Eyvirat

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Eyvirat
Eyvirat
Le village d'Eyvirat.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Nontron
Canton Brantôme
Intercommunalité Communauté de communes Dronne et Belle
Statut Commune déléguée
Maire délégué Anita Catusse
2019-2020
Code postal 24460
Code commune 24170
Démographie
Gentilé Eyviracois
Population 292 hab. (2016 en augmentation de 7,75 % par rapport à 2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 19′ 21″ nord, 0° 45′ 10″ est
Altitude Min. 134 m
Max. 230 m
Superficie 17,95 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Brantôme en Périgord
Localisation

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Eyvirat est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Au , elle est intégrée à la commune nouvelle (élargie) de Brantôme en Périgord en tant que commune déléguée.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Dans la moitié nord du département de la Dordogne, en Périgord central, la commune déléguée d'Eyvirat s'étend sur 17,95 km2. Incluse dans l'aire urbaine de Périgueux[1], elle est située sur les hauteurs entre les vallées de la Côle et de la Beauronne. La commune possède une diversité de paysages allant de zones agricoles à des zones boisées parcourues par trois circuits de randonnées.

L'altitude minimale avec 134 mètres se trouve localisée au sud-ouest, au sud du lieu-dit le Méneyplé, là où le Maret — principal affluent de la Beauronne — quitte la commune et entre sur celle d'Agonac. L'altitude maximale avec 230 mètres est située au nord-est du bourg, au niveau du château d'eau[2]. Au niveau géologique, le sol se compose principalement de calcaires du Crétacé, et au nord-est et au sud-est, de sables, d'argiles ou de graviers du Pléistocène[3].

À l'écart des routes principales, le bourg d'Eyvirat est situé en distances orthodromiques, neuf kilomètres au sud-est de Brantôme, et quinze kilomètres au nord de Périgueux, la préfecture. Le territoire communal est cependant desservi par les routes départementales 3, 69 et 74.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

En 2018, année précédant son intégration à la commune nouvelle de Brantôme en Périgord, Eyvirat était limitrophe de six autres communes.

Communes limitrophes d’Eyvirat
Condat-sur-Trincou,
Brantôme en Périgord
La Chapelle-Faucher
Sencenac-Puy-de-Fourches Eyvirat Saint-Front-d'Alemps
Agonac

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Villages, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La situation géographique d'Eyvirat favorise la poursuite de l’évolution de la commune : de nombreuses maisons se sont construites autour des hameaux existants permettant ainsi leur aménagement.

Outre le bourg d'Eyvirat proprement dit, le territoire se compose d'autres villages ou hameaux, ainsi que de lieux-dits[4] :

  • Bigot
  • la Brande
  • les Chapitels
  • la Charmie
  • Chose
  • la Citadelle
  • le Clou
  • Fauquetie
  • le Genèbre
  • la Gourdonnie
  • le Grand Claud
  • le Grand Vignal
  • la Jugie
  • Lafareyrie Basse
  • Lafareyrie Haute
  • Lalande
  • Laloubarie
  • Lapomarède
  • Lepinelie
  • Lescuras
  • Marsalou
  • Mayral
  • Méneyplé
  • Mitraud
  • Petit Garem
  • Petit Puyzaraux
  • Piras Bas
  • Piras Haut
  • Plantefève
  • la Pouge
  • le Prat
  • Puybrandau
  • Puychautu
  • Puyjoly
  • Puylafaye
  • Puyzaraux
  • le Queyrel
  • le Tuquet
  • Tuquet de l'Olivarie

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention écrite connue du lieu apparaît dans un pouillé au XIIIe siècle, sous la forme latinisée Eyviracum[5] ; on trouve ensuite Ebiracam en 1281 puis Esviracam en 1460[5]. L'origine du nom correspond à un nom de personne d'origine gauloise, Eburius, auquel est apposé le suffixe –acum, indiquant le « domaine d'Eburius », cohérent avec les traces de vie gallo-romaine retrouvées sur le site[6].

Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom d'Eyvirac[7].

En occitan, la commune porte le nom d'Eivirac[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Plusieurs mosaïques d’époque gallo-romaine ont été découvertes dans un champ à la Pomarède et sont exposées au Musée Vesunna de Périgueux[réf. nécessaire].

La commune est située dans une région riche en histoire (Agonac, Bourdeilles, Brantôme). Au XIIIe siècle, Eyvirat était l'une des vingt-sept paroisses dépendant de l'archiprêtré de Condat dont le siège se situait à Champagnac[9].

Au , la commune fusionne avec six autres communes pour former la commune nouvelle (élargie) de Brantôme en Périgord[10]. À cette date, les sept communes fondatrices deviennent communes déléguées.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune d'Eyvirat (appelée dans un premier temps Eyvirac) a été rattachée, dès 1790, au canton d'Agonat qui dépendait du district de Perigueux. Les districts sont supprimés en 1795 et le canton d'Agonat en 1801. La commune est alors rattachée au canton de Brantôme dépendant de l'arrondissement de Périgueux[11].

En 2017, Eyvirat est rattachée à l'arrondissement de Nontron[12],[13].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le , la commune adhère à la communauté de communes du Brantômois. Celle-ci disparaît le , remplacée au par une nouvelle intercommunalité élargie, la communauté de communes Dronne et Belle.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 100 et 499 habitants au recensement de 2011, onze conseillers municipaux ont été élus en 2014[14],[15].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[16]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
(1886 ou avant) décembre 1919 Victor Courtey    
décembre 1919 mai 1925 Roger Courtey    
mai 1925 1952 Albert Bordas[Note 1]    
1952 mai 1953 Julien Chaussier   Adjoint faisant fonctions de maire
mai 1953 mars 1989 Pierre Couloumy    
mars 1989 mars 2014 Jean-Pierre Soussengeas SE Agriculteur paysagiste
mars 2014 décembre 2018 Anita Catusse[17]    

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

Dans les domaines judiciaire et administratif, Eyvirat relève[18] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants d'Eyvirat se nomment les Eyviracois[19].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[21].

En 2016, la commune comptait 292 habitants[Note 2], en augmentation de 7,75 % par rapport à 2011 (Dordogne : -0,09 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
613614611557629642576625614
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
667621617612651603580560525
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
515556525418417368366368340
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
317265234239250252256275286
2016 - - - - - - - -
292--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Oscillant entre 500 et 700 habitants depuis la Révolution (avec un maximum à 667 en 1856) jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale, la population de la commune a ensuite décru régulièrement pour atteindre son minimum en 1975 avec 234 habitants. Depuis, elle progresse lentement.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Eyvirat et Lempzours qui n'ont plus d'école sont organisées en regroupement pédagogique intercommunal (RPI) au niveau des classes de maternelle et de primaire avec La Chapelle-Faucher, Saint-Front-d'Alemps et Saint-Pierre-de-Côle.

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015[23], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 159 personnes, soit 54,8 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (dix-sept) a fortement augmenté par rapport à 2010 (sept) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 9,4 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte trente établissements[24], dont quatorze dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, neuf au niveau des commerces, transports ou services, trois dans la construction, deux dans l'industrie, et deux relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale[25].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Tradition populaire

La tradition de la Rosière est née sous Louis XIII. Oubliée de la population, elle ressurgit en 1886, quand Élie Boutier, un habitant d'Eyvirat, du petit village de Piras, s'est inspiré de cette tradition dans son testament. Il donne alors pouvoir au maire de récompenser une jeune fille de la commune, digne d'éloges, et lègue à la commune une somme de 6 000 francs or. Ce pactole constituera un « trésor de guerre » pour Eyvirat. La Rosière a alors obligation d'entretenir la tombe de la famille du testateur. Le premier couronnement a eu lieu en 1891 et se déroule depuis, le deuxième dimanche d'août.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Décédé en fonctions
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Aire urbaine de Périgueux (087) », sur Insee (consulté le 13 décembre 2018).
  2. « 230 » sur Géoportail (consulté le 13 décembre 2018)..
  3. Patrick Ranoux, préface de René Pijassou, Atlas de la Dordogne-Périgord, Ouvrage publié à compte d'auteur, Speed impression, 1996, (ISBN 978-2-9501476-1-5), p. 19.
  4. « Eyvirat » sur Géoportail (consulté le 11 novembre 2018).
  5. a et b Vicomte Alexis de Gourgues, Dictionnaire topographique du département de la Dordogne comprenant les noms de lieu anciens et modernes (A-K), article « Eyvirat », 1873, sur guyenne.fr, consulté le 13 décembre 2018.
  6. Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, Éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 151.
  7. « Eyvirac » sur Géoportail (consulté le 13 décembre 2018)..
  8. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 13 décembre 2018.
  9. Vicomte Alexis de Gourgues, Dictionnaire topographique du département de la Dordogne comprenant les noms de lieu anciens et modernes (A-K), article « Champagnac-de-Belair », 1873, sur guyenne.fr, consulté le 13 décembre 2018.
  10. « Arrêté création commune nouvelle Brantôme en Périgord » [PDF], sur Préfecture de la Dordogne, Recueil des actes administratifs de la Dordogne, (consulté le 8 novembre 2018), p. 13-17
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. [PDF] « Arrêté portant modification des limites territoriales des arrondissements de Bergerac, Nontron, Périgueux et Sarlat-la-Canéda du département de la Dordogne », Préfecture de la Dordogne, 30 décembre 2016.
  13. [PDF] Anciens et nouveaux arrondissements au 1er janvier 2017, Préfecture de la Dordogne, 4 janvier 2017.
  14. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 11 novembre 2018.
  15. Résultats des élections municipales et communautaires 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 11 novembre 2018.
  16. Période 1886-1989 : registres de délibérations communales consultés le 27 janvier 2009 en mairie d'Eyvirat.
  17. À Eyvirat, Sud Ouest édition Périgueux du 3 avril 2014, p. 20b.
  18. « Annuaire des juridictions d'une commune », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 11 novembre 2018).
  19. Fiche commune Eyvirat, Union des maires de la Dordogne, consultée le 22 novembre 2016.
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  23. Dossier complet - Commune d'Eyvirat (24170) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 12 octobre 2018.
  24. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 12 octobre 2018).
  25. Dossier complet - Commune d'Eyvirat (24170) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 12 octobre 2018.
  26. a et b Inventaire général du patrimoine culturel, « Église paroissiale Saint-Pierre-ès-Liens », notice no IA24001074, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 13 décembre 2018.
  27. Inventaire général du patrimoine culturel, « Manoir, actuellement maison », notice no IA24001138, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 13 décembre 2018.