Fausta (impératrice romaine)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Fausta)

Fausta
Illustration.
Portrait probable de Fausta un peu avant son mariage avec Constantin en 307 ap. J.-C. - Musée du Louvre.
Titre
Impératrice romaine
Biographie
Titre complet Impératrice romaine
Date de décès
Lieu de décès Nicomédie
Nature du décès étouffée
Père Maximien Hercule
Conjoint Constantin Ier empereur romain
Enfants Constance
Constantin II empereur romain
Constance II empereur romain
Constant empereur romain
Hélène

Fausta Flavia Maxima (289-327) est la fille de Maximien Hercule[1] et de sa femme Eutropia, et l'épouse de Constantin Ier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est la seconde femme de Constantin Ier et la mère des empereurs Constantin II, Constance II[Note 1], et Constant[1].

Selon l'historien byzantin Zosime, elle se serait éprise d'une passion criminelle pour Crispus, fils du premier mariage de Constantin. Irritée par les refus du jeune prince, elle l'aurait accusé devant Constantin d'avoir voulu attenter à sa pudeur ; celui-ci, trop crédule, fit aussitôt mettre son fils à mort à Pola[2]; mais ayant par la suite découvert la vérité, il fit étouffer Fausta dans un bain chaud, à Rome en 326.

Fausta, comme Salus, portant ses deux fils, Constantin II et Constance II.

Cet épisode n'apparaît que tardivement dans la chronique romaine avec Zosime (VIe siècle) repris par Zonaras (XIIe siècle) afin d'expliquer l'exécution de Crispus. Les historiens romains contemporains de Constantin n'en disent rien, on peut douter comme l'historien Paul Petit de la véracité de cette tragique anecdote qui dédouane Constantin de la mort de son fils.

L'historien Zonaras (Annales, XIII, 1, 5) affirme que Fausta était restée fermement païenne. Il se peut que sa résistance au christianisme ait joué en sa défaveur et ait précipité son exécution (thèse d'André Piganiol, L'Empire chrétien, PUF, 1972, page 40).

Edward Gibbon ne se prononce pas, mais évoque la possibilité soit d'un complot de Crispus contre Constantin Ier, soit de la jalousie de ce dernier devant la popularité croissante de son fils aîné.

Il faut noter également que Saint Jérôme prétend que l'exécution de Fausta eut lieu trois ans après celle de Crispus, délai qui semble infirmer la thèse de Zosime[réf. nécessaire].

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia. Les informations données sont peut-être désormais erronées ou incorrectes : vous pouvez partager vos connaissances en améliorant ou en modifiant cet article.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Gérard Minaud, Les vies de 12 femmes d’empereur romain - Devoirs, Intrigues & Voluptés , Paris, L’Harmattan, 2012, ch. 12, La vie de Fausta, femme de Constantin, p. 285-305.
  • Christian Settipani, Continuité gentilice et Continuité familiale dans les familles sénatoriales romaines à l'époque impériale, Linacre College, Oxford University, coll. « Prosopographica & Genealogica », , 597 p. (ISBN 1-900934-02-7)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En raison d'une incertitude chronologique il a été parfois avancé qu'il soit né d'une autre femme.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Catherine Virlouvet (dir.) et Claire Sotinel, Rome, la fin d'un empire : De Caracalla à Théodoric 212 apr. J.-C - fin du Ve siècle, Paris, Éditions Belin, coll. « Mondes anciens », , 687 p. (ISBN 978-2-7011-6497-7, présentation en ligne), chap. 6 (« La construction d'un empire dynastique (306-324) »), p. 237, 246, 264,.
  2. Catherine Virlouvet (dir.) et Claire Sotinel, Rome, la fin d'un empire : De Caracalla à Théodoric 212 apr. J.-C - fin du Ve siècle, Paris, Éditions Belin, coll. « Mondes anciens », , 687 p. (ISBN 978-2-7011-6497-7, présentation en ligne), chap. 7 (« L'empire constantinien (324-361) »), p. 278-280.