Livre numérique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Ebook)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur les redirections « E-Book » redirige ici. Pour les autres significations, voir E-Book (homonymie).
Livre numérique
EReading devices.JPG
Différents appareils (ordinateur personnel, téléphone portable, liseuse, tablette tactile) utilisant diverses applications pour la lecture de livres numériques
Type
Fichier numérique
Fabrication
Fabricant
Éditeurs numériques
Utilisation
Usage
Lecture

Le livre numérique, aussi connu sous les noms de livre électronique et de livrel, est un livre édité et diffusé en version numérique, disponible sous la forme de fichiers, qui peuvent être téléchargés et stockés pour être lus sur un écran[1],[2] (ordinateur personnel, téléphone portable, liseuse, tablette tactile), sur une plage braille, un dispositif de lecture de livres audio, ou un navigateur.

Définition légale[modifier | modifier le code]

Circle-icons-globe.svg
Cette section adopte un point de vue régional ou culturel particulier et doit être internationalisée (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Selon la loi française (loi no 2011-590), un livre numérique est « une œuvre de l'esprit créée par un ou plusieurs auteurs [...] à la fois commercialisée sous sa forme numérique et publiée sous forme imprimée ou [...], par son contenu et sa composition, susceptible d'être imprimée, à l'exception des éléments accessoires propres à l'édition numérique[3] ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Projet Gutenberg#Histoire.

Années soixante-dix et quatre-vingt[modifier | modifier le code]

En 1971, Michael Hart créait le projet Gutenberg dans le but de numériser une grande quantité de livres et de créer une bibliothèque virtuelle proposant une collection de documents électroniques en libre accès[4]. Par ce projet, Hart souhaitait initier de nouvelles pratiques de diffusion (et, éventuellement, de lecture), différentes du papier.

Publiée un 4 juillet, jour de la fête nationale américaine, la Déclaration d'indépendance des États-Unis a été le premier document électronique du projet Gutenberg (fichier de 5 ko)[5]. En raison de l'accès limité au réseau Internet, le projet avance lentement. À partir des années quatre-vingt, toutefois, la communauté bénéficie d'un accès régulier à Internet, et le rythme de croissance des publications s'accélère. En 1989, on souligne le dixième anniversaire du projet avec la mise en ligne de l'ouvrage Bible du roi Jacques[6].

Parallèlement, en 1978, le Conseil des Arts du Canada créé Canadiana, un organisme sans but lucratif visant la préservation du patrimoine canadien et à sa mise en ligne. En 1986, la société Franklin met en place le premier dictionnaire « consultable sur une machine de poche[6] ».

Années quatre-vingt-dix[modifier | modifier le code]

Pendant la dernière décennie du vingtième siècle, de nouvelles initiatives prennent forme dans l'univers du livre numérique:

  • En 1993, John Mark Ockerbloom crée Online Books Page. Contrairement au projet Gutenberg, ce projet cherche à répertorier et réunir différents textes numériques anglophones déjà publiés, au sein d'un point d'accès unique.
  • En 1994, le projet Gutenberg souligne sa centième numérisation, avec la mise en ligne de l’œuvre complète de William Shakespeare[7].
  • En 1995, Jeff Bezos crée Amazon.com, la première grande librairie électronique aux États-Unis. Amazon.com connaît alors un succès rapide; elle est aujourd'hui la référence en matière de libraires numériques[6]. La même année, à Montréal, Pierre François Gagnon[8] fonde Éditel, une première plateforme d’édition électronique. La presse, dans son sens large, commence alors à se mettre en ligne.
  • En 1996, Olivier Gainon fonde Cylibris, la première maison d'édition numérique francophone qui publie des livres numériques et imprimés sur le web[6]. De son côté, Brewster Khale fonde Internet Archive.
  • En 1997, la Bibliothèque nationale de France crée Gallica.
  • En 1998 est fondée 00h00, une maison d'édition entièrement dédiée aux livres numériques[6].

Début des années deux mille[modifier | modifier le code]

  • En 2000, le logiciel de lecture Mobipocket est créé. Ce logiciel « se spécialise d’emblée dans la lecture et la distribution sécurisée de livres pour assistant personnel[6] ». Le Gemstar ebook devient alors la première tablette de lecture numérique officielle[réf. nécessaire].
  • En 2001, Adobe Flash Player lance son premier logiciel gratuit qui permet la lecture de fichiers numériques. La même année débute le concept francophone du mail-roman, qui consiste à publier, un chapitre à la fois, un roman par courriel[6]. Aussi, une première tablette de lecture est lancée en Europe; il s'agit de Cybook. L'année 2001 marque enfin la création du premier smartphone.
  • En 2004, la compagnie Sony produit sa propre tablette. Selon Marie Lebert, cette sortie par Sony marque les débuts de la popularisation des tablettes lectorielles numériques (ou « liseuses »)[6]. La même année, Google lance Google Books, qui permet de lire des livres en ligne, de consulter des métadonnées (date de publication, auteur(s), éditeur, page(s) consultée(s), etc.) et d'effectuer des recherches dans le corps du texte[6].
  • En 2005, Open Content Alliance est créé conjointement par l'Internet Archive et Yahoo, dans le but de permettre la lecture de tous les textes disponibles sur tous les moteurs de recherche[6].
  • En 2007, Amazon commercialise Amazon Kindle, ou Kindle, qui permet à l'entreprise de se spécialiser dans la lecture numérique, alors qu'elle se concentrait jusque là sur l'édition numérique.
  • En 2008 est créée publie.net, première coopérative d’auteurs pour l’édition et la diffusion numériques de la littérature contemporaine. Publie.net pousse les ressources du format ePub3 jusqu’à ajouter du son, de la musique et des vidéos[9] dans le cours du récit, et un système de navigation en hyperimages (pour l’instant uniquement accessibles sur iPad et iPhone). La même année, la Big Ten Academic Alliance fonde HathiTrust et la Commission Européenne lance Europeana.

À partir de 2008, la qualité de lecture sur l'écran des liseuses s'améliore considérablement. Combinées à d'autres facteurs (dont la généralisation de l'accès à Internet), ces améliorations assurent au numérique une progression des parts de marché américain dans le secteur du livre, à partir de 2010[10]. De nombreux éditeurs commencent dès lors à distribuer, sous format électronique, des livres tombés dans le domaine public.

Au même moment, pour une question de coûts et de rentabilité, certains éditeurs commencent à publier leurs auteurs de cette manière. Aussi, certains auteurs désirant se libérer des contraintes imposées par les éditeurs[11], ou dont les manuscrits n’ont jamais été publiés, choisissent dès lors d'emprunter la voie de d'auto-édition numérique pour mettre à la disposition du public leur(s) œuvre(s) et ce, gratuitement ou non (sites de téléchargement payants).

Désignations[modifier | modifier le code]

L’expression « livre numérique » et ses synonymes « livre électronique » et « livrel » ont été proposés par l’Office québécois de la langue française[2] (OQLF) comme traductions françaises des termes anglais « e-book », « electronic book » ou « digital book » (voir le Grand dictionnaire terminologique). Selon l’OQLF, la forme hybride « e-livre » (calque de l’anglais « e-book ») est à éviter.

En France, l'appellation « livre numérique » a été officiellement recommandée dans le JORF du [1].

Dans l'usage courant[Où ?], les termes « livre électronique » et « livrel » désignent aussi bien le contenu (le texte lui-même) que, par métonymie, le contenant (le support permettant de visualiser le contenu). Ces deux expressions sont donc aussi synonymes de « liseuse »[réf. nécessaire]. Cet usage est toutefois fautif puisque, comme sa définition l'indique, le livre numérique est un fichier numérique et non l'appareil électronique qui permet de le consulter. Si le contenu et le contenant sont souvent confondus, il ne faut également pas confondre le livre numérique avec son format (ePub, mobipocket, etc.).

Types de livres numériques[modifier | modifier le code]

Fabrice Marcoux relève trois principaux types de livres numériques : homothétique, enrichi et « originairement numérique »[12].

  • Homothétique. C'est la « transposition à l’identique d’un livre papier en version numérique[réf. souhaitée] ». Il s'agit de la forme la plus répandue et de la première à être apparue.
  • Enrichi. Ce type de livre vient compléter la version imprimée grâce aux avantages que permet le format numérique, tant sur le plan de la forme que du contenu. On pense notamment aux hyperliens. Ainsi, par les possibilités d'enrichissement quasi infinies de l'œuvre qu'il admet, le type enrichi est de plus en plus exploité.
  • « Originairement numérique ». Marcoux écrit qu'il s'agit du livre « créé par ou pour le numérique », c'est-à-dire que le livre originairement numérique a été pensé en fonction du format numérique et de ses potentialités techniques. Pour cette raison, il possède une forte hypertextualité, mais il est plus récent et moins commun que les précédents. Dans ce cas ci, il est aussi possible de parler d’édition augmentée[13]. La plateforme Scalar est une plate-forme qui permet l’édition de livres augmentés. Elle a été conçue en 2009 par L’Alliance for Networking Visual Culture. Grâce à la création d’hyperliens, le parcours littéraire de l’œuvre peut être modifié en fonction des intérêts du lecteur [13].

Qualités d'un livre numérique[modifier | modifier le code]

Marin Dacos et Pierre Mounier ont identifié trois qualités d'un livre numérique: sa lisibilité, sa maniabilité et sa citabilité[14].

  • Sa lisibilité. Le livre numérique doit être lisible. Cela suppose :
    • qu’il soit décrit par un format ouvert, par opposition aux formats fermés) ;
    • qu’il soit fluide et recomposable (reflowable) ;
    • qu’il soit pérenne.
  • Sa maniabilité. Le livre numérique doit être manipulable. Pour cela, il faut que l'on puisse indexer son contenu et effectuer des recherches. Plus on crée de livres applications, plus il est difficile de les indexer et de créer des outils d’indexation. Le texte doit également être copiable et collable, afin d’être rapidement inséré dans un autre contexte (procédure du copier-coller). Enfin, le texte doit aussi être inscriptible (annotations, remarques, jalons, etc.) dans des dispositifs ouverts.
  • Sa citabilité. Le livre doit être citable et ce, de façon simple. Le numérique conduit vers des solutions reposant sur la logique d'un identifiant unique (ID). Plusieurs dispositifs mis en place dans différents environnements et reposant sur des logiques différentes ont été développés. Dans le monde de l'édition, l’ISBN est en usage pour les livres et l’ISSN pour les périodiques et ce, depuis de nombreuses années[Combien ?]. Ces identifiants uniques décrivent des objets éditoriaux, c'est-à-dire un titre d'ouvrage ou un titre de périodique. L’ISBN correspond à un niveau important de granularité puisque c’est le livre en entier qui est identifié.

Intérêts et inconvénients[modifier | modifier le code]

Maniabilité[modifier | modifier le code]

Physique[modifier | modifier le code]

L'œuvre écrite « complète » de Victor Hugo éditée chez Jean-Jacques Pauvert représente 40 millions de caractères. La Bible, telle qu'on peut la télécharger sur Internet, moins de 10 millions d'octets quelle que soit la langue considérée[15] (environ 9,5 Mo). Une simple carte SDHC de 32 Go permet donc d'emporter partout avec soi autour de 2 000 collections de textes de cette taille.

Technique[modifier | modifier le code]

Un passage donné d'un ouvrage, lorsqu'on en connaît un mot spécifique, se retrouve rapidement même si le document ne possède pas d'index. Le texte peut être annoté et inscriptible (annotations, remarques, jalons, etc.) dans des dispositifs ouverts.

Indépendance du dispositif de lecture[modifier | modifier le code]

Un livre numérique peut être consulté sur divers dispositifs de lecture (liseuse, ordinateur, tablette, téléphone intelligent, plage braille, lecteur de livres audioetc.) Dans certains cas, si l’on est connecté à l’Internet, on retrouve le passage exact où l’on s’était arrêté en consultant un ouvrage, même depuis un autre support.

Accessibilité[modifier | modifier le code]

Pratique[modifier | modifier le code]

Par rapport à la forme classique qu’est le livre sur papier, le livre numérique présente, pour les personnes handicapées, l’avantage d’une meilleure accessibilité. Le livre numérique peut en effet être restitué sur un appareil adapté, en affichage braille par exemple ou encore en restitution sonore. Il existe des normes de livres numériques destinés à un public ayant des limitations ; c’est notamment le cas de DAISY, norme de livres audio destinée spécifiquement à un public incapable de lire des documents imprimés (aveugles, malvoyants, dyslexiques, personne en situation de handicap physique motrice, etc.).

Commerciale[modifier | modifier le code]

Le livre numérique tend également à être de plus en plus facile d’accès dans les pays en développement. Il permet ainsi à diverses populations de pouvoir s’ouvrir à la culture. Au cours des dernières années, une forte croissance des livres numériques a eu lieu dans divers pays en développement, notamment en Inde[16]. Dans les pays comme le Brésil ou l’Inde, il y a une forte demande d’accès à la culture et notamment une demande d’accès aux livres. Le fait qu’internet et les smartphones soient de plus en plus accessibles permet de satisfaire leur désir de connaissance. Selon une étude réalisée en 2011, 18 % des Indiens et 24 % des Brésiliens ont déjà téléchargé un livre numérique, et ces chiffres sont en constante augmentation[17]. Par ailleurs, un philosophe et éditeur argentin, Octavio Kulesz[18] a réalisé une étude en 2011 intitulée L’édition numérique dans les pays en développement. Pour lui, le livre numérique est un réel atout qui va contribuer au développement des pays émergents. Les livres numériques ont un intérêt éducatif mais aussi économique. Kulesz soutient que les pays comme l’Inde, le Brésil ou la Chine devront tirer leur épingle du jeu pour s’approprier les nouvelles technologies des occidentaux. Il faut chercher comment commercialiser la liseuse à l’échelle nationale. Par exemple, pour combattre l’illettrisme, l’Inde a commercialisé une liseuse à un prix défiant toute concurrence. Le gouvernement indien via cette solution vient combattre ce fléau. Le livre numérique est donc un atout majeur au développement du pays. La totalité de son étude a été mise à disposition sur le site alliance-lab.org[19].

Risques[modifier | modifier le code]

Richard Stallman, un militant du logiciel libre américain, a mis en garde contre plusieurs dangers possibles[20], notamment :

  • puisqu’on doit s’identifier pour payer en ligne ou télécharger un livre sur un site commercial ou une bibliothèque numérique, les « autorités » peuvent avoir accès à votre liste de lecture ;
  • il y a plusieurs précédents d’effacement à distance d’ouvrages par au moins un distributeur (Amazon.com) sur les appareils de personnes les ayant téléchargés même si elles les avaient payés[21].

Stallman note cependant que les ouvrages du projet Gutenberg et de quelques autres ne présentent pas ces risques.

Comme pour tous les fichiers numériques, notamment ceux qui sont stockés sur un serveur externe par les utilisateurs (cloud), la question se pose à savoir ce que deviendrait votre bibliothèque au cas où un éditeur (ou un distributeur, voire un prestataire de service de stockage numérique) disparaîtrait.

Modalités de lecture[modifier | modifier le code]

De par les concepts même d'hypertexte et d'hyperliens qu'il engage, le livre électronique modifie les modalités de lecture qui étaient admises par le papier. L'étendue de contenu qu'un livrel peut solliciter (surtout s'il est enrichi ou « originairement numérique ») peut donner le vertige au lecteur s'il est mal intégré. Le livre électronique doit donc répondre à certaines conditions pour assurer sa « bonne » réception[22].

Métaphore d'utilisation[modifier | modifier le code]

Afin d'éviter un découragement devant un trop grand nombre de références, de liens, d'images, etc., le livrel doit présenter son contenu au lecteur de manière que ce dernier puisse prendre facilement compte de ce qui se présente à lui et se faire une idée de ce qui l'attend.

Éléments d'interaction uniformes[modifier | modifier le code]

Il s'agit pour le lecteur de pouvoir retrouver une logique dans son interaction avec les documents mis à sa disposition par un livre numérique. Pour cette raison, les applications de lecture vont souvent offrir différentes options afin de faciliter la navigation entre les contenus. La réutilisation d'un paratexte plus conventionnel (page couverture, index ou table des matières, etc.) par le numérique est souvent un bon moyen de rendre le lecteur plus confiant[23].

Participation du lecteur[modifier | modifier le code]

Des bases de données privées sont souvent mises à la disposition du lecteur afin qu'il puisse faire ses propres annotations, rajouts, surligner des passages importants, etc. De cette manière, il peut « personnaliser » le livre électronique pour lui-même, se l'approprier ou augmenter son processus de lecture sans imposer ses modifications aux autres.

Formats[modifier | modifier le code]

Logo du format EPUB.

Lors de la publication d’un livre numérique, l'éditeur est amené à choisir parmi plusieurs types de formats, qui peuvent être ouverts ou fermés, propriétaires (Portable Document Format, DOCX, RIch Text Format, PostScript, AZW, etc.) ou libres (fichier texte, HyperText Markup Language, EPUB, Extensible Markup Language, TeX, ODT, FictionBook, etc.). Selon Viviane Boulétreau et Benoit Habert, ce choix n'est pas neutre[24].

« Le choix d'un format a des implications profondes: les informations que l'on peut transmettre changent, ainsi que leur lisibilité, leur universalité, leur agencement, leur transportabilité, leur transformabilité, etc.[25] ».

Gestion des droits d'auteur[modifier | modifier le code]

Au moment où le livre numérique commence à se populariser, certains s'y opposent en raison de conflits de droits d'auteur. Ainsi, les premières tentatives de Google autour de la publication numérique de livres imprimés ont connu des échecs en grande partie à cause de ce type de conflits[6]. En réponse à ces enjeux apparaît en 2001 la licence Creative Commons, imaginé par Lawrence Lessig, qui permet de publier numériquement tout en protégeant les droits d'auteur[6].

Gestion des droits numériques[modifier | modifier le code]

De la même façon que dans le domaine de la musique et des films, certains éditeurs et distributeurs utilisent des systèmes de gestion des droits numériques (DRM) pour tenter de protéger leurs œuvres. La plupart de ces systèmes sont relativement inefficaces et pénalisent plus les lecteurs légitimes que les utilisateurs de contrefaçons, où les DRM ont été enlevées ou au moins désactivées.

Tableau récapitulatif de certains DRM.[26]
Nom Éditeur Formats Utilisé par Commentaires
Adept Adobe ePub, pdf, ascm Majorité, Kobo, B&N, Sony, Google DRM standard souvent utilisé. Il nécessite un compte sur le site d’Abobe et limite la lisibilité d’un livre à six appareils.
Microsoft Microsoft lit Microsoft Abandonné
Kepub (Adept) Kobo (Adobe) kepub Kobo Il s’agit d’un ePub avec quelques données en plus. Les fichiers peuvent être téléchargés au format ePub + DRM Adobe standard.
Topaz Amazon azw, tpz Amazon Nouveau format Amazon, basé sur son précédent format Mobipocket.
Mobipocket Amazon mobi Amazon (ancien) Format créé par Mobipocket (racheté par Amazon). Fonctionne avec un système de PID (clef unique par matériel).
Ignoble (basé sur adept) B&N (Adobe) B&N Extension du DRM ADEPT d’Adobe où on utilise nom et numéro de CB comme clef (pour dissuader de partager).
eReader B&N pdb, pml B&N (ancien), Palm Ancien format B&N, qui utilise lui aussi le nom et le numéro de CB comme clef pour frein social au partage.
FairPlay Apple Apple Utilisé sur iBooks et les fichiers ne sont lisibles que par les appareils Apple, pas de recherche de faille à ce jour.
BBeB Sony lrx, lrs Sony Abandonné
LCP Readium epub TEA (PocketBook) implémenté dans le sous-format CARE Créé par le consortium Readium, le standard LCP (Lightweight Content Protection) est un format ouvert (opensource) qui apporte une souplesse de mise en œuvre et une transparence d'utilisation pour le lecteur.

Tatouage numérique[modifier | modifier le code]

Certains livres numériques ne contiennent pas de système de gestion des droits numériques mais des tatouages numériques, en général le nom de l’acheteur et son adresse électronique.

Livres libres de droits[modifier | modifier le code]

De très nombreuses œuvres libres de droit (car tombées dans le domaine public) sont disponibles en téléchargement gratuit sur de nombreux sites Web, dont celui du Projet Gutenberg, de l’Open Library[27], de Manybooks[28] ou encore Feedbooks/publicdomain[29]...

Exception au droit d'auteur en faveur des personnes handicapées[modifier | modifier le code]

Certaines associations agissant au service de personnes handicapées bénéficient de l’exception au droit d'auteur prévue par la loi DADVSI. Pour ces structures, il existe deux niveaux d’agrément[30] : d’une part l’agrément simple qui donne le droit d’adapter les œuvres et de les communiquer aux personnes handicapées, d’autre part l’habilitation à demander l’accès aux fichiers numériques des éditeurs déposés auprès de la Bibliothèque nationale de France (BNF) investie de cette mission par le décret du [31].

Réception du public[modifier | modifier le code]

Alors que paraissaient les premiers livres numériques, nombreux sont les lecteurs qui ont eu un mouvement de recul par rapport aux possibilités offertes pour cette nouvelle technologie[réf. souhaitée]. Même le pionnier Michael Hart aurait éprouvé des doutes quant à l'aboutissement du projet Gutenberg.

« Nous considérons le texte électronique comme un nouveau médium, sans véritable relation avec le papier. Le seul point commun est que nous diffusons les mêmes œuvres, mais je ne vois pas comment le papier peut concurrencer le texte électronique une fois que les gens y sont habitués, particulièrement dans les établissements d’enseignement[32] » .

La question de l'habitude apparait donc primordiale au moment de l'apparition sur le marché des premiers livres numériques les lecteurs ne sont pas encore conditionnés à ce nouveau format de lecture. Bien que le contenu reste le même, cela « ne signifie pas pour autant qu’il faut banaliser le livre numérique ; en effet, ce dernier se distingue de son acolyte en papier et demande ainsi une redéfinition de ses étapes de production[33]».

La réception est aussi intrinsèquement liée à l'accès limité des lecteurs au réseau Internet. Si la création du web dans les années 1990[6] permet un premier essor du livre numérique auprès des publics spécialisés[Par exemple ?], le deuxième essor n'arrive qu'une décennie plus tard, avec la généralisation du web et l'amélioration de la qualité des produits.

État des marchés[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

Le premier revendeur de livres numériques en France en date est Mobipocket.com (filiale d’Amazon depuis [34]). Ses concurrents principaux sont Numilog.com (filiale d’Hachette Livre depuis le printemps 2008[35]), ePagine (prestataire de solutions pour les librairies), immatériel.fr (distributeur et revendeur), Relay.com (également filiale de Hachette, mais côté presses), Eden Livres, E-Plateforme, YouScribe, Scribd, Youboox, iBooks, Cyberlibris (bibliothèque numérique sur abonnement), Needocs (livres professionnels, pratiques et académiques) et aussi Didactibook (libraire électronique spécialisée dans les livrels pratiques).

Selon le magazine Challenges, la Fnac aurait vendu 40 000 livres numériques de à [36]. En 2011, le fabricant de liseuses Bookeen se lance à son tour dans la commercialisation de livres numériques avec bookeenstore.com[37]. L’offre de livres numériques en français la plus riche du marché est proposée par Chapitre.com[38].

Selon le quatrième Baromètre sur les usages du livre numérique, présenté le au Salon du livre de Paris, on évalue la part des lecteurs numériques en France à 15 % de la population[39]. Parmi les sondés, 39%[40] pensent que l’utilisation de livres électroniques va augmenter, ce qui se vérifie par l’édition de [41] puisque la part de lecteur a atteint les 20 % des personnes sondées. Aujourd’hui en France, bien que les utilisateurs d’ebooks pensent que les usages vont encore évoluer; ils sont encore beaucoup à combiner la lecture électronique avec celle de livres papiers.

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Pour le dernier trimestre 2010, Amazon.com a officiellement annoncé avoir vendu pour la première fois plus de livres numériques que de livres imprimés[42]. Les genres les plus populaires sont alors les romances et les romances érotiques[43],[44].

Au premier trimestre 2012, les ventes de livres numériques dépassent en valeur les ventes de livres papier dans le pays[45].

Selon le Pew Internet & American Life project, 28 % des Américains ont lu au moins un livre numérique en 2013[46]. Selon le même institut, 50 % des Américains possédaient une tablette numérique ou une liseuse en .

Au Québec[modifier | modifier le code]

Depuis , la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) offre un programme d’Aide à la numérisation qui rembourse aux éditeurs 50 % des frais de numérisation, plus 10 $ par titre, jusqu’à concurrence de 5 000 $, ce qui pourrait aider ces derniers à offrir une plus grande portion de leur catalogue[47].

Cependant, en dépit de ces efforts et même pour les livres disponibles dès leur sortie en format numérique, les ventes de livres numériques n'ont représenté qu’1,1 % des ventes de livres au Québec en 2014, alors qu'environ 80 % des livres mis en vente cette année-là étaient disponibles en format numérique[48].

Coûts reliés au livre numérique[modifier | modifier le code]

Maintenant que les livres numériques ouvrent un nouveau marché, nous en sommes rendus à dépasser la simple reproduction d’une œuvre papier en diffusant sur le web ce que nous appelons le « PDF-imprimeur ». Il s’agit dorénavant d’adapter le contenu à la multitude de supports offerts (mise au format, structuration de données, définition de règles graphiques, liens hypertextes, enrichissement des contenus, etc.). Si le coût du PDF imprimeur (donc la version de base du livre numérique) est absorbé par les coûts usuels de production en papier, il n’en est toutefois pas de même pour le reste[49].

Coûts de production[modifier | modifier le code]

Lors d'une numérisation (scan), les différents coûts impliquent les frais de scan, de recomposition (enrichissement typographique), de relecture et de correction, les frais de structuration d'un format Epub (il est essentiel d'intégrer les métadonnées indispensables à la vente du livre soit la couverture, le titre, le ISBN, etc.). Pour un roman « habituel » (grand format, 256 pages), une étude du MOTif (l'observatoire pour le livre et l'écrit en l'île-de-France) évaluait, en 2010, les coûts à environ 1 199 €[49].

S'il s'agit d'une publication sans numérisation (scan), les dépenses sont légèrement différentes : pas besoin de numérisation, et les frais de relecture sont également moins élevés car cette étape est ici plus rapide (il y a moins de risque d'erreur que lors de la numérisation d'un support papier). Pour le même type de roman, les frais sont ainsi estimés à 665 €[49], soit presque deux fois moins cher!

Coûts de distribution[modifier | modifier le code]

Les coûts impliqués par la distribution ne sont également pas exactement les mêmes que pour une distribution « traditionnelle » (entendons ici la distribution d'un livre papier). Il y a d'abord l'introduction des frais de marquage (DRM ou encore Watermarking), qui permettent de contrôler la circulation du livre électronique et de prévenir sensiblement le piratage. Le coût d'un marquage de type DRM était, en 2010, de 0,40€ par exemplaire, ce qui n'est pas non négligeable, surtout considérant qu'Adobe demande un droit d'entrée aux distributeurs si élevé que cette solution est souvent inaccessible aux petites et moyennes entreprises. Le watermarking, ou tatouage numérique, est souvent leur solution, puisqu'elle est gratuite pour les éditeurs et permet également d'identifier le fichier par rapport à l'acheteur.

La distribution est aussi potentiellement multipliée, puisque le fichier numérique peut apparaître sur le site de l'éditeur, du distributeur, d'une librairie X, etc. L'éditeur doit donc faire face à des frais de développement informatique, d'archivage et de maintenance afin de garder ses publications sur un site d'« entreposage » virtuel. S'ajoutent à cela les divers frais de promotion et de marketing; si avec l'avènement des réseaux sociaux cela semble être peu coûteux, organiser une politique marketing sur le web n'est pas gratuit, à l'instar de ceux qui se chargent de promouvoir la diffusion des œuvres. Dans le cadre de l'étude pour le MOTif, plusieurs éditeurs ont été interrogés et ont répondu qu'ils estimaient à environ 3 à 4 % du prix d'un livre leurs frais de communication et de marketing; néanmoins, à ce point de vue, les disparités sont évidemment très importantes[49]. Finalement, il ne faudrait pas oublier les frais bancaires : la majorité des banques proposent entre 3 % et 6 % du prix de vente d'un livre pour un achat par Paypal, solution préconisée par les acheteurs en ligne qui se sentent rassurés de passer par ce service sécurisé (ces coûts sont toutefois assumés par les libraires, ou les portails de vente, et non pas par les éditeurs).

S'il est vrai que la production d'un livre numérique est souvent moins coûteuse que la production d'un livre papier, il est toutefois important de garder en tête que dès le moment où un éditeur choisit de publier du contenu amélioré, les frais et les efforts impliqués sont loin d'être négligeables.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b la République française, « Vocabulaire de l’édition et du livre (liste de termes, expressions et définitions adoptés) », no 0081, sur legifrance.gouv.fr, Journal officiel de la République française, (consulté le 21 février 2017), p. 6130.
  2. a et b Office québécois de la langue française, « Grand dictionnaire terminologique » (consulté le 21 février 2017).
  3. Cf Loi no 2011-590 du relative au prix du livre numérique
  4. Marie Lebert, « Une courte histoire de l’ebook » [PDF], sur www.etudes-francaises.net, Études françaises de l’Université de Toronto, (consulté le 21 février 2017) : « Chose souvent passée sous silence, Michael Hart est le véritable inventeur de l’ebook. Si on considère l’ebook dans son sens étymologique, à savoir un livre numérisé pour diffusion sous forme de fichier électronique, celui-ci aurait bientôt quarante ans et serait né avec le projet Gutenberg en . », p. 11.
  5. Marie Lebert, « Une courte histoire de l’ebook » [PDF], Études françaises de l’Université de Toronto, (consulté en 21février 2017), p. 5.
  6. a b c d e f g h i j k l et m Marie Lebert, « Une courte histoire de l'ebook » [PDF], sur etudes-francaises.net, (consulté le 10 avril 2017)
  7. « Le Projet Gutenberg, de 1971 à 2005 », sur etudes-francaises.net, (consulté le 10 avril 2016)
  8. Marie Lebert, Le livre 010101 (1971-2015), Chronologie du livre numérique, 1995-04
  9. Alain François, Webobjet (ça recommence comme ça) - Jean-Jacques Birgé, La corde à linge.
  10. « Le nombre d’utilisateurs de lecteurs électroniques téléchargeant des titres a plus que doublé en 14 mois aux États-Unis. La hausse des ventes d’appareils de lecture électronique enregistrée aux États-Unis pendant la dernière période des fêtes de fin d’année a marqué un tournant majeur dans l'histoire du livre numérique », révèle une enquête du Book Industry Study Group (BISG) publiée le . La part des consommateurs de livres imprimés affirmant télécharger des livres électroniques a bondi de 5 % en à près de 13 % en selon le BISG. Sur le site de Livres-Hebdo.
  11. Stephen King a été précurseur dans cette démarche dès l’an 2000.
  12. Michael Sinatra, Marcello Vitali-Rosati (dir.), Pratiques de l'édition numérique, PUM, Montréal 2014, disponible en ligne : http://parcoursnumeriques-pum.ca/pratiques.
  13. a et b Marcello Vitali-Rosati, Benoît Epron, L'édition à l'ère numérique, Paris, La Découverte, , 128 p. (ISBN 9782707199355, lire en ligne), p. 48-49
  14. Marin Dacos, L’édition électronique, [diffusion] Cairn.info, (ISBN 9782707157294, OCLC 758869224, lire en ligne).
  15. (en) Bible Download - Chinese Christian Internet Mission (CCIM)
  16. (en) Vikas Kumar, « The fine print », http://www.outlookbusiness.com/,‎ (lire en ligne).
  17. « Le livre numérique prend de l’ampleur dans les pays en développement », L’actualité Edilivre, sur www.edilivre.com, Éditions Édilivre (consulté le 16 décembre 2016).
  18. « L’édition numérique dans les pays en développement — À propos d’Octavio Kulesz », sur alliance-lab.org, (consulté le 21 février 2017).
  19. « L’édition numérique dans les pays en développement », sur alliance-lab.org, (consulté le 21 février 2017).
  20. [[Richard Stallman|Richard M. Stallman]], « Les dangers du livre électronique », Framablog, .
  21. « Amazon jette 1984 dans le « trou de mémoire » », Le Monde, (consulté le 21 février 2017).
  22. Letterpress, L’évolution du livre : du codex au livre électronique, disponible en ligne : http://httpwww.ebooks-gratuit.org/documents/pdf/452811-livre-de-electronique.html
  23. Michael Sinatra, Marcello Vitali-Rosati (dir.), http://parcoursnumeriques-pum.ca/pratiques Pratiques de l'édition numérique], PUM, Montréal, 2014.
  24. Viviane Boulétreau et Benoit Habert, Pratiques de l'édition numérique, Montréal, Les Presses de l'Université de Montréal, , « Les formats », p. 145-159
  25. Viviane Boulétreau et Benoit Habert, Pratiques de l'édition numérique, Montréal, Les Presses de l'Université de Montréal, , « Les formats », p. 145
  26. Éric Daspet, « Formats de livres numériques avec DRM », .
  27. (en) « Open Library » [« Bibliothèque ouverte »] (consulté le 21 février 2017).
  28. (en) « Manybooks – Search Over 33,000 Free eBooks » [« Cherchez à travers 33 000 livres électroniques gratuits »] (consulté le 21 février 2017).
  29. « Feedbooks : Public Domain » [« Feedbooks – domaine public »] (consulté le 21 février 2017).
  30. Ministère de la Culture de la France, « L’exception au droit d’auteur en faveur des personnes handicapées ».
  31. « Décret no 2009-131 du relatif à la désignation de l’organisme dépositaire des fichiers numériques d’œuvres », .
  32. Marie Lebert, « La grande histoire du livre numérique », Actualitté,‎ (lire en ligne)
  33. « Presse de l'Université du Québec », sur www.puq.ca, (consulté le 19 février 2017)
  34. (en) « http://www.drmwatch.com/drmtech/article.php/3499386 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), DRM watch, .
  35. « Hachette s’offre le cyberlibraire Numilog », sur actualitté.
  36. Émilien Ercolani, « La Fnac aurait déjà vendu 40 000 « livrels » », sur linformaticien.com, .
  37. (en) « Bookeen launches a new e-book store » [« Bookeen lance un nouveau magasin de livre électroniques »], sur e-reader-info.com (consulté le 21 février 2017).
  38. Nicolas Gary, « Chapitre.com devient la librairie numérique de Sony », ActuaLitté, (consulté le 21 février 2017).
  39. « Économie du livre : ce que change le numérique », Challenges/AFP, (consulté le 21 février 2017).
  40. Elizabeth Sutton, « Chiffres clés du baromètre des usages du livre numérique — iDBOOX », sur http://www.idboox.com, iDBOOX, (consulté le 21 février 2017).
  41. « Syndicat national de l’édition – Baromètre sur les usages du livre numérique », sur www.sne.fr, (consulté le 21 février 2017).
  42. (en) « Amazon Kindle e-book downloads outsell paperbacks », BBC News, .
  43. Clément S., « Romans d’amour et érotiques cartonnent en version numérique », Actualitte.com, (consulté le 13 août 2009).
  44. (en) Nicholson Baker, « A new page – Can the Kindle really improve on the book? » [« Une nouvelle page – Est-ce que le Kindle peut vraiment faire mieux que le livre ? »], The New Yorker, (consulté le 21 février 2017) : « [...] romance readers are major Kindlers. ».
  45. Aux États-Unis, le livre numérique dépasse le livre papier - Pierre Haski, Rue89, 26 juin 2012
  46. (en) Jeremy Greenfield, « More Americans Now Reading Ebooks, New Pew Data Show », Digital Book World, .
  47. Maxime Johnson, « Le livre électronique au Québec », Magazine Jobboom, (consulté le 20 février 2017).
  48. Fabien Deglise, « L’impossible mort d’un livre bien vivant », Le Devoir, (consulté le 20 février 2017).
  49. a b c et d Hervé Bienvault, Le coût d'un livre numérique, France, MOTif, , 36 p. (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • T. Baccino, La Lecture électronique, Presses universitaires de Grenoble, 2004 ;
  • Adenora Guriec, « Évolution et révolution du livre : vers un nouveau support de l’œuvre littéraire ? », Université Rennes 2 – UFR Arts, Lettres, Communication, ) ;
  • Olivier Larizza, La Querelle des livres. Petit essai sur le livre à l'âge numérique, Buchet-Chastel, 2012 ;
  • Jean-François Gleyze. La lecture numérique - État des lieux et champs d’innovation. Veille réalisée dans le cadre d’un stage de design numérique à BayardKids, Bayard Presse, Montrouge, 156 p., 2011 ;
  • Laurent Soual, Le livre numérique en bibliothèque : état des lieux et perspectives, Éditions du Cercle de la librairie, 2015.
  • Sharon Hackett et François Dallaire, Étude sur l'avenir du livre numérique et des ressources documentaires en ligne en formation à distance au Canada francophone, (REFAD, , 125 p. (lire en ligne [PDF]), p. 57-61

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]