Eugène Vinaver

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Vinaver.
Eugène Vinaver
Defaut.svg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 80 ans)
CanterburyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Maxime Vinaver (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Valentine Cremer (d)
Sophie Grinberg-Vinaver (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Distinctions

Eugène Vinaver, nom francisé d’Evgueni Maximovitch Vinaver (en russe : Евгений Максимович Винавер), est un spécialiste de la littérature né le et mort le (à 80 ans).

Réputé notamment pour son édition des œuvres de sir Thomas Malory, Vinaver était aussi un spécialiste reconnu de Racine et de Flaubert.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Eugène Vinaver naquit à Saint-Pétersbourg le 18 juin 1899.

Son père, Maxime Vinaver (ru) (1863-1926), était un avocat et un homme politique russe qui émigra en France avec sa famille en 1919. Le dramaturge Michel Vinaver est le neveu d’Eugène[1].

Études et carrière académique[modifier | modifier le code]

Vinaver étudia à l’École pratique des hautes études où il eut pour professeur Joseph Bédier. Durant les années 1920, il partit en Angleterre, où il fut entre autres l’étudiant de Mildred Pope (en)[2]. Après avoir enseigné quelques années à Oxford, il fut nommé en 1933 titulaire de la chaire de langue et de litterature françaises de l’université de Manchester[3]. En 1950, il obtint son doctorat à l’université d’Oxford.

Après sa retraite en 1966, il continua à enseigner et à donner des conférences dans des universités américaines et canadiennes.

Littérature arthurienne[modifier | modifier le code]

En 1928, Vinaver fonda à Oxford l’Arthurian society[3], qui publia deux volumes intitulés Arthuriana (1929 et 1930). Cette société fut ensuite rebaptisée Society for the study of the medieval languages and literatures et Arthuriana prit pour nouveau titre Medium Ævum.

En 1948, la Société internationale arthurienne fut fondée par Vinaver, Jean Frappier (de) et Roger Sherman Loomis (en)[3].

Eugène Vinaver publia en 1947 une nouvelle édition de Le Morte d'Arthur de Malory, basée sur le manuscrit de Winchester (XVe siècle) que Walter Fraser Oakeshott (en) avait découvert en 1934 à la bibliothèque du Winchester College.

Vinaver constata des différences structurelles entre le texte du manuscrit et celui de l’édition de Le Morte d’Arthur établie par William Caxton, comme par exemple des variantes dans les titres des chapitres et dans le vocabulaire.

Académicien[modifier | modifier le code]

Vinaver était un membre correspondant de la British Academy et de la Medieval Academy of America, ainsi qu’un membre étranger de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.

Publications[modifier | modifier le code]

  • 1951 – Racine et la poésie tragique
  • 1970 – À la recherche d’une poétique médiévale (prix Broquette-Gonin en 1971[4])
  • 1971 – The Rise of Romance

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. David Bradby 1994, p. 178
  2. Elspeth Kennedy 2005
  3. a, b et c Emmanuèle Baumgartner 1982, p. 318
  4. « Eugène VINAVER » sur www.academie-francaise.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emmanuèle Baumgartner, « Eugène Vinaver (1899-1979) », Cahiers de civilisation médiévale, vol. 25, nos 99-100,‎ , p. 318-319 (DOI 10.3406/ccmed.1982.2207).
  • David Bradby, « La Réalité, la scène et leur rapport : Vinaver entre Brecht et Stanislavski », Cahiers de l’Association internationale des études françaises, no 46,‎ , p. 169-182 (DOI 10.3406/caief.1994.1840).
  • (en) Elspeth Kennedy, « Mildred K. Pope (1872–1956) : Anglo-Norman Scholar », dans Jane Chance, Women medievalists and the academy, Madison, University of Wisconsin Press, (ISBN 978-0-299-20750-2), p. 147-156.

Liens externes[modifier | modifier le code]