Édition électronique

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L'édition numérique ou édition électronique consiste à éditer des livres, des journaux ou des revues sous format numérique en vue de leur diffusion (en ligne ou sur support physique) et de leur lecture sur écran (liseuse, tablette, etc.). Elle comporte trois étapes : la saisie numérique du texte, la mise en page et la publication.

La numérisation du texte[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

La numérisation des textes se faisait dans un premier temps par saisie au clavier.

L'idée de constituer une bibliothèque numérique gratuite pour le public se concrétise d'abord aux États-Unis en 1971 à l’initiative de Michael Hart, alors étudiant à l’université de l’Illinois, qui lancera le Projet Gutenberg[1].

Dans les années 1970, le CNRS numérise environ 1 000 ouvrages de divers genres (littéraire principalement, mais aussi philosophique et scientifique), allant de 1180 à l'époque actuelle, afin de fournir une base d'exemples pour un grand dictionnaire, Trésor de la Langue Française. Cette base nommée Frantext est d'abord distribuée sur CD sous le nom Discotext puis mise sur le web en 1998. Elle est constamment enrichie et compte 4 516 titres en 2016[2].

Les bibliothèques numériques[modifier | modifier le code]

Avec la mise au point en 1974 par Kurzweil d'un scanner équipé du logiciel Omnifont qui permet la reconnaissance optique de caractères, la saisie numérique peut se faire beaucoup plus rapidement. Les projets de numérisation se font dès lors plus ambitieux et les bibliothèques numériques se multiplient.

L’ABU ou Association des bibliophiles universels est un projet de bibliothèque publique lancé par le Cnam. Suspendue depuis 2002, elle a reproduit une centaine de textes, qui sont toujours disponibles.

En 1992, la la Bibliothèque nationale de France lance un vaste programme de numérisation, répondant au vœu du président Mitterrand qui, dès 1988, souhaitait la mise en place d'une bibliothèque d'un genre nouveau. Cette bibliothèque est mise ne ligne en 1997 sous le nom de Gallica[3]. En 2014, Gallica offrait 80 255 livres en ligne et plusieurs millions de documents, incluant des estampes et des manuscrits[4].

En décembre 2004, Google lance Google livres, qui vise à numériser tous les livres disponibles dans le monde, soit environ 130 millions d'ouvrages, afin de les rendre accessibles en ligne. Dix ans plus tard, 25 000 000 de livres étaient en ligne, provenant d'une centaine de pays et rédigés en 400 langues. Les scanners roboitisés sont capables de numériser 6 000 à l'heure[5].

Europeana est un catalogue européen, offrant des fiches sur des millions d'objets, avec des liens aux bibliothèques nationales qui les possèdent[6].

Wikisource vise la constitution d'une bibliothèque numérique multilingue comme complément au projet encyclopédique de Wikipédia. Soutenue par la Wikimedia Foundation, Wikisource propose des textes numérisés, vérifiés par des bénévoles. En août 2016, cette base comptait 14 587 livres en français[7].

HathiTrust est une bibliothèque numérique mettant en commun le contenu de plusieurs bibliothèques numériques d'universités des États-Unis et d'Europe, ainsi que de Google Livres et d'Internet Archive.

Mise en page et supports[modifier | modifier le code]

Les livres en édition numérique peuvent être réalisés sous différents protocoles. Le protocole PDF, lisible par Acrobat, reproduit l'apparence de la page imprimée : il n'est donc pas possible de lire sur un smartphone un document mis en forme pour du papier au format A4. Les documents réalisés sur traitement de texte (RTF, doc, txt, etc.) sont un peu plus flexibles, mais manquent de la souplesse nécessaire pour maintenir une mise en page sophistiquée d'un support à un autre. Le protocole EPUB, dérivé du HTML5, est capable de reproduire dans une certaine mesure les fonctionnalités du livre, tout en pouvant être lu sur n'importe quel support : ordinateur, tablette, smartphone et liseuse. Le format EPUB est aujourd'hui un standard reconnu par la plupart des liseuses, y compris le Kindle d'Amazon[8].

La TEI offre une gamme beaucoup plus étendue de mises en forme et est susceptible de répondre aux besoins les plus exigeants.

Le papier électronique ou liseuse[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Papier électronique et Liseuse.

La « liseuse » (« bouquineur » ou « reader ») est une tablette électronique qui permet d'afficher un texte sous format numérique. Le papier électronique imite l’apparence d’une feuille imprimée et ne nécessite pas de rétro-éclairage.

Electronic paper (Side view of Electrophoretic display).PNG

Avec sa Kindle DX, Amazon propose une technologie sans scintillement, qui ne nécessite pas de rétro-éclairage. Seul le changement de statut à l’écran requiert de l'énergie. Produisant peu de lumière, la Kindle Dx est ainsi moins fatigante pour les yeux. Mais, malgré ces nombreux avantages, cette liseuse présente certains inconvénients. La Kindle Dx (comme beaucoup de ses concurrents) ne possède pas d'écran couleur. Ce dernier se compose uniquement de plusieurs niveaux gris. La liseuse ne possède pas d’écran tactile ni de connexion Internet. Le changement d’une page à l’autre demeure relativement lent. Peu interactive, elle présente un menu extrêmement simple. Les copier-coller, les annotations, les signets et les soulignements ne sont guère commodes sur ce modèle.

Amazon Kindle 4

La Cybook Opus se décline en une dizaine de couleurs. De forme arrondie, la liseuse française possède dès son achat une bibliothèque de soixante-quatre ouvrages. Malgré de nombreux avantages, Cybook Opus présente de nombreux aspects décevants. La liseuse ne possède pas d’écran tactile ni de connexion internet. Peu interactive, elle présente un menu extrêmement simple. Les copier-coller, les annotations et les soulignements ne sont pas envisageables sur ce modèle.

Malgré des innovations constantes, la liseuse est un dispositif aux ressources limitées. Elle n’a qu’une seule utilité : permettre la lecture de livres numériques.

Les smartphones et tablettes[modifier | modifier le code]

Un smartphone est un téléphone « intelligent » mobile disposant des fonctions d’un assistant électronique : agenda, navigation web, messagerie et depuis peu lecteur d’e-books. Ces applications diverses sont développées par le fabricant, l’opérateur ou l’éditeur de logiciel. Certains de ces logiciels ou applications, tel iBooks, Stanza, Androïd, Aldiko, Kindle, YouScribe, permettent de rapatrier des titres sur son IPhone (ou IPod-Touch) et de constituer sa propre bibliothèque. Ces derniers, gratuits, sont des concurrents directs des liseuses.

En Afrique subsaharienne et dans le monde arabe, le taux de pénétration de la téléphonie mobile est nettement supérieur à celui d'Internet: respectivement 41 % contre 9,6 % dans le sud de l'Afrique, et 79,6 % contre 24,9 % au Maghreb et au Moyen-Orient[9], ce qui rend ce support nettement plus intéressant à exploiter qu'un ordinateur. Le service AirPac, lancé par l'université d'Afrique du Sud en 2009, propose à tous les utilisateurs de sa bibliothèque un accès à tout le catalogue ainsi que la possibilité de réserver les ouvrages par le biais de leur téléphone portable. Depuis 2007, plus de 100 000[10] livres électroniques ont été distribués rien qu'en Afrique du Sud. L'utilisation des téléphones portables permet, dans des pays où l'édition et la distribution de livres ne sont pas aussi développées qu'en Occident, de proposer aux utilisateurs des livres qu'ils ne pourraient pas se procurer en librairies.

L'iPad, sorti en 2010, apparaît alors comme une véritable nouveauté. Il s’agit d’une tablette à écran tactile, possédant presque toutes les applications d’un iPhone. Des applications spécialisées, tel iBooks et Kindle, permettent de lire des livres de façon très confortable, avec possibilités d'annotation et de mise en relief.

L'impression à la demande[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Impression à la demande.

Le format PDF convient parfaitement à ce support car il reproduit intégralement la mise en page originale.

L'expansion de l'impression à la demande est une révolution dans le monde de l'édition. On le voit notamment avec le cas de l'Amérique du Sud. Aujourd'hui la plupart des capitales disposent de points d'impression POD. Nous pouvons citer par exemple Bandeirantes et Singular au Brésil, Bibliografika, Docuprint et Dorrego en Argentine ou encore Publidisa au Mexique. En 2010, l'utilisation de la POD par les éditeurs a augmenté de 12 %, passant de 20 à 32 %[11].

Qualités d'un livre électronique[modifier | modifier le code]

Trois qualités ont été identifiées par Marin Dacos et Pierre Mounier : lisibilité, maniabilité et citabilité[12].

Lisibilité[modifier | modifier le code]

Le livre numérique ainsi diffusé devra être lisible. Cela suppose

– qu’il soit décrit par un format ouvert, par opposition au format propriétaire (ou formats fermés). L'adoption du standard Epub est un pas dans la bonne direction;
– qu’il soit fluide et recomposable (reflowable), une qualité que n’a pas le « PDF », qui ne permet pas au fichier de s’adapter à la taille de l’écran;
– qu’il soit pérenne : les formats évoluant rapidement, il n’est pas certain que l’on puisse conserver nos fichiers très longtemps; ou parce qu’une DRM peut être appliquée au fichier. Les mesures techniques de protection mises en place dans le cadre des systèmes de gestion des droits d'auteurs (DRM) repose sur un cryptage du document rendant obligatoire l'utilisation d'un logiciel et d'un système particulier contrôlant les droits du lecteur. Ceci met donc en danger la conservation et la lisibilité du texte.

Maniabilité[modifier | modifier le code]

Le livre numérique doit être manipulable, pour cela il faut qu’il soit d’abord indexable et cherchable. Plus on créera de livres applications, plus il sera difficile de les indexer et de créer des outils d’indexation. Donc, on aura de plus en plus besoin d’outils pour se faire une cartographie de notre bibliothèque virtuelle. De même, le texte devra être copiable et collable, afin d’être rapidement inséré dans un autre contexte (procédure du copier-coller). Enfin, le texte devra aussi être annotable et inscriptible (annotations, remarques, jalons, etc.) dans des dispositifs ouverts.Par exemple avec le Kindle, on dépend de l’outil d’annotation propre au Kindle, ce qui engendre une dépendance à une société privée.

Citabilité[modifier | modifier le code]

Le livre doit être citable et ce de façon simple. Le numérique conduit vers des solutions reposant sur la logique d'un identifiant unique (ID). Plusieurs dispositifs mis en place dans différents environnements et reposant sur des logiques différentes, se sont développés. Dans le monde de l'édition du livre, sont utilisés depuis de nombreuses années, l’ISBN pour les livres et l’ISSN pour les périodiques. Ces identifiants uniques décrivent des objets éditoriaux, c'est-à-dire un titre d'ouvrage ou un titre de périodique. La problématique posée aujourd'hui porte sur la granularité (de l’information) et sur le niveau d'identification la plus pertinente : un livre, un chapitre, un article pour des textes juridiques ? Ainsi l’ISBN correspond à un niveau important de granularité puisque c’est le livre en entier qui est identifié, ne permettant pas la citation d'un passage particulier par ce type de mécanisme.

Métadonnées[modifier | modifier le code]

Les métadonnées sont des instructions en code caché décrivant des ressources numériques et permettant à celles-ci d'être repérées par des catalogues et moteurs de recherche. La difficulté de décrire sans aucune ambiguïté des documents complexes est grande. Les métadonnées sont destinées à être interprétées par des machines, ce qui implique d'utiliser des standards et des schémas d'encodage connus. Le principe des identifiants uniques facilite l'interopérabilité entre les systèmes et entre les fonds ou catalogues. Par exemple on sera capable de chercher quel article cite tel autre article. Ce type de fonctionnalités dites de Crosslinking (liens croisés) permet de naviguer dans un écosystème documentaire - limité toutefois au système d'identification choisi. Un travail sur l'interopérabilité entre ces systèmes reste à développer.

OAI-PMH[modifier | modifier le code]

L'OAI-PMH permet d'échanger les notices de ressources par le biais d'entrepôts en ligne. Les spécifications en sont publiques[13].

L'interrogation des dépôts utilise le protocole HTTP. Les résultats s'affichent en XML.

Dublin Core[modifier | modifier le code]

Le format Dublin Core est une norme décrivant des ressources bibliographiques. Il comprend officiellement 15 éléments de description formels (titre, créateur, éditeur), thématiques (sujet, description, langue…) et relatifs à la propriété intellectuelle.

Un modèle économique encore incertain[modifier | modifier le code]

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Deuxième âge de l'édition électronique, celui où l'édition de texte est nativement numérique mais n'est pas encore pensée spécifiquement pour les usages en réseau. L'édition numérique illustre bien l'un des enjeux essentiel de l'édition électronique, à savoir l'accessibilité d'un texte. C'est en effet le plus révolutionnaire des enjeux de l'édition électronique. On bascule d'un univers analogique à un univers numérique où la circulation et l'accessibilité sont facilitées, ce qui entraîne une explosion de l'accès. Par exemple, les revues scientifiques comptent beaucoup plus de lecteurs dans leur version numérique que dans leur version papier. C'est donc une véritable révolution de la consultation grâce à l'accessibilité du web.

Avec l’arrivée du numérique, on a beaucoup dématérialisé les œuvres. Cette dématérialisation massive a poussé à mettre en place une logique de rematérialisation. Le numérique a de nombreux avantages, il permet :

  • Une impression de livres à la demande (print on demand) : ce système commence à être utilisé dans les bibliothèques. Cette logique est également développée par Wikipédia.
  • Un débouché commercial pour les œuvres en libre accès.
  • Un aspect pratique pour la lecture, la conservation et l'annotation.

On a souvent tendance à associer l’impression à la demande à l’autoédition (cf. Lulu.com). En fait, l'impression à la demande correspond aussi à des démarches d'édition très professionnelle, qui couvrent des marchés de niches, ou qui concernent des épuisés. Cela permet de s'émanciper des questions d'investissement pour le tirage initial, ainsi que des problèmes de stockage.

Le travail d'un éditeur électronique reste comparable à celui d'un éditeur traditionnel. Il reçoit des manuscrits. Il les sélectionne, il les retravaille avec les auteurs pour les corrections éventuelles, mais plus souvent en ligne. Il effectue ensuite les opérations classiques de mise en page, illustration, mais l'impression papier est remplacée par la production de fichiers en différents formats de livre numérique. Après publication, il devra faire connaître l'œuvre, gérer les ventes, reverser la rémunération à l'auteur…

Économiquement parlant, en France, une autre différence notable réside dans leur différence de traitement par l'administration fiscale : l'édition traditionnelle bénéficie d'un taux de TVA réduit, tandis que l'édition électronique supporte le taux de TVA standard, au même titre que l'informatique, dont elle est issue. Malgré la naissance de certaines polémiques cette norme semble perdurer. En effet, le 28 octobre 2010, la proposition de loi déposée par le député de Savoie (UMP) Hervé Gaymard et défendue par le Syndicat national de l'édition qui souhaitait que les fichiers numériques soient taxés au même niveau que le livre papier, fut rejetée par le Sénat. Celui-ci refuse l'abaissement de la TVA sur le livre numérique à 5,5 % au lieu de 19,6 %. Les sénateurs ont cependant accepté à l'unanimité la proposition de loi présentée par l'UMP sur le prix du livre numérique qui permet à l'éditeur de fixer le prix de vente au public comme il le fait pour le livre papier. Pour l'instant cette loi est réservée aux éditeurs français mais un amendement visant à l'étendre aux éditeurs établis à l'étranger publiant leurs livres en France a été réclamé.

Comme dans l'édition traditionnelle, la relation entre l'auteur et l'éditeur électronique est régie par un contrat signé par les deux parties, définissant les droits et les obligations de chacun, leur rémunération, et l'engagement de l'éditeur à diffuser l'œuvre. Une différence cependant : contrairement à un livre imprimé, l'œuvre numérique n'est jamais « épuisée », alors qu'en édition traditionnelle l'épuisement du stock pouvait conduire à l'extinction du contrat, si l'éditeur n'entreprenait pas une réimpression dans un délai fixé. La durée du contrat (obligatoirement limitée, pour respecter la loi sur le droit d'auteur) doit donc être définie par d'autres critères.

Les modèles économiques de l'édition électronique restent largement à inventer. On distingue la vente à l'unité (Amazon) et l'abonnement à des bouquets (Safari d'O'Reilly).

Dans ce domaine se pose la question du prix du livre numérique qui peut provoquer une décote par rapport à l'édition papier. Mise en place d'offres plus attrayantes. Quelques exemples de modèles économiques:

  • Modèle freemium : associe une offre gratuite, en libre accès, et une offre « Premium », haut de gamme, en accès payant.
  • Modèle de la longue traîne, où on dispose d'un catalogue immense.
  • L'abonnement à des livres numériques de différents éditeurs proposé par différentes plateforme en France et à l'étranger comme 24Symbols (en Espagne), YouScribe (en France), Amazon Unlimited dans plusieurs pays d'Europe et aux États-Unis.

L'édition électronique permet aussi à de petites maisons d'éditions indépendantes d'exister dans les premiers temps de leur création. En distribuant leurs premières productions sous un format numérique exclusivement, sous différentes licences telles que Creative Commons, ces maisons peuvent s'assurer la renommée qui leur assure ensuite, par dons ou souscriptions, les moyens de développer une production papier. On peut mentionner à titre d'exemple de cette catégorie les Éditions Ionas. Certaines maisons d'édition associatives procèdent de même, et n'éditent que des livres électroniques.

Le régime de la licence permet à l’ayant droit de décider de donner à son œuvre une licence d’utilisation bordée par des conditions. La première licence est la GNU, à l’initiative de Richard Stallman, et la seconde la GPL (qui s’applique essentiellement aux logiciels, et se base sur un système de Copyleft - voir Licence publique générale GNU). Différentes licences peuvent s’appliquer aux œuvres textuelles, telle que la licence Creative Commons, adoptée par Wikipédia depuis 2009. Cette licence « à la carte » permet de définir des contraintes sur la paternité de l’œuvre, ses modifications, son utilisation commerciale, etc. La formule la plus ouverte est la CC-by, et la plus fermée la CC-by-nc-md. Si quelqu’un souhaite outrepasser une licence Creative Commons, il lui faut établir un contrat avec l’ayant droit. Ce régime ne s’oppose donc pas à celui du contrat et d’une exploitation commerciale, et lui est au contraire complémentaire.

La pérennité, enjeu essentiel de la numérisation[modifier | modifier le code]

Cet enjeu soulève de nombreuses inquiétudes concernant la démagnétisation des supports. La mauvaise fiabilité des stockages et l’évolution rapide des formats (apparition des formats propriétaires) posent de réels problèmes de conservation physique des fichiers. Cette dernière comprend deux logiques : le back-up et l’archivage sur le long terme.

  • OAIS : (Open Archival Information system) il s’agit d’un système de gestion de documents numériques utilisé uniquement par les professionnels.
  • LOCKSS : utilisé pour les structures plus petites comme les bibliothèques. Celles-ci peuvent mettre leurs données au sein d’un réseau et copier le fichier autant de fois qu’il y a d’utilisateurs.
  • CLOCKSS : ressemble à LOCKSS mais permet un contrôle plus grand sur le réseau des acteurs.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Françoise Benhamou, L'Économie de la culture, Paris, La Découverte, coll. « Repères, 192 », (réimpr. 4e éd.), 4e éd., 125 p. (ISBN 978-2-7071-3943-6 et 2-7071-3943-2)
  • Marin Dacos, Pierre Mounier, L'Édition électronique, Paris, La Découverte, coll. « Repères, 549 », , 128 p. (ISBN 978-2-7071-5729-4)
  • Hubert Guillaud, Alain Pierrot, Bob Stein, Nova Spivack, Joël Faucilhon, Milad Doueihi, Philippe Aigrain, Robert Darnton, Tim O'Reilly, Andrew Savikas, Fabrice Epelboin, André Gunthert, Pierre Mounier, Janet Stemwedel, Antoine Blanchard et Jean Sarzana. Sous la direction de Marin Dacos, Read/Write Book. Le livre inscriptible, Marseille, Cléo, coll. « Edition électronique », (réimpr. 1re éd.), 2e éd., 198 p. (ISBN 978-2-9536419-0-5)
  • Octavio Kulesz, L’édition numérique dans les pays en développement, Alliance internationale des éditeurs indépendants, , 167 p. (ISBN 978-2-9519747-5-3)
  • Marie Lebert, Les Mutations du livre à l'heure de l'internet, Montréal, Net des études françaises,
  • Bruno Patino, Le Devenir numérique de l'édition : du livre objet au livre droit, Paris, La Documentation française, , 89 p. (ISBN 978-2-11-007349-5)
  • Lucien Polastron, La grande numérisation, Paris, Denoël, , 198 p.
  • Bernard Poulet, La Fin des journaux et l'avenir de l'information, Paris, Editions Gallimard, coll. « Le Débat », , 217 p., poche (ISBN 978-2-07-012272-1)
  • Lorenzo Soccavo, Les mutations du livre et de la lecture, Uppr Editions, 2014, 40 p., (ISBN 978-2-37168-015-9)
  • Michaël Sinatra et Marcello Vitali-Rosati, Pratiques de l'édition numérique, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, coll. « Parcours numériques », , 219 p., poche
  • Lise Vieira, L'Édition électronique, de l'imprimé au numérique, évolutions et stratégies, Saint-Etienne, Presses universitaires de Bordeaux, coll. « Labyrinthes », , 188 p. (ISBN 978-2-86781-342-9 et 2867813425)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marie Lebert, Les mutations du livre à l'heure de l'internet, Net des études françaises, Montréal, 2007
  2. Historique de Frantext
  3. Historique de Gallica.
  4. Lettre du COEPIA, p. 5.
  5. (en) The New York Times, Google Books: A Complex and Controversial Experiment.
  6. Europeana>
  7. Wikisource:Statistiques.
  8. (en) Best format for Kindle.
  9. Chiffres de 2010, voir http://www.itu.int/en/pages/default.aspx
  10. http://www.newswiretoday.com/news/47193/
  11. Perception sobre el clima empresarial editorial y tendencias a corto plazo - Boletin 9, CERCLALC, octobre 2010, p. 8.
  12. Marin Dacos, Pierre Mounier, L'Édition électronique, La Découverte, coll. « Repères, 549 », Paris, 2010, p. 71. (ISBN 978-2-7071-5729-4)
  13. Le document de référence est disponible sur Openarchives.org : The Open Archives Initiative Protocol for Metadata Harvesting, http://www.openarchives.org/OAI/openarchivesprotocol.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Le livre numérique[modifier | modifier le code]

Formats de livres numériques EPUB - PDF - PRC/MOBI
Liseuses Kindle DX - Sony Reader - Iliad - Digital Reader 1000 - Cybook Gen3 - Cybook Opus - Nook - Amazon Kindle
Technologies et normes Papier électronique - Unicode - Open Publication Structure
Portails de revues Persée (portail) - Cairn.info - Érudit (édition) - Revues.org
Bibliothèques numériques et projets de numérisation Google livres - Gallica - Europeana - Projet Gutenberg - Association des bibliophiles universels