Robert Turcan

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Robert Turcan
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Fonction
Président
Académie des inscriptions et belles-lettres
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
CraponneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Marie Turcan (d) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Anne-Marie Turcan-Verkerk (d)
Isabelle Turcan (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
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Membre de
Distinctions

Robert Turcan (né le à Paris et mort le à Craponne) est un archéologue et historien français.

Il est spécialiste d'archéologie et de l'antiquité romaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève à l'École normale supérieure en 1952, il y réalise des « canulars anti-communistes »[1] et y passe son agrégation de lettres, qu'il obtient en 1955[2], et poursuit ses études à l'École française de Rome, de 1955 à 1957.

Il travaille alors comme assistant de langue et littérature latines à la Faculté des lettres de Lyon (de 1957 à 1963) puis chargé d’enseignement à la Faculté des lettres de Lyon (de 1963 à 1967) - tout en travaillant à sa thèse, qu'il soutient en 1966.

Il fait alors carrière comme maître de conférences à la Faculté des lettres de Lyon (1967 à 1987) puis professeur d’archéologie romaine et gallo-romaine à l'université Paris IV (1987 à 1994).

Il est élu membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres en 1990.

Il meurt le [3].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Dans ses travaux, Robert Turcan a mis en exergue l'importance des orientalismes (Cybèle, Dionysos, Mithra, Isis, etc.) dans la vie de Rome[4], notamment via ses ouvrages Mithra et le mithracisme (1993) et Recherches Mithriaques (2016)[5].

En 2017, il publie la thèse Tibère dans laquelle il revisite le parcours du deuxième empereur en lui conférant habilité et prudence[6].

Responsabilités scientifiques[modifier | modifier le code]

  • Membre des comités de direction et de rédaction de la Revue archéologique.
  • Membre de la Société des Études latines.
  • Membre de l’Association des Études grecques.
  • Membre de la Société nationale des Antiquaires de France.
  • Membre du Deutsches archäologisches Institut (Berlin).
  • Membre du Comité national du C.N.R.S.
  • Membre de l’Académie centrale européenne de Science et Art.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié en 1956 à Marie Turcan, née Deléani (1930-2019), il est le père d'Anne-Marie Turcan-Verkerk et d'Isabelle Turcan[7].

Décorations[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Mithras Platonicus: recherches sur l'hellénisation philosophique de Mithra, 1975, (Études préliminaires aux religions orientales dans l'Empire romain, publieés par M. J. Vermaseren, tome 47), Leiden: E.J.Brill
  • Héliogabale et le sacre du soleil, Paris, Albin Michel, coll. « L'homme et l'événement », (ISBN 978-2226023162)
  • Les cultes orientaux dans le monde romain (1989), Paris, Les Belles Lettres, coll. « Histoire », , 2e éd. (ISBN 2-251-38001-9)** (en) The Cults of the Roman Empire, Blackwell Publishers, coll. « Ancient World », (ISBN 978-0631200475) (trad. de la 2e éd.)
  • Mithra et le Mithriacisme (1993), Paris, Les Belles Lettres, coll. « Histoire », , 2e éd. (ISBN 978-2251380230)
  • L'art romain, Paris, Flammarion, (ISBN 9782080101877)
  • Constantin et son temps : le baptême ou la pourpre ?, Paris, Faton, (ISBN 978-2878440850)
  • Hadrien, souverain de la romanité, Faton, (ISBN 978-2-87844-119-2, présentation en ligne)
  • Vivre à la Cour des Césars, Paris, Belles Lettres, coll. « Realia », (ISBN 978-2251338309)
  • Le temps de Marc Aurèle (121-180) : Une crise des esprits et de la "paix romaine", Paris, Faton, (ISBN 978-2878441598)
  • Recherches mithriaques. Quarante ans de questions et d'investigations, Paris: Les Belles Lettres, Collection : L'Âne d'or, 2016. (522 pages) (ISBN 978-2-251-42063-9)
  • Tibère, Paris, Les Belles Lettres, (ISBN 978-2251446875)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Verschueren, « Le rire de la vieille dame ? : humours, sciences et politiques rue d'Ulm de 1945 à 1971 », dans Pierre Serna (dir.), La Politique du rire : satires, caricatures et blasphèmes (XVIe-XXIe siècles), Ceyzérieu, Champ Vallon, (ISBN 979-10-267-0073-9, lire en ligne), p. 199.
  2. http://rhe.ish-lyon.cnrs.fr/?q=agregsecondaire_laureats&nom=turcan&annee_op=%3D&annee%5Bvalue%5D=&annee%5Bmin%5D=&annee%5Bmax%5D=&periode=All&concours=All&items_per_page=10.
  3. Annonce de l'AIBL
  4. Lucie Eple, « Jules César de Jérôme Carcopino, une référence dépassée ? Par Rodolphe Gauthier », Mediapart,‎ (lire en ligne)
  5. (it) Armando Torno, « Mitra, la divinità nata da Petra », Il Sole 24 Oras,‎ (lire en ligne)
  6. Jacques de Saint Victor, « Tibère, de Robert Turcan : et si le deuxième empereur romain n'avait pas été si mauvais ? », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  7. https://www.whoswho.fr/decede/biographie-robert-turcan_9017.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Imago antiquitatis. Religions et iconographie du monde romain, Paris, De Boccard, 1999, 444 p., 85 ill. — mélanges en son honneur.

Liens externes[modifier | modifier le code]