Gildas Bourdet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bourdet.
Gildas Bourdet
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités

Gildas Bourdet est un acteur, metteur en scène, dramaturge et directeur de théâtre français né en 1947 à La Forêt-Fouesnant (Finistère).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entre en 1967 dans la compagnie d’amateurs havraise Le Tableau Gris, où il joue occasionnellement et réalise la plupart des décors et des costumes. En 1969, il est membre fondateur du Théâtre de la Salamandre, qui devient compagnie professionnelle et dont il prendra la direction artistique en 1972.

Après le succès de La vie de Jean-Baptiste Poquelin dit Molière, créé par la Salamandre en 1973, Gildas Bourdet est nommé, en octobre 1974, par le Ministère de la Culture à la direction du Centre dramatique national du Nord à Tourcoing.

En janvier 1982, La Salamandre est promue Théâtre national de la Région Nord-Pas-de-Calais. En janvier 1989, La Salamandre inaugure le Théâtre Roger Salengro à Lille et s’y installe.

En juin 1991, il quitte le Théâtre national de la Région Nord-Pas-de-Calais et devient metteur en scène indépendant dans le cadre de sa propre compagnie.

Mises en scène[modifier | modifier le code]

Théâtre National de Marseille - La Criée[modifier | modifier le code]

Gildas Bourdet prend la direction du Théâtre national de Marseille - La Criée, le 1er janvier 1995.

Il y réalise :

En décembre 2001, Gildas Bourdet quitte le Théâtre national de Marseille La Criée.

Théâtre de l’Ouest Parisien à Boulogne-Billancourt[modifier | modifier le code]

En juillet 2002, il prend la direction du Théâtre de l'Ouest parisien à Boulogne-Billancourt.

  • 2002 : Il ouvre sa saison, avec la reprise du Malade imaginaire de Molière.
  • 2002 : Il adapte et met en scène La reine de beauté de Leenane de Martin McDonagh - production TOP Boulogne-Billancourt.
  • En novembre 2003, il crée Séjour pour 8 à Tadécia de Luc Girerd au Centre national de création d'Orléans, spectacle repris au TOP en décembre 2003.
  • En février 2004, il crée Le Roi Victor de Louis Calaferte à la Maison de la Culture de Loire-Atlantique – Nantes, spectacle repris au TOP en mars 2004.
  • En décembre 2004, il adapte et met en scène Les Uns chez les autres d’Alan Ayckbourn en coproduction avec l’ADAC à Bruxelles.

En juillet 2005, Gildas Bourdet quitte le Théâtre de l’Ouest Parisien.

Il réalise depuis

Gildas Bourdet, auteur dramatique[modifier | modifier le code]

  • 1980 : Didascalies
  • 1981 : Derniers détails
  • 1982 : Le Saperleau, prix Lugné-Poe décerné par la Société des Auteurs en 1983, éditions Solin
  • 1985 : Une station service, éditions Solin
  • 1986 : Les Crachats de la lune, éditions Solin
  • 1988 : L’Inconvenant, éditions Actes Sud - Papiers
  • 1996 : Petit Théâtre sans importance, éditions Actes Sud - Papiers
  • 1996 : Les Jumeaux vénitiens, adaptation du texte de Carlo Goldoni, L’Arche éditeur.
  • 1999 : La main passe, adaptation du texte de Georges Feydeau, éditions Avant-scène.
  • 2002 : Le Salon, hommage collectif à Raymond Queneau, édition L’Avant-Scène Théâtre.
  • 2003 : La Reine de beauté de Leenane, adaptation du texte de Martin McDonagh, éditions Avant-scène.
  • 2004 : Les Uns chez les autres, adaptation du texte d'Alan Ayckbourn, éditions Avant-scène.

Mises en scènes d’opéras[modifier | modifier le code]

Gildas Bourdet, peintre[modifier | modifier le code]

Après avoir rêvé de devenir marin - ce dont son père, marin lui-même, le dissuada manu militari -, Gildas Bourdet, à l'âge de treize ans, découvre l'existence de la peinture dans un livre d'Utrillo. Il décide alors de devenir peintre. C'est la peinture qui le conduit vers le théâtre où il fait ses premières armes comme décorateur et costumier, avant de devenir acteur puis metteur en scène et auteur dramatique.

Il a dirigé deux institutions théâtrales importantes : le Théâtre national du Nord-Pas-de-Calais de 1974 à 1991 et le Théâtre national de Marseille La Criée de 1995 à 2001. Bien qu'il ait très peu exposé, il n'en a pas moins jamais cessé de peindre.

Expositions
  • 2000 : Saint-Rémy-de-Provence, centre d'art Présence Van Gogh
  • 2006 : Paris, galerie JLS 13
  • 2006 : Boulogne-Billancourt, Espace Landowski
  • 2009 : Rueil-Malmaison,Country Club
  • 2012 : Lorrez-Le-Bocage, Espace d'art Contemporain International, Artevie
  • 2013 : Bordeaux, Galerie MLS
  • 2013 : Avon, Pavillon de l'Erable
  • 2014 : Rouen
  • 2014 : Le Havre

Gildas Bourdet sur lui-même[modifier | modifier le code]

"J'avais à peine treize ans lorsque je pris un jour la décision de devenir peintre C'était sitôt après avoir feuilleté un petit livre consacré à Utrillo qu'un camarade de classe m'avait prêté. J'avais tout ignoré jusque-là de l'existence de la peinture et, plus généralement, de celle même de l'art.

Dès le soir, j'entrepris de crayonner mes premiers dessins et depuis, je n'ai jamais cessé de peindre. Pourtant, je ne suis pas entré dans la carrière et je ne suis pas devenu socialement le peintre que je m'étais promis d'être ce jour de ma treizième année. Le destin, le théâtre, mes doutes peut-être, en auront décidé autrement.

J'ai donc peint toutes ces années pour moi seul, sans rien montrer à personne, mû par une pressante et intime nécessité qui n'a jamais rien dû au monde extérieur. Depuis mon premier dessin, j'ai toujours peint pour tenter de savoir ce qu'il y a à peindre. En l'occurrence, ce qu'il y a à peindre s'organise presque indépendamment de moi et figure sur les toiles pour peu qu'elles soient réussies. Je le découvre, une fois le travail achevé, comme un randonneur découvre un panorama dont il pressentait le spectacle en gravissant la colline.

Bien que j'ai très tôt abandonné la figuration stricto sensu, je n'exclus pas que ce soit un obscur pressentiment géographique qui me pousse vers chaque nouvelle toile. Tout "spectacle géographique" résulte des phénomènes physiques, biologiques et humains qui peuplent notre biosphère et des forces antagoniques qui les gouvernent, en un lieu de l'espace et à un moment du temps. Obsédé que je suis de trouver dans chaque toile un problématique point d'équilibre entre le chaos des formes et des couleurs et sa mise en ordre par le dessin, sans que jamais l'un ne menace d'annuler l'autre, il se peut que je sois, presque malgré moi une sorte de paysagiste."

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne-Françoise Benhamou, Britannicus et la Salamandre, Solin, 1981

Liens externes[modifier | modifier le code]