Harry Hopkins

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Harry Hopkins
Image illustrative de l'article Harry Hopkins
Fonctions
8e secrétaire du Commerce des États-Unis
Président Franklin D. Roosevelt
Gouvernement Administration F. D. Roosevelt
Prédécesseur Daniel C. Roper
Successeur Jesse H. Jones
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Sioux City (Iowa)
(États-Unis)
Date de décès (à 55 ans)
Lieu de décès New York (États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti démocrate
Diplômé de Grinnell College (en)

Harry Hopkins
Liste des secrétaires du Commerce des États-Unis

Harry Hopkins, né le à Sioux City (Iowa) et mort le à New York, est un homme politique américain. Membre du Parti démocrate, il est secrétaire du Commerce entre 1938 et 1940 dans l'administration du président Franklin Delano Roosevelt. Avant d'occuper ce poste, il est déjà un proche conseiller du président : il est entre autres l'un des précurseurs du New Deal et de programmes qui lui sont rattachés, comme la Works Progress Administration qu'il dirige et transform en premier employeur des États-Unis. Durant la Seconde Guerre mondiale, il devient conseiller diplomatique en chef et le confident de Franklin D. Roosevelt, jouant un rôle clé dans l'élaboration du Lend-Lease, destiné aux alliés.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fonctionnaire de l'État de New York[modifier | modifier le code]

Harry Hopkins naît dans l'Iowa. Il est élève au Grinnell College, dont il sort diplômé en 1912. Après ses études universitaires, il travaille dans différents départements d'aide sociale à New York. Il rencontre Franklin Delano Roosevelt alors que ce dernier est gouverneur de l'État de New York, à la fin des années 1920. Harry Hopkins est confirmé dans ses fonctions après 1932, auprès du président. Fort de son expérience des services sociaux de New York, il devient l'un des principaux théoriciens et responsables du New Deal. Il est brièvement secrétaire du Commerce entre décembre 1938 et septembre 1940 puis devient le principal conseiller de Roosevelt après son départ du Cabinet présidentiel.

Le New Deal[modifier | modifier le code]

Harry Hopkins en couverture du Time (1945).

En mars 1933, Franklin Roosevelt le nomme administrateur fédéral de l'assistance publique à Washington. Convaincu que le travail salarié est plus valorisant d'un point de vue psychologique que la distribution d'aides (la Dole), Harry Hopkins cherche à poursuivre et généraliser les programmes d'assistance aux travailleurs de l'administration de l'ancien président Herbert Hoover, et en particulier la FERA. Il supervise ainsi la FERA, la Civil Works Administration (CWA) et la Works Progress Administration (WPA). Plus de 90 % des personnes employées par Harry Hopkins étaient au chômage, ou assistées. Son rival, Harold LeClair Ickes, créa un programme rival, la Public Works Administration, qui pourvoie également des emplois, mais n'exige pas que les employées soient au chômage ou assistés. Harry Hopkins créé ensuite des programmes en faveur de la jeunesse (National Youth Administration) ainsi que pour les artistes et les écrivains (Federal One Program).

Le FERA, qui fonctionne entre 1933 et 1935, est un avatar de programme d'assistance de Herbert Hoover, et imposet de fournir de l'argent aux localités pour gérer l'aide aux travailleurs. La CWA fonctionne selon le même principe, mais se concentre sur des projets de court-terme (tels que les travaux de maintenance). La WPA fonctionne d'une manière totalement nouvelle, puisqu'elle est autonome : elle sélectionnait ainsi les projets avec la coopération des instances locales et fédérales, mais les administre avec son propre personnel et ses propres moyens. Il travailla avec la Première dame Eleanor Roosevelt pour diffuser et défendre les programmes d'aide du New Deal. Il se consacre par la suite aux villes les plus touchées par la Grande Dépression.

Des critiques s'élevent contre la WPA, qui, avec deux millions d'employés, votait à 90 % en faveur des démocrates : on l'accuse ainsi d'être la première machine politique du pays. D'autres disent que les chefs d'entreprises avaient initié son action plusieurs décennies avant lui. Sa campagne présidentielle pour 1940 ne put avoir lieu[pas clair] à cause Hatch Act qui rend illégale toute utilisation du WPA à des fins politiques.

L'éminence grise de Franklin Roosevelt contre l'Allemagne et le Japon[modifier | modifier le code]

Dès le 10 mai 1940, quand le Reich commence son offensive à l'Ouest, Harry Hopkins s'installe de façon permanente à la Maison-Blanche et devient le conseiller de Franklin Roosevelt en politique étrangère. Au printemps 1941, il se rend en Grande-Bretagne pour y rencontrer le Premier ministreWinston Churchill et évaluer les capacités militaires et industrielles de la Grande-Bretagne. En juillet, il est à Moscou pour y rencontrer Staline dans le même but. Harry Hopkins incite le président à une politique d'intransigeance vis-à-vis du Reich pour obliger Adolf Hitler à rentrer en guerre lui-même contre les États-Unis, parce que l'opinion publique américaine y était résolument hostile : ainsi, il propose à Franklin Roosevelt la loi prêt-bail (Lend-Lease), en mars 1941, qui permit aux États-Unis de fournir gratuitement de l'armement à la Grande-Bretagne, exsangue financièrement, puis d'escorter par la marine américaine les convois à travers l'Atlantique, alors que les États-Unis restent théoriquement neutres. Ces escortes provoquent des incidents constants avec les U-Boots allemands. Après l'attaque allemande contre l'Union soviétique de 1941 (opération Barbarossa), il étend immédiatement le prêt-bail à ce pays et en garde la gestion pendant toute la durée de la guerre. Après l'attaque de Pearl Harbor, il incite Franklin Roosevelt à donner la priorité absolue à la lutte contre le Reich en Europe au lieu du Pacifique, parce qu'il considère l'Allemagne comme l'ennemi principal et que l'Union soviétique la plus apte à vaincre Adolf Hitler.

En 1943, Hopkins participe aux conférences de Casablanca, du Caire et de Téhéran.

Durant cette période, la parole d'Harry Hopkins valant pour celle de Franklin Roosevelt, il peut rencontrer Staline sans demander d'audience et le pape Pie XII l'honore du protocole d'un chef d'État, du fait de son statut d'éminence grise : en février 1945, Pie XII le reçoit pour le mettre en garde contre le danger communiste juste avant la conférence de Yalta. Après la mort de Franklin Roosevelt, Harry S. Truman le garde à ses côtés et il participe très activement à la conférence de Potsdam. Il est imprégné du même état d'esprit que Franklin Roosevelt en croyant en la pérennité de l'alliance soviéto-américaine. Sa disparition en 1946 est concomitante à la rupture progressive de cette alliance.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Adams, Henry Hitch. Harry Hopkins: A Biography (1977)
  • (en) Andrew, Christopher and Gordievsky, Oleg. KGB: The Inside Story, HarperCollins, (1990).
  • (en) Hopkins, June. Harry Hopkins: Sudden Hero, Brash Reformer (1999) biography by HH's granddaughter.
  • (en) Hopkins, June. "The Road Not Taken: Harry Hopkins and New Deal Work Relief" Presidential Studies Quarterly Vol. 29, 1999
  • (en) Howard; Donald S. The WPA and Federal Relief Policy (1943)
  • (en) Kurzman, Paul A. "Harry Hopkins and the New Deal", R. E. Burdick Publishers (1974)
  • (en) McJimsey George T. Harry Hopkins: Ally of the Poor and Defender of Democracy (1987), biography.
  • (en) Meriam; Lewis. Relief and Social Security The Brookings Institution. 1946. Highly detailed analysis and statistical summary of all New Deal relief programs; 900 pages
  • (en) Sherwood, Robert E. Roosevelt and Hopkins (1948), memoir by senior FDR aide; Pulitzer Prize. Enigma Books (2008)
  • (en) Singleton, Jeff. The American Dole: Unemployment Relief and the Welfare State in the Great Depression (2000)
  • (en) Smith, Jason Scott. Building New Deal Liberalism: The Political Economy of Public Works, 1933-1956 (2005)
  • (en) Smith, Jean Edward. FDR, Random House (2007)
  • (en) Romerstein, Herbert and Breindel, Eric. The Venona Secrets: Exposing Soviet Espionage and America's Traitors, Regnery Publishing, Inc., (2000).
  • André Kaspi, Franklin D. Roosevelt, éd. Perrin, coll. Tempus, 2012.

Annexe[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]