Emma Jung

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Emma Jung
Emma Jung 1911 sitting.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 73 ans)
ZurichVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Emma Marie Rauschenbach
Nationalité
Activités
Conjoint

Emma Jung, née Emma Rauschenbach le à Schaffhouse et morte le à Zurich, est une analyste suisse. Elle est la première présidente du Club psychologique de Zurich (1916-1919) et vice-présidente de l'Institut Carl Gustav Jung (1950-1955). Elle est connue pour son livre Animus et Anima et une analyse de la signification symbolique des motifs de la légende du Graal en tant qu'archétypes et pour être l'épouse de Carl Gustav Jung.

Biographie[modifier | modifier le code]

Emma Marie Rauschenbach appartient à une famille suisse alémanique d'industriels, propriétaires de la marque horlogère IWC Schaffhausen. Elle rencontre Carl Gustav Jung alors qu'elle était âgée de seize ans (ou quinze selon les sources). Le couple se marie le , sept ans après leur rencontre et a cinq enfants : Agathe, Gret, Franz, Marianne et Helene.

Activités de recherche et éditoriales[modifier | modifier le code]

Emma Jung est l'une des rares épouses de pionnier à s'intéresser à l’œuvre de son époux, tout en étant une thérapeute ayant sa sensibilité propre[1]. Dès 1930, elle exerce comme analyste à Zurich, donne des conférences et publie deux ouvrages.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Vers l'époque de la naissance de leur cinquième et dernier enfant, en 1914, son mari Carl Jung entame une liaison avec l'une de ses jeunes patientes, Toni Wolff, qui se prolongera durant plusieurs décennies et qui deviendra sa collaboratrice. Dans sa biographie de Carl Gustav Jung, Deirdre Bair dépeint Emma endurant noblement la présence dans la maisonnée de Toni Wolf, considérée par Jung comme « sa seconde femme ». Toni tenta vainement de persuader Jung de divorcer. Une autre de ses collègues, Sabina Spielrein, prétendit avoir été elle aussi l'amante de Jung, et avoir raconté leur relation dans son journal. La réalité de la liaison entre Jung et Sabina Spielrein fut contestée par certains, bien que Jung lui-même en eût fait part à Freud[2]. Deirdre Bair, sur la base des journaux intimes tenus par d'autres admiratrices de Jung (celles que l'on appelait les « Zürichberg Pelzmäntel » c'est-à-dire « les dames aux manteaux de fourrure »), juge probable qu'il y eut bel et bien des liaisons non seulement entre Jung et Sabina Spielrein mais aussi avec d'autres femmes[3].

À la mort d'Emma, Carl Gustav Jung grave sur une pierre : « Elle était la fondation de ma maison. » On dit aussi qu'il s'écria en la pleurant : « C'était une reine! C'était une reine! » (Sie war eine Königin! Sie war eine Königin!). L'épitaphe laissée par Jung sur la tombe d'Emma est la suivante : « Ô vase, signe de dévotion et d'obéissance. » [4]

Publications[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Allain-Dupré 2002, p. 879.
  2. « Spielrein racontait sa fable indécente à quiconque se trouvait à portée de voix de [Jung ], » et elle devint « un sujet courant de commérage parmi les étudiants en médecine qui étaient ravis de l'interpréter comme signe d'une liaison même s'il n'y en avait pas de preuve. »
  3. (en) Deirdre Bair, Jung : A Biography, Boston, Little, Brown, , 860 p. (ISBN 0316076651 et 9780316076654, présentation en ligne), p. 98, 108, 109, 181
  4. (en) Ronald Hayman, A Life of Jung, New York, W.W. Norton, , 1re éd. (ISBN 978-0-393-01967-4, LCCN 00054802), p. 431
  5. « Anima et Animus », L’Est vaudois, (consulté le 9 décembre 2019), p. 12
  6. « et voici des livres », Journal de Genève, , p. 27

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  1. « Le miroir du maître », La Liberté, (consulté le 10 septembre 2019), p. 34