .