Direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne

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Patrouille pédestre de policiers de quartier à Paris

La Direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP) a été créée le 14 septembre 2009 (Décret n° 2009-898 du 24/07/2009), date à laquelle a été confiée au Préfet de police de Paris la sécurité de Paris et des départements de la petite couronne parisienne – Hauts-de-Seine (92), Seine-Saint-Denis (93), Val-de-Marne (94). Elle résulte du rassemblement des anciennes directions départementales de la sécurité publique de petite couronne avec l'ex-direction de la police urbaine de proximité de Paris. La DSPAP est une direction interdépartementale dirigée par un directeur des services actifs et placée sous l'autorité du Préfet de Police.

Au sein des différentes directions de la préfecture de police de Paris, la DSPAP est la plus importante en effectifs puisqu'elle est composée de 26 000 fonctionnaires.

Organisation[modifier | modifier le code]

Depuis janvier 2018 le directeur de la DSPAP est Frédéric Dupuch qui remplace Jacques Meric.

Le directeur adjoint est Philippe Prunier, Inspecteur général[1].

La DSPAP dispose d'une direction territoriale de sécurité de proximité (DTSP) par département :

  • DTSP 75 à Paris :
    • Directeur territorial : Pascal Le Borgne; Directeur territorial adjoint : Serge Quilichini [2].
  • DTSP 92 à Nanterre :
    • Directeur territorial : Jean-Paul Pecquet (06/09/2014) ; Directeur territorial adjoint : Eric Barre[2].
  • DTSP 93 à Bobigny :
    • Directeur territorial : François Léger (depuis septembre 2015, en remplacement de M. Serge Castello, en poste depuis le 27/05/2011)[3] ; Directeur territorial adjoint : christian Meyer
  • DTSP 94 à Créteil :
    • Directeur territorial : Valérie Martineau ; Directeur territorial adjoint : Daniel Padoin[2].

La direction dispose également d'un État-major, dirigé par Nicolas Duquesnel et de services transversaux compétents sur les quatre départements, notamment :

  • la Sous-Direction Régionale de la Police des Transports (SDRPT) , dirigée par Jean-Marc Novaro, qui est compétente sur l'ensemble du réseau métro,RER et Transilien de l'Ile-de-France;
  • la Sous-Direction des Services Spécialisés (SDSS), dirigée par Jean-Luc Mercier[2].
  • la Sous-Direction de la Gestion Opérationnelle, dirigée par Bernard Bobrowska. Assure notamment la gestion des personnels en relation avec la direction des ressources humaines de la Préfecture de Police.
  • la Sous-Direction de la Police d'Investigation Territoriale?ref name=":0" />

Missions et Organisation[modifier | modifier le code]

Opérationnelle de jour comme de nuit, la DSPAP a vocation à lutter contre la petite et moyenne délinquance et à entretenir un lien direct entre la population et la police nationale dans sa zone de compétence, est responsable de la police de proximité dans les quatre départements sous sa responsabilité et coordonne notamment l'action de chacun des vingt commissariats de paris et de tous les commissariats de départements de la petite couronne chargés de la sécurité publique générale. Ceux-ci s'appuient sur des unités généralistes que l'on retrouve dans chaque commissariat, ou d'autres unités plus rares. Notons principalement :

  • Les brigades de police-secours, parfois appelées brigades de roulement, voire Services de Sécurisation de Proximité (SSP) chargées de patrouiller en uniforme et d'intervenir en cas d'appel au 17 dans la circonscription;
  • Les brigades anti-criminalité, (BAC) chargées, en civil et dans des véhicules banalisés, patrouiller et de tenter de prendre les malfaiteurs en flagrant délit, de renforcer les unités d'enquête pour les recherches d'individus, de véhicules, ou pour les surveillances ("planques"), et d'intervenir en renfort de police secours en cas d'intervention difficile;
  • Les GAJ (Groupe d'Appui Judiciaire), appelés dans Paris intra muros, SAIP (Service d'Accueil et d'Investigation de Proximité), qui n'existent pas dans tous les commissariats de banlieue (auquel cas leur travail est assuré par les effectifs de police secours), dédiés à l'accueil du public (bureaux de prise de plainte et main courantes), au traitement judiciaire des personnes interpellées par les unités présentes sur le terrain (garde à vue, audition...) et aux enquêtes judiciaires de faible importance (décès naturel, incendies involontaires de faible ampleur, accidents uniquement matériels...);
  • Les BST (Brigades Spécialisées de Terrain), parfois appelées GSQ (Groupe de Soutient de Quartier), dédiés à une zone particulièrement sujette à la délinquance, afin d'y pratiquer l'ilotage;
  • Les brigades Rollers ou VTT, chargées de patrouiller à l'aide de ces moyens de transport alternatifs;
  • Les Missions de Prévention et de Communication (MPC), spécialisés dans les missions de prévention envers divers publics (établissements scolaires, salons...) et la dispense de conseils de sécurité envers divers acteurs d'un territoire (entreprises...);
  • Les unités d'enquête, dont le nombre et le niveau de spécialisation varie en fonction du commissariat, chargées des enquêtes de niveau intermédiaire (ampleur trop grande pour être traitée par le GAJ, mais trop faible pour être transmise à la PJ). Certains commissariats sont dotés d'une BSU (Brigade de Sûreté Urbaine), qui est une unité d'enquête généraliste, tandis que d'autres, plus importants, sont dotés par exemple de BRAV (Brigades de Répression des Actes de Violence) pour les agressions, vols avec violence..., de Groupes de Voie Publique (GVP), chargés de la délinquance générale de voie publique, notamment les vols à la tire, à l'étalage ou par ruse, ou de Brigades Accidents et Délits Routiers (BADR) (uniquement pour les commissariats de banlieue parisienne) ou de Brigades de Protection de la Famille, ou brigade des mineurs, pour les crimes et délits contre des enfants.

Notons que les commissariats comprenant dans leur circonscriptions des zones particulièrement touristiques, mettent en place, le plus souvent en période estivale, une Unité de Sécurisation Touristique, chargée de la lutte contre la délinquance liée au tourisme (pickpockets, vendeurs à la sauvette, arnaques...)

La DSPAP compte aussi des unités ne dépendant pas des commissariats dont :

  • Les Brigades Equestres (à ne pas confondre avec le régiment de cavalerie de la garde républicaine), consacrée aux patrouilles à cheval sur la voie publique, notamment dans les zones difficiles d'accès en véhicules (bois, parcs départementaux) mais aussi dans les zones à forte fréquentation ou hautement touristiques. Elles peuvent également être employées dans des opérations de maintien de l'ordre (manifestations culturelles ou revendicatives, voire émeutes où une charge à cheval est particulièrement efficace et ou les chevaux ne sont pas sensibles aux gaz lacrymogènes);
  • Les BAC 75, 92, 93, 94, compétentes pour l'ensemble de leurs départements respectifs, dont les missions sont généralement semblables à celles des BAC de commissariat, qu'elles renforcent lors d'interventions d'ampleur ou dangereuses. Contrairement aux BAC de commissariat, elles peuvent opérer à certaines occasions en uniforme.
  • Les CSI 75, 92, 93 et 94, (Compagnies de Sécurisation et d'Intervention), destinées au renfort aux unités d'enquête pour les opérations de police et les interpellations domiciliaires et perquisitions, pour les recherches de malfaiteurs, ainsi que pour le renfort des unités de la DOPC et des CRS/EGM dans les opérations de maintien de l'ordre. Les CSI sont également dotées de motocyclistes chargés de sécuriser les opérations de police, et de patrouiller dans le but de rechercher des malfaiteurs, notamment par des contrôles de véhicules suspects. Depuis novembre 2018, ils sont également chargés d'opérations de maintien de l'ordre, ou l'emploi de motos permet de s'adapter aux techniques des casseurs en se déployant en petits groupes très mobiles et s'adaptant rapidement;
  • Le STJA (Service de Traitement Judiciaire des Accidents), chargé, dans Paris intra-muros, d'intervenir et d'enquêter sur les accidents de la route ayant causé des dommages corporels importants;
  • Le Service de l'Investigation Transversale, chargé des missions des unités d'enquêtes de commissariats, (voir plus haut), lorsque l'étendue géographique des faits liés aux enquêtes dépassent la circonscription d'un commissariat. Le service est divisé un cellules correspondant aux différents types d'infractions sur lesquelles l'unité enquête;
  • La BAPSA (Brigade d'Assistance aux Personnes Sans Abri);
  • Les Brigades cynophiles, employées en renfort des autres unités lorsque la recherche de stupéfiants, de faux billets, d'armes et d'explosifs nécessite l'emploi de maitres chiens. Ces brigades peuvent également être déployées lors d'interventions difficiles, face à des personnes nombreuses ou dangereuses, ou lors d'opérations de maintien de l'ordre, où les chiens présentent un aspect dissuasif.

La Sous-Direction Régionale de la Police des Transports s'appuie sur la BRF (Brigade des Réseaux Ferrés), chargée des missions de police dans le réseau des transports en commun franciliens (Métro, RER, trains de banlieue, tramways). Elle se compose de CSG (Compagnies de Sécurisation Générales), chargées de patrouiller et d'intervenir en uniforme, ainsi que d'une BAC, et d'unités d'enquête spécialisées.

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]