Commandant Teste (porte-hydravions)

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Commandant Teste
Image illustrative de l’article Commandant Teste (porte-hydravions)
Type Transport d'hydravions
Histoire
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale
Chantier naval Forges et Chantiers de la Gironde
Commandé 1926
Quille posée 1927
Lancement
Armé
Statut Sabordé :
Renfloué : 1946
Désarmé :
Démoli : 1963
Équipage
Équipage 644-686 hommes
Caractéristiques techniques
Longueur 167 m
Maître-bau 27 m
Tirant d'eau 7,4 m
Déplacement 10 000 tonnes (lège)
11 500 tonnes (pleine charge)
Propulsion 2 turbines à vapeurs Schneider-Zoelly
4 chaudières à surchauffe Yarrow
Puissance 21 000 ch
Vitesse 20,5 kt
Caractéristiques militaires
Blindage ceinture = 50 mm
pont = 36 mm
kiosque = 80 mm
Armement 12x1 canon antiaérien de 100 mm
8x1 canon antiaérien de 37 mm
6x2 mitrailleuses de 13,2 mm
Rayon d'action 6 000 nautiques à 10 nœuds
Aéronefs 26 hydravions CAMS 55
Carrière
Indicatif ONI203

Le Commandant Teste est un transport d'hydravions français. Il fut construit par les chantiers de la Gironde entre 1927 et avril 1929. Il connut une carrière agitée et fut présent dans les principaux drames de la marine française pendant la Seconde Guerre mondiale : la bataille de Mers el Kebir et le sabordage de la flotte à Toulon. Son nom est un hommage au capitaine de corvette Paul Teste (1892-1925), un des promoteurs de l'aviation navale.

Conception[modifier | modifier le code]

Il était destiné à servir de base flottante de ravitaillement aux hydravions. Pour cela, il était doté de quatre catapultes et de cinq grues d'une capacité de 12 t. Il était aussi doté d'un grand hangar (84 × 27 × 7 m) lui permettant d'accueillir à son bord 26 hydravions de type CAMS 55.

Côté propulsion, il était doté de deux hélices entraînées par des turbines à engrenage Schneider-Zoelly, fonctionnant avec quatre chaudières à vapeur surchauffée. Le tout développait une puissance de 21 000 ch.

Carrière[modifier | modifier le code]

Sa construction est financée à la tranche 1925 votée le 13 juillet 1925. Mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde, à Bordeaux, le 6 septembre 1927, il est lancé le 12 avril 1929 et admis au service actif le 18 avril 1932.

Le Commandant Teste est affecté au théâtre de la Méditerranée et sert aussi dans l'Atlantique. Le 3 juillet 1940, il se trouve à quai à Mers el Kébir quand l'opération Catapult est déclenchée. Lors de cette attaque, il sort miraculeusement intact : il est juste atteint par des éclats, dont un important qui touche le mât arrière.

Il rejoint ensuite le port de Toulon où il se trouve toujours quand, le 27 novembre 1942, l'amiral Jean de Laborde ordonne de saborder la flotte française basée à Toulon, après l'invasion de la zone libre par les Allemands. Il sera renfloué en 1943 par les Italiens, puis de nouveau coulé en 1944 par des bombardiers alliés.

Après avoir été le sujet d'une discussion quant à la décision de le démolir ou de le transformer en porte-avions léger, il sera finalement utilisé comme entrepôt flottant en 1950, puis vendu pour être démoli en 1963.

Performances[modifier | modifier le code]

Si le Commandant Teste permettait d'avoir à un faible cout, un complément aéronaval au porte-avions Béarn[1], alors seul porte-aéronef français, ses capacités au combat sont réduites. Sa vitesse de 21 noeuds était insuffisante pour suivre une escadre de combat[1]. Lors d'essais menés en 1937, il est démontré que si le navire peut lancer quatre hydravions en 7 minutes, il lui faut trois-quarts d'heure pour les remonter à bord[1] donc difficilement soutenable en conditions de combat en mer. Le navire souffre aussi d'hydravions peu performants, comme le Loire 210 dont la vitesse plafonne à 300 km/h donc dépassé par la plupart des chasseurs aéronavals lorsqu'il est mis en service en août 1939[1]. Il connait aussi des problèmes avec son aile pliante, cinq avions se crashent en moins de trois mois[1] et la marine nationale finalement décidera de l'abandonner[1].

Appareils transportés[modifier | modifier le code]

En 1939, il embarque six Loire 130 et huit Latécoère 298[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Pierre Grumberg, « Le Commandant Teste, une calamiteuse aberration », Guerres & Histoire, no 41,‎ , p. 77.
  2. http://marine1939.blogspot.fr/2012/11/le-porte-hydravions-commandant-teste.html