Emma Jung

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Emma Jung
Portrait de Emma Jung
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à SchaffhouseVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 73 ans)
à ZurichVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité SuisseVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint Carl Jung (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession PsychologueVoir et modifier les données sur Wikidata

Emma Jung, née Emma Rauschenbach le à Schaffhouse et morte le à Zurich, est une psychologue analytique suisse. Elle fut l'épouse de Carl Gustav Jung, le fondateur de la psychologie analytique. On lui doit, entre autres le livre Animus et Anima et une analyse de la signification symbolique des motifs de la légende du Graal en tant qu'archétypes.

Résumé biographique[modifier | modifier le code]

Poul BjerreEugen BleulerMaria MoltzerMaria GincburgLou Andreas-SaloméBeatrice M. HinkleEmma JungMaria von StachToni WolffMartha Sigg-BöddinghausFranz RiklinOtto RankLudwig BinswangerDebout première rangée, 3e depuis la gaucheIsidor SadgerOskar PfisterSándor FerencziCarl Gustav JungDebout première rangée, 5e depuis la droiteDebout première rangée, 4e depuis la droiteJames Jackson PutnamErnest JonesWilhelm StekelJan NelkenLudwig JekelsMax EitingonSigmund FreudKarl AbrahamDebout deuxième rangée, 4e depuis la droiteDebout deuxième rangée, 3e depuis la droiteDebout deuxième rangée, 2e depuis la droiteJohannes Jaroslaw MarcinowskiDebout troisième rangée, 1er depuis la gaucheDebout troisième rangée, 2e depuis la gaucheAlphonse MaederDebout troisième rangée, 4e depuis la gaucheDebout troisième rangée, 4e depuis la droiteDebout troisième rangée, 3e depuis la droiteDebout troisième rangée, 2e depuis la droiteDebout troisième rangée, 1er depuis la droiteAbraham A. BrillDebout quatrième rangée, 4e depuis la droitePaul FedernDebout quatrième rangée, 2e depuis la droiteDebout quatrième rangée, 1er depuis la droiteEduard HitschmannDebout cinquième rangée, 2e depuis la gaucheDebout cinquième rangée, 3e depuis la gauche
Image cliquable du 3e congrès international de psychanalyse en 1911. Emma Jung est au cinquième siège assis depuis la droite.vdm

Emma Rauschenbach appartenait à une famille d'ancienne souche suisse alémanique de riches industriels, propriétaires de la marque horlogère IWC Schaffhausen. Sa fortune allait procurer à Carl Gustav Jung la liberté financière nécessaire à la poursuite de ses travaux dans ses domaines d'intérêts. Ils se connurent alors qu'elle était âgée de seize ans (ou quinze selon les sources) et lui de vingt et un, se marièrent le jour de la Saint-Valentin, le [B 1], sept ans après leur rencontre et eurent ensemble cinq enfants : Agathe, Gret, Franz, Marianne et Helene.

Plusieurs rêves inhabituels faits par Jung à cette époque furent interprétés en 1906 par Freud comme emblématiques de l'échec du mariage d'intérêt financier (das Scheitern einer Geldheirat).

Emma Jung manifesta un vif intérêt pour les travaux de son mari, tout en étant une thérapeute ayant sa sensibilité propre, influencée par la légende du Graal. Bien qu'étant déjà psychothérapeute [réf. nécessaire] avant leur union et entretenant une correspondance séparée avec Sigmund Freud, son indépendance vis-à-vis de son mari dans ce domaine reste fortement contestée.

Vers l'époque de la naissance de leur cinquième et dernier enfant, en 1914, Jung entame une liaison avec l'une de ses jeunes patientes, Toni Wolff, qui se prolongera durant plusieurs décennies. Dans sa biographie de Carl Gustav Jung, Deirdre Bair dépeint Emma endurant noblement la présence dans la maisonnée de Toni Wolf, considérée par Jung comme « sa seconde femme ». Toni tenta vainement de persuader Jung de divorcer. Une autre de ses collègues, Sabina Spielrein, prétendit avoir été elle aussi l'amante de Jung, et avoir raconté leur relation dans son journal. La réalité de la liaison entre Jung et Sabina Spielrein fut contestée par certains, bien que Jung lui-même en eût fait part à Freud[1]. Deirdre Bair, sur la base des journaux intimes tenus par d'autres admiratrices de Jung (celles que l'on appelait les « Zürichberg Pelzmäntel » c'est-à-dire « les dames aux manteaux de fourrure »), juge probable qu'il y eut bel et bien des liaisons non seulement entre Jung et Sabina Spielrein mais aussi avec d'autres femmes[2].

À la mort d'Emma, Carl Gustav Jung grava sur une pierre : « Elle était la fondation de ma maison. » On dit aussi qu'il s'écria en la pleurant : « C'était une reine! C'était une reine! » (Sie war eine Königin! Sie war eine Königin!). L'épitaphe laissée par Jung sur la tombe d'Emma est la suivante : « Ô vase, signe de dévotion et d'obéissance. » [3]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Spielrein racontait sa fable indécente à quiconque se trouvait à portée de voix de [Jung ], » et elle devint « un sujet courant de commérage parmi les étudiants en médecine qui étaient ravis de l'interpréter comme signe d'une liaison même s'il n'y en avait pas de preuve. »
  2. (en) Deirdre Bair, Jung : A Biography, Boston, Little, Brown, , 860 p. (ISBN 0316076651 et 9780316076654, présentation en ligne), p. 98, 108, 109, 181
  3. (en) Ronald Hayman, A Life of Jung, New York, W.W. Norton, , 1re éd. (ISBN 978-0-393-01967-4, LCCN 00054802), p. 431
  • Imelda Gaudissart, Emma Jung, analyste et écrivain, Lausanne, L'Âge d'homme, (ISBN 978-2-8251-4077-2)
  1. p. 686.

Liens externes[modifier | modifier le code]